🇹🇩 Tchad 65 ans d’indépendance : le Président appelle à l’unité, au développement et à la lutte contre la corruption

À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Tchad, le Chef de l’État a prononcé un discours empreint d’hommage aux pionniers, de bilan et de perspectives pour la nation. Depuis le Palais Toumaï, il a salué la mémoire des pères fondateurs et réaffirmé l’importance du vivre-ensemble comme socle de la cohésion nationale.

Rappelant les épreuves traversées et la transition politique achevée par les élections, le Président a invité les Tchadiens à poursuivre leurs efforts pour bâtir « un Tchad prospère et respecté ». Il a mis en avant le Plan national de développement Tchad Connexion 2030, qui sera présenté lors d’une table ronde à Abu Dhabi, avec des priorités dans l’éducation, l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, l’eau potable et la santé.

Sur le plan sécuritaire, il a souligné la détermination du pays à protéger son territoire, à lutter contre le terrorisme et à soutenir la paix dans la région, tout en appelant à la solidarité internationale face aux crises humanitaires, notamment celle du Soudan.

Le Président a insisté sur la lutte « implacable » contre la corruption, appelant à la mobilisation de la justice, de la Cour des comptes et de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption. Il a également exhorté les jeunes à s’investir dans la construction nationale et les femmes à combattre les pratiques traditionnelles néfastes.

Clôturant son message, il a invité ses compatriotes à célébrer non seulement l’indépendance nationale mais aussi leur liberté individuelle, en agissant en patriotes pour « construire le Tchad que nous méritons ».

Tchad : L’opposition dénonce une dérive autoritaire sous Mahamat Idriss Déby

Depuis la prise de pouvoir de Mahamat Idriss Déby Itno, à la suite de la mort de son père en avril 2021, le climat politique au Tchad est marqué par des accusations de répression et d’autoritarisme.

Selon plusieurs organisations de la société civile et des partis d’opposition, plus d’un millier de personnes auraient été tuées lors d’opérations sécuritaires, parmi lesquelles l’opposant Yaya Dillo, présenté comme un militant pacifique. Des structures comme Wakit Tama – section politique – ont été suspendues ou dissoutes après avoir dénoncé ce qu’elles considèrent comme des dérives du régime.

La récente condamnation de Succès Masra, président du parti Les Transformateurs, à une lourde peine de prison, est qualifiée par ses soutiens de procès politique. Ces derniers affirment que la justice est « aux ordres » et que le pouvoir utilise un vernis démocratique pour rassurer ses partenaires internationaux tout en reproduisant les méthodes de l’ancienne police politique (DDS).

Les critiques accusent également le gouvernement de consacrer ses ressources au renforcement de l’appareil sécuritaire et au contrôle des richesses nationales, telles que l’or, l’antimoine et le pétrole. Ils avertissent que, comme dans d’autres pays, aucun dirigeant n’est à l’abri d’un soulèvement populaire, citant les chutes de Mobutu Sese Seko, Omar el-Béchir et Ben Ali.

Sport :Le Tchad marque les Jeux Scolaires Africains 2025 avec un palmarès impressionnant

À l’occasion de sa toute première participation aux Jeux Scolaires Africains organisés en Algérie, le Tchad a signé une performance remarquable avec un total de neuf médailles, dont cinq en or, trois en argent et une en bronze. Ce résultat exceptionnel a été salué ce samedi 9 août 2025 par le Général Idriss Dokony Adiker, président du Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST), lors d’une allocution officielle.

Le Général Adiker a mis en lumière la qualité et l’engagement des jeunes athlètes tchadiens, affirmant que leur succès illustre la montée en puissance du sport scolaire dans le pays et confirme la capacité du Tchad à se mesurer aux meilleures nations africaines dès les catégories scolaires.

Quatre jeunes sportifs, dont deux athlètes et deux gymnastes, ont représenté le pays, après une sélection rigoureuse menée par le COST. Ces jeunes talents bénéficient également de bourses de formation dans des centres internationaux, notamment au Nigeria et en Espagne, afin d’assurer un encadrement de haut niveau.

Pour le COST, cette performance constitue une opportunité majeure de renforcer le développement du sport dès la base, en créant des synergies entre établissements scolaires, fédérations sportives et partenaires internationaux.

Le président du COST a enfin insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour soutenir ces jeunes athlètes : « Il est essentiel d’investir davantage pour pérenniser cet élan et permettre à nos talents d’atteindre leur plein potentiel. »

Construire des ponts pour la paix grâce à la langue !

