Un bras de fer se poursuit au sein de la commune du 3ᵉ arrondissement de N’Djaména. Sur les 18 conseillers communaux, 14 contestent la gestion de l’équipe exécutive conduite par le maire Ahmat Goni.
Les conseillers contestataires dénoncent notamment leur faible implication dans la gestion des affaires communales. Ils estiment avoir été mis à l’écart et reprochent à l’exécutif communal un manque de concertation dans la prise de décisions.
La situation administrative de la mairie constitue également l’un des principaux points de désaccord. Selon les conseillers, près de deux ans après le début du mandat, la commune ne disposerait toujours pas d’un organigramme ni d’un règlement intérieur. Ils affirment avoir entrepris plusieurs démarches auprès de la Déléguée du Gouvernement auprès de la ville de N’Djaména, de sénateurs et du ministère chargé de l’Administration territoriale.
Un arrêté portant création de quatre commissions permanentes aurait été pris à la suite de ces démarches. Toutefois, les conseillers estiment que cette mesure ne permet pas, à ce stade, de répondre à l’ensemble de leurs préoccupations.
Face à cette situation, les 14 conseillers demandent désormais la convocation en urgence d’une session extraordinaire du conseil communal. Ils souhaitent que cette session permette d’examiner les difficultés soulevées, de demander des explications sur le fonctionnement de la mairie et d’échanger sur les solutions à envisager.
Cette contestation, portée par 14 conseillers sur les 18 que compte le conseil communal, intervient dans un contexte de tensions croissantes au sein de la mairie du 3ᵉ arrondissement.
La réaction du maire Ahmat Goni et la suite qui sera donnée à la demande de session extraordinaire sont désormais attendues.
Affaire à suivre.




