Fonds Français Muskoka : Financement au Tchad, 28 110 537€ entre 2012 et 2018

La problématique de la santé maternelle, néonatale et infantile était au centre d’un déjeuner de presse tenu ce matin à l’ hôtel La Résidence de N’Djamena. Un déjeuner au cours duquel les informations sur la situation de la mortalité maternelle, néonatales et infantile au Tchad ainsi que la présentation sur les réalisations du Fonds Français Muskoka (FFM) ont été partagées avec les hommes de médias et les partenaires techniques et financiers du système des nations-unies, intervenant dans le secteur de santé au Tchad.

Malgré les efforts réalisés par des différents acteurs impliqués pour l’amélioration de la santé des mères et enfants, cette problématique demeure l’une des plus grandes préoccupations pour les décideurs et les gouvernants. Pour corolaire la prévalence des maladies transmissibles, le déficit du système de santé en infrastructures, équipements appropriés, médicaments et autres intrants et en ressources humaines ainsi que les pratiques sanitaires non appropriées continuent de peser les chances de survie et de développement des nombreuses femmes et leurs progénitures.

Selon la situation de la santé maternelle néonatale et infantile présentée par le ministère de la santé publique, la mortalité maternelle entre 2014 et 2015 est passée de 1 099 décès en 2004 à 860 décès pour 100 000 naissances vivantes, le taux de mortalité infantile de 102 décès en 2004 à 72 décès pour 100 000 naissances vivantes et le taux de mortalité infanto-juvénile de 191 décès à 133 décès pour 100 000 naissances vivantes. Une nette amélioration en ces dernières années selon le ministère de la santé mais il faut noter que ces taux restent alarmants.

Une situation qui ne laisse indifférents les partenaires du système de santé au Tchad d’où l’intervention du Fonds Français Muskoka (FFM) en 2010 a donné un coup d’accélérateur dans l’atteinte des objectifs. En 2011 l’Agence Française de Développement (AFD) ainsi que l’organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA), l’Onu femmes et Unicef ont travaillé conjointement avec le ministère de la santé pour la mise en œuvre des activités financées par le FFM pour les questions de la santé maternelle, néonatale et infanto-juvénile et la planification familiale, la santé sexuelle et de la reproduction des jeunes et adolescents.

De 2012 à 2018, l’appui du FFM a permis au secteur de santé d’améliorer les qualités des offres de services de soins de santé maternelle, néonatale, infanto-juvénile et la santé des jeunes et adolescents.

L’ambassadeur de France au Tchad Philippe Lacoste, de dire que c’est dans un contexte où la santé des mères et enfants demeure préoccupante que le FFM a offert des opportunités pour le renforcement les structures publiques en formation et financement des projets durant huit (8) années d’exercices. Le chemin pour le Tchad reste grand pour l’atteinte des objectifs pour le développement durable 3 (bonne santé et bien-être).

Répondant aux questions des journalistes sur la question du projet de la loi 006/PR/2002 portant la promotion de la santé de reproduction que son décret d’application tarde depuis 16 ans à voir le jour, le ministre de la santé Aziz Mahamat Saleh a souligné que cette loi renferme plusieurs des problématiques, c’est pourquoi, elle est mise sur la table du président de la République et ne tardera pas à voir le jour.

Le ministre a martelé aussi sur la problématique de la gratuité de soin, l’affectation des personnels dans les provinces, le recrutement par contrat de performance des agents de santé dans les zones de responsabilité et des consultations prénatales pour l’année 2019.

 

 

 

Tchad: Pourquoi les élections législatives et communales ne peuvent être organisées en mai 2019 ?

Pourquoi les élections législatives et communales ne peuvent être organisées en mai 2019 ?

Le gouvernement tient à organiser les élections législatives et communales en mai 2019 et le président français, Emmanuel Macron a même recommandé. Mais plusieurs facteurs empêchent la tenue de ces élections :

1- l’ordonnance N° 47 portant création des unités administratives qui devrait remplacer l’ancien découpage administratif (région devient province et autres changements ) conformément à la nouvelle constitution, n’a été ratifiée par l’assemblée nationale. Par conséquent l’ancienne loi sur le découpage administratif reste en vigueur. Sans nouvelle loi, pas de nouvelle loi électorale donc pas d’élections législatives et communales.
Le gouvernement peut- il d’ici mars, préparer un nouveau projet de loi sur les unités administratives et soumettre au vote de l’assemblée nationale par une session extraordinaire afin de préparer la révision de la loi électorale, la révision des listes électorales et in fine organiser les élections législatives et communales en mai 2019 ? La réponse est non techniquement, juridiquement…!

