Littérature : Dobian Assingar publie, « Tchad, notre bel enfer »

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Le centre de formation et d’études pour le développement (CEFOD) a servit un cadre de présentation d’un ouvrage littéraire intitulé « Tchad, notre bel enfer ». Edité aux éditions Toumaï, ce chronique paru en juin 2019 est pour l’auteur une manière de dénoncer les violations des droits humains depuis l’indépendance du Tchad en 1960 jusqu’à nos jours avec le régime de Deby.

L’activiste et défenseur des droits humains Dobian Assingar, à travers son ouvrage « Tchad, notre bel enfer », dénonce les dérives des différents régimes politiques qui se sont succédés depuis 1960 avec le premier président de la République François Ngarta jusqu’au régime de Deby avec la démocratie et la liberté. La violation massive des droits humains, la culture de l’impunité… sont au tant des maux décriés par l’auteur dans cet ouvrage de 502 pages subdivisé en 7 chapitres.

Après un bref rappel des régimes politiques, Dobian Assingar met un accent particulier sur le rôle permanent de la France, de la Libye et du Soudan dans les différents conflits meurtriers du Tchad de l’indépendance à nos jours.

Pour Dobian Assingar, les massacres dont sont victimes les populations tchadiennes depuis l’ère de la démocratie sont des actions accompagnées, installées et conseillées par la DGSE française. Dépassent très loin le cadre de crime contre l’humanité. « Les cimes et autres tragédies, les tchadiens vivent ces horreurs au quotidien dans leur corps, dans leur âme et dans leur conscience », souligne l’auteur Dobian Assingar.

« TCHAD, notre bel enfer » de Dobian Assingar Ph/Tachad.com

« Tchad, notre bel enfer », vient conseiller aux tchadiens que d’après tout, le Tchad reste un patrimoine commun. C’est pourquoi l’auteur s’interroge à l’épilogue de son ouvrage en ce terme « de profite les crimes au Tchad ? ». Pourquoi fuir devant nos responsabilités en laissant dernière nous ce patrimoine commun que nous aimons de toutes nos forces et de tous nos cœurs ? »

« Que nous vivions un enfer ou pas, le devoir nous impose de résister. Résister pour apporter notre contribution à la construction de notre pays, aux côtés bien sur de ceux qui nous persécutent et font de nous des sans-droits dans notre pays », martèle-t-il ?

Qui est Bobain Assingar ?

Un maitre jack. Dobian Assingar a suivit plusieurs formations dans des différents domaines. Comptable de formation, l’auteur est tutélaire d’un   DSSE au Centre d’Etudes financières, Economiques et Comptables de Paris, d’un diplôme de Pilotage obtenu à l’école de Pilotage de Dijon Longvic et de plusieurs certificats en gestion-comptable, en journalisme, en passation des marchés et en justice internationale.

Comme défenseur des droits de l’homme, Dobian Assingra fut président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH), vice-président de la fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et actuellement président d’honneur de la LTDH et le délégué permanent de la FIDH auprès de la CEMAC. Il fut aussi le tout premier directeur de la radio FM Liberté et a dirigé l’administration financière de l’office national pour le développement rural (ONDR) avant d’aller en retraite.    

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