UNIVERSITE DE N’DJAMENA, VAINQUEUR DU CONCOURS NATIONAL DE PLAIDOIRIE

La finale de la 5e édition du concours national de plaidoirie en droit international humanitaire (DIH), s’est déroulée ce matin au centre Almouna, opposant les étudiants en droit de l’Université Adam Barka d’Abéché et ceux de l’Université de N’Djamena.

 

L’objectif principal de ce concours est de permettre aux étudiants (participants) en droit de se familiariser aux questions liées au droit international humanitaire afin de les aborder avec aisance et d’accroitre leur intérêt pour cette matière. Placé sous l’autorité du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), qui, soutient le gouvernements dans leurs efforts de ratification dans leur loi nationale et collabore avec les forces armées et de sécurité pour renforcer l’intégration, l’application et le respect du droit international humanitaire ainsi que des principes humanitaires universels auprès des porteurs d’armes.

Le concours national de plaidoirie a vu la participation des universités en faculté de droit d’Abeché, de Doba, de Moundou, d’Emi Koussi et de N’Djamena. Le sujet sur lequel les candidats finalistes ont  débattu, s’est articulé autour d’un conflit dans un pays fictif; il donne l’occasion à ses étudiants de se mettre dans la position de la défense et de l’accusation, face aux procureurs et avocats de la défense ou conseillers juridiques. Un concours très danse à travers des simulations mettant ainsi leurs connaissances théoriques dans cette situation. Les étudiants de l’Université de N’djamena avaient défendu concrètement et ont su justifier avec clarté leur arguments, d’où ils en sort vainqueurs.

Le chef de délégation du CICR-Tchad, M. Yann Bonzon et le représentant du Ministre de l’enseignement supérieur ont félicité tous les étudiants ayant participé a ce concours depuis les éliminatoires jusqu’en phase finale aujourd’hui plus particulièrement les vainqueurs de la 5e édition de ce concours.

Il faut noté aussi que le CICR est implanté au Tchad depuis 1978, suite au conflit qui avait opposé le Tchad et la Libye et déploie ses activités a travers le pays pour la protection de la vie et la dignité des victimes des conflits armés ou d’autres situations.

Idriss Deby élevé au rang de Docteur

Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad, élevé ce matin au rang de Docteur honoris causa de l’école doctorale internationale 2ie de Ouagadougou.
Cette distinction serait le témoignage de son engagement à soutenir cette école, qui a formé près de 500 de ses compatriotes.

CAN 2019 : QUI VA L’ORGANISER ?

Une semaine après l’appel à candidature officiellement lancé par la CAF pour l’organisation de la CAN 2019, l’on se demande qui organisera cette prochaine compétition ? Quel est le sort du Cameroun ?

On ose croire que le Cameroun qui s’est vu retiré l’organisation de la Can 2019 depuis le 30 Novembre 2018, se trouve dans une situation incertaine quant à sa qualification à cette prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Par contre, le vice-président de la confédération africaine de football (CAF) a déclaré vendredi dernier sur les ondes de Rfi que le Cameroun ne serait pas disqualifié de cette compétition. Cela confirme en effet, que la CAF a décidé de ne pas appliquer son règlement de façon stricte. Alors que l’article 92 lui permet de suspendre pour deux ans un pays qui se voit retirer l’organisation (ou renonce à celle-ci), le Cameroun ne se retrouvera donc pas dans ce cas de doute, afin de pouvoir retrouver ultérieurement son statut d’organisateur.

Qui sera le pays organisateur ?

L’Egypte, quatre fois pays hôte de cette compétition, est sans doute prête à organiser. Elle a officialisé sa candidature ce Jeudi 13 décembre pour l’organisation de la CAN d’ici juin 2019, dans un communiqué posté par la fédération égyptienne de football sur Twitter et Facebook. Le pays des pharaons se dit prêt après alors que certaines sources étaient persuadées que le Maroc s’apprêtait à déposer son dossier de candidature à l’organisation de la CAN 2019. Le ministre des Sports a annoncé que Royaume ne sera pas volontaire pour organiser le tournoi. La Caf attends jusqu’à la fin du mois de décembre pour décider à qui confier cette tache.