Mais pourquoi l’ordonnance N°47 portant création des unités administratives n’a pas été ratifiée par l’assemblée nationale à temps dans le délai constitutionnel de 3 mois avec les autres (une vingtaine ) ordonnances ratifiées ?
Est ce une négligence du gouvernement qui n’a pas envoyé à temps le projet de ratification de l’ordonnance à l’assemblée nationale ou bien cette dernière n’a pas ratifiée faute de calendrier, des activités ou de fin de session ? Ou c’est une manoeuvre politique du gouvernement de retarder les élections législatives et communales en mai tout en laissant croire que celles ci seront organisées en mai ?

2- la mise en place d’une nouvelle CENI paritaire n’est pas encore mise en place jusqu’à fin janvier 2019 donc sans CENI à moins de 4 mois des dates des élections législatives et communales ;

3- il n’existe pas une nouvelle ou la révision de la loi électorale pour répondre aux nouvelles réalités de découpage administratif issu d’une loi nouvelle loi en conformité aux dispositions de la nouvelle constitution. La révision de la loi électorale doit se faire après la ratification de l’ordonnance sur le découpage administratif, laquelle est frappée de caducité ;

4- les toilettages des listes électorales sont nécessaires pour refléter l’évolution des citoyens en âge de voter et supprimer les cas de morts, déplacés….

5- un nouveau chronogramme électoral doit être réalisé par la nouvelle CENI qui n’est pas encore mise en place ;

6- peut-on mobiliser 70 milliards de FCFA y compris avec le concours des partenaires d’ici mars ou avril pour la tenue des élections législatives et communales ? La réponse est non si toutes dispositions institutionnelles, juridiques, administratives et politiques ne seront pas prises et mises en place. Or celles ci sont en retard suivant le délai de moi de Mai.

Kebir Mahamat Abdoulaye 

 

Les experts de sécurité aérienne en Afrique Centrale en réunion ordinaire au Tchad

L’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSAC-AC) a organise sa 3ème réunion ordinaire du Comité de Direction ce lundi 28 janvier dans un hôtel de la place à N’Djamena.

L’objectif est d’améliorer la sécurité du transport aérien dans les Etats membres et atteindre les objectifs prescrits par la déclaration d’Abuja sur la sécurité aérienne en Afrique.

Pour le président du Comité de Direction de l’ASSAC-AC, François Alexandre Kiapo explique l’objectif à atteindre « l’ASSAC-AC doit disposer d’une législation appropriée, des règlements techniques communautaires et assurer leur mise en œuvre harmonisée, former et qualifier les inspecteurs et personnel technique des administrations des aviations civiles nationales en vue de l’amélioration du niveau de sécurité dans les Etats. Assister également les Etats membres dans certaines tâches de supervision et de certification. Enfin accompagner dans la mise en œuvre des règlements communautaires et nationaux ».

Rappelons que la mission d’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSAC-AC) est de superviser la sécurité aérienne.

En rappelant la vision de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) pour l’horizon 2025 qui est susceptible d’apporter une solution au problème qui gangrène la sous région, le directeur Général de l’Autorité de l’Aviation Civile (ADAC), Yamiri Doumngar Ganda a souligné que « cette vision à pour objectif d’avoir un espace intégré et émergeant où règne la solidarité, la sécurité et la bonne gouvernance au service du développement humain ».

Le programme économique régional qui soutient cette vision, s’appuie entre autres sur le secteur du transport en général et le transport aérien en particulier, moteur d’intégration, de développement économique et de rapprochement des peuples. C’est pourquoi, l’industrie du transport aérien doit être mise à nouveau à travers les actions de supervision des administrations de l’aviation civile avec l’appui de l’ASSA-AC, a ajouté le Directeur Général.

Les experts en réunion à N’Djamena auront, à examiner point par point toutes les questions qui, sont déjà examinées lors de la réunion de Douala tenu du 02 au 04 octobre 2018 au Cameroun.

