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Rappel | Attaque de N’Djaména des 2 et 3 février 2008 : groupes rebelles et conséquences humaines

L’attaque armée menée contre N’Djaména les 2 et 3 février 2008 a été conduite par une coalition de mouvements rebelles tchadiens opposés au régime du président Idriss Déby Itno. Cette offensive d’envergure a plongé la capitale dans de violents affrontements, paralysant la ville pendant près de quarante-huit heures.

Au cœur de cette coalition figurait l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD), dirigée par Mahamat Nouri, considérée comme la principale force politico-militaire de l’offensive. À ses côtés, le Rassemblement des Forces pour le Changement (RFC), conduit par Timan Erdimi, a joué un rôle majeur dans la progression des colonnes rebelles jusqu’au centre de la capitale.

La coalition comprenait également l’UFDD-Fondamentale (UFDD-F), menée par Abdelwahid Aboud Mackaye, ainsi que la Concorde Nationale du Tchad (CNT), sous le commandement de Hassan Saleh Al-Djinedi. Bien que poursuivant un objectif commun, ces mouvements demeuraient hétérogènes sur les plans politique et stratégique, sans véritable commandement unifié.

Les combats ont entraîné une grave crise humanitaire. Selon des estimations d’organisations humanitaires et de sources concordantes, des dizaines de milliers d’habitants de N’Djaména ont été déplacés, trouvant refuge dans les quartiers périphériques, les zones rurales environnantes ou au Cameroun voisin, notamment à Kousséri.

Les affrontements ont également causé de lourdes pertes humaines, avec plusieurs centaines de morts et de nombreux blessés, civils et combattants confondus, bien qu’aucun bilan officiel consolidé n’ait été rendu public.

Par ailleurs, les événements ont été marqués par des cas de disparitions signalés dans les jours suivant l’attaque. Le cas le plus emblématique reste celui de Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh, figure de l’opposition politique, arrêté à son domicile le 3 février 2008 et porté disparu depuis lors, suscitant une vive émotion nationale et internationale.

L’offensive a finalement été repoussée par les forces gouvernementales, entraînant un renforcement durable du dispositif sécuritaire. Dix-huit ans après, les événements de février 2008 demeurent un épisode douloureux et marquant de l’histoire politico-militaire récente du Tchad, encore présent dans la mémoire collective.

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