Le Tchad célèbre la 8ème édition de la journée mondiale de la Radio

0
1683

Cette 8ème édition de la journée mondiale de la radio est axée sur le dialogue, la tolérance et la paix, véritables piliers de tout développement d’une société, d’une communauté, d’un Etat ou toute une nation. A cette occasion, l’union des radios privées du Tchad (Urpt) a commémoré cette édition à travers une conférence débat portée sur le thème : « Les radios, vecteurs de dialogue et de paix », ce 13 février 2019 à la maison des médias du Tchad.

Souvent utilisée comme une plate-forme de dialogue et de débat démocratique sur des questions brûlantes, comme les migrations ou la violence à l’encontre des femmes, la radio contribue à sensibiliser les auditeurs et à diffuser de nouvelles perspectives positives sur ces sujets. C’est sous cette fort conviction que les panélistes se sont tour à tour étayer à l’assistance que la radio au Tchad reste le seul moyen de communication à faible coût, particulièrement adapté pour toucher les communautés isolées et les personnes vulnérables et qui donne à tous, quelque soit le niveau d’instruction, la possibilité de participer au débat public.

Relevant la contribution de la radio pendant et après conflit, le coordonnateur du comité de suivi à l’appel à la paix et à la réconciliation (CSAPR), Abdéraman Gossimian a souligné que la radio favorise le dialogue entre parties prenantes et sert de support pour les initiatives de paix, telles que les questions de conflit éleveur-agriculteur, cohabitation pacifique, tolérance…

La radio participe activement aux systèmes de communication d’urgence et à l’organisation des secours après une catastrophe. Mais cet aspect est déploré par quelques participants et le secrétaire général de l’Unesco, Abdelkérim Adoum Bahar, qui selon lui, les radios communautaires au Tchad n’utilisent guère les dialectes locales pour toucher un grand public. Toutefois, quelques responsables ont reconnu cette faiblesse mais la question reste sur les défis de ressources humaines, matérielles et financiers.

Si cette journée marque l’occasion pour le monde entier de célébrer la radio et son impact sur nos vies, à N’Djamena cette journée ne semble pas être l’affaire des hommes qui exercent le métier de journalisme. Seulement, une vingtaine de journalistes, tous confondus ont pris part à cette cérémonie. Pourtant, la HAMA compte plus d’une soixantaine des radios sans compter les télévisons et les journaux de la presse écrite. Une situation qui a amené le président de la Haute Autorité des Média et de l’Audiovisuelle, Dieudonné Djonabaye à se poser cette question :« Comment peut-on parler des radios sans les journalistes ? ».

 

Laisser un commentaire