 

SANTE : PADS lance son projet d’appui aux districts sanitaires au Tchad

Lancement du projet de planification du programme d’appui aux districts sanitaires du Tchad deuxième phase, le ministère de la santé publique à organisé du 24 au 25 janvier 2019 conjointement avec la coopération suisse, un atelier a l’intention des institutions étatiques, partenaires techniques financiers et autorités provinciales et locales.

C’est dans ce contexte que la coordination du PADS2 a organisé l’atelier de lancement et de planification des activités pour la première année afin d’assurer une bonne coordination et la mise en œuvre des activités, l’implication de tous les partenaires est nécessaire.

Pour Mahamat Hamid Ahmat Directeur Général du ministère de la santé publique ce projet vise à renforcer la gouvernance du système de santé pour améliorer la santé materno-infantile, la couverture sanitaire universelle et la prévention des épidémies.

le PADS vient soutenir les efforts du ministère en charge de la santé, tout comme il contribuera à relever les plateaux techniques et la qualité de soins, en veillant à favoriser un accès équitable aux services de santé pour les populations prioritaires à l’exemple des femmes, des enfants et des populations marginalisées a-t-il soutenu.

Selon, le directeur général du ministère de la Santé Publique, le programme PADS est considéré par le ministère comme un programme modèle au regard des réalisations obtenues, démontrées par l’évaluation externe de la première phase qui vient de se terminer 2014-2018. Il poursuit qu’à travers ce programme qui, couvre une population plus de 1 millions d’habitants, le programme entend améliorer les performances du système de santé tchadien en développant un modèle de gouvernance d’appui aux districts sanitaires  qui puisse servir d’exemple pour le reste  du pays.

La 2ème phase du PADS a débuté officiellement le 1er novembre 2018, avec la confirmation de l’accord de financement le même jour par la DDC. Cette planification annuelle et le démarrage   effectif de la 2ème phase consécutive concerne deux provinces du Tchad notamment le Moyen-Chari et le Batha.

AHMAT MAHAMT AHMAT

 

 

 

                                                 

TCHAD : Ministère de la culture accusé de vol d’un projet.

Le styliste créateur de mode tchadien Hisseine Adamou Camara a organisé un point de presse hier 25 janvier 2019 dans les locaux de son entreprise Camara création sis à N’Djamena pour dénoncer le vol de son projet culturel par les agents de l’Etat ainsi qu’informer l’opinion nationale et internationale de cette affaire.

Organisé du 22 décembre 2018 au 02 janvier 2019, le festival DARY cause un bras de fer entre le styliste créateur de mode tchadien Hisseine Adamou Camara et le ministère tchadien du développement touristique, de la culture et de l’artisanat. Tout a commencé depuis l’organisation du festival de mode et de traditions tchadiennes (FESMOTT) qui a eu lieu en octobre 2018 à N’Djamena. Selon Camara, tout ce travail achevé, une situation d’antagonisme née entre le comité du FESMOTT et le ministère en charge du développement touristique sous l’administration de Mme Madeleine Alingué bloquant ainsi l’avancement des préparatifs en les privant des autorisations, des parrainages et toute la solidarité gouvernementale qui devrait passer par son département. Vu l’ampleur de la situation et l’importance de l’événement dont plusieurs pays africains et européens devraient prendre part, Camara a fait savoir à la presse qu’ils sont obligés d’écrire directement à la Présidence de la République.

Le 21 septembre 2018, que le Président de la République a répondu via le cabinet civil de la Présidence de repartir vers le ministère en charge du développement touristique pour l’atteinte de leurs objectifs. « Chose qui a renforcé la position de notre ministère de tutelle ». Le 09 octobre 2018, explique, le styliste, qu’ils ont reçu l’accord de la Première Dame d’organiser l’événement sous son image à deux semaines.

Suite à cet accord le ministre de tutelle « sort de son silence et nous exige de supprimer le village du festival, la caravane et le défilé traditionnel, de restreindre l’événement de huit jours à trois jours et nous expose que le ministère n’a pas d’appui financier mais donne huit chambres, deux salles de formation et une salle de 150 places pour le lancement » a – t – il souligné.

Selon Camara, trois semaines plus tard le ministère de tutelle annonce tambour battant l’organisation du festival DAAR qui est la reprise à 100% de leur village artistique dont elle avait exigé la suppression et que c’est en conformité avec tout le contenu auquel ils ont eu à travailler pendant plus d’un an. DAAR qui signifie « village » en arabe local devient « DARI » puis « DARY » qui signifie « mon village ».

