Santé : commémoration de la 7ème édition de la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale

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Ce 23 mai 2019, le Tchad à l’instar des autres pays commémore la 7ème journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale à l’honneur des 4 000 victimes de cette maladie.

Définie comme une violation des droits humains et une injustice sociale, la fistule obstétricale est considérée comme une pandémie qui paralyse les jeunes filles données en mariage précocement. Cette commémoration vise à réveiller les consciences sur la sensibilisation, la prise en charge et la réinsertion sociales de ces dernières.

Au Tchad, depuis le lancement du programme en 2012, il ressort selon l’enquête démographique et de santé mixte que le taux de la fistule obstétricale représente 2,1% de 2012 à 2018, environ 3 000 femmes victimes de cette maladie ont été opérées et on bénéficiées d’une prise en charge gratuite jusqu’à leur réinsertion sociale. Au premier trimestre de l’année en cours 95 femmes fistuleuses ont bénéficiées de la prise en charge chirurgicale grâce au centre de traitement des fistules Assiem Vamtou de Moursal.

Une occasion pour la coordinatrice intérimaire, Mme Fatimé Tombocha Adoum Aguid de présenter les doléances de son centre. « La réinsertion sociale demeure le plus de souci du centre. Le manque des ressources humaines et des matériels médicaux-techniques constituent un frein pour le centre », déclare-t-elle. Pour pallier à ces difficultés, la coordinatrice estime qu’il faut renforcer la capacité du centre en formation pour les paramédicaux sur la prise en charge des fistuleuses et doter le centre des matériels et d’autres consommables adéquats.

Bien entendu, la représentante résidente de Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), Dr Edwige Adekambi Domingo appelle tous les acteurs à s’unir pour redonner de sourire aux malades de fistule. Pour elle, la fistule obstétricale est une priorité de santé publique, un impératif social, moral et politique. « La fistule obstétricale n’est pas non seulement un indicateur de faiblesse du système de santé publique mais en plus, elle est à la fois la vulnérabilité des femmes à la marginalisation et à la pauvreté », souligne-t-elle.

Le directeur général adjoint du ministère de la santé publique, représentant sa tutelle, Dr Mahamat Hamid Ahmat a déclaré qu’avec l’appui des partenaires et à travers les différents projets et programmes de lutte contre la fistule, le gouvernement tchadien poursuivra pour sa part le renforcement des ressources humaines et mains d’œuvres qualifiées pour la prévention, la réparation et la réinsertion sociale des victimes de fistule obstétricale.

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