Tchad – Crise au COST : Le Bureau Exécutif Provisoire dénonce les interférences et prépare les élections

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Le mouvement sportif tchadien traverse une crise sans précédent. Le Bureau Exécutif Provisoire du Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST), dirigé par Yamita Hassane Tete, dénonce des interférences et des violations de décisions de justice qui favorisent l’ancien bureau présidé par Idriss Dokony Adiker.

Lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 24 mai 2025, 32 des 48 délégués présents ont retiré la confiance à l’ancien bureau et nommé un Bureau Exécutif Provisoire chargé de gérer les affaires courantes et d’organiser des élections libres avant la fin de l’année. Après le refus d’Idriss Dokony de reconnaître cette décision, le Tribunal de Première Instance de N’Djamena a interdit toute activité de l’ancien bureau et gelé ses comptes bancaires, ordonnance confirmée par référé le 19 août 2025. Le siège du COST a été officiellement remis au Bureau Exécutif Provisoire le 22 septembre 2025.

Cependant, une intervention d’une équipe du GMIP, envoyée par le Ministre de la Sécurité en complicité avec le Ministère des Sports, a été stoppée par la gendarmerie. Le Bureau Exécutif Provisoire dénonce également l’instruction verbale du procureur de la République ordonnant de reprendre les clés du siège, alors que l’ordonnance est exécutoire. « C’est une justice à deux vitesses, où la loi ne s’applique pas de manière égale », a affirmé Yamita Hassane Tete.

Malgré cette situation, le Bureau Exécutif Provisoire appelle à l’unité des acteurs sportifs et annonce la tenue d’une Assemblée générale élective le 2 novembre 2025, afin de mettre en place un bureau élu et inclusif. Les responsables des fédérations sportives, partenaires nationaux et internationaux sont invités à accompagner le processus pour permettre au sport tchadien de sortir de cette crise.

Société : La CASAC apporte son soutien au projet de révision de la Constitution et salue l’accord de paix de Miski

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‎Fidèle à son attachement à la question liée à la paix et la stabilité, le président de la Coalition des Associations de la Société Civile pour des Actions Citoyennes (CASAC), Mahmoud Ali Seïd, a fait ce 28 septembre 2025, une déclaration.
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‎Sa sortie était relative à l’accord de paix signé le 23 septembre dernier à Miski entre le Gouvernement et le Mouvement rebelle Difa al-Watan et le projet de révision de la Constitution.
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‎Dans sa déclaration, Mahmoud Ali Seïd, il a rappelé que le climat politique tchadien n’a jamais connu un tel degré d’apaisement et de stabilité.
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‎Selon lui, plusieurs dispositions de la Constitution sont appelées à évoluer, non pas pour rompre avec les principes fondateurs, mais pour les adapter aux réalités de notre société actuelle.
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‎«Parm les dispositions qui seront considérées à la modification se trouve notamment l’article 77. Cet article dispose que « les fonctions du Président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout autre mandat électif, de tout emploi public et de toute autre activité professionnelle et lucrative.
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‎ Elles sont également incompatibles avec toute activité au sein d’un parti ou groupement de partis politiques ou d’une organisation syndicale ». Or, l’expérience politique récente, conjuguée aux réalités de notre pays, montre les limites d’une telle disposition. Comment dissocier le Chef de l’État, élu sur la base d’une vision, d’un programme et d’une cohérence partisane, de la structure politique qui a porté ce projet au suffrage populaire ? Comment ignorer que, dans de nombreux pays comparables au nôtre, l’incarnation de l’État se confond légitimement avec l’orientation politique assumée?», s’interroge-t-il.
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‎Il a donc invité l’ensemble des tchadiens à prôner la paix partout, notamment dans les lieux de culte, dans les endroits publics et surtout d’être fidèle aux principes républicains
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Politique : Des ex-mouvements politico-militaires plaident pour la révision constitutionnelle

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À N’Djaména, ce samedi 27 septembre 2025, la Maison de la Presse a servi de cadre à une déclaration conjointe de onze ex-mouvements politico-militaires. À travers la voix de leur porte-parole, Ali Adoum Mannany, ils ont réaffirmé leur engagement pour la paix en apportant leur soutien à la révision technique de la Constitution.

Pour ces anciens acteurs armés, cette révision constitue une étape nécessaire pour garantir la stabilité du pays, renforcer la sécurité et consolider la réconciliation nationale.

Ils lancent par ailleurs un appel aux forces politiques, sociales et citoyennes à accompagner cette dynamique, qu’ils estiment indispensable à la construction d’un Tchad plus uni et démocratique.

Sahara marocain : Washington ouvre la voie aux investisseurs américains

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Nouveau signal fort de Washington en faveur du Maroc. Les États-Unis ont annoncé mercredi qu’ils allaient encourager les investissements américains dans les Provinces du Sud, confirmant ainsi leur volonté de donner un contenu économique concret à leur reconnaissance de la souveraineté du Royaume sur son Sahara.