Pour entrer dans ses droits Camara a fait appel au conseil juridique de Me Djimasbey Lokouldé Francis qui a saisi la justice hier 25 janvier contre le ministère et l’Etat tchadien. Les deux parties comparaîtront chacune devant le juge, le 05 février prochain.

Affaire à suivre. 

BREVE : LES ELEVES MANIFESTENT

Les élèves des Lycées Felix Eboué et d’Enseignement Technique Commercial ont inondé l’avenu Mobutu ce matin autour de 9heures. Avec des cris, ils faufilent de partout perturbant la circulation sur la route. Serait-il un préavis de grève ou un début d’une grève enclenchée ?

Environnement : Lutte contre le braconnage et autres criminalités fauniques dans le Sahel et le Nord de l’Afrique Équatoriale

Des experts venus de 16 pays ont travaillé durant trois jours dans la capitale N’Djamena sur la problématique de la lutte contre les braconnages et autres criminalités fauniques transfrontalières afin de protéger l’environnement. C’était en présence du Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la république, Pahimi Kalzeubet Deubet représentant le Chef de l’Etat, Ministre d’Etat Belge, François Xavier de Donnea et le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de la Pêche, Sidick Abdelkarim Haggar.

Le braconnage au Tchad avec son corolaire, le trafic illicite des espèces sauvages, sont des phénomènes récurrents. Ces braconniers et les bandes criminels opèrent généralement en saison sèche, dans la période comprise entre la fin du mois d’octobre et celle du mois de mai de chaque année. Ces braconniers utilisent d’armements lourds et arrivent en caravane à dos de chevaux, d’ânes et de chameaux.

Sur les fleuves et les rivières, le long des frontières avec les pays voisins, les braconniers utilisent les pirogues, et opèrent en saison de pluies et sont également lourdement armés. Alors ils recherchent les produits d’ivoire, les queues de girafe, les peaux de crocodiles, des grands félins, les œufs et les plumes d’autruche.

Le ministre de l’Environnement, Sidick Abdelkarin Haggar accentue que seule une approche entre les Etats impliqués et d’autres pourrait stopper ce fléau « Le braconnage est un phénomène complexe, multifactoriel et multifonctionnel. Seule une approche régionale et internationale impliquant l’ensemble de nos pays voisins et toute la communauté internationale peut nous aider à l’endiguer véritablement » dit-il.

L’ensemble des résultats et de ces recommandations sont contenus dans un projet de document de déclaration de N’Djamena et la feuille de route post N’Djamena sur la lutte contre le braconnage et autres activités criminels. L’examen et l’adoption de ce document est l’objet principal des débats à huis clos, des Ministres pendant les présentes assises.

Le Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la république, Pahimi Kalzeubt Deubet, relate que les menaces que représentent des groupes armés circulant entre le Sahel, le Soudan et le Nord de l’Afrique Equatoriale pour les aires naturelles protégées et leurs populations riveraines constituent une réelle source de préoccupations.

« Aujourd’hui, l’ampleur du braconnage nous commande des actions fortes et énergétiques. Nous avons l’obligation de concilier la défense et la sécurité de nos institutions avec la nécessité de préserver notre environnement et nos ressources naturelles au bénéfice des générations présentes et futures », a-t-il ajouté.

Pour finir, le Ministre Pahimi Kalzeubét a dit que la déclaration de N’Djamena et la feuille de route qui ont sanctionné les travaux doivent être la boussole lumineuse qui oriente toutes les actions futures s’inscrivant dans la dynamique de sauvegarde de notre environnement et de nos airs protégées.

Tchad – France : Signature de deux accords entre le Ministère de l’Environnement du Tchad et l’Ambassadeur Français délégué à l’Environnement

Après la clôture de la Conférence Internationale des Ministres de la Défense, de la Sécurité et des Aires, une déclaration d’intention entre la République du Tchad et le Gouvernement de la République Française en vue de développer un partenariat en matière du Développement Durable et de Protection de l’Environnement a eu lieu dans un hôtel de la place.

