En 2019, le financement de l’Etat tchadien dans le secteur de la santé couvre les différentes rubriques de dépenses notamment: le personnel; les biens matériels/services; les transferts et les investissements. L’appui des Partenaires Techniques et Financiers dans le secteur de la santé joue un rôle très important. La participation communautaire (recouvrement des couts) assure une partie du fonctionnement des structures sanitaires.
Le projet de Budget Général de l’Etat (BGE) de 2019 y compris l’Investissement extérieur est arrêté à 979 974 912 000FCFA. Le projet de budget du MSP y compris l’Investissement proposé dans le projet de budget de l’Etatest de 67 135 351 000 FCFA soit 6,85% du BGE. Il fautrappeler que les enveloppes budgétaires allouées en 2019 sont en coursd’adoption à l’Assemblée Nationale. La répartition interne au niveau du MSPsera faite après adoption et promulgation de la loi de finances initiale,conjointement aux exigences et en fonction des priorités selon lesdisponibilités. Le taux global d’engagement du budget 2018 à la date du 11décembre est de 92,26%.
En terme de dépense, les dépenses du personnel sont
exécutées à 91,67%, conformément au traitement des agents de 11/12 mois ( janvier-novembre);
Les dépenses des biens et services sont exécutées respectivement à 85,12%
et 92,45% dont: 2, 598 milliards des
crédits délégués exécutés à 100%; 4, 778 milliards pour les programmes et
centres nationaux de santé ont été engagées et validés à 100%; 230 sur 902
millions des dépenses de fonctionnement du niveau central ont été engagées et
validées soit 25%. Les dépenses de transferts/subventions ont été engagées et
validées à 100%. Leur paiement effectif est prévu au mois de décembre 2018; Les
dépenses d’investissement ont connu une réduction de 1,7 milliards lors des
collectifs budgétaires, le reste (1,115 milliards) est engagée et validé à hauteur 92% dans le
cadre de : Paiement des contreparties de projets PRSSMI, PESSPT et FRN; Paiement
des décomptes de construction et réhabilitation des années antérieures.
En perspectives, le budget 2019, il est prévu le recrutement
des agents de santé pour remplacer le personnel admis à la retraite et
renforcer les ressources humines dans
les structures déficitaires et celles nouvellement construites. Par ailleurs,
Le MSP prévoit un recrutement de 2 189
agents de santé en accord avec les PTF. La part de l’Etat dans ce projet de
recrutement est de 500 agents dont le cout estimatif est de 1, 500 milliards FCFA, à inscrire dans le budget 2020/2021.
Pour les biens et
services, le budget 2019 tient en compteles engagements de
l’Etat envers les PTF (Alliance Gavi
et FM) dans le cadre de
cofinancement des vaccins (3 milliards)
et des ARV (2 milliards),
des moustiquaires imprégnés (2,35
milliards), des antituberculeux (300
millions) et 200 millions pour
le RSS soit un total de 7,65 milliards;
Assurer le fonctionnement des services et directions centrales, des programmes
et centres nationaux de santé (APMS, CTF, CNAR)
Pour les transferts
et subventions, le budget Assure le fonctionnement des hôpitaux
nationaux, hôpitaux provinciaux, écoles de santé et les Centres Nationaux (CNTS
et CNNTA).
Pour les
Investissements, un engagement en partie pour les décomptes des travaux
existants actuellement au Ministère des Infrastructures; procéder à
l’équipement de 12 hôpitaux de district et de 32 centres de santé construits et
non équipés ; Réhabiliter quelques édifices en état de délabrement; tenir
les engagements de l’Etat dans le cadre des contreparties des projets.
Le Ministère de la santé Publique fait des efforts pour
améliorer les indicateurs de santé en faisant une répartition des ressources
ciblées et efficaces. Cependant, les ressources allouées pour le fonctionnement
restent toujours faibles par rapport aux besoins réels. En plus, la
mobilisation de ces ressources pose souvent des problèmes. A nos jours la
majorité des structures sanitaires accusent des retards de paiement de leur
subvention depuis 2016. Toutefois, un
cabinet d’audit a été recruté à la Direction de Dette du MFB pour analyse et
épuration des arriérés de paiement.