JOURNEE INTERNATIONALE DU PHARMACIEN : « LUTTE CONTRE LES MEDICAMENT DE LA CONTRE FAÇON ET LES MARCHES PIRATES AU TCHAD »

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JOURNEE INTERNATIONALE DU PHARMACIEN : « LUTTE CONTRE LES MEDICAMENT DE LA CONTRE FAÇON ET LES MARCHES PIRATES AU TCHAD »

Ce jour 06 octobre 2018, les pharmaciens du Tchad célèbrent en différé    la journée internationale du pharmacien de tous les 25 septembre de chaque année. Ici au Tchad cette journée est placée sous le thème : « lutte contre les médicaments de la contrefaçon et les marches piratés au Tchad ».

Réunit au Ministère des affaires étrangères du Tchad, les pharmaciens tchadiens sous leur tutelle et l’organisation faitière des pharmaciens  décryptent les missions disciplinaires, juridiques, consultatives ainsi que les défis et perspectives de leur profession. En lançant la célébration de la première journée internationale du pharmacien au Tchad, le ministre de la santé publique AZIZ Mahamat Saleh a indiqué que cette célébration fait suite à la recommandation de la rencontre des pharmaciens tenue en juin dernier à Ouagadougou au Burkina Faso.

La lutte contre les médicaments de contrefaçon et les marchés piratés au Tchad, est l’un des fléaux qui gangrène la santé de la population et le système de santé au Tchad. Le trafic des médicaments falsifiés ou faux médicaments  est devenu un phénomène mondial d’où la question de lutte doit être la préoccupation de tous les acteurs de ce secteur.

Selon le Vice-président de l’ordre National des Pharmaciens du Tchad, Docteur Haroun BADAWI, « la célébration de cette journée  sera à jamais consignée  dans les anales de l’Histoire de notre pays. Elle marque aussi un nouvel élan, un nouveau point de décollage, une nouvelle impulsion   à l’ère de la quatrième République pour assainir le secteur pharmaceutique ».

En parlant de la volonté de corps pharmaceutique, Docteur Haroun BADWI  fait mention d’abord de la  volonté de tous les pharmaciens tchadiens, à préserver leur noble profession, par ce qu’ils sont les seuls maitres et les seuls garants des produits de  santé, qui est la base et le fondement d’un système de la santé.  « Oui ! Sans médicament il n’y a pas de santé et  sans la santé il n’y a pas de développement.  Vous conviendrez avec moi que la santé est le socle du développement d’un pays » A ajouté le Vice-président de l’ordre.

La valorisation de la profession de médicament en ce 21ème siècle est l’un des défis du système de santé au monde. Le ministre de la santé publique AZIZ Mahamat Saleh, rappelle aux professionnels combien leur rôle est si important. Pour lui ceux qui ternissent l’image de cette profession n’ont plus leur place à l’ère de la 4ème République. Les professionnels du secteur doivent assainir leur milieu pour permettre à la profession de retrouver ses lettres de noblesse insiste le patron de la santé.

 La formation des pharmaciens un défis à relever   

L’on ne peut pas développer une profession sans une formation de qualité. A cette occasion  les pharmaciens ont exprimé leur doléance à la tutelle sur la problématique de formation des futurs pharmaciens à l’intérieur du pays.

L’idéal serait de penser  sur les meilleures solutions pour assainir ce secteur. Ainsi  la seule arme efficace pour atteindre les objectifs est la prise de conscience. Une prise de conscience qui doit passer nécessairement  par la sensibilisation et l’enseignement.   L’enseignement occupe une place de choix dans cette lutte car l’ignorance est aussi l’un des facteurs favorisant de la contrefaçon et la vente illicite des médicaments.

C’est pour quoi les pharmaciens ont formulé leur vœu le plus ardent à la tutelle sur la question des faux médicaments,  du danger de l’automédication, des médicaments de la rue  soit intégrer   dans le programme de civisme et enseigné  aux élèves tchadiens dès le primaire au même titre que les autres sujets liés au civisme.

« La sensibilisation seule ne suffit pas, elle doit être suivie de la répression.  Il est alors impératif pour  notre pays se doter  des outils de répression  en ratifiant la convention MEDICRIME dans  le but de renforcer son arsenal juridique » renchérit Dr Haroun BADAWI.

 

L’ampleur inquiétante de la vente illicite des médicaments

« Nous assistons ces dernières décennies  à une prolifération de façon exponentielle des points de ventes illicites et l’exercice illégal de la profession pharmaceutique qui prend une ampleur inquiétante. Avec comme corolaire l’exposition de la population à  des médicaments contrefaits et de qualité inferieure ». Souligne le Vice-président de l’ordre des pharmaciens du Tchad, Dr Haroun BADAWI

Vu le taux croissant des chômeurs et face à la crise de l’emploi qui sévi dans le monde et plus en Afrique, le secteur des pharmaciens au Tchad fait face à ces deux dernières années au phénomène de la contrefaçon des médicaments.

D’une manière ou d’une autre, l’accusation serait portée sur la passivité des pharmaciens eux-mêmes et les gouvernants devant cette situation qui nuit la santé de la population.

Même si les acteurs de ce secteur reconnaissent que le phénomène des médicaments de la contrefaçon et le marché Pirate (médicaments de la rue)   est un fléau sanitaire plus pire que la peste, l’Ebola  et les autres épidémies qui ont décimé le monde, cette pratique fait  son bon chemin sous le regard passif des responsables.

« La contrefaçon n’est pas seulement un acte criminel », écrit le Professeur Pierre Ambroise-Thomas, expert de l’OMS en paludisme et parasitoses tropicales, dans le Mediterranean Journal of Haematology and Infectious Diseases. « Le terme d’homicide convient parfaitement, quoique certains préfèrent parler de meurtre. » L’urgence est aux professionnels d’assainir la profession car la vie du peuple en dépend.

 

 

 

 

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