FAO-PAM : Un projet de prévention des conflits en faveur des populations transfrontalières entre le Niger et le Tchad

Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de tachad.com, la FAO et le PAM ont lancé, le 05 mars dernier à Mao, le projet intitulé « Prévenir les conflits intercommunautaires et contribuer à la consolidation de la paix à travers le développement d’un pastoralisme résilient dans la zone transfrontalière de Diffa et du Kanem (Niger/Tchad) ».

Selon le document, les objectifs pour ce projet est de réduire les conflits entre les communautés au niveau régional (Diffa et Kanem) et transfrontaliers liés à la transhumance, appuyer l’entreprenariat des femmes et des jeunes à travers des activités génératrices des revenus et impliquer davantage les jeunes et les femmes dans le processus de prise de décision au niveau local. « Ce projet a pour objectif de renforcer le dialogue et la paix au niveau communautaire pour la prévention et la gestion des conflits entre communautés agro-pastorales ».

En lançant le projet, le gouverneur de la province du Kanem, Hassane Térap, a souligné que ce projet s’inscrit dans le cadre du programme « Appui au développement d’un pastoralisme résilient » identifié comme « phare » par le G5 Sahel dans son Plan d’Investissement Prioritaire » 2017-2021.

Les déclarations de N’Djamena et de Nouakchott ont aussi exhorté les États et les éleveurs à travailler ensemble pour renforcer les moyens de subsistance et la résilience des communautés pastorales en plaçant le pastoralisme au centre du développement et des stratégies de sécurité, poursuit-il.

Pour Hassane Terap, « ce projet est en phase avec la vision 2030 : « Le Tchad que nous voulons », en particulier : L’Axe IV : « Assurer une meilleure qualité de vie à la population tchadienne »; et les piliers III.3 « La Croissance Economique et la Lutte contre la Pauvreté » et III.6 « La Cohésion Sociale ».

Le délégué du représentant de la FAO au Tchad, chef d’antenne FAO du Kanem-Lac, Hassane Abdourahamane a, pour sa part, indiqué que la FAO et le PAM soutiennent les actions du gouvernement visant à améliorer la cohésion sociale entre les communautés et renforcer la résilience de leurs systèmes alimentaires.

Ce projet sera mis en œuvre par la FAO et le PAM du Tchad et la FAO du Niger, en étroite collaboration avec les partenaires que sont : le ministère de l’élevage et des productions animales, le ministère de l’environnement de l’eau et de la pèche, et des organisations de la société civile.

Par ailleurs, la transhumance dans la zone frontalière de Diffa et du Kanem est souvent la principale source de conflits dus à la cohabitation difficile entre les éleveurs transhumants et les communautés locales.

Ce projet dont la durée de mise en œuvre est de 18 mois, est financé par le Fonds du secrétariat général des Nations Unies pour la consolidation de la paix (Peace Building Fund), précise le document.

 

 

 

Notre langue française pour dire le monde

Notre langue française à nous Africains, qui sommes fiers de nos langues maternelles ou nationales, qui parlons aussi d’autres langues internationales ou transfrontalières, comme l’anglais, l’arabe, le swahili, le mandingue, le fulfulde… est une langue désormais vécue sans tabous et intégrée à la riche diversité culturelle qui nous caractérise.

« Merveilleux outil trouvé dans les décombres de la colonisation » pour Léopold Sédar Senghor, « butin de guerre » pour Kateb Yacine, la langue française s’est affranchie depuis longtemps de toute domination et de tout complexe.

Si la langue française, parfois, n’a pas été choisie par amour, mais parce qu’elle avait un jour été imposée par la loi du plus fort, elle appartient aujourd’hui à tous ceux qui l’ont apprise, se la sont appropriée et l’ont « pliée à leur vouloir dire » pour paraphraser Aimé Césaire.

Une langue d’émancipation et de liberté

Ma langue française à moi, qui suis profondément africaine, originaire de ce village nommé « Rwanda », moi qui me sens pleinement citoyenne du monde, est une langue d’émancipation et de liberté, une langue que j’ai choisie, de manière non exclusive, pour dire le monde.

Ma langue française à moi, qui ai l’honneur de diriger ce vaste ensemble géopolitique qu’est l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), forte de ses 88 États et gouvernements membres, est la langue de ce partage fécond d’expériences et d’expertises, qui doit nous permettre d’aller de l’avant, tous ensemble.

