Affaire Airtel-Tigo : Les avocats ne sont pas satisfait du déroulement du procès

Après presque un an d’une procédure qui traine à la justice, avec, aujourd’hui un quatrième report, cette fois-ci pour la procédure de fond, Me Frédéric Nanadjingué a tenu un point de presse, ce jeudi 28 février à la maison des médias du Tchad pour éclaircir l’opinion sur le déroulement du procès.

En résumé, les attentes des avocats qui ont intenté cette procédure à l’encontre d’Airtel et Tigo est la levée de la décision de la restriction d’accès aux réseaux sociaux. En phase d’appel, la première audience a été fixée pour la date du 31 janvier 2019. « A cette date, nous étions présents, moi et mon concitoyen Me Dainonet Frédéric ainsi que les avocats d’Airtel et de Tigo sans oublier le représentant de ARCEP parce que, la dernière fois le président du tribunal de grande instance a ordonné l’intervention forcée de ARCEP dans la procédure », explique Me Nandjingué.

A l’audience, les avocats de Airtel et Tigo ont émis la question de qualité de prouver le contrat d’abonnement nous lignant à ces structure-là. La cour d’appel a, à cette audience renvoyer la cause à celle du 14 février 2019 pour statuer sur ce qui convient d’appeler une exception c’est-à-dire, lorsque qu’on déni la qualité à un plaideur. Suite aux échanges et aux plaidoiries, la cour a donc mis le dossier en délibérer pour la date du 14 février 2019. « Advenu à cette audience, la cour d’appel a estimé que nous avons bel et bien qualité et que nous avons le droit d’engager la présente procédure. Elle a renvoyée la cause à l’audience du 28 février pour les plaidoiries au fond».

A l’audience du 28 février 2019, les avocats d’Airtel et Tigo ont mis en avant l’absence du représentant de ARCEP pour solliciter le renvoi une fois de plus de la cause. Malgré l’insistance des avocats, la cour d’appel à souverainement renvoyer la cause à l’audience du 14 mars 2019. « C’est depuis le mois de mars 2018 que cette situation nous est tombée sur la tête. Cela fera un an, jour pour jour que nous, citoyens tchadien, nous, consommateurs tchadien souffrons de cette situation qui n’est que le reflet de l’iniquité », clame-t-il.

Selon lui, Airtel et Tigo renvoi les raisons sur ARCEP et ce dernier renvoi les raisons sur le ministre de l’intérieur. « Et c’est nous, qui nous retrouvons avec les pots cassés, à être mener par les services dont les qualités laissent à désirer », conclu-t-il.

En attendant, la procédure au fond est attendue au 14 mars 2019.  

 

Donner le sourire aux enfants orphelins

Telle est la motivation des étudiants de l’Institut Supérieur de Commerce, d’Administration des Affaires et de Ménagement (ISCAM) lors de la remise du don à l’orphelinat Shalom au quartier Moursal dans le 6ème arrondissement de N’Djamena, ce jeudi 28 février.

Constitué des habiles, détergents, savons, sucrerie et bien d’autres, le don des étudiants de l’ISCAM offert aux orphelins de Shalom est très apprécié par les enfants dudit du orphelinat. Un geste symbolique qui a redonné le sourire à ces derniers. Des chansons et danses ont été exécutés par les bénéficiaires afin d’exprimer leur reconnaissance aux donateurs.

Le centre d’orphelinat Shalom a été créé en 2015 à Gredia dans le 4ème arrondissement par la mère Koumatolal Marceline. Cet orphelinat a commencé avec huit enfants et aujourd’hui, il est à 68 orphelins dont 30 parmi eux sont placés dans les familles (adoptés) et les 38 autres sont logés au sein du centre.

Après quelques années, le centre est confronté à plusieurs problèmes notamment la charge de loyer, l’école des enfants, la nourriture et la santé de ces orphelins. « Lorsque j’ai commencé avec l’orphelinat, j’avais un restaurant. Mais la crise économique à tout bouleversé. On a abandonné le restaurant. Actuellement nous fonctionnons avec le pressing qui nous fait entrer un peu d’argent », explique mère Marceline.

