Réplique officielle aux allégations diffamatoires de l’Ex-DPAF de l’ANAM

En réponse aux allégations diffamatoires de Mme Amina Mahamat Yaya, ex Directrice de la Planification, de l’Administration et des Finances (DPAF) à l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAM) nous traitant de « cadres corrompus, sous intimidations et menaces de licenciement nous ayant conduit à mal faire notre travail », je me vois obligé de réagir pour rétablir la vérité des faits, en mettant en exergue la gestion financière calamiteuse de l’ex Directrice financière de l’ANAM et de ses collaborateurs.

En effet, déjà en juin 2023, suite à un contrôle de l’exercice 2022, il a été remarqué un amateurisme dans la gestion financière et matérielle de l’ANAM ayant conduit à des recommandations d’exécution immédiate pour une gestion saine des ressources publiques. Parmi ces recommandations, figuraient le respect strict du Code des marchés publics, la création d’une commission de réception composée d’au moins deux agents…

S’agissant du contrôle des exercices 2023 et 2024, la mission a été déclenchée le 20 décembre 2024, suite à l’achat d’une TOYOTA HILUX DC 4×4 mécanique payée le 11 décembre 2024 pour un montant de 44 millions de FCFA, alors que les responsables ont été relevés de leurs fonctions par le Décret N°1717 du 29 novembre 2024. Les contrôles exercés par la mission ont détecté les irrégularités suivantes : • Surfacturation des équipements informatiques, des salons, des frigos, des véhicules ; • Violation de certaines dispositions du Code des marchés publics relatives au prix et à la concurrence des soumissionnaires car, seules deux sociétés (NAR five et ETS ACYL) ont fourni les articles à l’institution durant les 2 exercices ; • Violation de certaines dispositions fiscales relatives aux enregistrements des contrats car certains marchés ne sont toujours pas enregistrés ; • Réceptions par la seule Directrice en charge des affaires financières ou son Adjoint, malgré la recommandation de mise en place d’une commission de réception confirmant ainsi leur intention de manœuvres douteuses ; • Absence de justificatifs prouvant la remise des articles réceptionnés par ces derniers à des services ou des agents de l’ANAM pour un montant global de 114 995 400 FCFA.

Une entorse qui conduit probablement à une des 4 destinations ci-dessous : i. Commandes non livrées (livraisons fictives) ; ii. Articles livrés et ressortis ; iii. Livraisons partielles ; iv. Et ou livraisons non conformes aux commandes (exemple des mini frigos livrés en lieu et place des frigos de 120 litres).

Bref, ils ont ainsi récidivé voire aggravé les pratiques douteuses impliquant des cas d’enrichissement personnel. Nous soulignons que pendant toute notre mission, seul le chef de la Division financière a participé aux séances contradictoires, l’ex-directrice Amina Mahamat Yaya et son adjoint ne s’étant jamais présentés.

La mission a ensuite suscité des rencontres avec les responsables concernés, y compris Madame Amina Mahamat Yaya, durant lesquelles ils ont pris connaissance des constats. Dans les différentes rencontres, il leur a été surtout demandé de justifier les destinations accordées aux articles réceptionnés se chiffrant à 114 995 400 FCFA. A ce jour, aucun justificatif sérieux n’a été produit par l’ex Directrice en charge des affaires financières, madame Amina Mahamat Yaya et ses collaborateurs. Nous sommes surpris que seule elle s’agite et se met dans une position de victime alors que les faits sont accablants.

De ce qui précède, il s’agit ni plus ni moins d’une mission de contrôle relevant des attributions de l’Inspection Générale qui a surtout été déclenchée par la gestion alarmante des ex gérants de l’ANAM qui se sont permis l’achat et le paiement immédiat à hauteur de 44 millions de FCFA, une fois avoir été relevés de leurs fonctions.

Commander et réceptionner seul des biens publics à hauteur de 114 995 400 FCFA sans pouvoir justifier les destinations accordées à ces articles (absence des décharges des services ou agents) est une mauvaise pratique de gestion financière que l’Etat doit réprimer, quelle que soit le statut de la personne qui se rend coupable.