C’est entre le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de la Pêche, Sidick Abdelkarim Haggar, et l’Ambassadeur Français Délégué à l’Environnement, Yann Wehrling représentant le Ministre de la Transition Écologique et Solidaire de la France. C’était en présence de Philippe Lacoste, l’Ambassadeur de la France au Tchad,

Après les échanges, il ressort deux accords : le premier accord est l’octroi des matériels (la caméra thermique, GPS etc.) par la France pour le garde forestier faunique au Parc. Et le second accord, consiste à aider le Tchad dans beaucoup des domaines. Par exemple dans la domaine de la protection environnementale, stratégiques, techniques, juridiques… C’est entre le représentant du Ministre de la Transition Écologique et Solidaire de la France et le Ministère de l’Environnement, de l’Eau et de la Pêche du Tchad en vue.

Le Ministre a souligné que « dans certains domaines, le Tchad est en retard, si on prend la juridiction en matière de l’environnement, les lois actuelles sont anciennes et ne nous permettent pas de faire notre lutte au complet».

Athlétisme: Moins de 48 heures avant le coup d’envoi du Semi-marathon

La Fédération Tchadienne d’Athlétisme a tenue son deuxième Café de Presse sur l’évolution des préparatifs de l’organisation de la 13ème Edition du Semi-marathon de la Paix ce vendredi 25 janvier dans un hôtel de la place.

C’est dans les quatre centres retenus que les inscriptions ont démarré le mardi, 22 janvier 2019. On note Stade Idriss Mahamat Ouyah, Lycée de Gassi, Lycée de Walia et le Lycée de Farcha. Au début le cap (c’est-à-dire le nombre de T-shirt) est donné à inscrire 1 200 athlètes mais à la fin, on se retrouve avec 1 412 inscrits ce qui montre l’importance que donne la population tchadienne à cette sport.

En effet, les visites médicales ont commencé depuis le samedi, 19 janvier 2019 dans les quatre centres et ont pris fin hier 24 janvier dans l’après midi. Il ne reste que les résultats.

Ensuite trois réunion du Comité d’Organisation avec les différentes Commissions mise en place ont eu lieu pour bien parachever les préparatifs. Une dernière réunion aura lieu demain samedi 26 janvier 2019.

« Tous les conditions sont réunis, aspect sécuritaire, les ambulances, etc. » affirme le président de la fédération, Me Hisseine Ngaro en répondant aux questions des journalistes. Mais pour la question des athlètes de la sous région, le président a répondu que cette année la question des finances pose problème. Les Sponsors et les Partenaires ont apporté beaucoup plus des matériels.

Il faut souligné que la China National Peutroleum Company International Chad LTD (CNPCIC) a fait une promesse , la première athlète aura a participée à Building en Chine.

Pour itinéraire de la course reste le même que l’année dernière souligne Ouya Bourma Malato, Secrétaire Général de la fédération. Ce sur 21,100 km que les athlètes vont concourir. « En commençant par le rond point centenaire, il passera par le premier kilomètre en face de la RNT, sa continue jusqu’à rond point Fontaine de l’Union, puis on passe devant la présidence de la République et on suit au niveau de l’hôtel le Meridian Chari. Il aura le premier ravitaillement au 5km. De la sa passe par SGG et on vire sur l’ancien prémature jusqu’au rond point Globe terrestre du ministère de l’intérieur, on suit le chemin à 300 mètres puis on continue à droite devant le ministère de la culture et on sort au rond point trésor. D’ici on va jusqu’au rond point SONASUT et on va au rond point 40 mètre ou Feu rouge, on trouve devant un pharmacie Etoile juste en face il aura le deuxième point de ravitaillement au 10khm. On va jusqu’au rond point Palais du 15 janvier puis on continue jusqu’à Dembé mais avant de trouvé, en face de Sud Voyage il aura troisième ravitaillement ou le 15km. Delà on avance au rond point Chagoua et on descend et on revient vers le rond point centenaire. Ici on ne continue pas mais on prend la route de Corniche qui vient devant Hôtel Hilton, on continue sur l’axe qui va vers la RNT à coté de l’ancien Sanimex on trouve le quatrième ravitaillement ou 20km. Enfin on sort devant la RNT et on poursuit jusqu’à dernière kilomètre devant le Stade Idriss Mahamat Ouya », a-t-il expliqué.

Le Coup d’envoi sera donné le dimanche 27 janvier 2019 dés 6h30mn précises.

