Le quartier Klémat, à N’Djamena, a été le théâtre d’une scène d’une extrême violence dans la nuit de samedi à dimanche. Emmanuel, étudiant en économie et agent de sécurité de nuit (APS), a frôlé la mort après avoir été pris pour cible par son propre employeur.
Une accusation aux allures délirantes
Selon des témoignages recueillis sur place, les faits se sont produits aux environs de minuit, à la suite d’une altercation entre l’employeur et son gardien. L’homme, présenté comme influent, aurait accusé Emmanuel de propager une prétendue « odeur de drogue » dans sa maison et son véhicule.
Pris d’un accès de colère, l’employeur aurait alors sorti une arme de poing et tiré à trois reprises en direction du jeune étudiant. Par un concours de circonstances miraculeuses, aucune balle n’a atteint la victime.
Une violence physique prolongée
Après les tirs, l’agresseur se serait acharné physiquement sur Emmanuel, le frappant violemment à l’aide de la crosse de son arme. Livré à lui-même, le jeune homme aurait tenté de se défendre pendant plusieurs heures face à la brutalité de son patron.
Ce n’est qu’aux premières lueurs du jour, vers 5 heures du matin, que l’intervention de riverains se rendant à la mosquée a mis fin à ce calvaire.
Une victime livrée à l’insécurité
À l’heure actuelle, Emmanuel se retrouve sans moyen de communication et dans une situation d’insécurité totale. Cette affaire relance avec acuité le débat sur la protection des travailleurs domestiques et des agents de sécurité, ainsi que sur l’impunité dont jouiraient certains individus fortunés face à la justice tchadienne.
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