HWPL érige un pont d’empathie au Timor-Leste grâce à l’enseignement du coréen
Développer la paix et les échanges culturels à travers les cours de coréen dans cinq établissements éducatifs du Timor-Leste

Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL) a organisé des cours de langue coréenne en juin et juillet 2025 dans des établissements éducatifs de Dili, la capitale du Timor-Leste. Cette initiative visait à promouvoir la compréhension culturelle mutuelle et à diffuser les valeurs de paix par le biais de l’enseignement du coréen.
Dans les sociétés où coexistent plusieurs langues et cultures, des écarts culturels peuvent apparaître entre les membres. L’enseignement des langues est de plus en plus reconnu comme un outil efficace pour renforcer la compréhension mutuelle et faciliter la communication interculturelle. C’est dans cette optique que HWPL s’engage à promouvoir le respect mutuel et l’empathie à travers des activités éducatives axées sur la langue et la culture.

Le Timor-Leste est un pays doté d’une population jeune et dynamique, marquée par une diversité ethnique et culturelle. La promotion d’une coexistence harmonieuse entre les communautés est considérée comme une priorité nationale, et les efforts éducatifs visant à combler les différences culturelles jouent un rôle essentiel dans la construction d’une société pacifique et durable.
Les cours de coréen ont initié les étudiants aux consonnes et voyelles et ont intégré des jeux et activités pour rendre l’apprentissage interactif et agréable. Au-delà de l’acquisition linguistique, le programme a mis en avant le message : « Nous pouvons être différents, mais nous pouvons marcher ensemble. »

Au premier semestre 2025, HWPL a dispensé des cours intensifs de coréen dans cinq établissements éducatifs de Dili. Un total de 11 sessions ont été organisées, réparties comme suit :

  • Universidade Dili (UNDIL) : 3 sessions
  • Instituto Profissional de Canossa (IPDC) : 3 sessions
  • Instituto Ciências da Saúde (ICS) : 1 session
  • Universidade da Paz (UNPAZ) : 2 sessions
  • Timor-Leste Korean Center : 2 sessions

Cette initiative ne se veut pas ponctuelle, mais constitue une étape vers un échange culturel et une coopération durables entre les deux pays. HWPL prévoit de renforcer davantage ses liens avec le Timor-Leste à travers des programmes continus, notamment dans le domaine de l’enseignement des langues, dans le cadre de ses efforts concrets pour promouvoir la paix. L’éducation en faveur de la paix, en particulier, devrait contribuer de manière significative au développement durable.

Les cours de coréen sont reconnus comme un exemple significatif de promotion de la compréhension mutuelle et de mise en place des bases de l’échange interculturel par l’éducation. HWPL reste déterminé à faire progresser la paix et à renforcer la coopération internationale grâce à ses initiatives continues.

Nécrologie :La famille de Fulbert Mouanodji rejette l’enveloppe du gouvernement

C’est un camouflet en direct pour le gouvernement. Lors de la prière de consolation organisée en mémoire de Fulbert Mouanodji, la famille du défunt a refusé publiquement l’enveloppe offerte par les autorités. Un geste fort, lourd de sens, qui a jeté un froid dans la foule.

Tout bascule quand le modérateur annonce qu’un soutien financier du gouvernement allait être remis. Immédiatement, des voix s’élèvent. La famille se lève et s’oppose vivement à ce qu’elle considère comme une tentative d’achat de silence ou de dignité. Un des frères du défunt, hors de lui, quitte la le lieu. Il ne revient que contraint, après plusieurs interventions.

La scène se déroule sous les yeux du Secrétaire général de la Primature, Bachar Ali Souleymane, du Directeur de cabinet et d’autres autorités venues marquer leur présence. Mais pour la famille, aucune enveloppe ne remplacera la vérité. Elle exige la restitution complète du corps de Fulbert Mouanodji, condition sine qua non pour faire le deuil.

Ce rejet brutal a été perçu comme une humiliation publique pour l’État. Il révèle un profond malaise, une rupture de confiance, et surtout, une douleur que ni l’argent ni les apparats officiels ne peuvent apaiser.

N’Djamena : un forum citoyen relance le débat sur la décentralisation et l’écoute des populations

N’Djamena, 6e arrondissement – La salle communale du 6ᵉ arrondissement de N’Djamena a accueilli un Forum Citoyen sur la Décentralisation, réunissant élus locaux, autorités administratives, société civile et citoyens engagés. Objectif affiché : repenser la gouvernance locale en plaçant le citoyen au cœur du processus décisionnel.

