Culture : « Le salaire ne rend pas riche »

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C’est le titre d’un essai présenté le jeudi 21 mars par Laring Baou au centre d’études et de formation pour le développement (CEFOD). Un ouvrage de 122 pages écrit en cinq chapitres, trait des thèmes tels que la crise de l’emploi, l’urgence de la prise en charge, les techniques de création de richesses, le contrôle de la monnaie et du salaire à la richesse.

« Le Salaire ne rend pas riche » est un essai porte sur l’analyse économique et aide à une réflexion sur les solutions à la résolution de la crise de l’emploi et la problématique de la création des richesses.

A partir de son expérience personnelle, l’auteur exhorte les salariés tchadiens à fructifier leurs revenus. Pour lui, il faut épargner avant de consommer. L’œuvre propose également un changement de mentalité dans les domaines d’épargne et d’investissement. « Avoir épargné est une bonne chose, mais investir dans un domaine quelconque est meilleur », conseille-t-il.

« Les fonctionnaires qui prennent de crédits et investissent dans la consommation, cela est un chemin de la pauvreté ».

L’auteur les conseille à investir les crédits dans un domaine afin de créer de richesses et garantir un avenir radieux. « Car il faut faire quelque chose pour se prendre en charge, sinon on est livré à la précarité, à la misère et à la manipulation. Les entreprises guerrières se servent des personnes désœuvrées », dit-t-il.

La question du chômage est d’abord sociale avant d’être économique ou politique. C’est pourquoi l’auteur souligne que le but premier de l’économie, c’est produire les biens et services en qualité et en quantité suffisante pour satisfaire les besoins des populations.

Comment se débrouiller en période de crise ? Pourquoi malgré la formation qu’on donne sur l’entrepreneuriat, les gens n’entreprennent pas ?

L’auteur de répondre qu’au Tchad, nous avons besoin de revenir en arrière. Chacun doit chercher à produire ce qu’il consomme. La mentalité qui consiste à vivre avec son argent contraint les adultes  au désœuvrement et les jeunes à l’attentisme. Le problème de l’entrepreneuriat au Tchad est dû à la culture. Alors pour le changer il faut plusieurs générations.

En épiloguant son essai, M. Laring Baou remarque qu’au Tchad, les gens pensent qu’il faut utiliser le salaire pour consommer et s’il en reste on pourrait éventuellement épargner. Pourtant les besoins sont toujours supérieurs aux revenus. Pour lui c’est sur l’essentiel qu’il faut épargner.  Car « Si l’on ne se fait pas violence maintenant, on se la fera plus tard par manque d’argent », conclu-t-il.

 

 

 

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