Construire des ponts pour la paix grâce à la langue !

HWPL érige un pont d’empathie au Timor-Leste grâce à l’enseignement du coréen
Développer la paix et les échanges culturels à travers les cours de coréen dans cinq établissements éducatifs du Timor-Leste

Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL) a organisé des cours de langue coréenne en juin et juillet 2025 dans des établissements éducatifs de Dili, la capitale du Timor-Leste. Cette initiative visait à promouvoir la compréhension culturelle mutuelle et à diffuser les valeurs de paix par le biais de l’enseignement du coréen.
Dans les sociétés où coexistent plusieurs langues et cultures, des écarts culturels peuvent apparaître entre les membres. L’enseignement des langues est de plus en plus reconnu comme un outil efficace pour renforcer la compréhension mutuelle et faciliter la communication interculturelle. C’est dans cette optique que HWPL s’engage à promouvoir le respect mutuel et l’empathie à travers des activités éducatives axées sur la langue et la culture.

Le Timor-Leste est un pays doté d’une population jeune et dynamique, marquée par une diversité ethnique et culturelle. La promotion d’une coexistence harmonieuse entre les communautés est considérée comme une priorité nationale, et les efforts éducatifs visant à combler les différences culturelles jouent un rôle essentiel dans la construction d’une société pacifique et durable.
Les cours de coréen ont initié les étudiants aux consonnes et voyelles et ont intégré des jeux et activités pour rendre l’apprentissage interactif et agréable. Au-delà de l’acquisition linguistique, le programme a mis en avant le message : « Nous pouvons être différents, mais nous pouvons marcher ensemble. »

Au premier semestre 2025, HWPL a dispensé des cours intensifs de coréen dans cinq établissements éducatifs de Dili. Un total de 11 sessions ont été organisées, réparties comme suit :

  • Universidade Dili (UNDIL) : 3 sessions
  • Instituto Profissional de Canossa (IPDC) : 3 sessions
  • Instituto Ciências da Saúde (ICS) : 1 session
  • Universidade da Paz (UNPAZ) : 2 sessions
  • Timor-Leste Korean Center : 2 sessions

Cette initiative ne se veut pas ponctuelle, mais constitue une étape vers un échange culturel et une coopération durables entre les deux pays. HWPL prévoit de renforcer davantage ses liens avec le Timor-Leste à travers des programmes continus, notamment dans le domaine de l’enseignement des langues, dans le cadre de ses efforts concrets pour promouvoir la paix. L’éducation en faveur de la paix, en particulier, devrait contribuer de manière significative au développement durable.

Les cours de coréen sont reconnus comme un exemple significatif de promotion de la compréhension mutuelle et de mise en place des bases de l’échange interculturel par l’éducation. HWPL reste déterminé à faire progresser la paix et à renforcer la coopération internationale grâce à ses initiatives continues.

Nécrologie :La famille de Fulbert Mouanodji rejette l’enveloppe du gouvernement

C’est un camouflet en direct pour le gouvernement. Lors de la prière de consolation organisée en mémoire de Fulbert Mouanodji, la famille du défunt a refusé publiquement l’enveloppe offerte par les autorités. Un geste fort, lourd de sens, qui a jeté un froid dans la foule.

Tout bascule quand le modérateur annonce qu’un soutien financier du gouvernement allait être remis. Immédiatement, des voix s’élèvent. La famille se lève et s’oppose vivement à ce qu’elle considère comme une tentative d’achat de silence ou de dignité. Un des frères du défunt, hors de lui, quitte la le lieu. Il ne revient que contraint, après plusieurs interventions.

La scène se déroule sous les yeux du Secrétaire général de la Primature, Bachar Ali Souleymane, du Directeur de cabinet et d’autres autorités venues marquer leur présence. Mais pour la famille, aucune enveloppe ne remplacera la vérité. Elle exige la restitution complète du corps de Fulbert Mouanodji, condition sine qua non pour faire le deuil.

Ce rejet brutal a été perçu comme une humiliation publique pour l’État. Il révèle un profond malaise, une rupture de confiance, et surtout, une douleur que ni l’argent ni les apparats officiels ne peuvent apaiser.