Par ailleurs, je tiens à rassurer que je ne suis pas le genre de personne qu’on manipule facilement après 40 ans d’expérience irréprochable dans l’administration de mon pays. Pour le reste, nous les trois (3) membres de l’équipe de contrôle sommes complètement étrangers à l’affaire privée dont elle fait allusion. En tant que serviteurs de l’Etat, nous déplorons l’amalgame qu’elle fait et toutes les pressions qui ont jalonné l’exercice de notre mission. En conséquence, Mme Amina Mahamat Yaya devrait avoir l’honnêteté de séparer le contrôle de leur gestion financière et matérielle à son dossier privé et éviter de diffamer des cadres qui n’ont que réalisé convenablement leur mission déclenchée par leur propre faute.

Tels sont les quelques éléments de réponse en réaction à la publication de l’ex DPAF de l’ANAM que j’ai tenu à mettre à la disposition de l’opinion nationale.

𝐋’𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐮 𝐌𝐓𝐀𝐂𝐌𝐍
𝐀𝐊𝐎𝐔𝐘𝐀 𝐓𝐂𝐇𝐀𝐋𝐄𝐓

Éditorial :La Responsabilité du Journaliste Tchadien et la 5ᵉ République

Le journalisme est un pilier essentiel de toute démocratie. Il éclaire l’opinion, forge le débat et participe à l’édification d’une société informée et responsable. Pourtant, au Tchad, force est de constater que ce noble métier est de plus en plus dévoyé par certains de ses propres acteurs.

Trop souvent, l’éthique et la déontologie journalistiques sont mises à mal. Le respect des faits, l’objectivité et l’équilibre de l’information sont relégués au second plan, cédant la place à des pratiques peu orthodoxes. Pour des considérations matérielles ou des intérêts partisans, certains médias transforment leurs colonnes et leurs tribunes en arènes où se livrent des batailles d’influence, au détriment de la vérité et de l’intérêt général.

Notre rôle social, qui consiste à informer avec rigueur et impartialité, se trouve ainsi compromis. Au lieu d’éclairer le citoyen, nous contribuons parfois à l’obscurcir. La neutralité, principe sacro-saint du journalisme, s’efface peu à peu, laissant place à des contenus dictés par des logiques mercantiles ou des agendas politiques. Le sensationnel devient la norme, reléguant au second plan l’information vérifiée et contextualisée.

Dans cette 5ᵉ République en construction, où le retour à l’ordre constitutionnel repose sur la confiance et la responsabilité de chacun, les journalistes tchadiens doivent retrouver leur vocation première. Être un contre-pouvoir crédible ne signifie pas être dans l’excès ou l’instrumentalisation. C’est au contraire faire preuve de professionnalisme, de discernement et d’intégrité.

L’avenir de notre démocratie dépend aussi de la qualité de notre presse. Il est donc temps pour les journalistes tchadiens de renouer avec l’éthique et la responsabilité, afin d’accompagner sereinement la construction d’un Tchad où l’information demeure un bien public et non une marchandise aux mains des intérêts particuliers.

Bienvenu NGANAN,
Directeur de Publication

Sarh : Le maire salue la réhabilitation de l’Hôpital de référence provinciale

La réception officielle de l’Hôpital de référence provinciale de Sarh, fraîchement rénové, a été marquée par une déclaration du maire de la ville, Mahamat Boka Ramadane, qui a exprimé sa profonde gratitude envers le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno. Il a salué son engagement personnel et son implication décisive, ayant permis une avancée majeure dans l’amélioration du système de santé au niveau provincial.

Lors de son discours, le maire a souligné que cette réhabilitation illustre concrètement la volonté du chef de l’État de renforcer l’offre de soins dans la province du Moyen-Chari. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans une dynamique visant à garantir l’accessibilité et la qualité des soins, tout en modernisant les infrastructures sanitaires.

Mahamat Boka Ramadane a également tenu à féliciter et remercier les partenaires techniques et financiers pour leur contribution, soulignant que grâce à eux, l’hôpital est devenu un véritable joyau architectural.

Par ailleurs, le maire a profité de cette occasion pour exprimer une fois de plus sa reconnaissance envers le président de la République pour le lancement des travaux de bitumage de plus de 11 kilomètres dans la ville de Sarh, une initiative qui, selon lui, s’inscrit dans la modernisation et le développement urbain de la cité verte.

