Revue de presse : Pénurie de gaz butane

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Bien avant même que, commence les travaux de la maintenance de la raffinerie de Djarmaya le 23 février 2019, la population souffrait déjà du manque de gaz butane.

« Pénurie de gaz », les citoyens sont-ils condamnés  à mourir de faim ? S’interroge le trimensuel Abba Garde. « Gouverner c’est prévoir », dit-on. Mais le gouvernement tchadien est spécialiste des décisions prises à la hâte, sans mesures d’accompagnement ou avec des mesures qui ne sont pas pérennes. Plus de charbon, plus de bois de chauffe, le gaz est rare. Dépassés, certains ménages ont recours aux fruits et feuilles de palmier doum, à la bouse des bœufs pour cuire les aliments. D’autres se ruent sur les meubles en bois un peu usés ou encore se servent des vieux seaux, nattes, chaussures, etc. avec des risques évident pour la santé des utilisateurs.

« Gémir ne suffit pas » titre l’éditorialiste de Le Citoyen. Les tchadiens gémissent toujours sur leur sort face au dysfonctionnement de leur administration publique. Les tête-à-tête des quartiers, des bureaux, des cafés, des dancings et mêmes des cimetières, etc., évoquent cette nouvelle donne. Les responsables administratifs sont montrés du doigt, malgré le courroux du Chef de l’Etat qui ne manque aucune occasion pour fustiger les attitudes contreproductives.

Le Sahel dans sa rubrique vie dans la cité, titre d’un nouveau film « Moukhbar » pour décrire les maux. C’est un film de 195 minutes qui relate l’histoire de la ville Bouzokidé, une province reconnue pour sa cherté de la vie d’où aucune autorité  de la localité n’intervient pour le changement. La population devient victime vis-à-vis des prix de denrées alimentaires élevés.

L’Observateur tire sur la semaine nationale de la femme tchadienne (SENAFET) « Que du folklore et de promesses ». Le journal souligne que la seule recommandation qui a attiré plus ou moins l’attention des femmes tchadiennes, est celle qui demande au gouvernement de rendre disponible et permanent le gaz butane et à un prix raisonnable. Il poursuit en son éditorial dans les 5 premiers points, il ne fut question que de pagne, de pagne et de pagne. La question u gaz butane ne vient qu’en sixième position. Les femmes ont jugés plus important d’institutionnaliser les pagnes ainsi que leur confection par l’Etat que de demander une subvention plus grande du gaz, énergie indispensable toute l’année pour les foyers.

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