Littérature : « La bosse de la honte »

C’est le titre d’un roman de fixions présenté hier 22 février 2019 par M. Yanbé Ouadjon Damah à la maison de la culture Baba Moustapha de N’Djamena. Un roman de 282 pages qui traite des divers thèmes de la vie courante.

« La Bosse de la honte » est une collection de plusieurs récits aux relents sociologiques et anthropologiques. Il aborde plusieurs questions sur les différentes facettes de la société. Telles que la polygamie, l’immoralité, le vol, le gain facile…

Selon M. Yanbe Ouadjon Damah à travers ce roman, il veut faire comprendre que les actes   ignobles et honteux poursuivent toujours les auteurs. Ils sont collés sur leur dos. « On  n’a pas le courage de parler de ces actes devant le concerné, mais les langues se délectent aisément, aussitôt que vous tournez le dos. On parle, on  en reparle, on en rajoute, et ca fait grossir votre dos, c’est la bosse de la honte » a-t-il souligné.

L’auteur  a fait savoir que son roman, a pour objectif de moraliser l’homme dans ses relations avec les autres, réconcilier l’homme avec son environnement. Le pardon n’est pas perdu de vue dans ce roman, la bonne entente, la bonne collaboration, sont des vertus cardinales pour notre société. M. Yanbé souligne de passage également le manque de respect envers l’environnement.

Chaque partie du roman est introduite par un proverbe. Ce qui explique que l’auteur s’adresse plus aux adultes qu’à la jeunesse et surtout les grands- parents qui aiment les proverbes.

Pourquoi écriture ? « C’est d’après un constat sur la société. C’est aussi une réponse au péril de notre société. Le roman tenter aussi de trouver une solution aux différents maux qui minent notre l’environnement», répond-t-il.

Yanbé Ouadjon Damah, est à sa deuxième parution : « Le passée parlé » chez édilivre en France et « La bosse de la honte » édité par Ifrikiya. C’est un enseignant, logisticien et transitaire de formation. Il a obtenu une licence et un CAPEL en anglais puis une licence en Logistique et Transit.

Ahmat Mahamat Ahmat/KITA Ezéchiel

Fait divers : A 11 ans, elle est devenue mère

L’histoire s’était déroulée en Guinée Conakry, relayée par le site web sénégaldirect.net en date du 20 février 2019. La fillette de 11 ans portait la grossesse de son beau-frère d’une trentaine révolue depuis neuf (9) mois. Elle a été admise d’urgence en salle d’accouchement dans un hôpital de son village. Bien, heureusement, l’accouchement s’est bien déroulé, la petite maman ainsi que son nourrisson se portent très bien.

Dès que la nouvelle est filée, l’homme est devenu introuvable. De peur d’être mis en arrêt, l’auteur des faits a pris la tangente, laissant derrière, une famille éplorée, la petite fille et son nourrisson.

A 11 ans elle est devenue certes la plus jeune mère africaine mais que disent les textes sur les droits de l’enfant de ce pays ?  A quoi sert bon de manger le fruit défendu de sa petite belle-sœur de 11 ans jusqu’à produire une pomme ?

Cette histoire est triste, au moment où les décideurs du continent haranguent le mariage d’enfants, sous d’autres cieux des individus se lancent de jour  en jour dans cette pratique ?

Pourtant la Guinée-Conakry s’est engagée à respecter, défendre et promouvoir les droits de ses enfants. Malgré ses promesses, de nombreux problèmes entravent encore la pleine jouissance des droits des enfants guinéens.

Il faut dire que le mariage des jeunes filles reste encore pratique courante en Guinée Conakry. La moitié des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Beaucoup de ces mariages sont arrangés sans le consentement de ces dernières.

Le mariage précoce des filles a des conséquences négatives sur leur santé, leur développement et le plein exercice de leurs droits. Mariées adolescentes, les jeunes filles sont limitées dans leurs interactions sociales, car elles ont abandonné leur scolarité.

 

Décret: Nominations des conseillers a la présidence de la république

Décret portant nomination à des postes de responsabilité à la présidence de la République du Tchad

Conseiller chargé de Mission :

–  Nadji Madou

Conseillère chargée de Mission :

–  Chamsal houda Abakar Kadade

Conseillère chargée de Mission:

–  Khadidja Lamana Abdoulaye.