CHRISTINE MALECKA, CONSULTANTE DE L’AMSEP EST PLUS QUE JAMAIS HONORÉE DES AFRICAINS

Honorée au début et à la fin de cet atelier international de l’association mondiale des services d’emplois publics qui s’est tenue à N’Djamena au Tchad du 11 au 13 décembre 2018, par le Vice-président de l’AMSEP région Afrique, M. Ibrahim AG Nock, le directeur général de l’ONAPE, M. Fayçal Hissein Hassan et le ministre de la promotion des jeunes, des sports et de l’emploi du Tchad, la consultante de l’Association Mondiale de Services d’Emplois Publics AMSEP Mme CHRISTINE MALECKA laisse entendre sa fierté et attire l’attention des pays africains dans le développement dudit continent dans cette interview.

Tachad : Comment vous sentez-vous après être honorée successivement par l’AMSEP région Afrique et le gouvernement du Tchad ?  

Christine. M : C’est un grand honneur d’avoir reçu ces cadeaux et les certificats de reconnaissances. Je ne m’y attendais pas. Je ne faisais que mon travail, mais c’est toujours un plaisir. C’est vrai je crois beaucoup à l’association mondiale de services d’emploi que j’ai parcourue depuis tellement d’années en Afrique. En terre africaine, un ministre, un directeur général m’honorent, ça me fait extrêmement plaisir.

Tachad : Que doivent faire les pays africains, membres de l’AMSEP pour leur développement réel ?  

Christine. M : Je pense que les pays membres de l’AMSEP ont intérêt à encore plus communiquer. Il existe énormément des bonnes pratiques, des bonnes choses dans les pays. Et les pays n’ont pas besoins de tout redémarrer à zéro. Il faut discuter et échanger, c’est le but de l’association, c’est une plateforme de reconnaissance, plateforme d’échange et des bonnes pratiques. Pour que ces terres africaines arrivent enfin, à se sortir de misère et du chômage des jeunes, je crois que, c’est possible si toutes les énergies convergent.

LE RIDEAU EST TIRÉ SUR L’ATELIER INTERNATIONAL DE L’AMSEP

Le ministre de la promotion des jeunes, des sports et de l’emploi de la République du Tchad vient de clôturer cet après-midi, l’atelier international de l’association mondiale des services d’emplois publics qui s’est tenu depuis le 11 décembre dernier à N’Djamena à l’hôtel Hilton. L’atelier auquel beaucoup de discussions ont été menées autour de la question du chômage des jeunes et surtout de l’emploi vert, est abouti par les recommandations faites par les participants venus des différentes contrées.

Les emplois verts dans l’agriculture, les emplois verts dans la transformation et les emplois verts dans l’environnement sont là les thèmes qui ont été abordés par les participants tout au long de ces assises. Le thème central faut-il le rappeler est « L’implication des services publics d’emploi dans le développement de l’emploi vert ».

Pour le directeur général de l’ONAPE, M. Fayçal Hissein Hassan Abakar « On ne peut plus parler de développement de l’emploi sans enoncé le volet vert. Nos échanges fondées sur les expériences acquises par nos différents intervenants ont permis de démontré l’utilité et la nécessité de développer l’emploi vert comme une nouvelle approche de lutte contre le chômage tant au niveau de services d’emploi publics que des association, des organisations non gouvernementales, le monde de l’éducation et la formation professionnelle ou encore des entreprises commerciales ».

Fayçal Hissein Hassan Abakar plaide auprès de l’AMSEP, AASEP et le gouvernement tchadien de les aider à tenir à l’intervalle, régulier, des rencontres spéciales sur le développement de l’emploi vert pour faire le point des avancées et aborder ensemble les nouvelles questions qui ne manqueront pas de se poser ; renouveler cette expérience à un niveau africain donc continental aussitôt que possible ; créer un observatoire international dédié au développement de l’emploi vert ouvert à tous les demandeurs d’emploi.

