CENI : Les nouveaux membres ont prêté serment

Dr Kodi Mahamat Bam, nouveau président désigné de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) et son staff ont prêté serment, ce jeudi 4 avril 2019.

Comme à l’accoutumé, c’est après l’appel nominatif des nouveaux membres, la lecture des actes et décrets que le président de la cour suprême, Samir Annour Adam a demandé au procureur général, Mahamat Abderamane de prononcer ses réquisitions.

Une lecture des dispositions légales qui encadrent l’exercice des membres de la CENI a été faite par le procureur puis quelques conseils ont été adressés aux récipiendaires avant la prestation solennelle de serment.  

 « Vous devriez être impartiaux pour ne pas favoriser l’un des partis au dépend des autres et être objectif en ce sens que vous ne devriez pas faire intervenir des éléments affectifs où personnels dans l’exercice de votre mission générale qui concerne l’organisation, la supervision et le contrôle de déroulement de toutes les opérations des échéances électorales ».

« Je jure de respecter la constitution, les lois et règlements qui encadrent le scrutin et d’adopter une attitude impartiale et objective dans l’exercice de mes fonctions ». C’est en ces termes que les nouveaux membres de la CENI ont prêté serment pour entrer dans l’exercice de leur fonction.

La justice tchadienne dispose de l’aide juridique et de l’assistance judiciaire

Les élus du peuple ont adopté hier 3 avril 2019 au palais de la Démocratie de Gassi, un projet de loi régissant l’aide juridique et l’assistance judiciaire avec 132 voix pour, 0 contre et 0 abstention.

Ce projet de loi a pour objectif de rendre disponible et accessible la justice et le droit aux justiciables. L’aide juridique couvre toutes les parties au procès : prévenu et partie civile. Cette loi a été mise en œuvre par une commission d’enquête nationale de l’aide juridique et de l’assistance judiciaire créée et placée sous tutelle du ministère de la justice.

Pour le ministre de la justice, garde des sceaux, chargé des droits humains, Djimet Arabi, ce projet de loi a été recommander aussi bien par l’examen périodique universel que le Tchad a fait parce que, considéré comme une question de droit de l’homme, il faut que tout citoyen du pays ait accès à la justice même ceux qui n’ont pas les moyens. « Ce texte est plus important. Qu’Il facilite l’accès à la justice à tous les citoyens surtout ces vulnérables qui n’ont pas les moyens de payer forcément leurs avocats, payer les frais de justice. Là, l’Etat va se substituer à eux pour essayer de régler les frais qu’ils doivent payer », a-t-il rassuré aux élus du peuple.

Ce projet entre dans le cadre de forme de textes issu du programme 2005.

La Compagnie Sucrière du Tchad (CST) va vers son déclin

 Malgré que la mission du ministère des Mines, du Développement Industriel, Commercial et de la Promotion du Secteur Privé, qui a sillonné les sept provinces de la zone méridionale du Tchad en février dernier, pour sensibiliser les autorités administratives provinciales sur l’application de l’arrêt n°003/PR/MMDICPSP/DGM/DGTC/2019 signé le 18 janvier 2019, l’importation frauduleuse du sucre continu son chemin de bonhomme.

 Pour conséquence, aujourd’hui, la Compagnie Sucrière du Tchad (CST) est au bout de son souffle et n’arrive plus à vendre son sucre depuis plus de huit de mois. La société n’a plus de trésorerie aujourd’hui pour honorer ses engagements salariaux avec ses employés et d’autres charges nécessaires pour la production du sucre, ni peut plus verser ses impôts à l’Etat, elle ne collecte plus la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) faute de ventes depuis le mois d’août dernier.

Dans cette  affaire, l’Etat perd plus de 5 milliards FCFA de taxes par an que la société collecte chaque année. Devant cette problématique, si rien n’est fait dans les jours à venir pour stopper l’importation frauduleuse de sucre dans le sud du Tchad, une probable fermeture de la CST est annoncée et plus 2 063 travailleurs de cette société en postes actuellement seront mis en chômage.

Pour le directeur général adjoint de la CST, M. Emmanuel Castells c’est depuis huit mois que son entreprise est contrainte de faire des choix illogiques entre payer les salaires du personnel, mettre du carburant dans les tracteurs pour continuer la campagne ou arrêter d’irriguer la canne.

