Madame Albatoul Zakaria fait Bye-bye à l’Union Internationale des Femmes Musulmanes section Tchad (UIFMT)

A l’occasion de la cérémonie de remise des attestations aux quelques membres actifs de l’Union Internationale des Femmes Musulmanes section Tchad (UIFMT) que la Secrétaire Générale Mme Albatoul Zakaria a tracé son bilan et à dit Bye-bye à ces camarades. C’étais ce matin à la Maison des Femmes en présence de quelques membres de la dite Union. Quelques attestations ont été remis accompagné d’un Coran.

Durant deux ans plusieurs activités ont été organisé par l’Union Internationale des Femmes Musulmanes section Tchad (UIFMT) à savoir la formation des jeunes filles à l’occasion de la fête de mouton, remise des viandes aux femmes démunies, la cérémonie de la naissance du Prophètes (PBSL) etc.

Créée en décembre 2016, deux ans ont permis d’organiser les activités progressivement pour amener une petite contribution dans l’édification de la société.

Pour Mme Albatoul Zakaria « Pendant les deux années passées ensemble, nous avons travaillé dans la compréhension, le respect des textes et la solidarité Musulmane. Je vous demande de rester soudée comme vous l’avez toujours été afin de relever tous les défis. Les quelques activités que nous avons eus à mener ensemble ne représentent rien par rapport à ce que nous devons faire, tout début est difficile ».

Elle rends hommage mérité à Hinda Deby Itno Première dame du Tchad, Présidente d’Honneur de l’UIFMT Tchad qui a toujours accompagné par son soutien multiforme tant financier, matériel, que par des conseil et orientations utiles pour la bonne marche de l’organistion. Elle remercie également tous les membres de l’UIFMT et exprime sa reconnaissance et son profond gratitude.

Enfin Mme Abatoul Zakaria insiste sur la Scolarisation des fille « N’oubliez pas la scolarisation des filles, la mémorisation du Saint-Coran, les œuvres de bienfaisance et le pardon » a-t-elle terminé.

Elle part comme Ambassadeur du Tchad auprès de la République de Koweït.

Ousmane Diarra

TCHAD : L’ORGANISATION INTERNATIONALE POUR LE SECOURS, LEBIEN-ETRE, ET LE DEVELOPPEMENT BOUCLE SA CAMPAGNE DE SECOURS D’URGENCE

 

Dans le cadre de ses actions humanitaires au sud du Tchad, la Ligue Islamique Mondiale à travers son Organisation Internationale pour le Secours, Bien-être, et le Développement a mis terme à ses campagnes de secours d’urgence ciblant 40 000 refugiés et retournés de la Centrafrique au Sud du pays.  

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La Ligue Islamique Mondiale «World Muslim League » est une organisation non gouvernementale basée en Arabie Saoudite. A travers son Organisation Internationale de Secours Mondial  de développement et de bien-être, a  mené des campagnes de secours d’urgence dans la distribution  des vivres à   40 000 réfugiés et retournés  de la RCA installés dans le sud. Ces réfugiés et retournés des camps situés aux frontières du Tchad, vivent dans cette partie du Tchad depuis le début du conflit armée en Centrafrique.   La fin de la mission de la Ligue Islamique Mondiale «World Muslim League » dans les camps des réfugiés et retournés de la RCA, reste un choc pour ceux. C’est pourquoi le Dr Mohammed Bin Abdulkarim Al-Issa, Secrétaire général de la Ligue Islamique Mondiale a exhorté à cette occasion les travailleurs à poursuivre leur soutien humanitaire à ces groupes vulnérables, qui sont pour la plus part des femmes et des enfants fuyant les atrocités de la RCA car la nécessité d’élargir et de diversifier leurs besoins, fournitures de soins de santé primaires, vêtements…demeure urgente.     Selon, Mohamad bin Abbdulkarim, La Ligue Islamique Mondiale s’engage à continuer son assistance aux réfugiés et retournés quelle que soit leurs conditions de travail et leur gravité, dans la conviction que la mission humanitaire qu’elle remplit par le biais de son  corps de secours mondial de développement et de bien-être.   Quatre camps ont été ciblés par la campagne de secours. Arrivé au terme de sa mission la Ligue Islamique Mondiale a travers son organisation internationale pour le secours, le bien-être, et le développement a distribué environ 8400 sacs des vivres aux habitants pour subsister pendant un certain temps. Le  groupe a réussi à ajouter plus de 150 nouveaux réfugiés centrafricains. Les efforts de la ligue dans cette région frontalière accidentée et dangereuse, éloignée de la capitale N’Djamena, se trouve à plus de 1 000 kilomètres, où des organisations humanitaires ont travaillé et, grâce à Dieu, ont mené à bien leur mission.    Au delà de tous ces efforts, Dr Mohamad a souligné que, la ligue Islamique Mondiale ne tardera pas à mener ses activités de secours, de développement et de santé sur le continent africain en général et dans le Tchad et ainsi qu’aux réfugiés sur son territoire en particulier. La ligue islamique mettrait aussi en œuvre ces programmes réguliers dans la plupart des régions tchadiennes, en mettant l’accent sur les aspects sanitaires, en gérant l’un des meilleurs centres de santé de la capitale, ainsi que des caravane  médicaux polyvalents, des programmes de développement tels que les centres urbains, la construction de mosquées, Orphelinats et campagnes de secours d’urgence.  
AHMAT MAHAMAT AHMAT    