C’est la langue de notre coopération solidaire pour l’accès de toutes et de tous à une éducation de qualité, à une formation professionnelle pertinente et en phase avec nos marchés du travail, qui puisse mettre résolument nos jeunes sur le chemin de l’emploi. C’est la langue de nos actions qui visent à accompagner les États les plus fragiles dans leurs démarches de construction de leurs propres démocraties et consolidation durable de leurs institutions.

C’est aussi dans cette langue que nous portons des plaidoyers forts pour le respect des droits et des libertés, pour l’égalité entre les femmes et les hommes, pour la promotion de la diversité culturelle à travers toutes les formes de création, y compris les plus innovantes, celles qui explorent l’immense champ de possibilités qu’offre le numérique.

Une langue de création et d’innovation

Le numérique recèle un potentiel encore largement inexploité pour les francophones, raison pour laquelle j’en ai fait l’une des principales priorités de mon mandat. Nous voulons multiplier les lieux qui permettront à tous les jeunes de notre espace d’avoir accès au numérique. Nous appuierons efficacement le plus grand nombre possible de projets numériques des jeunes créatrices et créateurs. Nous soutiendrons avec une énergie renouvelée les acteurs francophones dans les instances de régulation de l’Internet.

Nous allons œuvrer aux côtés de nos Opérateurs, notamment l’Agence universitaire de la Francophonie, pour répandre des contenus scientifiques de qualité en français sur la Toile. Je sais que nous pouvons compter sur TV5 Monde pour encourager les médias numériques francophones.

Alors, en ce 20 mars, en cette Journée internationale de la Francophonie, je vous demande de dire le monde « en français, s’il vous plaît ! », cette langue moderne, qui possède les mots pour évoquer les réalités même les plus novatrices et qui en invente tous les jours de nouveaux. Faisons aussi en sorte, tous ensemble, que le français soit encore plus une langue de création et d’innovation, la langue du droit et de l’économie, de la science et des technologies.

Travaillons de concert pour faire résonner partout cette langue française, notre langue française, à l’unisson des voix du monde.

*Les chiffres de La langue française dans le monde, cet ouvrage publié le 20 mars 2019 chez Gallimard par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), sont éloquents : le français est désormais parlé par 300 millions de personnes sur les cinq continents, un nombre en progression de 10 % depuis 2014, année de la dernière étude.

Le français est la deuxième langue apprise dans le monde et on estime le nombre de francophones en 2070, selon différents scénarios, à entre 477 et 747 millions. De la cinquième place, le français pourrait passer à la troisième place des langues les plus parlées dans le monde. Des chiffres encourageants, même si le rayonnement d’une langue ne s’évalue pas seulement au nombre de locuteurs, mais plutôt aux valeurs qu’elle véhicule.

Par Louise Mushikiwabo

Ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo a été élue secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en octobre 2018. Une fonction qu’elle occupe depuis janvier 2019.

Source JA

COP 2020 : Restitution des travaux de groupes et principales recommandations

L’atelier de planification opérationnelle pays 2020–2021 a eu lieu hier à l’Hôtel Ledger Plazza. Plusieurs thèmes ont été débattus avec des échanges et des restituions des travaux du COP 2020.

La situation des réfugiés dans le monde est sans cesse en augmentation avec plus de 70% des réfugies qui vivent dans des pays en voies de développement comme le Tchad avec plus de 80% des 454000 réfugiés qui vivent dans une situation d’asile prolongée. C’est dans une période de transformation que HCR saisi pour les démarches stratégiques avec des nouvelles résolutions : le Nexus humanitaire – Développement, aux ODD, à la réforme des Nations Unies, à l’opérationnalisation du plan d’action de CRRF/Global.

Une vue globale du plan d’opération 2020–2021, des priorités et orientations stratégiques a permis d’explorer de nouvelles opportunités afin de mobiliser un grand nombre des partenaires en ayant à l’esprit que la question des réfugiés reste une problématique d’ordre général.