C’est à l’issue d’un entretien à New York entre le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et le Secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, que cette décision a été dévoilée. « Nous sommes heureux d’annoncer que nous allons accompagner les entreprises américaines prêtes à investir dans cette région », a déclaré le responsable américain, soulignant que cette démarche s’inscrit dans la diplomatie économique promue par Washington.

Au-delà des chiffres et des projets, cette annonce illustre la solidité des relations maroco-américaines, bâties sur un partenariat historique et stratégique. Landau a insisté sur la volonté des États-Unis de travailler aux côtés du Maroc pour renforcer la prospérité, la paix et la stabilité dans toute la région.

Avec cette initiative, Washington confirme que la reconnaissance du Sahara marocain n’est pas seulement un acte diplomatique, mais également un levier de développement et d’opportunités pour les Provinces du Sud.

#Économie /Ellever 2.0 : Un partenariat en vue entre Kira Femme en Action et EcoBank

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EcoBank Tchad a procédé, ce 25 septembre 2025, au lancement officiel de son programme baptisé Ellever 2.0, lors d’une cérémonie tenue à l’hôtel Radisson Blu. Placée sous le thème « Élever les femmes pour libérer leur potentiel et transformer le Tchad », cette initiative marque une nouvelle étape dans l’engagement de la banque en faveur de l’autonomisation féminine.

Ellever est un programme bancaire d’EcoBank dédié à l’accompagnement des femmes ambitieuses. Dans son discours, le Directeur Général d’EcoBank Tchad, M. Sylvain Bendi-Bisseyou, a souligné que Ellever 2.0 constitue une version nettement améliorée, spécifiquement conçue pour les entreprises détenues, dirigées ou axées sur les femmes. 
> « Ce programme, qui n’était qu’une initiative, est devenu une véritable vision où les femmes sont reconnues comme des actrices majeures du développement », a-t-il déclaré.

Selon lui, Ellever 1.0 a déjà permis d’accompagner de nombreuses femmes, avec une enveloppe de 800 millions d’euros. L’ambition pour Ellever 2.0 est de porter ce montant à plus de 3 milliards d’euros, témoignant ainsi de la volonté d’EcoBank de soutenir davantage les femmes dans la libération de leur potentiel et la transformation de la société.

Le Secrétaire Général adjoint du ministère du Commerce, M. Abderamane Gademi, présent à la cérémonie, a salué l’initiative, estimant que ce programme peut concrétiser les rêves de nombreuses femmes. Pour sa part, la représentante du ministère de la Femme et de la Petite Enfance a affirmé que Ellever 2.0 représente une avancée concrète en matière d’accès au financement, de soutien à l’entrepreneuriat féminin et d’inclusion économique.

Un panel de haut niveau a animé un débat sur l’entrepreneuriat féminin. À cette occasion, le responsable d’EcoBank a annoncé la signature imminente d’un partenariat entre  l’organisation féminine Kira Femme en Action et EcoBank dans le cadre du programme Ellever 2.0.

🇹🇩 Au Tchad, l’injustice est devenue une règle d’État : ceux qui prennent les armes trouvent portes ouvertes dans l’armée et la Fonction publique, tandis que médecins, enseignants, ingénieurs, policiers, douaniers et diplômés restent condamnés à l’oubli.

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Alors je pose ces questions qui dérangent : jusqu’à quand le mérite sera-t-il sacrifié sur l’autel de la violence et de la loyauté aveugle ? Combien de talents faudra-t-il enterrer avant que la nation comprenne qu’elle n’appartient pas à une poignée de privilégiés mais à tous ses enfants ? Quand enfin l’État aura-t-il le courage de cesser de punir l’excellence pour récompenser l’injustice ?

✍🏽 Sadam Madiri Kawadi

Tchad #DeuxPoidsDeuxMesures #Injustice #JeunesseSacrifiée

Tibesti : un accord de paix qui ouvre la voie, mais le défi reste réel

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Le 23 septembre 2025 restera une date importante pour le Tibesti, avec la signature d’un accord de paix entre le gouvernement tchadien et le mouvement DIFA AL-WATAN. Après plusieurs jours de dialogue menés par le Médiateur de la République, Ambassadeur Saleh KEBZABO, les deux parties ont opté pour la négociation plutôt que pour le conflit, envoyant un signal fort en faveur de la réconciliation dans une région longtemps marquée par des tensions.

La cérémonie officielle, en présence du Chef d’Etat-major Général des Armées et du Délégué Général du Gouvernement auprès de la province, souligne l’engagement concret de l’État à soutenir ce processus. Le Secrétaire Général Adjoint DJIBRINE MOUSSA MAHAMAT a rappelé que la paix durable repose sur le dialogue, l’écoute mutuelle et la reconnaissance des différences, des principes qui pourraient servir de modèle pour d’autres régions confrontées à des situations similaires.

Cependant, la signature de l’accord n’est qu’une première étape. La réussite dépendra de la mise en œuvre effective des engagements et de la consolidation de la confiance entre les acteurs locaux et l’État. L’exemple de Tibesti pourrait encourager d’autres provinces à privilégier le dialogue pour faire valoir leurs droits, mais la question de l’équité dans le traitement des revendications reste cruciale pour que cette approche serve de référence nationale.