N’Djamena : un forum citoyen relance le débat sur la décentralisation et l’écoute des populations

N’Djamena, 6e arrondissement – La salle communale du 6ᵉ arrondissement de N’Djamena a accueilli un Forum Citoyen sur la Décentralisation, réunissant élus locaux, autorités administratives, société civile et citoyens engagés. Objectif affiché : repenser la gouvernance locale en plaçant le citoyen au cœur du processus décisionnel.

L’événement s’inscrit dans le cadre du projet ACTE, porté par l’organisation EISA avec l’appui de l’Union européenne.

Une gouvernance de proximité en question

Le 1er adjoint au maire du 6ᵉ arrondissement, M. Hassan Mahamat Bako, a ouvert les travaux en appelant à renforcer les canaux de concertation entre la population et les décideurs locaux.

Prenant la parole, l’expert électoral Justin Doua Gore a livré une analyse percutante des défis de la décentralisation au Tchad. Il a illustré ses propos par une anecdote parlante : celle d’un maire ayant lancé la construction d’un bâtiment administratif, alors que les besoins immédiats de la population portaient sur la voirie et l’assainissement.

« Sans une écoute réelle des citoyens, la décentralisation se résume à un simple transfert administratif, coupé des urgences du terrain », a-t-il déclaré.

Écoute, transparence et participation

Ce forum a permis d’ouvrir un espace de dialogue direct entre gouvernants et gouvernés. Les participants ont salué l’initiative, estimant qu’elle contribue à bâtir une culture de participation citoyenne, essentielle à une démocratie locale dynamique.

Justin Doua Gore a conclu en appelant à des échanges « francs, respectueux et constructifs », afin de transformer la décentralisation en un véritable levier de développement local, efficace et inclusif.

🪖 Force Multinationale Mixte / CBLT : Le Colonel Ali Kerim Nassour prend le commandement en tant que Chef d’État-Major

Le Colonel Ali Kerim Nassour a été officiellement nommé Chef d’État-Major de la Force Multinationale Mixte (FMM) relevant de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT). Il succède à un poste stratégique au sein de cette force conjointe qui regroupe les armées de cinq pays de la région engagés dans la lutte contre les menaces transfrontalières dans le bassin du Lac Tchad.

Un officier complet, au parcours exemplaire

Officier d’état-major trilingue, le Colonel Nassour est reconnu pour sa rigueur, son expertise opérationnelle et sa forte implication dans la coopération militaire internationale. Il représente une génération d’officiers tchadiens formés à la fois sur les théâtres d’opérations et dans les meilleures académies militaires du monde.

Son impressionnant parcours comprend des formations militaires en :

France (Écoles militaires de Saumur, École d’infanterie de Draguignan)

Allemagne (Centre George C. Marshall pour les hautes études sécuritaires)

États-Unis (Collège communautaire de Fort Wayne)

ainsi qu’au Sénégal, Ghana, Éthiopie, Maroc, Côte d’Ivoire et Pays-Bas

Des compétences stratégiques et internationales

Diplômé d’un Master 2 en management opérationnel du Centre de doctrine et d’enseignement du commandement (CDEC) de l’Armée française, le Colonel poursuit actuellement un deuxième Master à l’École Nationale d’Administration (ENA-Tchad) en management de la performance de l’administration publique.

Il est également le point focal et planificateur principal d’importants exercices militaires multinationaux tels que AFRICAN LION (AFRICOM) et FLINTLOCK (SOCAFRICA), travaillant en étroite collaboration avec les bureaux de coopération militaire des ambassades américaine et française.

Sur le terrain, il s’est illustré par son leadership lors de la mission onusienne MINUSMA au Mali, démontrant une capacité d’adaptation et de commandement saluée par ses pairs.

Une reconnaissance internationale

Le Colonel Ali Kerim Nassour a été décoré de plusieurs distinctions, dont :

la Médaille du Mérite Militaire avec Palme d’Or (Tchad)

la Médaille de la Défense Nationale française (échelon bronze)

la Médaille des Nations Unies

la Médaille du Mérite Militaire avec Étoile d’Or

Il est également récipiendaire de lettres officielles de reconnaissance émanant de hauts commandements, notamment ceux de la MINUSMA et de la U.S. Army Southern European Task Force (SETAF-AF).