Tchad :Avec le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux Chargé des Droits Humains M. Youssouf TOM, incorruptible et intègre commis de l’État tchadien.

Malgré son agenda chargé, il m’a fait l’insigne honneur de me recevoir sans protocole preuve de la simplicité qu’incarne cet grand homme.

Nous avons profité de l’occasion pour accorder des bourses entières aux membres du cabinet du Ministre et une réduction de 50% sur les frais, à tous le personnel du Ministère pour le perfectionnement et/ou l’apprentissage de la langue anglaise au Centre Américain Happiness.

الخريجون العاطلون عن العمل في تشاد يطالبون بتنفيذ وعود التوظيف ويحذرون من التصعيد

عقدت مجموعة من الخريجين العاطلين عن العمل في تشاد مؤتمرًا صحفيًا، دعت فيه الحكومة التشادية، وخاصة وزارة الوظيفة العامة، إلى تنفيذ توجيهات رئيس الجمهورية، المشير محمد إدريس ديبي إتنو، المتعلقة بتوظيف 5000 خريج، وفق ما تم الإعلان عنه سابقًا.

وأكد المتحدث الرسمي باسم المجموعة، الأمين محمود أبا كشك، على ضرورة أن تكون إجراءات التوظيف شفافة وعادلة، مشيدًا بجهود وزير الوظيفة العامة في محاربة الفساد داخل القطاع، خاصة في ما يتعلق بالممارسات غير القانونية التي تستغل الشباب الباحثين عن فرص العمل. كما دعت المجموعة جميع الخريجين إلى التعاون مع الوزارة لكشف المتورطين في عمليات الاحتيال والرشوة المرتبطة بالتوظيف.

وفي هذا السياق، شددت المجموعة على ضرورة إدماج الخريجين في الوظيفة العامة بشكل فوري ودون شروط أو قيود، محذرة من اتخاذ خطوات تصعيدية، من بينها تنظيم مسيرات ووقفات احتجاجية يومية، في حال لم تتم الاستجابة لمطالبهم.

واختتم البيان بالتأكيد على دعم المجموعة الكامل لرئيس الجمهورية، المشير محمد إدريس ديبي إتنو، والحكومة الجديدة برئاسة رئيس الوزراء لاماي هلينا، معربين عن امتنانهم لاستكمال المرحلة الانتقالية في البلاد بسلاسة.

Drame à Laï : Une fillette de six mois retrouvée morte dans une bassine de « cochette »

Acte de vandalisme ou règlement de comptes ? Pour l’instant, les circonstances restent floues. Le corps sans vie d’une fillette de six mois a été repêché d’une bassine contenant de la boisson locale appelée « cochette », ce 17 mars 2025, au quartier Taba, à Laï.

Sur instruction du procureur général de la République près le tribunal de grande instance de Laï, la dépouille a été remise aux parents pour inhumation. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de ce drame.

Insécurité à N’Djaména : L’ADHET appelle à une réponse collective pour renforcer la sécurité

L’Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET) a publié un communiqué mettant en lumière l’aggravation de l’insécurité dans la capitale tchadienne et à travers le pays. Bien que l’organisation reconnaisse les efforts déployés par le gouvernement, elle appelle à une approche plus transversale, avec une coordination renforcée sous l’impulsion du Premier ministre, Allah Maye Halina.

Face à cette situation préoccupante, l’ADHET exhorte les citoyens et les organisations à collaborer davantage avec les autorités pour garantir une meilleure sécurisation du territoire national. L’organisation annonce la réactivation de son Plan d’Appui d’Alerte, de Veille et de Lutte contre l’Insécurité en Milieu Urbain, un dispositif qui a démontré son efficacité dans le passé pour gérer les crises de sécurité.

Le communiqué insiste sur la nécessité d’une réponse sociale et collective, soulignant que l’enjeu sécuritaire doit être abordé de manière unifiée afin de restaurer la paix et protéger les populations.

Braquage à N’Djamena : Le Gouvernement Réagit et Renforce la Sécurité

Un braquage au Grand Marché de N’Djamena a semé l’émoi au sein de la population. En réponse, le gouvernement tchadien a fermement condamné cet acte criminel et annoncé des mesures immédiates pour retrouver les auteurs.