Obésité : Une vigilance s’impose

Les taux d’obésité augmentent plus vite en Afrique qu’ailleurs. 8 des 20 pays à connaitre une hausse rapide du taux d’obésité chez les adultes se situent en Afrique. De plus, en 2017, le surpoids infantile touchait 38 millions d’enfants âgés de moins de cinq ans. Près de 46% de ces enfants vivent en Asie tandis que 25% d’entre eux vivent en Afrique.

Au Tchad, beaucoup pensent que l’obésité n’est pas une maladie, mais en réalité, elle l’est. Et certaines questions méritent d’être posées : est-ce que l’alimentation est suffisante ou bien l’on observe des situations de sous-nutritions ? Est-ce que les produits que nous mangeons sont sains et diversifiés ? Est-ce que les gens ont de quoi s’acheter à manger ? Est-ce que l’eau potable est assurée ? Loin de là.

Selon Oxfam international (une confédération des Ong), c’est au Tchad que l’on mange le moins bien. Et c’est aux Pays-Bas que l’on mange le mieux (même si le taux d’obésité est assez haut, la diversité alimentaire est excellente). Le dernier pays dans ce classement est donc le Tchad (où un enfant sur trois souffre d’insuffisance pondérale) derrière l’Ethiopie et l’Angola.

L’obésité est le fait qu’une personne ait un poids au-dessus de son poids normal. Par exemple chez l’enfant c’est quand son poids dépasse de plus de 20% le poids attendu pour sa taille. On peut être gros et de grande taille et ne pas avoir la même signification que la personne obèse. Et l’obésité se définie par des normes. « Pour une personne de 60 Kg avec une taille de 1,60 m, son poids idéal doit être 60 Kg. Si elle a 1,80 m, elle doit avoir également 80 Kg. Et si elle a au-dessus de 80 Kg c’est qu’elle a une surcharge pondérale qui s’évalue de kilo par mètre carré (K/m2). De 22,99 la personne est encore normale mais si elle va jusqu’à 25 K/m2, c’est une surcharge pondérale. A partir de 30 K/m2, on parle d’obésité. Dans cette obésité, il y a plusieurs tranches : obésité modérée qui va de 30 à 35 K/m; majeure ou sévère de 30 à 40 K/m2. Au-delà de 40 K/m2, on parle d’obésité morbide c’est-à-dire très sévère », explique Dr Mbainguinam Dionadji, Endocrinologue et Président de l’Ordre national des médecins du Tchad (Onmt).

Selon l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), aujourd’hui dans le monde, plus de 815 millions de personnes souffraient de sous-alimentation chronique en 2016 et 842 millions de personnes sont aujourd’hui sous-alimentées. « Si nous n’agissons pas maintenant afin d’inverser la tendance vers la hausse de ces taux d’obésité, nous pourrions bientôt avoir plus de personnes obèses que sous-alimentées dans le monde. La hausse du taux d’obésité est un facteur de risque pour de nombreuses maladies non-transmissibles telles que les maladies cardiaques, les AVC, le diabète et pour certains types de cancer. Les dernières estimations suggèrent que l’obésité entraîne chaque année deux millions de dollars de dépenses, soit l’équivalent des dépenses associées au fait de fumer et aux conflits armés », conseillait José Graziano Da Sylva, Directeur général de la FAO lors de la 38ème journée mondiale de l’alimentation, édition 2018.

Beaucoup de facteurs créent le risque d’obésité au Tchad à savoir la sédentarisation, le problème de la transformation des aliments (les tchadiens mangent beaucoup plus raffiné mais pas naturel), le manque d’activités physiques (pause de problème d’obésité). La tendance et l’abus au modernisme s’avèrent aussi dangereuse pour la vie quotidienne. « On fait tout d’une manière automatique. Peu des tchadiens vont en vélo. Beaucoup roulent dans des véhicules et motos. Certains montent l’ascenseur au lieu d’escaliers. Et là, on dépense moins d’énergie et on en consomme beaucoup. Or en vélo, on dépense plus d’énergie. Il faut aussi marcher pendant 30 mn par jour ou 3 fois dans la semaine pour dépenser un peu d’énergie. Bref, il faut veiller à l’environnement et avoir une alimentation saine », conseille Dr Mbainguinam Dionadji.

Djimnayel Ngarlenan