L’événement s’inscrit dans le cadre du projet ACTE, porté par l’organisation EISA avec l’appui de l’Union européenne.

Une gouvernance de proximité en question

Le 1er adjoint au maire du 6ᵉ arrondissement, M. Hassan Mahamat Bako, a ouvert les travaux en appelant à renforcer les canaux de concertation entre la population et les décideurs locaux.

Prenant la parole, l’expert électoral Justin Doua Gore a livré une analyse percutante des défis de la décentralisation au Tchad. Il a illustré ses propos par une anecdote parlante : celle d’un maire ayant lancé la construction d’un bâtiment administratif, alors que les besoins immédiats de la population portaient sur la voirie et l’assainissement.

« Sans une écoute réelle des citoyens, la décentralisation se résume à un simple transfert administratif, coupé des urgences du terrain », a-t-il déclaré.

Écoute, transparence et participation

Ce forum a permis d’ouvrir un espace de dialogue direct entre gouvernants et gouvernés. Les participants ont salué l’initiative, estimant qu’elle contribue à bâtir une culture de participation citoyenne, essentielle à une démocratie locale dynamique.

Justin Doua Gore a conclu en appelant à des échanges « francs, respectueux et constructifs », afin de transformer la décentralisation en un véritable levier de développement local, efficace et inclusif.

🪖 Force Multinationale Mixte / CBLT : Le Colonel Ali Kerim Nassour prend le commandement en tant que Chef d’État-Major

Le Colonel Ali Kerim Nassour a été officiellement nommé Chef d’État-Major de la Force Multinationale Mixte (FMM) relevant de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT). Il succède à un poste stratégique au sein de cette force conjointe qui regroupe les armées de cinq pays de la région engagés dans la lutte contre les menaces transfrontalières dans le bassin du Lac Tchad.

Un officier complet, au parcours exemplaire

Officier d’état-major trilingue, le Colonel Nassour est reconnu pour sa rigueur, son expertise opérationnelle et sa forte implication dans la coopération militaire internationale. Il représente une génération d’officiers tchadiens formés à la fois sur les théâtres d’opérations et dans les meilleures académies militaires du monde.

Son impressionnant parcours comprend des formations militaires en :

France (Écoles militaires de Saumur, École d’infanterie de Draguignan)

Allemagne (Centre George C. Marshall pour les hautes études sécuritaires)

États-Unis (Collège communautaire de Fort Wayne)

ainsi qu’au Sénégal, Ghana, Éthiopie, Maroc, Côte d’Ivoire et Pays-Bas

Des compétences stratégiques et internationales

Diplômé d’un Master 2 en management opérationnel du Centre de doctrine et d’enseignement du commandement (CDEC) de l’Armée française, le Colonel poursuit actuellement un deuxième Master à l’École Nationale d’Administration (ENA-Tchad) en management de la performance de l’administration publique.

Il est également le point focal et planificateur principal d’importants exercices militaires multinationaux tels que AFRICAN LION (AFRICOM) et FLINTLOCK (SOCAFRICA), travaillant en étroite collaboration avec les bureaux de coopération militaire des ambassades américaine et française.

Sur le terrain, il s’est illustré par son leadership lors de la mission onusienne MINUSMA au Mali, démontrant une capacité d’adaptation et de commandement saluée par ses pairs.

Une reconnaissance internationale

Le Colonel Ali Kerim Nassour a été décoré de plusieurs distinctions, dont :

la Médaille du Mérite Militaire avec Palme d’Or (Tchad)

la Médaille de la Défense Nationale française (échelon bronze)

la Médaille des Nations Unies

la Médaille du Mérite Militaire avec Étoile d’Or

Il est également récipiendaire de lettres officielles de reconnaissance émanant de hauts commandements, notamment ceux de la MINUSMA et de la U.S. Army Southern European Task Force (SETAF-AF).

N’Djaména : une chèvre sème le chaos dans un cybercafé et envoie un mail vide à 82 personnes

Scène surréaliste ce lundi matin dans un cybercafé du quartier Chagoua : une chèvre échappée d’un enclos voisin s’est introduite dans la salle, provoquant une panique générale… et un envoi massif de courriels vides à des contacts inconnus.