Montrant sa satisfaction, la secrétaire exécutive de l’AMSEP, Mme Eve-Marie Mosseray dixit : « Nous partageons une seule et même planète. Son futur, notre futur ne sera que si nous travaillons ensemble. Nos travaux ne sont qu’une étape sur le chemin des enjeux qui nous mobilisent ».

Pendant trois jours, la problématique du chômage et de la lutte contre la pauvreté et du sous-emploi dans le monde et l’Afrique en particulier a été dénichée. A la sortie de ces assises, l’emploi vert est pris comme le moyen le plus indiqué pour faire de la jeunesse, un incontournable allié dans le changement.

Pour encourager les jeunes à lutter contre l’inactivité, le chômage à travers « l’emploi vert », le ministre Mahamat Nassour Abdoulaye déclare : « Le gouvernement, par le biais de mon département, en synergie avec les autres acteurs publics et privés restons disposés à encourager l’ensemble des initiatives qui contribuent à faire de l’emploi vert un véritable outil du développement durable. Mon département validera dans les jours qui suivent, la politique nationale de la jeunesse et de l’emploi, document stratégique définissant les orientations en matière d’opportunité d’emplois pour les jeunes ».

A la fin de ces assises, une mention spéciale est décernée par le ministre tchadien M. Mahamat Nassour Abdoulaye à Madame Christine MALECKA, consultante de l’AMSEP, pour son abnégation à la cause de l’emploi et son dévouement pour l’Afrique.

Il faut un changement de comportement pour préserver l’Unité

Dans les écoles, au travail, et aux lieux publics, l’on constate dans ces endroits certaines personnes, soient ils se regroupent entre eux (même famille ou même clan), soient devant les autres (qui ne connaissent pas leurs dialectes) ils parlent en patois. Cela fruste ceux qui ne connaissent pas ces dialectes. Pourtant on se dit « nous sommes des intellectuels ».

Avant dans les écoles, si le maitre te surprend entraine de parler autres langues à part le français dans la cours de l’école ou dans la salle de classe, il te mate bien. La pratique communément appelée « Réception» où les filles comme garçons des différents quartiers se regroupaient et organisent des danses, des causeries visant l’unité et la cohabitation.

L’instruction et l’enseignement des préceptes pour les mœurs (habitude naturelle ou acquise, relative à la pratique du bien ou du mal au sens de la morale) entre temps dans les écoles ne se remarquent guère à notre époque. Pourtant l’on comptait quelques rares d’écoles pas assez d’école comme aujourd’hui.

Dans les lieux publics tels que les marchés, les stades, au bureau, dans les lycées et universités, dans les transports communs le constat est amère. Des individus se regroupent par ethnies, clan, religion pour mener des débats. Certains sont des débats constructifs d’autres pour haire, trahir ou insulter quelqu’un.

Aujourd’hui si vous arrivez dans un bureau où deux ou quatre personnes travaillent très vite vous allez remarquer que les langues nationales qui sont le français et l’arabe littéraire ont cédé la place aux dialectes. Hou da hadja chounou ? en arabe. Né lé pa na ri wa ? En ngambaye. Ce qui veut dire en français cet individu là a dit quoi ? C’est un terme employé dans des ironies où mépris vis-à-vis de l’autre. Cette attitude qui domine plus aujourd’hui dans presque les lieux sociaux tchadiens.

Si des tels comportements se pratiquent comment cultivons-nous la culture de la citoyenneté ? Comment développons-nous des caractères sociaux ? A vrai dire c’est regrettable. En tout cas la vie est un contrat social comme nous enseigne Jean Paul Sartre.