LITTERATURE :DOUNIA TOG-YANGAR PUBLIE «FRUITS DES MENINGES»

Dounia Tog-yangar vient de présenter son tout premier roman intitulé « Fruits des méninges» ce samedi 15 décembre 2018 au centre de formation pour le développement (CEFOD). Un recueil de375 citations subdivisé en 12 chapitres qui traitent des thèmes divers.

Le jeune écrivain tchadien Dounia Tog-yangr inscrit son nom dans l’agenda de la littérature tchadienne. A travers ce roman de 133 pages, il met en exergue les valeurs de la culture de paix. Dounia fait un regard croisé sur la paix, la guerre culture, l’art, la littérature, la nature, le sport, qui sont la somme de ces expériences dans les études, des voyages et des rencontres qu’il a eu à établir avec l’entourage.

Dans ce recueil de citations et fragments de réflexion, l’artiste,écrivain nous livre une bourriche pouvant permettre à l’éclosion de la sagesse sociétale et individuelle. Ces fragments des idées et réflexions collectés et résumés dans cet ouvrage est pour l’auteur sa contribution à la formation de l’espritcritique, d’analyse, des valeurs morales, religieuses.

En présentant son roman, Dounia Tog-yangar affirme que « Fruitdes méninges » se résume à une mixture de culture et des arts, de somme littéraire, de libre-pensée, des philosophies, d’un retour et de la projectiondans l’universel et traditions, de quelques bribes de connaissances générales acquises, de la folie de l’homme moderne, du panafricanisme et de son autocritique, de l’auto dérision teinté d’humour corrosive et loufoque du vécuquotidien, des voyages et de l’actualité »  

« Fruits des méninges » de Dounia donne l’occasionà chaque individu de voyager, de s’interroger, de se remettre en cause à travers des citations de différentes nationalités et cultures.  Ce recueil de citation est aussi une nourriture vivifiante de l’esprit, qui contribue à l’épanouissement de l’être humain.

Qui est Dounia Tog-yangar ?

C’est un artiste peintre de nationalité tchadienne. Il est né le 29 août 1971 à Abéché dans la province du Ouaddaï. Ce peintre et écrivain aujourd’hui a débuté ses études primaires à Moïssala dans le département de Mandoul Oriental. En 1985 il fut réfugié en République Centrafricaine où il poursuit ses études secondaires au lycée Bossangoa de Bangui. Plus tard il revient obtenir son baccalauréat série A4 en 1992 au lycée Ahmet Manguier de Sarh chef lieu de la province du Moyen-Chari.  En 1999 il bénéficie d’une bourse associative pour les études universitaire en Corée du Sud. Une étude qu’il n’a pas pu finirfaute de moyen.

L’homme est un passionné de l’art, culture, lettre et philosophie. Il est actuellement artiste peintre, auteur du roman « Fruits des méninges » Tome1 publié aux éditions Toumaï en 2018 et préfacé par Hourmadji Moussa Doumngor journaliste, écrivain et homme politique.