Accent sera mis par le HCR, les partenaires et le gouvernement sur la consolidation de leur engagement et le renforcement de l’efficacité de leurs  actions au profit des réfugies, des demandeurs d’asile et des PDI, et cela permettra en effet, l’amélioration de l’environnement de protection, l’accès aux services sociaux et économiques, l’accès aux solutions durables et l’accès aux moyens d’existence.

Au terme de cet atelier, pour tous les réfugiés, des perspectives de solutions durables seront limitées à la réinstallation.

 Allaramadji Innocent

RDC: Koffi Olomidé, condamné à deux ans de prison avec sursis pour atteinte sexuelle

Le chanteur congolais Koffi Olomidé poursuivi pour agressions sexuelles sur quatre de ses danseuses est condamné ce lundi 18 mars 2019 à deux ans de prison avec sursis pour atteinte sexuelle.

Koffi Olomidé la star de la rumba congolaise est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à deux ans de prison avec sursis pour «atteinte sexuelle sur mineure de 15 ans», en l’occurrence l’une de ses ex-danseuses.

Le ministère public avait requis, à l’audience, qui s’était tenue à huis clos le 11 février 2019, sept ans de prison à l’encontre du chanteur. L’artiste est poursuivi pour des chefs d’accusation : « atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité » et pour « séquestrations », des faits qui auraient été commis en région parisienne entre 2002 et 2006.

Il est condamné à verser une amende de 5 000 euros pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France de trois des plaignantes et à verser aussi  5 000 euros comme dommage à sa victime au titre de son préjudice moral.

Aucune de ses quatre plaignantes n’avait fait le déplacement. Elles avaient déposé plainte en 2007, 2009 et 2013 et accusaient Koffi Olomidé de leur imposer des rapports sexuels, à l’hôtel ou au studio d’enregistrement le plus souvent, sans préservatif et en les giflant quand elles se débattaient. Elles ne sont plus jamais retournées en République démocratique du Congo, par peur de représailles.

 

 

 

 

 

Amnistie : L’opposant Albadour Acyl Ahmat Akhabach du Conseil démocratique révolutionnaire (CDR) a regagné, le bercail.

Parents, amis et connaissances ont fait le déplacement de la villa des hôtes à N’Djari hier lundi 18 mars 2019 pour lui souhaiter un bon retour à l’opposant Albadour Acyl Ahmat.

Albadour Acyl Ahmat a été Chef de Service à la Direction du Protocole de la Présidence de la République lorsqu’il a opté pour la lutte armée en intégrant le Conseil démocratique révolutionnaire (CDR) de son feu père Acyl Ahmat Akhabach.

Le retour au Tchad du désormais ex-maquisard Albadour Acyl Ahmat Akhabach fait suite à l’amnistie générale décrétée par le Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO après la promulgation de la loi fondamentale du 04 mai 2018.

Tchad : 3ème forum humanitaire et de développement

Le 3ème  Forum Humanitaire et développement, couplé à la présentation conjointe du Plan de réponse humanitaire (HRP) et du Plan de Réponse pour les Réfugiés (CRRP) 2019, est organisé ce matin 19 mars 2019 à l’Hôtel Résidence de N’Djamena.  

Le Tchad est le cinquième pays d’accueille des réfugiés au monde par rapport à sa population et compte plus d’un million et demi de personnes en situation de déplacement, 4,4 millions dont 51% des femmes ont besoin d’une assistance humanitaire en année 2019. C’est dans ce contexte que l’appel conjoint (HRP et CRRP) vise la mise en œuvre d’interventions d’urgences dans les secteurs tels que la sécurité alimentaire, la nutrition, la santé, la protection, l’éducation, l’eau, hygiène et assainissement ainsi que l’appui aux services sociaux de base et la recherche de solutions durables.

C’est pour répondre à cette urgence, que le gouvernement tchadien avec la communauté humanitaire tiennent ce 3ème forum pour appeler les donateurs à un financement de plus de 476 millions de dollars. Un fonds qui sera destiné à assister les deux millions de personnes les plus vulnérables ciblées par le plan de réponse humanitaire.

Pour le Coordonateur résident du système des nations-unies, M. Stephen Tull, l’urgence  est de mobiliser les ressources importantes. « Nous allons travailler sur une analyse commune et réaliste des besoins humanitaires et sommes engagés en partenariat avec les acteurs de développement et le gouvernement tchadien », souligne-t-il avant de dire que la mise en place des interventions concrètes et intégrée doit rester la seule priorité à tous les acteurs impliqués dans ce plan de réponse 2019-2020.