Un autre comportement qui nous étonne, c’est les étudiants en dehors du pays. Beaucoup des gens racontent qu’ils sont passés un moment inoubliable dans telle ville ou tel pays sans raconter leur différence. Ni les jeunes filles ou garçons, chacun aime dire « mon frère ou ma sœur ». Un ami racontait un jour qu’il était en Chine pour une formation. Lorsqu’il est parti au marché de Pékin (Capitale du Chine), il aperçoit deux jeunes filles tchadiennes. Elles demandèrent s’il est un tchadien parce qu’il avait dans son visage des balafres (fassout en arabe local). Dés qu’il a répondu OUI, elles sautèrent sur lui. Puis lui sait fondu en larme c’est-à-dire il pleurait. Pour lui ce comportement à N’Djamena tant à disparaitre dans le milieu tchadien.

En parlant du bilinguisme, là aussi, il y’a des comportements à effacer. Les uns pensent que l’arabe est la religion musulman et les autres pensent également le français est pour le chrétien. Les deux ont tort sur ces langues. La langue est un vocabulaire qui est un ensemble des mots employés par un peuple. On apprend pour lire et écrire. Nous sommes dans un pays ou on parle le français et l’arabe. Chacun de nous doit apprendre ces deux langues nationales.

Les politiciens font de leur mieux pour préserver l’unité nationale, mais ou est passé la jeunesse ? Nous devrons lutter contre ce fléau par : des rencontres d’échange d’idée entre les établissements, des instituts, des universités etc. ; des débats sur le comportement. On peut y arriver si on a la volonté. Tant qu’il n’y a pas l’unité nationale, il n’y aura pas l’unité africaine.

OUSMANE DIARRA

 

SANTE : LA RESISTANCE ANTIMICROBIENNE UNE PANDEMIE DU SIECLE

 Le Tchad célèbre en différé la semaine mondiale de la sensibilisation aux usages des antibiotiques ce jour 13 décembre 2018. Placée sous le thème : « Jamais antibiotiques sans prescription », à travers cette semaine les acteurs de la santé se donnent la responsabilité d’étudier les questions liées à l’usage des antibiotiques et la résistance antimicrobienne considérée comme l’une des pandémies du secteur pharmaceutique et de la santé humaine en générale. Une conférence animée ce matin dans l’amphithéâtre de la faculté de médecine sur les enjeux de la résistance aux antimicrobiens(RAM), le plan mondial des RAM et les mesures à entreprendre.

En célébrant cette semaine au Tchad, les décideurs se veulent mettre l’accent sur la communication et l’éducation pour faire face à ce fléau qui décime chaque jour des milliers de vie.

Selon le Dr Zongo Frank Edgard, consultant de l’OMS Tchad, l’éducation et la communication et la formation sur la résistance aux antimicrobiens. Ces trois actions permettent la meilleure connaissance et la meilleure compréhension aux antimicrobiens ainsi que les conséquences des usages des antibiotiques sans prescription.

Les antimicrobiens ont permis à l’humanité de faire un bond dans l’espérance de vie au 20ème siècle  mais son usage abusif et la prolifération des médicaments de contrefaçon font inquiéter sur les risques des antimicrobiens et la résistance antimicrobienne. Souligne le Dr Zongo Frank Edgard consultant de l’OMS Tchad.

Pour la directrice de la lutte contre la maladie et la promotion de la santé, Dr Saad Daoud, la résistance antimicrobienne demeure une préoccupation au développement de la santé publique. Pour elle, vers les années 40 les antibiotiques étaient considérées comme des médicaments miracles car elles ont permis de guérir les maladies telles que la syphilis, la gonococcie, la lèpre, la tuberculose…Malheureusement l’usage abusif des antibiotiques à accéléré le processus de la résistance antimicrobienne.

Vu l’ampleur de la résistance antimicrobienne et la prolifération des médicaments contrefaits, l’OMS prévient que si rien n’est fait d’ici 2050 le monde perdra 10 millions décès de chaque année avec une réduction de 2 à 3,5% du PIB.