Tchad: Trois militaires tortionnaires poursuivis pour avoir fouetté une femme

Selon le site web cameroonweb.com, les trois présumés auteurs de la violence ont été arrêtés et conduit à N’Djamena jeudi, puis déférés devant la justice. Une source policière a indiqué à la BBC que les présumés auteurs de la violence appartiennent à la garde nationale nomade.

La scène montre des hommes en tenue militaire à côté d’une voiture de l’armée, en train de fouetter sévèrement une femme. La vidéo a été diffusée le 16 février dernier, mais selon plusieurs sources les faits remontent à 2018. La victime a confirmé les faits à la BBC. « Le commandant voulait de moi. Je lui ai dit que je suis mariée, je suis la femme d’un militaire comme lui, que je ne peux pas faire ce qu’il me demande. Il a insisté et j’ai dit non. C’est ainsi qu’il m’a accusé d’être une trafiquante de drogue », a-t-elle confiée.

Poursuivant son témoignage, elle relate des scènes d’une violence inouïe. «  Ils étaient quatre. Deux se sont mis à me battre. Ils m’ont trainé dans la boue et m’ont torturé ».

La vidéo avait suscité de nombreuses réactions indignées sur les réseaux sociaux. Les organisations de défense de droits de l’homme ont appelé à des sanctions exemplaires contre les auteurs de violence faites aux femmes.

Tchad: l’ONG ADES élabore son Plan stratégique 2019-2023

Santé : L’éthique et la déontologie au centre du congrès des techniciens de la santé

L’ordre national des techniciens de la santé (ONTS) tient depuis ce matin 22 févier 2019 à la maison de la femme de N’Djamena son deuxième congrès placé sous le thème : « les droits et devoirs des techniciens de la santé ». Une rencontre qui va permettre aux techniciens de jeter  un regard rétrospectif sur la profession et réactualiser les textes de base de l’ordre.

Après sa création en février 2011, l’ONTS s’est fixé comme mission de conseiller les pouvoirs publics sur les problèmes de santé publique et promouvoir la santé et la qualité de soin. Ce congrès  qui se teint après celui de février 2015 permettra aux techniciens nationaux de santé d’examiner la problématique de la santé publique, la promotion de leur profession et la question de l’éthique et de la déontologie.

A l’ouverture des travaux, le ministre de la santé publique, M. Aziz Mahamat Saleh, a rappelé aux congressistes sur la grandeur de leur responsabilité avant de leur exhorter à plus de travail pour apporter leur contribution à la question de la problématique de santé publique et la promotion des soins de qualité.

« Ce  congrès nous donne l’occasion de poser des questions sur les problématiques de prestations de service de santé aux patients. Nous constatons avec amertume que les principes déontologiques sont perdus de vue dans les prestations de service de santé. Le personnel de santé oublie parfois qu’il fait face à des maladies qui terrifient son semblable et il y a une perte de confiance dans nos formations sanitaires. Les agents de service de santé devront se rappeler sans cesse leur grandeur dans l’exercice de leur fonction. Car ce qui fait leur spécificité est le regard que la société leur accorde », souligne le ministre Aziz Mahamat Saleh.

Compte tenu de la place qu’occupe un technicien dans les prestations de services de santé, la tutelle a insisté l’obligation du personnel de santé. « Le personnel de santé a l’obligation d’exercer la profession selon les principes moraux qui ont pour but d’assurer les soins aux patients dans les meilleures conditions. Sa conduite et son esprit dans lequel il travaille doit créer un climat de confiance et d’honnêteté sans lequel le service de santé ne peut jouer son rôle auprès de ceux qui souffrent comme à l’égard de la nation toute entière », poursuit-il.

Durant les deux jours les techniciens seront appelés à prendre conscience de l’importance de l’ONTS pour plus de responsabilité dans leur profession. Ainsi ils emboiteront les pas de l’ordre national des médecins du Tchad et l’ordre des pharmaciens qui placent la question de l’éthique et de déontologie au centre de leur préoccupation.

 

 

 

Décret : Nomination a la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT)

Au terme du décret n° 217, Mme. Ramatou Mahamat est nommée Directrice Générale adjointe à la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT), en remplacement de Mme. Hanane Mouta Zezerti, appelée à d’autres fonctions.