Faits divers : Elle, intermédiaire des problèmes conjugaux

Monsieur Ngak et madame Alliance, se sont mariés depuis bientôt quatre (4) ans. Ils ont deux enfants. Tout marchait bien, rien de procès dans leur vie conjugale. Mais un jour, Alliance fait la connaissance de sa camarade Créance, une fille qui a gouté plutôt à la vie politique.

Reconnue pour son verbe facile de rassembleuse, la jeune dame Créance habitant le quartier Chagoua de N’Djamena, est un leader qui se veut une place dans la scène politique tchadienne.

Militante dans un parti politique de renom du pays, elle arrive à créer une cellule des jeunes filles et filles mères de son parti. Trois fois dans la semaine, ces militantes se réunissent chez leur camarade. Mais tous les jours, les sujets d’ordre politique ne sont guère abordés. « Toute femme doit être libre pour mener le combat politique », conseille-t-elle. Convaincu par leur leader, certaines d’entre elles, vont mettre les bâtons aux roues de leurs maris, d’autres demandent carrément le divorce.  Créance est devenue non seulement une femme politique mais cause plusieurs problèmes conjugaux voire de divorces.

Ignorante qu’elle est, Alliance veut échapper aux contrôles de son mari, qui l’interdit de fois d’aller à des réunions politique. Fidèle à sa maitresse politique, elle insiste à se divorcer avec son mari pour bien mener la lutte politique comme la conseille son leader. « Pourquoi tu me demande le divorce ? », questionne Ngak à Alliance. « Je veux être libre, ne me pose pas trop de question », répond-elle. Ne connaissant pas grand-chose sur la demande de sa femme, Ngak, va renvoyer madame Alliance pour des conseils avant toute décision qui s’impose.

En attendant la décision finale de sa femme, sir Ngak, reste étonner. Voilà les conséquences du suivisme aveugle des femmes.

 

 

Faits divers : Le paradoxe tchadien

Depuis une semaine, ces bœufs arpentent l’avenue Mobutu, de l’institut français du Tchad (IFT) jusqu’à la direction de la douane.

C’est qui est marrant, c’est que, ces bœufs circulent au milieu de la voie publique et ne font que brouter sur les plants des arbustes plantés entre les poteaux électriques pour l’embellissement du goudron.

Une question laisse à penser. Pourquoi les planter, les arroser puis les détruire ensuite ? Si ce n’est le paradoxe tchadien !

Construire une « vitrine de l’Afrique » qui s’autodétruit au fur et à mesure n’est nullement un projet d’envergure.

Education : Après trois (3) ans de scénarii, une lueur d’espoir se précise pour l’école tchadienne

Les années 2016, 2017 et 2018 ont été marquées par des scénarii pour sauver les programmes des activités scolaires. Paralysées par des grèves des différentes centrales syndicales d’une part et d’autre part, les mesures d’austérité prises par le gouvernement en septembre 2016.

Aujourd’hui le gouvernement et la plateforme syndicale revendicative se sont entendus sur des accords et promesses pour rétablir les 50% des augmentations générales sur le salaire (AGS)coupés. En fin janvier dernier, tous les fonctionnaires concernés par l’abattement ont vu leur15% payés, comme l’avait promis le gouvernement dans l’accord du 26 octobre 2018.

Peut-on espérer à une année scolaire réussit cette année ? Le secrétaire général adjoint du syndicat des enseignants du Tchad (SET), Mahamat Idriss se prononce sur cette question.« Tout dépend de la volonté du gouvernement tchadien. Si les restes de 35% vont être payés comme indiqué dans l’accord d’octobre, je crois que, nous allons espérer à une année scolaire réussit cette année et il n’y aurait pas assez de problèmes».
Pour parler de la qualité de l’éducation au Tchad, le Sga du SET, Mahamat Idriss, souligne que, pour parler de la qualité de l’enseignement, il faut plus d’investissement dans le curricula et les infrastructures scolaires. « Il faut investir dans l’éducation maintenant. C’est ce que le gouvernement tchadien ignore », oriente-t-il.