TCHAD : LE BUDGET DU MINISTERE DE SANTE PUBLIQUE EN 2019 S’ELEVE A 67 135 351 000 FCFA SOIT 6,85% DU BUDGET GENERAL DE L’ETAT

En 2019, le financement de l’Etat tchadien dans le secteur de la santé couvre les différentes rubriques de dépenses notamment: le personnel; les biens matériels/services; les transferts et les investissements. L’appui des Partenaires Techniques et Financiers dans le secteur de la santé joue un rôle très important. La participation communautaire (recouvrement des couts) assure une partie du fonctionnement des structures sanitaires.

Le projet de Budget Général de l’Etat (BGE) de 2019 y compris l’Investissement extérieur est arrêté à 979 974 912 000FCFA. Le projet de budget du MSP y compris l’Investissement  proposé dans le projet de budget de l’Etatest de 67 135 351 000 FCFA soit 6,85% du BGE. Il fautrappeler que les enveloppes budgétaires allouées en 2019 sont en coursd’adoption à l’Assemblée Nationale. La répartition interne au niveau du MSPsera faite après adoption et promulgation de la loi de finances initiale,conjointement aux exigences et en fonction des priorités selon lesdisponibilités. Le taux global d’engagement du budget 2018 à la date du 11décembre est de 92,26%.

En terme de dépense, les dépenses du personnel sont exécutées à 91,67%, conformément au traitement des agents de 11/12 mois ( janvier-novembre); Les dépenses des biens et services sont exécutées respectivement à 85,12% et  92,45% dont: 2, 598 milliards des crédits délégués exécutés à 100%; 4, 778 milliards pour les programmes et centres nationaux de santé ont été engagées et validés à 100%; 230 sur 902 millions des dépenses de fonctionnement du niveau central ont été engagées et validées soit 25%. Les dépenses de transferts/subventions ont été engagées et validées à 100%. Leur paiement effectif est prévu au mois de décembre 2018; Les dépenses d’investissement ont connu une réduction de 1,7 milliards lors des collectifs budgétaires, le reste (1,115 milliards)  est engagée et validé à hauteur 92% dans le cadre de : Paiement des contreparties de projets PRSSMI, PESSPT et FRN; Paiement des décomptes de construction et réhabilitation des années antérieures.

En perspectives, le budget 2019, il est prévu le recrutement des agents de santé pour remplacer le personnel admis à la retraite et renforcer les ressources humines  dans les structures déficitaires et celles nouvellement construites. Par ailleurs, Le MSP prévoit  un recrutement de 2 189 agents de santé en accord avec les PTF. La part de l’Etat dans ce projet de recrutement est de 500 agents dont le cout estimatif est de 1, 500 milliards FCFA, à inscrire dans le budget 2020/2021.

Pour les biens et services, le budget 2019 tient en compteles engagements de l’Etat envers les PTF (Alliance Gavi et FM) dans le cadre de cofinancement des vaccins (3 milliards) et des ARV (2 milliards), des moustiquaires imprégnés (2,35 milliards), des antituberculeux (300 millions) et 200 millions pour le RSS soit un total de 7,65 milliards; Assurer le fonctionnement des services et directions centrales, des programmes et centres nationaux de santé (APMS, CTF, CNAR)

Pour les transferts et subventions, le budget Assure le fonctionnement des hôpitaux nationaux, hôpitaux provinciaux, écoles de santé et les Centres Nationaux (CNTS et CNNTA).

Pour les Investissements, un engagement en partie pour les décomptes des travaux existants actuellement au Ministère des Infrastructures; procéder à l’équipement de 12 hôpitaux de district et de 32 centres de santé construits et non équipés ; Réhabiliter quelques édifices en état de délabrement; tenir les engagements de l’Etat dans le cadre des contreparties des projets.

Le Ministère de la santé Publique fait des efforts pour améliorer les indicateurs de santé en faisant une répartition des ressources ciblées et efficaces. Cependant, les ressources allouées pour le fonctionnement restent toujours faibles par rapport aux besoins réels. En plus, la mobilisation de ces ressources pose souvent des problèmes. A nos jours la majorité des structures sanitaires accusent des retards de paiement de leur subvention depuis  2016. Toutefois, un cabinet d’audit a été recruté à la Direction de Dette du MFB pour analyse et épuration des arriérés de paiement.

UNIVERSITE DE N’DJAMENA, VAINQUEUR DU CONCOURS NATIONAL DE PLAIDOIRIE

La finale de la 5e édition du concours national de plaidoirie en droit international humanitaire (DIH), s’est déroulée ce matin au centre Almouna, opposant les étudiants en droit de l’Université Adam Barka d’Abéché et ceux de l’Université de N’Djamena.

