jeudi, septembre 17, 2026
spot_imgspot_img
AccueilACTUALITESAffaire Miskine : la défense conteste la condamnation et saisit la Cour...

Affaire Miskine : la défense conteste la condamnation et saisit la Cour suprême

Le dossier Abdoulaye Miskine connaît un nouveau développement. Condamné à 15 ans de réclusion par la chambre criminelle de la Cour d’appel de N’Djamena, le général centrafricain, de son vrai nom Martin Koumtanmadji, fait désormais l’objet d’un recours devant la Cour suprême.

Ses avocats ont annoncé, mardi 15 septembre 2026 à N’Djamena, avoir formé un pourvoi en cassation contre la décision rendue le 9 septembre dernier. Ils l’ont fait savoir lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux de la Radio FM Liberté.

Pour la défense, plusieurs éléments du dossier restent contestables. Les avocats estiment notamment que les preuves retenues contre leur client ne suffisent pas à établir sa responsabilité dans les faits qui lui sont reprochés. Ils soutiennent également qu’Abdoulaye Miskine se trouvait à Lomé, au Togo, pendant la période concernée et non sur les lieux des faits.

Me Mogna Kembitiade, porte-parole du collectif, a rappelé que la procédure trouve son origine dans une plainte déposée le 8 juin 2020 par l’Association CASIDHO au nom de 29 personnes présentées comme victimes. Les faits évoqués remontent à 2001 et 2002.

La défense conteste également certains éléments liés à la constitution des parties civiles. Elle affirme que des interrogations subsistent notamment sur la situation et les documents produits par certaines personnes se présentant comme victimes.

Les avocats alertent sur son état de santé

En parallèle du recours judiciaire, les conseils d’Abdoulaye Miskine ont mis l’accent sur sa situation médicale. Détenu à la maison d’arrêt de Klessoum, il souffrirait, selon ses avocats, de plusieurs problèmes de santé, notamment des affections rénales, du diabète, de l’hypertension ainsi que des problèmes cardiaques et ophtalmologiques.

Le collectif appelle ainsi les autorités à prendre en considération son état de santé et ses conditions de détention, au nom de considérations humanitaires.

Les avocats précisent toutefois que cette démarche ne constitue pas, selon eux, une demande d’intervention de l’exécutif dans la procédure judiciaire.

De leur côté, les représentants des parties civiles ont également annoncé un pourvoi en cassation, notamment pour contester les montants retenus au titre des dommages-intérêts.

Le dossier se trouve désormais devant la Cour suprême, qui devra examiner les recours introduits par les différentes parties.

Articles liés
- Advertisment -spot_img

Les plus populaires

Commentaires récents

Djerakoula Ndile Macaire sur BAC 2019: Les résultats sont déjà en ligne