TP

Décret : Désignation des membres de la CENI

Au terme d’un Décret n° 216 du 21 février 2019, le chef de l’Etat désigne les personnalités dont les noms suivent membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Composante opposition :

– Jean Luc Benoudjita Auguste
– Dikomnigam Digamnadji
– Adam Mamadou Djibert
– Gounou Baguiré
– Yamid Hassan
– Bouba Koutang Florent
– Adoublaye Saleh Todjibaye
– Larmé Kilmaponé
– Blaise Blané
– Mbaidiguim Djérabé
– Neassim Taro Paul
– Mahamat Alkhassim Maki
– Laogor Madjibé
– Vounsouma Baissouma
– Emmanuel Goulké
– Theddy Maurice

Composante majorité :
– Mbaï Célestin
– Djimtibaye Lapia
– Mahamat Ahmat Choukou
– Djamal Mahamat Abdoulaye
– Mahamat Sakeh Younous
– Mme. Solalta Ngarbatna
– Abiang Betkissam
– Limane Mahamat
– Jules Mbaïgoto
– Mahamat Mbodou Abdoulaye
– Mahamat Cherif Wardougou
– Mme. Amina Ehémir Torna
– Goundoul Vikama
– Ahmat Khazaly Acyl
– Tahir Oley Hassan

 

 

Politique : L’opposition se veut un Etat fondé sur les valeurs républicaines

Le domicile du Chef de fil de l’opposition, Saleh Kebzabo par ailleurs président du parti Union National pour le Développement et le Renouveau (UNDR) a servi de cadre, d’une conférence de presse de l’opposition démocratique, ce jeudi 21 février 2019. Une conférence axée sur les événements qui ont menacés le pouvoir de N’Djamena en début février.

La déclaration de l’opposition fait suite aux événements en début du mois de février avec plusieurs sorties médiatiques tant des partis politiques de l’opposition, des partis de la majorité avec son corollaire un meeting du MPS, le 15 février dernier.

Pour l’opposition, le malheur des tchadiens aurait parti suite aux affrontements entre les éléments de la secte islamique Boko Haram dans la province du Lac et les forces de défense nationale le 11 août 2018. Ce qui serait, selon le chef de fil de l’opposition, Saleh Kebzabo d’une politique hasardeuse, persistante.

Les menaces des acolytes du pouvoir MPS ne sont rien pour l’opposition qui, ne cesse de qualifier l’intervention française dans le Nord-Est, début février d’une politique incertaine, disproportionnée. Selon elle (opposition), très surprise d’ailleurs, que la France puisse mettre des jours pour anéantir une colonne de 50 véhicules de l’Union des Forces de la Résistance (UFR). Pourtant l’armée tchadienne est réputée pour ses prestations dans la sous-région. « L’intervention militaire dans ce conflit tchado-tchadien est politiquement, juridiquement incertain et militairement encore disproportionnée. Elle suscite donc plus qu’une réprobation, une condamnation, et elle place de fait le gouvernement tchadien dans une position d’illégitimité absolue à l’égard de la France », souligne le chef de fil, Saleh Kebzabo.

Sur la question du meeting du mouvement patriotique du salut (MPS) relatif aux frappes françaises sur les rebelles et les réactions des partis de l’opposition, les deux panélistes, Saleh Kebzabo de l’UNDR et Mahamat Ahmat Al-Abo du PLD ont répondu que le président Déby aurait fait une déclaration à la nation que de tenir un meeting du MPS.

Pour eux, Deby a raté une bonne occasion d’unir et de rassembler les tchadiens. « La question sécuritaire est une question nationale, ce n’est pas à un parti politique d’organiser un meeting et s’en prendre aux autres partis. Déby aurait du communiquer à toutes les classes sociales et politiques sur cette affaire », disent-ils.

Un regard cursif sur la tenue des élections législations et locales à venir, l’installation de la CENI, les textes sur les nouvelles cartes de découpages administratifs a été fait.

Pour finir, les partis politiques de l’opposition ont rappelé dans leur déclaration, les dispositions de la nouvelle constitution qui condamne aussi bien la conquête du pouvoir par des armes avant de réitérer leur engagement aux valeurs républicaines fondées sur un Etat de droit respectueux des droits et libertés individuelles et collectives.