 

L’objectif principal de ce concours est de permettre aux étudiants (participants) en droit de se familiariser aux questions liées au droit international humanitaire afin de les aborder avec aisance et d’accroitre leur intérêt pour cette matière. Placé sous l’autorité du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), qui, soutient le gouvernements dans leurs efforts de ratification dans leur loi nationale et collabore avec les forces armées et de sécurité pour renforcer l’intégration, l’application et le respect du droit international humanitaire ainsi que des principes humanitaires universels auprès des porteurs d’armes.

Le concours national de plaidoirie a vu la participation des universités en faculté de droit d’Abeché, de Doba, de Moundou, d’Emi Koussi et de N’Djamena. Le sujet sur lequel les candidats finalistes ont  débattu, s’est articulé autour d’un conflit dans un pays fictif; il donne l’occasion à ses étudiants de se mettre dans la position de la défense et de l’accusation, face aux procureurs et avocats de la défense ou conseillers juridiques. Un concours très danse à travers des simulations mettant ainsi leurs connaissances théoriques dans cette situation. Les étudiants de l’Université de N’djamena avaient défendu concrètement et ont su justifier avec clarté leur arguments, d’où ils en sort vainqueurs.

Le chef de délégation du CICR-Tchad, M. Yann Bonzon et le représentant du Ministre de l’enseignement supérieur ont félicité tous les étudiants ayant participé a ce concours depuis les éliminatoires jusqu’en phase finale aujourd’hui plus particulièrement les vainqueurs de la 5e édition de ce concours.

Il faut noté aussi que le CICR est implanté au Tchad depuis 1978, suite au conflit qui avait opposé le Tchad et la Libye et déploie ses activités a travers le pays pour la protection de la vie et la dignité des victimes des conflits armés ou d’autres situations.

Idriss Deby élevé au rang de Docteur

Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad, élevé ce matin au rang de Docteur honoris causa de l’école doctorale internationale 2ie de Ouagadougou.
Cette distinction serait le témoignage de son engagement à soutenir cette école, qui a formé près de 500 de ses compatriotes.

CAN 2019 : QUI VA L’ORGANISER ?

Une semaine après l’appel à candidature officiellement lancé par la CAF pour l’organisation de la CAN 2019, l’on se demande qui organisera cette prochaine compétition ? Quel est le sort du Cameroun ?

On ose croire que le Cameroun qui s’est vu retiré l’organisation de la Can 2019 depuis le 30 Novembre 2018, se trouve dans une situation incertaine quant à sa qualification à cette prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Par contre, le vice-président de la confédération africaine de football (CAF) a déclaré vendredi dernier sur les ondes de Rfi que le Cameroun ne serait pas disqualifié de cette compétition. Cela confirme en effet, que la CAF a décidé de ne pas appliquer son règlement de façon stricte. Alors que l’article 92 lui permet de suspendre pour deux ans un pays qui se voit retirer l’organisation (ou renonce à celle-ci), le Cameroun ne se retrouvera donc pas dans ce cas de doute, afin de pouvoir retrouver ultérieurement son statut d’organisateur.

Qui sera le pays organisateur ?

L’Egypte, quatre fois pays hôte de cette compétition, est sans doute prête à organiser. Elle a officialisé sa candidature ce Jeudi 13 décembre pour l’organisation de la CAN d’ici juin 2019, dans un communiqué posté par la fédération égyptienne de football sur Twitter et Facebook. Le pays des pharaons se dit prêt après alors que certaines sources étaient persuadées que le Maroc s’apprêtait à déposer son dossier de candidature à l’organisation de la CAN 2019. Le ministre des Sports a annoncé que Royaume ne sera pas volontaire pour organiser le tournoi. La Caf attends jusqu’à la fin du mois de décembre pour décider à qui confier cette tache.

CHRISTINE MALECKA, CONSULTANTE DE L’AMSEP EST PLUS QUE JAMAIS HONORÉE DES AFRICAINS

Honorée au début et à la fin de cet atelier international de l’association mondiale des services d’emplois publics qui s’est tenue à N’Djamena au Tchad du 11 au 13 décembre 2018, par le Vice-président de l’AMSEP région Afrique, M. Ibrahim AG Nock, le directeur général de l’ONAPE, M. Fayçal Hissein Hassan et le ministre de la promotion des jeunes, des sports et de l’emploi du Tchad, la consultante de l’Association Mondiale de Services d’Emplois Publics AMSEP Mme CHRISTINE MALECKA laisse entendre sa fierté et attire l’attention des pays africains dans le développement dudit continent dans cette interview.