Dans un communiqué officiel publié le 15 mars 2025, les autorités assurent que toutes les dispositions sont prises pour appréhender les malfaiteurs. Les Forces de Défense et de Sécurité ont été mobilisées pour intensifier leur présence dans les zones sensibles, notamment les marchés et autres lieux très fréquentés.

Le gouvernement reconnaît que l’élimination totale de l’insécurité est un défi complexe, notamment dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes. Cependant, il affirme que la sécurité demeure une priorité et appelle la population à rester vigilante et à soutenir les forces de l’ordre dans leur mission.

Sous l’impulsion du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, les autorités tchadiennes réaffirment leur engagement à restaurer l’ordre et à garantir la quiétude des citoyens face aux menaces sécuritaires.

Société : L’ASICO Lance Son Combat pour la Justice, l’Égalité et l’Unité au Tchad

L’Association pour la Sensibilisation, l’Innovation, la Conscientisation et l’Orientation (ASICO) a lancé officiellement ses activités ce samedi 15 mars lors d’un point de presse animé par son président, Adoumteur Casimir. L’organisation se fixe pour objectif de combattre les injustices et inégalités sociales qui gangrènent le Tchad, tout en œuvrant pour une société plus équitable et unie.

Le Tchad, malgré ses richesses humaines et culturelles, souffre de fractures profondes telles que l’injustice sociale, l’inégalité des chances, le tribalisme, la corruption et l’exclusion. « Des Tchadiens souffrent en silence, écrasés par un système qui souvent leur refuse voix et recours », a souligné Adoumteur Casimir. Selon lui, l’ASICO se veut une réponse à cette réalité, en brisant les chaînes de l’injustice et en œuvrant pour un changement durable et équitable.

L’ASICO repose sur quatre axes principaux :

  1. Lutter contre l’injustice et l’inégalité sociale, en fournissant les moyens aux plus vulnérables de défendre leurs droits.
  2. Combattre le tribalisme et les divisions sociales, qui ralentissent le progrès.
  3. Sensibiliser et éduquer les citoyens sur leurs droits et devoirs pour construire une société plus juste.
  4. Œuvrer pour la paix et la cohésion sociale, en favorisant l’unité nationale.

L’association mettra en place des campagnes de sensibilisation pour déconstruire les préjugés et éveiller les consciences. Elle proposera également des formations en justice sociale, ainsi que des accompagnements juridiques et sociaux pour soutenir les victimes d’injustice. En outre, des projets communautaires et économiques seront mis en œuvre pour autonomiser les populations vulnérables et promouvoir la réconciliation nationale.

Le président de l’ASICO a appelé les autorités, les partenaires nationaux et internationaux, ainsi que toutes les forces vives de la nation, à se joindre à l’association pour bâtir un Tchad plus juste et solidaire.

Abdoulaye Lamana : Un Homme de Convictions au Service du Tchad

Abdoulaye Lamana a vécu une vie riche et marquée par un profond engagement au service de son pays, le Tchad. Né vers 1933 à Massenya, dans une époque où le pays était encore sous domination coloniale, Lamana a su s’impliquer dans plusieurs secteurs de la vie nationale, qu’ils soient politiques, sociaux ou professionnels. Son parcours témoigne de son engagement en faveur de la modernisation et du développement du Tchad, tout en restant fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’unité nationale et de démocratie.

Formation et Débuts Professionnels

Issu d’un milieu modeste, Abdoulaye Lamana a su tirer parti de ses études pour se faire une place dans un environnement social et politique en pleine mutation. Bien que les détails précis de sa formation ne soient pas entièrement documentés, il est clair qu’il a reçu une éducation qui lui a permis de comprendre les enjeux sociaux et politiques de son époque. Cette formation l’a préparé à s’engager pleinement dans la politique et à devenir une voix influente dans la société tchadienne.

Au début de sa carrière, Lamana a occupé diverses fonctions professionnelles dans le secteur public, notamment dans l’administration, où il a acquis une solide expérience en gestion et en politique. Ce bagage professionnel lui a permis de comprendre les rouages du gouvernement et de mieux appréhender les défis du développement au Tchad, un pays qui, à l’époque, faisait face à des problèmes de gouvernance, de pauvreté et de tensions sociales. Sa capacité à allier professionnalisme et engagement politique en a fait une figure respectée au sein de la société tchadienne.