Selon le gérant du cyber, l’animal aurait profité de l’ouverture de la porte arrière pour entrer discrètement. Une fois à l’intérieur, la chèvre a bondi sur un clavier encore connecté à une messagerie ouverte, tapoté aléatoirement sur le clavier avec ses sabots, puis envoyé un e-mail à toute la liste de contacts.

« On a vu l’écran clignoter, et là, paf ! L’animal avait envoyé un message vide à 82 personnes, dont le délégué sanitaire, un colonel à la retraite et même une ex du client », témoigne un jeune présent sur place, hilare.

Le propriétaire du compte, furieux mais impuissant, a dû envoyer un second message d’excuse en précisant : « Ce n’était pas moi. C’était une chèvre. »

La bête a été récupérée saine et sauve par son berger, qui s’est excusé auprès du gérant. En guise de dédommagement, il a promis un litre de lait frais à chaque client présent au moment des faits.

Portrait :Prof NDIGMBAYEL Réoular Urbain, itinéraire d’un intellectuel au service du développement humain par l’éducation.

Spécialiste reconnu en didactique des disciplines, désormais Professeur NDIGMBAYEL Réoular Urbain est une figure marquante de l’enseignement supérieur au Tchad. Enseignant-chercheur chevronné en poste à l’École Normale Supérieure de Bongor, il cumule plus de deux décennies d’expérience dans l’enseignement, la formation pédagogique, la direction d’établissements et la recherche scientifique.

Titulaire d’un Doctorat en sciences humaines et sociales obtenu à l’École Normale Supérieure de Yaoundé I, puis diplômé de l’Université de Rouen (France) et de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest à Abidjan. Ses nombres formations académiques, recherches affinées, les publications pertinentes…sont à la base de son ascension en tant que Professeur agrégé CAMES.

De Douala à Bébédjia, de N’Djamena à Bongor, Dr NDIGMBAYEL a occupé des fonctions de proviseur, directeur d’études, formateur, recteur et consultant national, s’illustrant par sa rigueur, son sens de l’organisation et sa capacité à structurer des parcours de formation adaptés aux réalités africaines. Il a piloté et contribué à l’élaboration de plusieurs programmes de masters pédagogiques à l’échelle nationale, participant activement à la réforme des curriculums en sciences de l’éducation.

Chercheur engagé, il est membre de l’AFIRSE (Association Francophone Internationale de Recherche Scientifique en Éducation) et du RAFEc (Réseau Africain Francophone d’Éducation Comparée), où il défend une éducation contextualisée, inclusive et porteuse de transformation sociale.

Polyglotte modeste (français, arabe, anglais), il combine savoir académique et terrain, théorie et pratique, réflexion et action. Son engagement auprès des jeunes en difficulté, des enfants abandonnés ou encore dans les projets éducatifs structurants témoigne d’une vocation éducative sincère, au service de l’humain.

Le parcours du Prof NDIGMBAYEL Réoular Urbain est celui d’un passeur de savoirs, d’un bâtisseur de projets éducatifs et d’un intellectuel au service du développement humain par l’éducation.

O. T

Société : Le MCPL dénonce la mort suspecte de Fulbert Maouanodji et exige une enquête indépendante

Le Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés (MCPL) est monté au créneau ce lundi pour condamner ce qu’il qualifie d’« assassinat crapuleux » de Fulbert Maouanodji, ancien directeur de cabinet du Délégué général du Gouvernement auprès de la province de l’Ennedi-Est, retrouvé mort à Abéché dans des circonstances troublantes.

Dans un communiqué de presse publié à N’Djaména, le MCPL rejette la thèse du suicide par immolation avancée par le procureur général près la cour d’appel d’Abéché, la jugeant non seulement « hâtive » mais également « incompréhensible » au regard des éléments disponibles.

« Les circonstances troubles de cette disparition tragique illustrent une fois de plus le sentiment d’abandon que ressentent de nombreux citoyens, livrés à eux-mêmes dans un climat d’impunité et d’insécurité généralisée », affirme le mouvement dans son texte.

Face à ce qu’il considère comme une atteinte grave aux droits humains, le MCPL appelle à l’exhumation du corps de Fulbert Maouanodji pour permettre une autopsie indépendante. Il exige également l’ouverture d’une enquête impartiale pour identifier les auteurs et complices de ce qu’il qualifie de « crime ignoble qui dépasse l’entendement ».

Le coordonnateur du mouvement, Sosthène Mbernodji, a conclu en appelant les autorités à garantir la transparence dans cette affaire afin de rétablir la confiance entre les citoyens et l’appareil judiciaire.