Depuis octobre 2024, la province du lac Tchad est confrontée à une recrudescence des attaques attribuées à Boko Haram. À Barkaram, une base militaire tchadienne, quarante soldats ont perdu la vie. En réponse, l’opération Haskanite a permis, selon les autorités, la neutralisation de 297 combattants.
Cependant, les conséquences de l’insécurité dépassent le champ militaire. À Ngouboua, une classe de CM1 ne compte plus que 12 élèves. À Fitiné, le marché local ne fonctionne que deux matinées par semaine, traduisant l’impact direct de la crise sur la vie économique et sociale des populations. Le 2 mars 2026, un nouveau soldat tchadien est tombé au lac Tchad, illustrant la persistance de la menace.
Dans ce contexte, les autorités sont appelées à renforcer la communication institutionnelle, à faciliter l’accès des médias aux zones concernées et à garantir aux journalistes des conditions de travail sécurisées, dans le respect de l’équité.
La sécurité ne se résume pas aux communiqués officiels, mais se mesure aux actions concrètes en faveur des populations affectées. L’État doit conjuguer parole et action afin de mieux protéger les citoyens et consolider la stabilité nationale.
Signature :
Djonyabo Yefta
Direction de publication :
Ahmat Mahamat Ahmat
Rédaction N’Djamena :
Abdemoumine Issa, Melom Natacha
Correspondants provinciaux :
Abéché, Moundou, Sarh, Salamat, Guéra