 

 

 

Conseil des ministres: Compte rendu

Le Conseil ordinaire des Ministres de ce jeudi 21 Février 2019 a examiné et adopté quatre projets de textes et suivi deux communications. Le premier projet de décret adopté, est celui portant reconnaissance d’utilité publique d’une organisation non gouvernementale tchadienne de lutte multisectorielle contre les piqures et envenimations, liées aux scorpions et l’avancée du désert dans les régions du Borkou, de l’Ennedi-Est, de l’Ennedi-Ouest  et du Tibesti.

 

La reconnaissance d’utilité publique de cette ONG tchadienne, permettra à celle-ci, de contribuer à renforcer davantage ses efforts qui sont soutenus par le centre anti poison du Maroc dans un cadre de partenariat durable.

 

Le deuxième projet de décret propose d’instituer le troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat, auquel sera greffé le Recensement Général de l’Agriculture. Ce projet met en place les organes de coordination politique, technique et de sensibilisation.

 

Sa publication constitue une étape primordiale. Car dans sa forme, il prend en compte la question démographique qui intéresse tous les secteurs de développement. Dans le fond, il marque la volonté du gouvernement de réaliser une opération d’envergure nationale tout en invitant les partenaires au développement à l’accompagner dans son organisation.

 

L’objectif visé dans cette adoption est aussi de disposer d’un cadre légal, opérationnel sur toute l’étendue du territoire et de mobiliser les ressources nécessaires à son organisation.

 

Le troisième projet de décret examiné et adopté est celui portant Organisation et Fonctionnement de l’Office National des Médias Audiovisuels (ONAMA). Cette nouvelle structure vient corriger et combler les insuffisances relevées durant la période d’activités de la Direction Générale de la Radiodiffusion et Télévision qui n’a pas satisfait aux attentes du public. Le Président de la République a insisté sur le professionnalisme et l’efficacité qui doit guider cette nouvelle structure.

 

Le quatrième texte, est un projet de loi déterminant les principes fondamentaux et les orientations de l’aménagement du territoire en République du Tchad. Ce projet actualisé, tient compte de nouvelles orientations stratégiques contenues dans la vision 2030 «  Le Tchad que nous voulons ». Il se veut un véritable socle sur lequel repose le cadre juridique de toutes les interventions de l’État et celui des autres acteurs ayant pour effet, la restructuration, l’occupation et l’utilisation du territoire national et de ses ressources.

 

Outre, les axes cités, ce projet fait siennes les dispositions des lois relatives aux différents secteurs concernés en vue de décliner les actions prévues.

 

S’agissant des Communication, la première est celle présentée par la Ministre de la production, de l’Irrigation et des Équipements Agricoles.

 

Elle porte sur l’organisation conjointe avec le CILSS, de la première édition du Salon Africain de l’Agriculture (SAFAGRI) prévue à Ndjamena du 12 au 15 Mars prochain. Ce salon qui s’organise en marge de la 54ème session ordinaire du Conseil des Ministres, réunira près de 40 pays et 250 experts et professionnels qui débattront de la transformation des chaines des valeurs agricoles en Afrique, face aux défis économiques, climatiques et sécuritaires.

 

Il faut rappeler que l’organisation de ce salon s’inscrit en droite ligne de la politique du retour à la terre nourricière prônée par Son Excellence IDRISS DEBY ITNO visant la diversification des bases de l’économie tchadienne.

 

La deuxième communication présentée par la Ministre de la Femme, de la Protection de la Petite Enfance et de la Solidarité Nationale porte sur la commémoration, le 8 Mars prochain, de la Journée Internationale de la Femme, précédée de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET) dont les activités sont prévues à Bongor, Chef lieu de Mayo Kebbi Est.

 

Placée sous le thème : « Femme et Défi de la 4ème République », la SENAFET sera une fois de plus, l’occasion d’échanges et de partages pouvant contribuer à l’amélioration et à l’épanouissement des femmes. Le Président de la République a donné des orientations précises en insistant sur des débats de haute facture pouvant contribuer au relèvement du niveau et à l’adhésion de toutes les femmes à cette dynamique.

 

Commencée à 10h, la séance a pris fin à 12h 15mn.

 

Le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement

 

Oumar Yaya Hissein

 

Présidence de la République