L’Europe a accompagné les États-Unis en Ukraine. Elle a condamné l’Iran. Mais aujourd’hui, le danger n’est plus lointain. Il est à sa porte.
Le Groenland, cette île stratégique sous souveraineté danoise, devient le théâtre d’un jeu de puissances. Les États-Unis cherchent à y installer une base militaire. Une base qui menace directement la sécurité européenne. Une base qui rappelle que l’autonomie du Vieux Continent n’est pas garantie.
En s’alignant systématiquement sur Washington, l’Europe a perdu du terrain. Elle encaisse les décisions américaines. Elle subit les tensions, sans pouvoir tracer sa propre route. Inflation, crise énergétique, pressions militaires… les signes sont là. L’Europe n’est plus maître de sa destinée.
Il est temps de choisir. Rester simple relais des intérêts américains ? Ou défendre ses frontières et sa souveraineté ? La lucidité s’impose. L’Europe ne peut plus se permettre l’automaticité des alliances. Son avenir stratégique dépend de sa capacité à agir.
Le Groenland n’est pas qu’une île. C’est un signal d’alerte. Et l’Europe doit entendre le message avant qu’il ne soit trop tard.