Tachad : Comment vous sentez-vous après être honorée successivement par l’AMSEP région Afrique et le gouvernement du Tchad ?  

Christine. M : C’est un grand honneur d’avoir reçu ces cadeaux et les certificats de reconnaissances. Je ne m’y attendais pas. Je ne faisais que mon travail, mais c’est toujours un plaisir. C’est vrai je crois beaucoup à l’association mondiale de services d’emploi que j’ai parcourue depuis tellement d’années en Afrique. En terre africaine, un ministre, un directeur général m’honorent, ça me fait extrêmement plaisir.

Tachad : Que doivent faire les pays africains, membres de l’AMSEP pour leur développement réel ?  

Christine. M : Je pense que les pays membres de l’AMSEP ont intérêt à encore plus communiquer. Il existe énormément des bonnes pratiques, des bonnes choses dans les pays. Et les pays n’ont pas besoins de tout redémarrer à zéro. Il faut discuter et échanger, c’est le but de l’association, c’est une plateforme de reconnaissance, plateforme d’échange et des bonnes pratiques. Pour que ces terres africaines arrivent enfin, à se sortir de misère et du chômage des jeunes, je crois que, c’est possible si toutes les énergies convergent.

LE RIDEAU EST TIRÉ SUR L’ATELIER INTERNATIONAL DE L’AMSEP

Le ministre de la promotion des jeunes, des sports et de l’emploi de la République du Tchad vient de clôturer cet après-midi, l’atelier international de l’association mondiale des services d’emplois publics qui s’est tenu depuis le 11 décembre dernier à N’Djamena à l’hôtel Hilton. L’atelier auquel beaucoup de discussions ont été menées autour de la question du chômage des jeunes et surtout de l’emploi vert, est abouti par les recommandations faites par les participants venus des différentes contrées.

Les emplois verts dans l’agriculture, les emplois verts dans la transformation et les emplois verts dans l’environnement sont là les thèmes qui ont été abordés par les participants tout au long de ces assises. Le thème central faut-il le rappeler est « L’implication des services publics d’emploi dans le développement de l’emploi vert ».

Pour le directeur général de l’ONAPE, M. Fayçal Hissein Hassan Abakar « On ne peut plus parler de développement de l’emploi sans enoncé le volet vert. Nos échanges fondées sur les expériences acquises par nos différents intervenants ont permis de démontré l’utilité et la nécessité de développer l’emploi vert comme une nouvelle approche de lutte contre le chômage tant au niveau de services d’emploi publics que des association, des organisations non gouvernementales, le monde de l’éducation et la formation professionnelle ou encore des entreprises commerciales ».

Fayçal Hissein Hassan Abakar plaide auprès de l’AMSEP, AASEP et le gouvernement tchadien de les aider à tenir à l’intervalle, régulier, des rencontres spéciales sur le développement de l’emploi vert pour faire le point des avancées et aborder ensemble les nouvelles questions qui ne manqueront pas de se poser ; renouveler cette expérience à un niveau africain donc continental aussitôt que possible ; créer un observatoire international dédié au développement de l’emploi vert ouvert à tous les demandeurs d’emploi.

Montrant sa satisfaction, la secrétaire exécutive de l’AMSEP, Mme Eve-Marie Mosseray dixit : « Nous partageons une seule et même planète. Son futur, notre futur ne sera que si nous travaillons ensemble. Nos travaux ne sont qu’une étape sur le chemin des enjeux qui nous mobilisent ».

Pendant trois jours, la problématique du chômage et de la lutte contre la pauvreté et du sous-emploi dans le monde et l’Afrique en particulier a été dénichée. A la sortie de ces assises, l’emploi vert est pris comme le moyen le plus indiqué pour faire de la jeunesse, un incontournable allié dans le changement.

Pour encourager les jeunes à lutter contre l’inactivité, le chômage à travers « l’emploi vert », le ministre Mahamat Nassour Abdoulaye déclare : « Le gouvernement, par le biais de mon département, en synergie avec les autres acteurs publics et privés restons disposés à encourager l’ensemble des initiatives qui contribuent à faire de l’emploi vert un véritable outil du développement durable. Mon département validera dans les jours qui suivent, la politique nationale de la jeunesse et de l’emploi, document stratégique définissant les orientations en matière d’opportunité d’emplois pour les jeunes ».