En attendant les conclusion d’audit des diplômes du comité paritaire chargé de l’assainissement du fichier du solde et du suivi de l’audit des diplômes des agents civils de l’Etat, Mahamat Idriss recommande au gouvernement tchadien de respecter ses accords et engagements vis-à-vis des enseignants pour garantir un avenir meilleur à l’école tchadienne.

L’USPR exige l’annulation du décret n°216 portant composition de la CENI

Dans un communiqué du 27 février 2019, le président de l’Union sacré pour la République (Uspr), Djékombé François conteste la composition des membres de l’opposition à la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (CENI). « La composition de la CENI rendu publique par le décret n°216 du 21 février 2019 prouve à suffisance la fracture au sein de l’opposition et le mépris des uns vis-à-vis des autres. Les élections à venir sont un championnat très important auquel chaque parti politique légalisé compte y participer avec l’intention de gagner en toute transparence ».

Pour lui, les membres de la CENI qui seront les juges doivent être désignés sur une base incontestable. « En se prévalant des ordonnances liberticides n°020 et n°040 portant respectivement charte des partis politiques et statut de l’opposition comme bases pour intégrer la CENI, une partie de l’opposition fait de la discrimination et donc par ricochet le jeu du pouvoir », clarifie Djékombé.

Selon l’USPR, la classe politique ne se résume pas uniquement aux personnes aux siègent en ce moment au sein du CNDP. « Nous cherchons sur le plan national un dialogue inclusif avec tous les tchadiens afin de ramener la paix définitive dans notre pays. Il convient que nous en donnions l’exemple en instaurant un dialogue franc et direct au sein de l’opposition en nous disant sans détour toutes les vérités, en vue d’avoir une opposition à même d’incarner le changement et donc porteuse d’espoir pour le peuple tchadien qui a tant souffert du régime MPS ».

Enfin, l’USPR exige une annulation pure et simple du décret n°216 et sollicite une concertation de tous les partis politiques légalisés de l’opposition, afin de « laver le linge sale en famille » et proposés des juges qui soient représentatifs de toute l’opposition, afin d’aller à des élections transparentes et apaisées, mentionne le document.

Présidentielles au Nigéria : Buhari réélu pour un second mandat

Les résultats définitifs annoncés par la commission électorale (INEC) proclame Muhammadu Buhari vainqueur des élections présidentielles avec 56% des voix.

Du côté de son principal rival, Atiku Abubakar, les résultats communiqués par l’INEC sont incorrects et a annoncé son intention de saisir la justice pour les contester.  

Tchad/Qatar: Timan Erdimi extradé ?

Timan Erdimi extradé ? s’interroge la lettre du continent selon une source proche du Conseiller national à la sécurité du Qatar.

Pour rappel, Timane Erdimi, né le 12 juillet 1955 à Keoura (nord-est du Tchad), est un homme politique tchadien et un neveu du président tchadien Idriss Déby contre lequel il est entré en rébellion depuis 2005.

Il est un ancien directeur du président Déby et l’ancien directeur de la CotonTchad.

Il est le chef d’un groupe de rebelles tchadiens, le Rassemblement des forces pour le changement (RFC), qui avait 1 700 soldats au début de 2008.

Le 1er décembre 2006, Timan Erdimi perd son fils Hamdoun, âgé de 21 ans, lors d’un combat les opposants avec l’armée de Déby à Guéréda.

Un mandat d’arrêt international a été émis par le Tchad contre Timan et son frère jumeau Tom Erdimi en 2007. Il a été parmi les 12 personnes condamnées à mort par contumace par un tribunal tchadien le 15 août.

Les huit mouvements ayant formé l’UFR ont désigné le  Timan Erdimi comme président de cette alliance. Quelques heures après cette nomination, la sœur cadette d’Erdimi, Gani Nassour, est assassinée dans la capitale.

