Selon le célèbre philosophe Thomas Hobbes, à l’état de nature, « l’homme est un loup pour l’homme ». Dans cet état de jungle où règne l’injustice sociale, le plus fort domine le plus faible. C’est dans ce sens que Spinoza affirmait : « tous les poissons ont le droit de nager dans le même fleuve, mais les gros poissons avalent les petits ».
Face à cet état caractérisé par le non-respect de la vie humaine, l’humanité a quitté l’état de nature pour entrer dans un état civil, où règne la justice de Dieu. Pourtant, dans le Tchad d’aujourd’hui, ces célèbres citations conservent toute leur pertinence, tant certaines communautés continuent d’utiliser les armes à feu et les armes blanches pour résoudre leurs différends.
Le conflit intercommunautaire qui a éclaté le 04 novembre 2025, autour d’un puits, faisant 33 morts dans la localité de Dibébé (Ngoura), illustre ces tueries perpétrées au Tchad.
Face à cette situation préoccupante, qui met en péril la cohabitation pacifique et le vivre-ensemble, certains pointent du doigt la mauvaise gestion des conflits par certaines autorités administratives locales. Selon eux, ces autorités prennent parfois parti dans la résolution des litiges communautaires, souvent liés aux problèmes fonciers.
Dès lors, pour trouver des solutions idoines à ces querelles communautaires, les autorités de la cinquième République doivent redoubler d’efforts afin de mettre fin à ces conflits qui endeuillent la Nation tchadienne.
Signataire : Djonyabo Yefta
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