En somme, l’accord de Tibesti est un geste historique et porteur d’espoir, mais sa concrétisation nécessitera engagement, vigilance et coopération de tous les acteurs pour transformer cette avancée symbolique en paix durable et en développement réel pour les populations de la province.

COST : Les fédérations sportives condamnent le vandalisme

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Les fédérations nationales sportives membres du Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST) ont dénoncé avec fermeté le vandalisme survenu le dimanche 21 septembre dans les locaux du comité, attribué à l’équipe de M. Yamita Hassan Tété.

Dans un communiqué publié ce mercredi, elles qualifient cet acte « d’atteinte grave à l’intégrité des institutions sportives » et soulignent qu’il va à l’encontre des valeurs d’unité et de respect prônées par l’Olympisme.

Les fédérations réaffirment leur soutien total au bureau exécutif dirigé par M. Idriss Dokony Adiker, président élu, jusqu’à l’organisation d’élections libres et transparentes. Elles rejettent en revanche le « bureau provisoire » proclamé par M. Yamita Hassan Tété, qu’elles jugent illégal.

Par ailleurs, elles appellent les autorités compétentes à assurer la sécurité des locaux et la continuité des activités du COST dans un climat serein.

Les fédérations signataires insistent sur leur attachement aux idéaux olympiques et à l’unité du sport tchadien, éléments essentiels pour l’avenir de la jeunesse sportive du pays.

UNEK : double rendez-vous entre tradition et renouveau

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L’Université Emi-Koussi (UNEK) prépare deux événements d’envergure qui marqueront à la fois la célébration des acquis et l’ouverture d’une nouvelle page académique.

En conférence de presse ce mardi, le vice-président de l’UNEK, Dr Bigaoula François Xavier, a annoncé la remise des parchemins de la 12ᵉ promotion, baptisée « Leadership et Impact ». La cérémonie, prévue le 26 septembre 2025 au Stade Olympique Idriss Déby Itno, réunira diplômés, familles, anciens étudiants et partenaires institutionnels. Une occasion, selon lui, de mettre en lumière « l’excellence académique et l’engagement citoyen » de cette génération.

Dans la foulée, l’université se tourne déjà vers l’avenir avec la rentrée académique 2025-2026, fixée au 6 octobre prochain. Les inscriptions sont ouvertes, et la direction promet une année placée sous le signe de l’innovation : programmes renforcés, intégration du numérique, élargissement des partenariats et accompagnement accru pour l’insertion professionnelle.

Entre hommage aux lauréats et préparation de nouveaux défis, l’UNEK confirme ainsi son ambition de demeurer une institution de référence dans l’enseignement supérieur tchadien.

Par Abdelmoumine Issa Adam

Journée Internationale de la Langue des Signes 2025 : le Tchad célèbre la diversité et les droits des personnes sourdes

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N’Djaména, 22 septembre 2025 – À l’instar des pays membres des Nations Unies, le Tchad célébrera demain, 23 septembre, la Journée Internationale de la Langue des Signes (JILS). Cette journée met en lumière la richesse, la diversité et la dignité des langues visuelles, souvent méconnues du grand public.

Dans une déclaration officielle, la Ministre de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires a rappelé que les langues des signes ne sont pas de simples outils de communication, mais de véritables langues à part entière, avec leur culture, leur grammaire et leur histoire. « Elles sont de véritables ponts pour l’accès aux services de base tels que l’éducation, la santé et l’emploi pour des millions de personnes sourdes et malentendantes dans le monde », a-t-elle souligné.

Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2017 (résolution 72/161), cette journée internationale insiste sur la préservation des langues des signes et sur l’importance de l’implication des communautés de personnes sourdes dans toutes les activités qui les concernent, selon le principe : « Rien de ce qui nous concerne ne peut se faire sans nous ».

Le thème retenu pour 2025, « Pas de Droits de l’Homme sans Droits en langue des signes », appelle à respecter les droits des personnes sourdes et à rendre accessibles les services publics et privés dans ces langues. La Ministre a insisté sur la nécessité de reconnaître officiellement les langues des signes afin que toutes les voix, même celles qui s’expriment avec les mains, soient entendues.

Dans cette perspective, le Gouvernement de la 5ᵉ République, sous la direction du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a intégré l’inclusion des personnes handicapées dans le cadre des 100 actions et 12 chantiers nationaux, en particulier le chantier trois, relatif à la « Promotion d’un État solidaire pour tous ». Récemment, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale de Protection et Promotion des Droits des Personnes Vivant avec un Handicap (ANPPDPVH), un outil clé pour l’autonomisation de cette catégorie de citoyens.

La Ministre a conclu en affirmant que les langues des signes sont un droit humain fondamental qui doit être enseigné, promu, valorisé et protégé. La Convention des Nations Unies relative aux Droits des Personnes Handicapées reconnaît d’ailleurs l’égalité entre langues des signes et langues parlées, et engage les États à faciliter leur apprentissage et leur usage pour promouvoir l’identité linguistique des communautés sourdes et sensibiliser l’opinion publique.

Bonne célébration à toutes et à tous, en particulier aux communautés sourdes et malentendantes.