N’Djaména : une chèvre sème le chaos dans un cybercafé et envoie un mail vide à 82 personnes

Scène surréaliste ce lundi matin dans un cybercafé du quartier Chagoua : une chèvre échappée d’un enclos voisin s’est introduite dans la salle, provoquant une panique générale… et un envoi massif de courriels vides à des contacts inconnus.

Selon le gérant du cyber, l’animal aurait profité de l’ouverture de la porte arrière pour entrer discrètement. Une fois à l’intérieur, la chèvre a bondi sur un clavier encore connecté à une messagerie ouverte, tapoté aléatoirement sur le clavier avec ses sabots, puis envoyé un e-mail à toute la liste de contacts.

« On a vu l’écran clignoter, et là, paf ! L’animal avait envoyé un message vide à 82 personnes, dont le délégué sanitaire, un colonel à la retraite et même une ex du client », témoigne un jeune présent sur place, hilare.

Le propriétaire du compte, furieux mais impuissant, a dû envoyer un second message d’excuse en précisant : « Ce n’était pas moi. C’était une chèvre. »

La bête a été récupérée saine et sauve par son berger, qui s’est excusé auprès du gérant. En guise de dédommagement, il a promis un litre de lait frais à chaque client présent au moment des faits.

Portrait :Prof NDIGMBAYEL Réoular Urbain, itinéraire d’un intellectuel au service du développement humain par l’éducation.

Spécialiste reconnu en didactique des disciplines, désormais Professeur NDIGMBAYEL Réoular Urbain est une figure marquante de l’enseignement supérieur au Tchad. Enseignant-chercheur chevronné en poste à l’École Normale Supérieure de Bongor, il cumule plus de deux décennies d’expérience dans l’enseignement, la formation pédagogique, la direction d’établissements et la recherche scientifique.

Titulaire d’un Doctorat en sciences humaines et sociales obtenu à l’École Normale Supérieure de Yaoundé I, puis diplômé de l’Université de Rouen (France) et de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest à Abidjan. Ses nombres formations académiques, recherches affinées, les publications pertinentes…sont à la base de son ascension en tant que Professeur agrégé CAMES.

De Douala à Bébédjia, de N’Djamena à Bongor, Dr NDIGMBAYEL a occupé des fonctions de proviseur, directeur d’études, formateur, recteur et consultant national, s’illustrant par sa rigueur, son sens de l’organisation et sa capacité à structurer des parcours de formation adaptés aux réalités africaines. Il a piloté et contribué à l’élaboration de plusieurs programmes de masters pédagogiques à l’échelle nationale, participant activement à la réforme des curriculums en sciences de l’éducation.

Chercheur engagé, il est membre de l’AFIRSE (Association Francophone Internationale de Recherche Scientifique en Éducation) et du RAFEc (Réseau Africain Francophone d’Éducation Comparée), où il défend une éducation contextualisée, inclusive et porteuse de transformation sociale.

Polyglotte modeste (français, arabe, anglais), il combine savoir académique et terrain, théorie et pratique, réflexion et action. Son engagement auprès des jeunes en difficulté, des enfants abandonnés ou encore dans les projets éducatifs structurants témoigne d’une vocation éducative sincère, au service de l’humain.

Le parcours du Prof NDIGMBAYEL Réoular Urbain est celui d’un passeur de savoirs, d’un bâtisseur de projets éducatifs et d’un intellectuel au service du développement humain par l’éducation.

O. T

Société : Le MCPL dénonce la mort suspecte de Fulbert Maouanodji et exige une enquête indépendante

Le Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés (MCPL) est monté au créneau ce lundi pour condamner ce qu’il qualifie d’« assassinat crapuleux » de Fulbert Maouanodji, ancien directeur de cabinet du Délégué général du Gouvernement auprès de la province de l’Ennedi-Est, retrouvé mort à Abéché dans des circonstances troublantes.

