Les victimes de HH, sont dans une posture de découragement mais déterminés à se faire entendre

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Après quatre ans, les victimes du régime de Hissein Habré de 1982 à 1990 au Tchad, sont déterminés à se faire entendre cette année afin de pousser le gouvernement tchadien et l’Union Africaine à réagir.

Assisi en permanence tous les jours, au siège de leur association à Chagoua dans le 7ème arrondissement de N’Djamena, les victimes du crime de régime de Hissein Habré, sont dans une posture de découragement mais en même temps déterminés. « Il faut que ça bouge, pour que les victimes entrent dans leur droit. Nous disons, nous sommes déterminés cette année à faire à ce que le gouvernement tchadien et l’Union Africaine, nous entendent. Rien ne nous empêche de faire le déplacement sur Addis-Abeba et nous faire entendre au niveau de la commission de l’Union Africaine », martèle le président de l’AVCRHH, M. Clément Abaïfouta.

Le silence des autorités tchadiennes à mettre en application la décision de justice rendue le 25 mars 2015, condamnant les agents de la direction de documentation et de sécurité (DDS) ôte le sommeil des victimes. Des rencontres avec le ministre de la justice et le procureur général, n’ont pas donné une satisfaction aux victimes.

Depuis l’avènement de la 4ème République, la barrière s’est fermée avec la suppression de la primature. « Puis que depuis le forum nous n’avons pas de premier ministre, nous nous posons la question quel est notre répondant ? Le président de la République ?  Ou c’est une autre personne ? Donc nous sommes dans cet immobilisme et nous cherchons à comprendre pourquoi, le gouvernement tchadien ne se déploie pas», se demandent-t-ils.

L’Union Africaine a bleffé les victimes

Un sujet qui devrait être inscrit à l’ordre du jour et l’invitation des victimes au dernier sommeil de l’Union Africaine, n’a pas pu être réalisé comme l’avait promis la rencontre d’une mission de l’UA en décembre dernier à N’Djamena, pour la mise en place d’un secrétariat général et du conseil d’administration à N’Djamena.

Surprise pour les victimes « Nous sommes surpris dans la mesure où le président de la commission de l’Union Africaine, étant un tchadien, connaissant et ayant vécu la période noire du Tchad. Pourquoi, il peut aussi faire du surplace ? », s’indigne le président de l’AVCRHH, M. Clément Abaïfouta.

L’indemnisation des victimes

Dans cette affaire, le Tchad devrait être le premier à donner l’exemple en donnant ses 50% afin de motiver les partenaires. Mais hélas, quel paradoxe ! M. Clément Abaïfouta, qualifie les promesses faites par le gouvernement tchadien à des promesses politiques et un manque de volonté politique. « Sinon comment comprendre jusqu’à la, le Tchad ne se déploie pas à initier, à  encourager et à mobiliser ni les 75 milliards, ni sa part de 50% », souligne-t-il.

Après tant des conférences et sit-in, les victimes se disent déterminés à mettre de pression sur le gouvernement tchadien et l’union Africaine. « Nous ne sommes pas des vas-t-en guerre, des gens qui ne cassent, mais nous voudrions que le président de la République du Tchad, nous rencontre, pour qu’il écoute ce que les victimes ont sur la tablette de leur cœur et également avoir des orientations du côté de nos avocats », souhaitent-ils.

 

 

 

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