Timan Erdimi avertit que « tous les Français, militaires ou civils, qui tombent dans les mains de nos combattants seront considérés comme des mercenaires et traités en conséquence. »

Le nom de Timan Erdimi figure parmi les 100 personnalités qui feront l’Afrique en 2009.

Le Qatar accueille depuis 2010 Timan Erdimi. Il est pris en charge par les autorités mais ne peut plus sortir du pays car il n’a plus de passeport.

Faits divers : Il s’est déguisé en gérant à la station de gaz

Ce midi 26 février 2019, au tour de 12 heures et demi à la station de service Total de Gassi, non loin du lycée, un présumé voleur s’est déguisé en gérant et distributeur de gaz.

Comme le gaz se fait rare, tout le monde est obligé de sortir très tôt pour réserver une place avec sa bonbonne de gaz. Etant très intelligent, le voleur s’est mis aussi en rang avec les autres mais sans sa bouteille de gaz. Vers 12 heures, quand le camion de distribution est arrivé sur les lieux, tout le monde se précipite pour donner en échange une bouteille non chargée. Profitant de l’inattention d’une jeune dame, le voleur prend sa bouteille pour donner aux gérants. Aussitôt servit, il prend une autre direction.

Alerter par sa camarade, la jeune dame le poursuit. « Hé ! Tu vas où avec ma bouteille ? », lance-t-elle. Le voleur répond « c’est ma bouteille ». Du coup, l’assistance accourt et les agents de prévention de la sécurité de la société arrivent pour l’arrêter. « Pourquoi tu as fait ça ?»  « J’ai perdu ma bouteille », répond-t-il. Après quelques minutes d’interaction, les éléments du CSP 16 de Gassi sont venus le récupéré.

Selon les témoignages des gérants de cette station, le voleur n’est pas à son premier acte. « Depuis, avec l’histoire de la rareté du gaz butane, on perd chaque jour 2 à 3 bouteilles », soulignent-t-ils. « J’ai perdu deux fois de suite mes bouteilles de gaz ici », enchaine une dame à côté.

Comme quoi, les gérants et les consommateurs doivent doubler de vigilance devant les points de recharge de bonbonnes de gaz. C’est dans le malheur que les autres en profitent.

 

 

Manifestation : 16 lauréats en instance d’intégration arrêtés puis libérés

16 lauréats en instance d’intégration à la fonction publique ont été arrêtés hier, 25 février par les éléments de force de l’ordre et de sécurité puis libérés quelques heures plus tard.

Ces derniers se sont réunis devant le palais de la démocratie de Gassi dans le 7ème arrondissement pour déposer leur mémorandum au président de l’assemblée nationale. « C’est au niveau de l’assemblée que les décisions sont prises donc on doit remettre ce mémorandum pour interpeller les députés sur ce qu’il faut faire. C’est la raison pour laquelle, on a décidé de déposer ce mémorandum, puisque dans notre note envoyée au ministère de l’intérieur pour nous autoriser ce sit in, aucun résultat ne nous ait été donné. Juste après, ils nous ont interdit d’aller à l’entrée du portail de l’assemblée nationale. La police est arrivée pour nous dire de monter dans le véhicule. Et que c’est un sit in qui n’est pas autorisé. On nous a ramassé pour le commissariat central », a raconté le porte-parole de ces lauréats, Madjadoum Nayengar.

Au commissariat central, les 16 lauréats ont présenté leur banderole afin qu’il ne soit libérer. « Ils ont lu et ils ont dit que nous sommes dans notre droit de revendiquer ce qui nous touche au cœur », a-t-il expliqué.

Le porte-parole a mis en garde les autorités de tutelle en charge de leur dossier de trouver une solution. « On ne demande pas une solution au niveau du ministère de l’intérieur mais plutôt une solution au niveau du ministère qui nous a formé ainsi que le ministère de la fonction publique. Nous demandons qu’ils nous trouvent une solution, au cas contraire, nous allons jamais baisser les bras mais nous allons toujours continuer à lutter », précise Madjadoum Nayengar.