La protection et l’accès aux droits des femmes et enfants au centre d’une formation des professionnels

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L’Avocats sans frontières France et ses partenaires : Association des femmes juristes du Tchad (AFJT) et l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’homme (ATPDH) à travers le « Programme d’assistance et d’accès au droit pour les enfants et les femmes » (PADEF-Tchad) forment les professionnels du droit, pénitentiaires, agents de la force publique et les acteurs de la société sur « la protection des droits des enfants et des femmes victimes de violence ou privés de libertés » du 03 au 04 avril au CEFOD.

Une formation qui s’inscrit dans un contexte où le climat d’impunité s’érige en règle : Les auteurs de violence ne sont presque jamais poursuivis, les femmes renoncent à porter plainte, terrorisées à l’idée de faire l’objet de représailles communautaires, les violences conjugales,  la déscolarisation des enfants en particulier les filles, l’exploitation des enfants, les mariages forcés et précoces… C’est au vue de tous ces maux qui gangrènent la liberté et le droit des femmes et des enfants, que les responsables des associations des droits de l’homme, les avocats du barreau, les journalistes, les femmes juristes, les officiers et chefs coutumiers sont appelés à réfléchir sur comment améliorer la protection des droits des femmes et des enfants.

Selon la formatrice de l’avocats sans frontières Paris, Mme Thérèse Lepretre, dans les centres de détentions, les mineurs en attente de procès n’ont pas des avocats et parfois sans dossiers. Pour elle, la mixité des personnes détenues, les conditions de détention insalubre et les périodes de détention prolongées, manque de local où les mineurs pourront être entendus de façon confidentielle avec un avocat… ne favorisent pas un bon climat dans les centres pénitentiaires.  C’est pourquoi, il est important de former les professionnels sur toutes ces questions afin d’aider les justiciables comme les femmes et les enfants à avoir accès à leur droits.

 « Notre responsabilité est d’amener toutes les responsables de la chaine pénale à bien observer le code et le bien manipuler », souligne Mme Thérèse Lepretre avant de dire que malgré le changement observé en 2018, l’insuffisance des moyens de travail des juges d’instruction et des régies pénitentiaires persiste et ralentit encore la performance judiciaire dans le suivi des causes pénales.

Réduire les violences à l’égard des enfants et des femmes et leur assurer une meilleure prise en charge de leurs dossiers est la priorité du programme d’assistance et d’accès au droit pour ces couches vulnérables.

Durant les deux jours les participants verront leur capacité renforcée en matière de droit de la femme et des enfants afin d’améliorer le dialogue entre les acteurs étatiques et non étatiques sur les mécanismes de protection des droits des femmes et des enfants victimes de violence ou détenus.

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