Le plan de réponse humanitaire 2019, fait mention que la situation nutritionnelle est de plus en dégradante et évoque une forte  augmentation des cas de malnutrition de 29% par rapport à l’année 2018.

C’est pourquoi le ministre de l’économie et de la planification du développement, M. Issa Doubragne, indique qu’il est capital d’obtenir  le soutien des bailleurs pour renforcer les approches conjointes humanitaires et de développement  afin de garantir la mise en œuvre efficace et efficiente des projets permettant de briser le cycle infernal de l’assistance tout en favorisant la résilience et l’autosuffisance des populations.

Il faut noter que le Plan de réponse humanitaire (HRP) est la participation d’environ 39 organisations regroupant l’ensemble de la communauté humanitaire et le Plan de Réponse pour les Réfugiés (CRRP) 2019 compte seize (16) organisations y compris l’HCR et d’autres agences des nations-unes ainsi que les ONG internationales.

 

 

 

 

 

ABN : 232 millions de dollars pour le changement climatique

Après un an de service à l’autorité du Bassin du Niger (ABN), le Secrétaire exécutif M. Abderahim Birémé Hamid a présent le projet sur  le changement climatique ce matin 18 mars 2019 au président de la République, Idriss Deby Itno.   

C’est un projet régional sur les changements climatiques, un projet qui selon le Secrétaire Exécutif de l’ABN va démarrer très prochainement et consacre 12 milliards pour les secteurs de l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’organisation des marchés tchadiens.  Il est fiancé à hauteur de 232 millions de dollars par plusieurs partenaires ayant comme chef de fil la Banque Africaine de Développement (BAD).

Une année après sa prise de fonction M. Abdérahim Biremé Hamid a conduit et a réalisé plusieurs projets. Il s’agit de l’organisation interne, des relations avec les partenaires ou la tenue des réunions statutaires, toutes les activités menées pour redresser l’organisation.

Société : Une femme porte plainte contre son mari pour avoir assassiné sa fille de 3 ans

C’était le vendredi 15 mars 2019, après la prière de la mosquée vers 5h20mn du matin, que le père de la fille avait annoncé aux habitants du quartier Ndjari dans le 8ème arrondissement le décès de sa fille.

Un témoin souligne que le père de la fille disait que sa fille est très têtue. Le jeudi 14 mars vers 15h la fille a pissé sur elle. Un acte mal gober par le père, tellement fâché, commence à matée sa progéniture (coups de pieds). Ne pouvant pas supporter, la mère réagit. Et à son tour, elle a été renvoyée par son mari de la maison. Le jour suivant, vendredi 15 mars, le père à la mosquée que sa fille a rendu l’âme. Pourtant sa maman a été renvoyée de la maison le jeudi 14 mars vers 15 heures selon le témoin du quartier.

Pour la mère, son enfant serait mort suite aux coups de pieds. « Celui qui la tué, parce qu’il l’a frappé fort, il l’a savaté aussi. Et lorsqu’il me sache de la maison directement le lendemain m’a fille est morte ! Il n’a pas voulu de petite fille, parce qu’il disait « farkha » bâtard en arabe», lance-t-elle avec des larmes aux yeux.

Selon les témoins du quartier « le père de la défunte a eu une relation hors mariage avec la mère il y a quelques années avant que le mariage soit normalisé. Alors l’enfant hors mariage, est un enfant naturelle « un bâtard ».

A la dernière nouvelle, la police a arrêté le père meurtrier hier dimanche 17 mars aux environs de 13h à son domicile au quartier Ndjari. Pour le moment il est placé à garde-à-vue au commissariat de la police de sécurité du 10ème arrondissement. En attendant, l’enquête se poursuit.

Affaire à suivre…

France : Acte 18 Gilet jaune, Pillage et incendie à l’Élysées

Le samedi 16 mars 2019, l’acte 18 des «gilets jaunes» a été marqué par une très forte reprise de violences à Paris, où 237 personnes ont été interpellées.