Carrière Politique : Un Combat pour la Démocratie et l’Unité

Le véritable tournant de la carrière d’Abdoulaye Lamana se situe dans les années post-indépendance, une période marquée par la fragilité politique du Tchad et les luttes de pouvoir entre différentes factions. Dès son entrée en politique, Lamana s’est positionné comme un défenseur des réformes démocratiques et un adversaire des régimes autoritaires. En tant que président du parti politique Union Nationale, il s’est consacré à la promotion d’une politique inclusive, qui entendait rassembler toutes les communautés et régions du pays.

Son parti est né dans un contexte difficile, où les opposants au régime étaient souvent réprimés, voire persécutés. Lamana a toujours fait preuve de courage en s’opposant aux régimes militaires et autoritaires qui ont dominé le pays. Il a milité pour une gestion démocratique du pouvoir, tout en soutenant des réformes politiques qui incluaient une plus grande participation de la société civile et des partis d’opposition.

Durant sa carrière, Lamana a souvent été confronté à des difficultés liées à la répression de l’opposition politique. Malgré les pressions, les menaces et les tentatives de déstabilisation, il est resté fidèle à ses principes, ne cherchant jamais à se plier aux volontés autoritaires. Son engagement pour un Tchad démocratique et réconcilié lui a valu le respect de nombreux compatriotes, bien que son parti n’ait jamais réussi à prendre véritablement le pouvoir face aux régimes en place.

Engagement Social : L’Unité du Tchad comme Priorité

Outre sa carrière politique, Abdoulaye Lamana a été très impliqué dans les questions sociales. Conscient des défis que le Tchad devait relever en matière de pauvreté, d’éducation et de santé, il a milité pour des réformes sociales visant à améliorer le quotidien des Tchadiens. Dans un pays frappé par des inégalités criantes, Lamana a œuvré pour un développement équitable et une meilleure répartition des ressources.

Sa vision était celle d’une nation unie, où les divers groupes ethniques et régions pourraient vivre ensemble dans la paix et la prospérité. Il croyait profondément que seule une gestion inclusive et équilibrée du pouvoir politique pouvait garantir la stabilité sociale et le bien-être des Tchadiens. Cette vision l’a amené à défendre des politiques de décentralisation, ainsi qu’un meilleur accès à l’éducation et à la santé, en particulier pour les régions les plus marginalisées.

Son engagement social s’étendait également à la promotion des droits de l’homme et des libertés individuelles. Lamana a souvent dénoncé les violations des droits fondamentaux et a pris position contre l’injustice, ce qui lui a valu l’admiration de ceux qui luttaient pour la dignité humaine dans un contexte difficile.

Un Héritage Durable : Influence et Respect

Abdoulaye Lamana a vécu sa vie dans la conviction que la politique devait être un instrument au service du bien commun, et non un moyen d’accumuler le pouvoir personnel. Son héritage est celui d’un homme politique qui n’a jamais sacrifié ses principes, même face à l’adversité. Bien qu’il n’ait pas accédé au pouvoir, son influence sur la scène politique tchadienne reste marquante. Son parti, Union Nationale, a contribué à l’émergence de débats politiques plus ouverts et a joué un rôle essentiel dans la construction d’une opposition organisée au Tchad.

Lamana est décédé le 20 août 2015 à Bruxelles, mais son impact perdure. Ses idées sur la démocratie, l’unité nationale et le respect des droits humains continuent d’inspirer les nouvelles générations d’acteurs politiques au Tchad. Son nom est associé à un idéal de justice sociale et de paix, et il demeure une référence pour ceux qui aspirent à une politique de réconciliation et de progrès pour le Tchad.

Ainsi, la vie professionnelle, sociale et politique d’Abdoulaye Lamana demeure un modèle d’engagement, de résilience et de détermination au service de son pays et de ses concitoyens. Son parcours exemplaire est celui d’un homme qui a placé l’intérêt général et l’unité du Tchad avant toute ambition personnelle, et dont l’héritage continue de marquer les esprits.