Le Tchad en inscrivant sur cette logique s’est doté déjà d’un plan stratégique multisectoriel pour cinq (5) ans de conduire toutes les activités de lutte contre la résistance antimicrobienne.

5eme Édition DU FESTIVAL LITTÉRAIRE « LE SOUFFLE DE L’HARMATTAN »

La 5ème édition du festival littéraire « le souffle de l’harmattan» a été lancée ce matin à la Maison de la Culture Baba Moustapha de N’Djamena. Organisé par l’Association des Écrivains et Auteurs Tchadiens d’expression française (ASEAT), ce festival est un espace d’expression littéraire. La 5ème édition est placée sous le thème « La littérature tchadienne en quête de l’excellence ». Cette festivité a vu la présence du représentant du Ministre du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Mbaïlassem Mbayo Vincent Directeur du Livre des Arts et du Spectacle qui a présidé l’ouverture.

Chaque année des écrivains, des artistes de tous bords, des journalistes culturels et chercheurs engagés, tous unis pour l’amour des mots. Depuis le début de cette initiative, d’autres volontés semblables sont nées. De plus en plus, le monde s’intéresse à la littérature. Les jeunes s’y lancent avec beaucoup d’espoir. Une élite intellectuelle qui se forme par le livre, qui apprend la tolérance, le partage, le vivre-ensemble et la justice à travers les valeurs du livre.

« Il n’y aura pas d’avenir glorieux pour notre pays, ni plus à l’Afrique, sans une élite qui fait de la culture et de la lecture ses priorités » lance Sosthène Mbernodji, le Directeur Artistique du Festival Littéraire et Secrétaire Exécutif de l’ASEAT. Cette année, l’harmattan pousse son souffle sous les auspices de l’excellence. Le travail littéraire est toujours une quête de l’excellence.

Sosthène Mbernodji demande aux autorités en charge de l’Education Nationale d’inscrire en grand nombre les œuvres des écrivains tchadiens aux programmes scolaires. Car, c’est la voie royale qui doit conduire notre jeunesse à la source de la civilisation en tant que peuple.

Pour Mbaïlassem Mbayo Vincent, Directeur du Livre des Arts et du Spectacle « D’ores et déjà, nous nous réjouissons que nos écrivains et auteurs soient aussi nombreux à être inscrits aux programmes de tous les ordres de l’enseignement. Faites en sorte que vos romans, pièces de théâtre, poèmes, nouvelles et contes soient le reflet de notre identité, de vivre ensemble, du pays où il fait bon à vivre », a-t-il appuyé.

La 5ème édition littéraire réunit des écrivains de renom et chercheurs de la Côte d’Ivoire et du Cameroun, ainsi que des amis venus de Koumra, Moundou, Bénoye, Pala et Kélo. Au cours de cet événement, des distinctions seront remises à des personnalités importantes pour notre littérature. Durant trois jours, les acteurs auront à réfléchir sur des thèmes aussi riches que divers.

OUSMANE DIARRA

Compte Rendu du Conseil Ordinaire des Ministres 13/12/2018

Le conseil ordinaire des ministres du jeudi 13 décembre 2018 a examiné et adopté trois projets de textes et a suivi une communication.

Au titre du ministère de l’Économie et de la Planification du développement, deux projets de loi ont été soumis au Conseil.

Le premier porte sur une loi autorisant le Président de la République à ratifier l’accord de prêt, relatif au financement additionnel du projet de construction de la route Ngouri-Bol, signé le 29 Octobre 2018 entre la République du Tchad et le Fonds Saoudien de Développement.

Le second projet est relatif à la loi portant organisation et réglementation des activités statistiques au Tchad.

S’agissant du premier projet de loi relatif à l’accord de prêt complémentaire de cofinancement de la transsaharienne Massakory-Ngouri-Bol, le Fonds Saoudien de Développement intervient à hauteur d’environ 6 milliards de Francs CFA pour les travaux de génie civil du 2ème tronçon Ngouri-Bol, long de 35 Km.