Dans un communiqué de presse publié à N’Djaména, le MCPL rejette la thèse du suicide par immolation avancée par le procureur général près la cour d’appel d’Abéché, la jugeant non seulement « hâtive » mais également « incompréhensible » au regard des éléments disponibles.

« Les circonstances troubles de cette disparition tragique illustrent une fois de plus le sentiment d’abandon que ressentent de nombreux citoyens, livrés à eux-mêmes dans un climat d’impunité et d’insécurité généralisée », affirme le mouvement dans son texte.

Face à ce qu’il considère comme une atteinte grave aux droits humains, le MCPL appelle à l’exhumation du corps de Fulbert Maouanodji pour permettre une autopsie indépendante. Il exige également l’ouverture d’une enquête impartiale pour identifier les auteurs et complices de ce qu’il qualifie de « crime ignoble qui dépasse l’entendement ».

Le coordonnateur du mouvement, Sosthène Mbernodji, a conclu en appelant les autorités à garantir la transparence dans cette affaire afin de rétablir la confiance entre les citoyens et l’appareil judiciaire.

ÉDITORIAL :Succès Masra, l’opposant face au mur du pouvoir

L’arrestation de Succès Masra, figure politique majeure au Tchad, n’est pas un simple fait divers judiciaire. Elle symbolise un moment de bascule dans la trajectoire démocratique du pays, révélant les limites d’une transition annoncée mais encore inachevée.

Ancien opposant radical au régime du défunt président Idriss Déby Itno, Masra avait fait le choix, en 2023, de rejoindre le gouvernement de transition conduit par Mahamat Idriss Déby. Ce tournant avait surpris, voire choqué une partie de ses partisans, mais il l’assumait comme un pari : celui d’influer sur le système de l’intérieur, pour construire une voie tchadienne vers la démocratie.

Ce pari a échoué.

La présidentielle de mai 2024, que Masra a dénoncée comme irrégulière, a scellé sa rupture avec le pouvoir. Loin d’être entendu, il a été marginalisé, puis accusé d’avoir incité aux troubles à Mandakao et dans d’autres régions du sud. Son arrestation, le 16 mai 2025, et sa détention prolongée, ont soulevé un tollé au sein de l’opinion, amplifié par sa grève de la faim, suspendue début juillet après près de 40 jours.

Dans cette affaire, personne ne sort vraiment indemne.

Le gouvernement affirme agir dans le respect de la loi, au nom de la sécurité nationale. Mais les conditions de la procédure judiciaire, le calendrier politique tendu, et les silences gênants autour des droits de la défense sèment le doute sur la sincérité des poursuites. L’opposition, elle, peine à parler d’une seule voix, oscillant entre mobilisation et prudence.

Au fond, ce que révèle l’affaire Masra, c’est le besoin urgent de redéfinir les règles du jeu politique au Tchad. La transition avait suscité des espoirs. Elle devait tourner la page de décennies d’autoritarisme. Mais elle semble reproduire, parfois à peine masqués, les mécanismes de contrôle, de fermeture et de disqualification de toute voix dissidente.

Loin d’apaiser, cette stratégie risque de raviver les tensions, de radicaliser les frustrations, et de faire reculer les perspectives d’un dialogue national sincère.

Il est encore temps d’éviter cette dérive. Cela passe par une justice indépendante, un traitement équitable de tous les acteurs politiques, et une volonté réelle de construire un État de droit, où le pluralisme ne se résume pas à une vitrine.

Succès Masra n’est ni un saint, ni un danger pour la République. Il est un acteur politique avec ses convictions, ses erreurs, mais aussi son droit à exister dans l’arène démocratique. L’empêcher de le faire ne servira ni la stabilité, ni la paix sociale, encore moins l’image d’un Tchad tourné vers l’avenir.

Barh_Sara:Plaidoirie auprès des autorités.