Les images de pillages et d’incendie du restaurant Fouquet’s, de magasins ou d’une succursale bancaire des Champs-Elysées ont tournées en boucle dans les médias. Même si, elles tranchaient avec celles des autres défilés globalement très calmes de dizaines de milliers de manifestants « gilets jaunes » ou pour le climat dans la capitale et le reste du pays.

Deux cents personnes ont été placées en garde-à-vue, dont 15 mineurs, selon le Parquet. Quelque 80 enseignes ont été touchés, dont une vingtaine pillés ou victimes de départs d’incendie, a précisé à l’AFP une association. Quelque 150 mètres cubes de déchets ont dû être ramassés à Paris, selon la mairie.

Au total 32.300 personnes se sont mobilisées dans toute la France selon l’Intérieur, mais 230.766 selon le décompte des «gilets jaunes» posté sur Facebook.

Quatre mois après le début du mouvement et au moment où s’achève le grand débat national, cette journée était présentée comme un «ultimatum» au président Macron, qui a annoncé dans la soirée écourter son séjour dans les Pyrénées où il était parti se «ressourcer» après sa tournée en Afrique.

Le président de la République, rattrapé par la crise des Gilets jaunes, veut frapper fort, après ce nouveau samedi noir sur les Champs-Elysées. Parmi les mesures attendues, une possible interdiction de manifester sur l’avenue.

Tronçon N’Djamena-Bongor-Kélo : Le calvaire des usagers

A peine une décennie, les routes bitumées au Tchad sont en état de dégradation très avancée. Il suffit de circuler à l’intérieur des grandes villes et voyager pour se mettre à l’évidence. Kita Ézéchiel, Reporter à Tachad.com de retour de Sarh.

Voyager à l’intérieur du Tchad est une souffrance insupportable pour la plupart des usagers. Du Sud au Nord et de l’Est à l’Ouest le constat reste le même. L’état des routes bitumées ne répondent plus. Les véhicules sont obligés de se frayer quelques fois d’autres voies dans le sable et en brousse. Ce qui ne facilite pas un bon trajet.

Par exemple le voyage sur N’Djamena-Bongor sur une itinéraire d’environ 300 Km il faut au moins 8-10 heures du temps et N’Djamena Sarh entre 20-22 heures du temps.

C’est un tourment pour tous les chauffeurs des automobiles. Avec de gestes si et là. Tourner le volant brusquement à droite ou à gauche tout en freinant, puis accélérer et redresser le volant avec plus de prudence! Tous ces gymnastiques pour éviter les trous et crevasses sur les tronçons N’Djamena-Bongor-Kélo.

Par endroits, les chauffeurs sont mêmes obligés d’abandonner la voie bitumée pour se frayer des chemins sur les bas-côtés de la route. Pour conséquence, le trafic est perturbé dans les deux sens et les voyageurs sont exposés aux risques d’accidents.

Ces gros nids de poule et des bordures des rues dégradées font partie des principaux vecteurs d’accidents en ces derniers temps sur cet axe principal de la partie Sud du Tchad, témoignent les usagers.

Un voyageur rencontré affirme que « les routes construites en latérites depuis bientôt 40-50 ans ne sont pas dégradées de la manière dont sont dégradées les routes bitumées ». « Comment peut-on parler de développement économique sans parler des voies de communications ? » Se demande-t-il.

« Sans compter les taxes et impôts que paient les agences de voyage et d’autres transporteurs, les recettes que font les postes de péages installés tout au long des principales voies pourront aider à racler les chaussées dégradées pour réduire certains, mais hélas ! Rien n’est fait avec cet argent collectés à longueur des journées », se lamente M. Masdoumngar, enseignant de son état dans le bus de la Société Tchadienne de Transport et de Location (STTL) sur la route de Bongor à Kélo.

Un chauffeur particulier rencontré à l’agence de voyage de Kélo, raconte que «la relance économique voulue par le gouvernement doit passer par la voie de communication surtout la construction de bonnes routes».

« Le seul problème au Tchad c’est le manque de volonté politique», lance de son côté, Halimé à l’agence de Moundou.

Les cris des usagers ne cessent de parvenir aux pouvoirs publics mais les réponses ne tardent à venir.

En attendant les travaux d’entretien ou de réhabiliter de ces tronçons, les voyageurs doivent s’armer de patience pour se rendre à Bongor-Moundou et Moundou-Sarh!