Droit de Réponse de Amalkher Djibrine Souleymane Vice-présidente de l’ECOSOCC-UA

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Transcription suite à un droit de réponse de la Vice-présidente Amalkher ne reconnaissant pas avoir demandé au CNJT et le ministère de la jeunesse de faire la paix à la longueur de réponses questions posées par les journalistes. En effet « C’est l’union qui fait la force, le ministère de tutelle et l’autre partie (Conseil National de la Jeunesse du Tchad) doivent oublier leur tension pour évoluer »  est la courte version de ce qu’a dit la vice-présidente à ce sujet.

Tchad infos(confrère de Tchadinfo): Vous êtes une jeune actrice dans le milieu de la jeunesse. Vous êtes sans ignorer que, l’organisation des jeunes d’une manière générale, ces derniers temps ont du mal à agir unanimement. Qu’est-ce que vous allez faire du moment où vous êtes une grande figure au niveau de l’Union Africaine pour que les jeunes puissent s’entendre et prendre une décision qui ne fera pas de débats après ?

Amalkher : Moi je pense que déjà, cette opportunité qu’on a devant nous, c’est une opportunité qui a été tendue à la jeunesse à travers moi. En fait, ce que j’ai toujours répété après les élections c’est que c’’est une responsabilité qui a été donné au Tchad en général et à la jeunesse africaine en particulier. Ce qui veut dire que je porte quelque chose mais je le porte pour tout le monde. C’est le Tchad qui porte ça en réalité. Alors quand on tend une opportunité à la jeunesse, il faut savoir saisir cette opportunité-là. Moi je pense qu’à travers tout ce que j’ai expérimenté après les élections, je ne peux pas dire que, on ne s’entend pas. Pour être honnête, y a eu des différences, y a pas d’adversité. Tout le monde était très content, tout le monde est venu féliciter, tout le monde voulait s’impliquer pour que les choses puissent marcher ensemble et dans ce cas, je pense que ce n’est plus les idées anciennes mais c’est avec un nouveau départ qu’on voudrait travailler mains dans la main parce que ce n’est pas une petite chose qu’on nous a confié. C’est une institution c’est un organe panafricain ; après la commission et le parlement panafricain. Et cette institution nous a été donnée pas en tant que responsabilité nationale mais en tant qu’une responsabilité continentale. Et je pense que les jeunes tchadiens doivent d’abord s’en réjouir et je suis convaincue que les jeunes tchadiens vont relever le défi ensemble parce que je l’ai déjà vu, je le sens déjà.

LA TCHADIENNE AMALKHER DJIBRINE SOULEYMANE ÉLUE VICE-PRÉSIDENTE DU CONSEIL ÉCONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL DE L’UNION AFRICAINE.

 

Tachad.com : Je reviens toujours dans le même cadre. C’est que, voilà c’est un effort que les jeunes sont en train de faire pour s’unir et avancer. Mais déjà on constate du jour aux jours, que l’entente entre les jeunes reste toujours à désirer. Penons par exemple, je ne sais pas, si vous serez sans doute informé du conseil national de la jeunesse d’ici, le CNJT. Il y a déjà une division qui règne entre ce conseil. Et non seulement ça, il y a mésentente entre le conseil et le ministre de la tutelle, alors vous entend que, je ne sais pas, leur supérieur qu’entendez-vous faire pour qu’en fin ces derniers puissent avoir une bonne collaboration ?