Interpellation à l’endroit des autorités compétentes pour la réorganisation de la Ligue Départementale de Football du Barh-Sara

Hier, le terrain municipal de Moïssala a vibré au rythme de la grande finale du Championnat d’été, qui a opposé l’équipe de Moïssala Poste à celle de l’AS DGSSIE. À l’issue d’un match âprement disputé, Moïssala Poste s’est imposée par un score étriqué de 1 but à 0, décrochant ainsi le trophée de cette édition.

En sa qualité de Secrétaire Général du Réseau des Associations des Jeunes du Mandoul, Section du Barh-Sara, Monsieur DANIMBE RICHARD, représentant du Président des jeunes, adresse ses vives félicitations au comité d’organisation pour la réussite de cet événement sportif ainsi qu’aux deux équipes finalistes pour leur prestation exemplaire.

Toutefois, cette réussite met en lumière une situation préoccupante que nous ne pouvons continuer d’ignorer : la léthargie dans laquelle se trouve la Ligue Départementale de Football du Barh-Sara. Il est inacceptable que depuis plus de 15 ans, cette structure soit dirigée par deux personnes seulement, sans qu’aucune démarche sérieuse ne soit entreprise pour renouveler ses instances. Pire encore, cela fait plus de 7 ans qu’aucun championnat n’a été organisé dans des conditions aussi dignes et fédératrices que celle de ce championnat d’été, initié par le comité d’organisation.

Face à cette situation, nous lançons un appel pressant aux autorités administratives et traditionnelles, ainsi qu’à la Délégation Provinciale de la Jeunesse, des Loisirs et des Sports, en particulier la Ligue Provinciale de Football, pour qu’elles prennent leurs responsabilités. Il est urgent et impératif de procéder à la mise en place d’un nouveau bureau pour la Ligue Départementale de Football du Barh-Sara.

Le football reste la discipline sportive la plus pratiquée et la plus rassembleuse dans notre département. Il constitue un véritable vecteur de cohésion sociale, de vivre-ensemble et d’encadrement de la jeunesse. Ne pas réorganiser sa gestion revient à étouffer cet espace d’expression et de développement pour nos jeunes.

Nous interpellons directement le Président de la Ligue Provinciale de Football afin qu’il prenne les mesures qui s’imposent pour mettre fin à cette gestion monopolistique et statique. Le Barh-Sara a besoin d’une Ligue Départementale de Football dynamique, légitime et représentative, capable de porter les ambitions de ses jeunes sportifs.

Tchad : La justice au service du pouvoir ? Une dérive autoritaire dénoncée

Le Coordonnateur national de la section Wakit Tamma, Zakaria Adam Zakaria, tire la sonnette d’alarme dans une déclaration virulente dénonçant la dérive autoritaire du régime actuel. Il questionne la nature des décisions judiciaires, qu’il qualifie de « règlements de comptes politiques », dans un contexte national marqué par la répression, l’impunité et la violence.

Depuis quatre ans, le Tchad traverse une période particulièrement sombre, sous le poids d’un pouvoir militaire aux allures dynastiques. Selon Zakaria Adam, les institutions censées garantir la justice et la liberté des citoyens sont désormais instrumentalisées pour faire taire toute contestation.

Le bilan dressé est accablant : plus d’un millier de morts dans des conflits agropastoraux non résolus, une insécurité persistante dans l’ensemble du pays, et surtout, l’assassinat retentissant de figures de l’opposition comme Yaya Dillo Djerou Betchi. Ce dernier, rappelle le coordonnateur, a vu son quartier général détruit, ses proches pourchassés, à l’image de Robert Gam. Il dénonce également la répression sanglante du 20 octobre 2022, ayant causé la mort de plus de 300 manifestants.

La liste des atteintes aux libertés s’allonge : arrestations de leaders politiques, religieux et de journalistes, dissolution des organisations de la société civile, et une justice décrite comme « complice silencieuse » de ces violations.

Dans cette tribune, Zakaria Adam Zakaria appelle la communauté internationale à prendre ses responsabilités. « Cessez de financer un régime qui piétine la dignité humaine et étouffe toute perspective démocratique », déclare-t-il. Il exhorte les partenaires du Tchad à ne plus cautionner « par leurs fonds, la répression et l’injustice qui écrasent ce peuple depuis trop longtemps ».