A la fin de ces assises, une mention spéciale est décernée par le ministre tchadien M. Mahamat Nassour Abdoulaye à Madame Christine MALECKA, consultante de l’AMSEP, pour son abnégation à la cause de l’emploi et son dévouement pour l’Afrique.

Il faut un changement de comportement pour préserver l’Unité

Dans les écoles, au travail, et aux lieux publics, l’on constate dans ces endroits certaines personnes, soient ils se regroupent entre eux (même famille ou même clan), soient devant les autres (qui ne connaissent pas leurs dialectes) ils parlent en patois. Cela fruste ceux qui ne connaissent pas ces dialectes. Pourtant on se dit « nous sommes des intellectuels ».

Avant dans les écoles, si le maitre te surprend entraine de parler autres langues à part le français dans la cours de l’école ou dans la salle de classe, il te mate bien. La pratique communément appelée « Réception» où les filles comme garçons des différents quartiers se regroupaient et organisent des danses, des causeries visant l’unité et la cohabitation.

L’instruction et l’enseignement des préceptes pour les mœurs (habitude naturelle ou acquise, relative à la pratique du bien ou du mal au sens de la morale) entre temps dans les écoles ne se remarquent guère à notre époque. Pourtant l’on comptait quelques rares d’écoles pas assez d’école comme aujourd’hui.

Dans les lieux publics tels que les marchés, les stades, au bureau, dans les lycées et universités, dans les transports communs le constat est amère. Des individus se regroupent par ethnies, clan, religion pour mener des débats. Certains sont des débats constructifs d’autres pour haire, trahir ou insulter quelqu’un.

Aujourd’hui si vous arrivez dans un bureau où deux ou quatre personnes travaillent très vite vous allez remarquer que les langues nationales qui sont le français et l’arabe littéraire ont cédé la place aux dialectes. Hou da hadja chounou ? en arabe. Né lé pa na ri wa ? En ngambaye. Ce qui veut dire en français cet individu là a dit quoi ? C’est un terme employé dans des ironies où mépris vis-à-vis de l’autre. Cette attitude qui domine plus aujourd’hui dans presque les lieux sociaux tchadiens.

Si des tels comportements se pratiquent comment cultivons-nous la culture de la citoyenneté ? Comment développons-nous des caractères sociaux ? A vrai dire c’est regrettable. En tout cas la vie est un contrat social comme nous enseigne Jean Paul Sartre.

Un autre comportement qui nous étonne, c’est les étudiants en dehors du pays. Beaucoup des gens racontent qu’ils sont passés un moment inoubliable dans telle ville ou tel pays sans raconter leur différence. Ni les jeunes filles ou garçons, chacun aime dire « mon frère ou ma sœur ». Un ami racontait un jour qu’il était en Chine pour une formation. Lorsqu’il est parti au marché de Pékin (Capitale du Chine), il aperçoit deux jeunes filles tchadiennes. Elles demandèrent s’il est un tchadien parce qu’il avait dans son visage des balafres (fassout en arabe local). Dés qu’il a répondu OUI, elles sautèrent sur lui. Puis lui sait fondu en larme c’est-à-dire il pleurait. Pour lui ce comportement à N’Djamena tant à disparaitre dans le milieu tchadien.

En parlant du bilinguisme, là aussi, il y’a des comportements à effacer. Les uns pensent que l’arabe est la religion musulman et les autres pensent également le français est pour le chrétien. Les deux ont tort sur ces langues. La langue est un vocabulaire qui est un ensemble des mots employés par un peuple. On apprend pour lire et écrire. Nous sommes dans un pays ou on parle le français et l’arabe. Chacun de nous doit apprendre ces deux langues nationales.

Les politiciens font de leur mieux pour préserver l’unité nationale, mais ou est passé la jeunesse ? Nous devrons lutter contre ce fléau par : des rencontres d’échange d’idée entre les établissements, des instituts, des universités etc. ; des débats sur le comportement. On peut y arriver si on a la volonté. Tant qu’il n’y a pas l’unité nationale, il n’y aura pas l’unité africaine.

OUSMANE DIARRA