Cette rencontre intellectuelle a réuni des jeunes, des acteurs culturels, des enseignants, des responsables institutionnels ainsi que des citoyens engagés, dans un contexte marqué par de profondes mutations sociales et identitaires au sein de cette ville historiquement cosmopolite.
Les échanges ont été animés par trois panélistes aux profils complémentaires.
Hassan Adam Bahar, chef de service scolarité à l’École normale supérieure d’Abéché, a insisté sur le rôle de l’éducation et de l’école dans la transmission des valeurs culturelles et la construction d’une identité ouverte et inclusive.
Abdelhamid Hassaballah, enseignant et délégué des télécommunications numériques de la province du Ouaddaï, a, pour sa part, mis en lumière l’impact du numérique et des nouveaux médias dans la reconfiguration des identités, entre ouverture culturelle et risques de fragmentation sociale.
La coordinatrice du Réseau Bon Buzz Tchad, Claudine Kelpesa, a rappelé l’importance de créer des espaces de dialogue citoyen, soulignant que l’insécurité culturelle naît souvent de l’exclusion, du silence et de l’absence de débats structurés.
Les discussions, ouvertes et parfois contradictoires, ont permis d’identifier plusieurs facteurs alimentant l’insécurité culturelle, notamment la fragilisation des repères traditionnels, la méconnaissance de l’autre et les tensions liées à la coexistence de multiples références culturelles dans l’espace urbain.
À travers l’initiative VOICE 4THOUGHT, le Réseau Bon Buzz Tchad entend contribuer au renforcement de la cohésion sociale à Abéché, en promouvant la pensée critique, l’écoute mutuelle et l’engagement citoyen comme leviers essentiels d’une construction identitaire apaisée.