Quant au 2ème projet de loi, relatif à l’organisation et à la réglementation des activités statistiques au Tchad, celui-ci a pour objectif principal d’améliorer la production des statistiques au Tchad, en disposant d’une coordination et d’une structuration appropriée du système statistique national tout en assurant l’effectivité de la décentralisation, de la déconcentration du système en le dotant des ressources humaines de qualité et en quantité suffisante pour le rendre autonome.

Il faut préciser que ce projet de loi représente une avancée majeure car il traite des questions importantes de développement de la statistique au Tchad.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de la pêche, le conseil a examiné et adopté le projet de loi portant création d’un centre de documentation et d’information géographique.

Cette structure qui est un organe de transfert des connaissances et de technologie prévoit d’accompagner le gouvernement dans sa politique de gestion intégrée des ressources en eau, de soutenir la recherche et l’efficience des bases de données permettant aux organisations nationales et internationales de développement, d’avoir un accès facile et fluide aux informations recherchées. Le centre bénéficiera du soutien financier de la coopération suisse.

Avant la levée de séance, le conseil a suivi une communication du ministre de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la gouvernance locale sur la situation peu commode de nos chefferies traditionnelles qui semblent dévier de leur mission première de gestion et d’encadrement des concitoyens.

Dépositaire et garante de nos us et coutumes, la chefferie traditionnelle au Tchad est l’objet d’otage des personnes qui sont parvenues à la tête de celle-ci, non pas pour servir la population mais pour assouvir leurs propres désirs égoïstes. Leur gestion à distance ou par procuration de ces chefferies, les éloignent des réalités locales et contribuent à mettre en mal la paix, la cohabitation pacifique et la cohésion sociale dans nos contrées.

Compte tenu de la sensibilité de la question, le président de la République a déploré la situation qui prévaut dans nos chefferies traditionnelles et a instruit le ministre en charge de la gouvernance locale, de mettre de l’ordre en faisant respecter et appliquer par la hiérarchie provinciale, les textes régissant les chefferies traditionnelles sous la quatrième République, évitant ainsi à notre pays des situations aux conséquences désastreuses.

10h-11h10

CONCOURS HULT PRIZE : LES ETUDIANTS DE LA FACULTE DE MEDECINE DECLARES GAGNANTS

La grande finale de la première édition du concours mondial de projet entrepreneurial
dénommé Hult Prize s’est déroulée hier soir dans l’amphithéâtre de la faculté
de médecine de l’université de N’Djamena. C’était en présence du Directeur de
la Caisse Nationale des Œuvres Universitaires, du Représentant du Directeur des
affaires académiques de l’Université de N’Djamena et du Responsable Hult Prize.

Placé sous le thème « l’entrepreneuriat social, un levier
contre le chômage de masse »
, la compétition a opposé 32 groupes d’étudiants
porteurs de projets. Quatre meilleurs projets ont été présélectionné pour la
phase finale. C’est l’équipe de la faculté de médecine, constituée de 3 étudiants
en 7e année qui en sort vainqueur avec leur projet KADJA qui signifie espoir en Sara, un projet
qui vise à mettre en place une infirmerie mobile, et dans les écoles.

Le Directeur de Hult Prize, Bachar Moustapha Batrane salue la participation des étudiants et le travail bien abattu. « Ce concours existe dans 1000 universités répartis dans 150 pays dans le monde dont l’université de N’Djamena », dit-il.

Il faut rappeler que Hult Prize est un concours mondial de projet entrepreneurial, initié en 2009 par Ahmad Asshkar, diplômé de hult international business school. Hult prize encourage les étudiants du monde entier porteurs de projets afin de résoudre le défi du monde par des projets innovants. Sur trois phases, le gagnant représentera l’université de N’Djamena sur le plan international pour la conquête de 1 000 000 $ américain.