INTERNET SANS FRONTIÈRES / TCHAD Communiqué de Presse Numéro 001/11/2018

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Internet Sans Frontières / Tchad a appris par voie de presse, que la Direction Générale de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) a présenté ce mercredi 21 Novembre 2018, des équipements radioélectriques non autorisés, saisis lors des missions de démantèlement effectuées par ses agents.

Après la saisie de ces équipements, l’ARCEP a sollicité l’incinération de ces appareils de commun accord avec le Parquet et les services d’un huissier.

Et par la même occasion, la direction de l’ARCEP a attiré l’attention de tous ceux qui fournissent ou utilisent les équipements et services des opérateurs étrangers interdits par les textes en vigueur sous peine de sanction, allant d’une peine d’emprisonnement d’un an à cinq ans, soit, d’une amende de 10.000.000 de franc CFA avec suspension ou retrait de l’autorisation de l’entreprise opérant dans le domaine des communications électroniques.

Nous sommes tout à fait d’accord que cette activité constitue une perte certaine pour l’État Tchadien sur le plan économique.

Mais l’on se demande, si l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) s’est–elle penchée sur les raisons qui poussent bon nombre de Tchadiens à recourir aux réseaux étrangers pour se connecter ?

Le Tchad demeure l’un des pays où la connexion internet est la plus chère. Avec un débit de connexion complètement nul, qui ne répond pas aux standards mondiaux, les usagers croisent le fer pour être branché à l’information. En plus du débit déjà très faible s’ajoutent les coûts exorbitants: un giga et demi de connexion à 3 000 F CFA au Tchad, c’est extrêmement cher! Vu le coût de l’Internet et le pouvoir d’achat en termes de cherté de la vie qui frappe les ménages, c’est exorbitant et inimaginable surtout à l’heure de la mondialisation et dans un contexte où le numérique est une priorité.

Aussi, depuis mars 2018, les internautes subissent encore la censure de l’Internet. Certains sont contraints d’utiliser des applications pour contrer la censure toujours en vigueur. Ce sont entre autres, ces raisons qui conduisent certains compatriotes à recourir à d’autres moyens de communication plus efficaces en violation des lois en vigueur.

Et donc, nous estimons au niveau d’Internet Sans Frontières Tchad qu’au lieu d’aller en guerre seulement contre les utilisateurs des équipements radioélectriques non autorisés par l’État tchadien, le gouvernement tchadien doit faciliter l’accès à l’internet à tous les citoyens tchadiens en levant la censure des réseaux sociaux et revoir en baisse le tarif très élevé de la connexion internet au Tchad.

Blaise Noubarassem

Représentant de l’Ong Internet Sans Frontières au Tchad.

N’Djamena, le 22 novembre, 2018.

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