La Coalition pour Sauver la Démocratie au Tchad (COSADT) a animé, ce mardi 27 janvier 2026, un point de presse dans la salle « 27 Novembre 2020 » de la FM Liberté. Cette rencontre avec les médias a permis à la coalition d’exprimer ses préoccupations relatives à l’état des libertés publiques et au respect des principes démocratiques au Tchad.
Dans sa déclaration, la COSADT a rappelé que la démocratie repose sur des valeurs fondamentales, notamment les libertés individuelles et collectives, considérées comme indissociables et essentielles à l’édification de sociétés justes et équitables.
Selon la coalition, ces principes favorisent la participation citoyenne, la responsabilité des gouvernants et la protection des droits de l’homme, tout en offrant des cadres pacifiques et légaux de résolution des conflits.
S’exprimant au nom de la coalition, le Coordinateur de la COSADT, M. Izadine Ahmat Tidjani, a souligné que les libertés d’expression, de réunion et d’association constituent des piliers essentiels d’une démocratie fonctionnelle.

La COSADT a, par ailleurs, fait part de son inquiétude face à la mise en application de l’ordonnance n°009/PT/2023 du 1er août 2023, qu’elle qualifie de restrictive des libertés publiques. Selon son coordinateur, ce texte, signé durant les vacances parlementaires et n’ayant pas fait l’objet d’une ratification par le Parlement, serait dépourvu de portée juridique.
La coalition estime également que cette ordonnance est contraire à la Constitution tchadienne du 08 octobre 2025, notamment à son article 28, qui garantit à tous les citoyens les libertés d’opinion, d’expression, de communication, de réunion, de circulation et de manifestation.
En outre, la COSADT considère que l’ordonnance n°009/PT/2023 n’est pas conforme aux engagements internationaux du Tchad, en particulier à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, dont l’article 11 reconnaît le droit de toute personne à se réunir librement, sous réserve de restrictions strictement nécessaires et prévues par la loi.
Selon M. Izadine Ahmat Tidjani, les dispositions de cette ordonnance seraient disproportionnées et non indispensables à la réalisation des objectifs invoqués, constituant ainsi, selon la coalition, une limitation injustifiée de la liberté de réunion. Il a également relevé le caractère flou et imprécis du texte, susceptible de créer une confusion chez les citoyens quant aux actes autorisés ou interdits.

En conclusion, la COSADT a rappelé que la démocratie est un processus évolutif qui nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs. La coalition appelle à la protection et à la promotion des libertés fondamentales, notamment la liberté de réunion, d’expression, de la presse, d’opinion et le droit à l’information, afin de préserver et renforcer la vitalité démocratique au Tchad.




