La mise en place du Cadre Permanent de Dialogue Politique (CPDP) relance le débat sur le cumul des responsabilités au sein des partis politiques et des institutions de l’État. Selon les principes de bonne gouvernance, les postes devraient être répartis de manière équitable afin d’éviter que les mêmes acteurs cumulent plusieurs fonctions et de favoriser le renouvellement des cadres politiques.
Dans la pratique, plusieurs dirigeants occupent déjà simultanément plusieurs postes stratégiques. C’est le cas de M. Aziz Mahamat Saleh, secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) et ministre en même temps, de Pahimi Padacké Albert, sénateur, ou encore de Mahamat Ahmat Lazina, député. D’autres figures politiques telles que Allahdoum Djarma Balthazar cumulent également des responsabilités importantes au sein de leurs partis ou d’institutions publiques.
Pourtant, les partis disposent de cadres compétents capables de relever ces responsabilités. Ce cumul des fonctions, souvent perçu comme un gourmandisme politique, soulève la question de l’exemplarité des chefs de partis et de la crédibilité des mécanismes de dialogue et de concertation politique. Il interroge aussi la capacité du CPDP, comme cadre national de concertation, à inclure une diversité d’acteurs et à favoriser le renouvellement des cadres.
Dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de gouvernance, transparence et démocratie se font de plus en plus pressantes, la limitation du cumul des fonctions reste un enjeu central du débat public et de la consolidation des institutions nationales.