Amalkher : OK bon ! Ce problème qui règne déjà et qu’on sait que ça existe, ce n’est pas propre à la jeunesse   et ce n’est pas nouveau à notre époque. Je ne sais pas si c’est quelque chose qui est spéciale à nous. C’est quelque  chose qui a toujours existée. Le combat que les organisations de la société civile et les autres sont en train de mener matin et soir, c’est pour combattre et empêcher ces genres de choses et prévenir ces genres de choses. Mais déjà, je pense qu’au niveau d’ECOSOCC, je ne suis pas le supérieur du Ministre de la jeunesse ni de conseil national de la jeunesse. C’est une institution panafricaine qui doit agir avec ses limites et ses prérogatives. Nos prérogatives, c’est pouvoir renforcer la capacité des organisations de la société civile et organisations socioprofessionnelles pour les intégrer de sorte que leurs points de vue soient pris en compte par les chefs d’Etats quand, ils prendront leurs décisions pendant les conférences. Donc, ça c’est deux choses bien différentes. Mais moi, ce que je peux dire à ce niveau, ce que les divisions ont toujours existées, mais quand on a déjà des opportunités qui s’ouvrent à nous, je pense que le mieux, c’est de pouvoir se mettre ensemble, travailler ensemble parce que, aujourd’hui, on arrive pas à relever ce défi là, c’est toute la jeunesse, c’est tout le Tchad qui a failli, c’est pas moi. Ça je vous le dis. Même vous, vous faites partis parce que je viens de citer les journalistes, je ne sais pas si vous avez entendu. Vous faites partis des débats, vous faites partis de l’action. Alors ce défi doit être relevé ensemble avec nous. Et je dois répéter que l’histoire de ministère de la jeunesse et CNJT, ça c’est quelque chose de très différent, très différent leurs missions sont différentes. Mais moi en tant que jeune, le devoir qui m’incombe, c’est de pouvoir faire de mon mieux pour que les jeunes ne soient pas diviser. On est jeune, on sait ce qui se passe dans ce terrain. On sait ce qui se passe, et c’est pas dû à nous même, c’est dû à plusieurs choses à la fois. On ne peut pas par un miracle dire qu’on va tout régler. Mais à notre niveau le plus bas et plus petit, on fait ce qu’on peut faire pour que les choses changent. C’est tout ce que je peux dire à ce niveau-là.

Tchad infos(confrère de Tchadinfo) : En ce moment, il y a ce dilemme, un bras de fer entre l’organisation de la jeunesse, l’affaire est partie à la justice. Aujourd’hui, je dirais tu seras comme une ambassadrice auprès de ces jeunes, auprès du gouvernement tchadien en particulier. Qu’est-ce que tu penses de ce problème ?

Amalkher : Moi je pense que, comme suis en train de le dire, vous avez l’opportunité en main mais vous êtes en train d’aller ailleurs. Je ne sais pas pourquoi vous ne vous intéressez pas à ce qu’on vient d’avoir comme tchadien plutôt aller dans un problème qui a toujours existé et qui existera toujours. Je sais que vous êtes en train peut être de…le temps passe moi j’aurais aimé vraiment qu’on reste dans cette chose-là. Mais ça ne m’empêche pas de discuter de la chose parce que, c’est ne pas quelque chose de tabou. C’est quelque chose qui concerne tout le monde, c’est une réalité qu’on sait. Que ça fait mal ou pas, c’est quelque chose qui existe en fait. Le bras de fer qui se passe aujourd’hui, si on a un moyen de pouvoir de pouvoir intervenir, c’est de sorte que ça soit gérer à l’amiable. En fait, c’est ça le message qu’on a toujours fait passer. Et à chaque fois qu’on trouve une personnalité qui pouvait agir, une personnalité influente, ce qu’on peut demander, ce qu’il ne faut pas aller jusqu’à ce niveau-là. C’était pas conseillé et c’est ne pas l’idéal. En tant que jeune, le ministère de la jeunesse, c’est le ministère tutelle. C’est le tutelle de la jeunesse, de toute la jeunesse tchadienne. Pour mieux travailler en collaboration, il faut s’entendre d’abord. Ça c’est le premier point parce que, si on ne s’entend pas, on ne peut pas collaborer déjà. Déjà, ce petit problème est en train de créer tout une division. Ce que nous, on aurait souhaité et ce que nous on est en train de faire à notre niveau parce que quand on rencontre une personne qui est capable de parler à un ministre ou de l’autre côté, ce qu’on aurait demandé, c’est de ne pas aller jusqu’à ce niveau. On est parti loin, il est temps que les gens s’assoient pour discuter et c’est ce qu’on avait fait pendant qu’on était dans le comité de suivi. On rencontrait des ministres, on rencontrait les autres parties, on s’assoit, on discute parce que, quand il n’y a pas le dialogue, les choses vont s’envenimer de plus en plus. Et c’est exactement le cas aujourd’hui parce qu’il n’y a pas le dialogue. Donc, moi ce que je peux conseiller, c’est le dialogue.  Il faut que, que ça soit le ministère ou l’autre partie (CNCJ-T), les gens s’assoient pour discuter. C’est des choses qui existent partout.

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