Une  situation qui risque de jouer sur la prochaine campagne sucrière. «La semaine dernière par exemple, on était contraint d’arrêter l’irrigation parce qu’on n’a plus d’argent pour payer le carburant destiné aux pompes. Aujourd’hui on est au bord d’un arrêt total de l’usine et de la fermeture de notre unité de», indique-t-il.

Blocus des textes et décisions

«Il y a un lobby très puissant qui s’est emparé du marché du sucre, qui semble être au-dessus des lois puisqu’il continue d’importer malgré toutes les décisions et les textes, et vendre là où il veut. Il y a des gens qui importent du Soudan, d’autres importent depuis le port de Douala», explique M. Emmanuel Castells.

C’est un lobby profite de la faiblesse de la devise soudanaise pour fait chuter les prix du sucre tchadien. « Le Tchad ne pourra rien contre le sucre indien, brésilien ou soudanais. La seule chose qui nous permettra de nous en sortir est que l’Etat, à travers la Douane, prenne des mesures fortes pour contrôler les entrées du sucre dans le pays, et qu’on applique la même règle à tout le monde comme c’est le cas dans tous les pays producteurs y compris les plus importants», souhaite-t-il.

 

Météorologie, un facteur essentiel de développement durable

Le ministère de l’Avion Civile et de la météorologie, l’Agence nationale de la météorologie et l’association du personnel de la météorologie de l’ASECNA ainsi que les autres météorologistes du Tchad ont organisé conjointement une conférence débat sur le thème : « Le soleil, la Terre et le Temps », ce mercredi 03 avril 2019 au Centre Al-Mouna de N’Djamena.

Cette conférence est organisée dans le cadre de la célébration de la journée météorologique mondiale, qui se célèbre tous les 23 mars de chaque année. Au cours de cette conférence les panélistes ont évoqué la question de la gestion de communication, l’accès aux informations météorologiques et la question de l’impact du changement climatique sur les secteurs vulnérables.

Pour le Chef de Division de la Climatologie, M. Ngakougnon Mindé, les changements climatiques sont considérés comme des graves menaces causés au développement durable.  « Le secteur des ressources en eau, de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage et des forets qui sont déjà très vulnérables du fait des conditions climatiques sévères, connaitront davantage des difficultés liées au réchauffement climatique », indique-t-il.

La météorologie est un facteur pour un bon développement, le panel souligne que l’atmosphère est le siège de nombreux phénomènes dont les impacts peuvent être sentis durement voire néfastes pour la vie et les activités humaines. « C’est pourquoi il est nécessaire de suivre le déroulement des phénomènes afin de réduire leurs effets et/ou y s’adapter », conseille le Chef de division climatologique M. Ayday Lintel.

Cette conférence a permis aussi au public de découvrir l’agence nationale de la Météorologie (ANAM) qui est l’émanation de la Direction Générale de la Météorologie Nationale (DGMN). Elle est Créée par la loi N°035/PR/2015 du 18 août 2015, et, est placée sous la tutelle du Ministère en charge de la Météorologie. L’ANAM est une structure technique composée de plusieurs Services. C’est un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité juridique.

Elle a pour mission entre autres de concevoir et mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de la Météorologie; assurer la veille météorologique sur l’évolution du climat; mettre à la disposition des usagers publics et privés les données météorologiques et climatiques; mettre en œuvre et collaborer avec le ministère en charge de l’environnement, les activités du Projet Opérations d’Ensemencement des Nuages (OPEN) et enfin mettre en œuvre les Conventions et les Protocoles sur les Changements Climatiques.

Avec la création de cette agence le directeur général de l’ANAM, M. Dandjaye Daouna jules promet qu’au-delà des difficultés que son institution rencontrent, la problématique liée à l’accès des informations météorologiques sera résolue progressivement pour fournir des donner nécessaires aux usagers.

 

 

 

 

 

 

La protection et l’accès aux droits des femmes et enfants au centre d’une formation des professionnels

L’Avocats sans frontières France et ses partenaires : Association des femmes juristes du Tchad (AFJT) et l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’homme (ATPDH) à travers le « Programme d’assistance et d’accès au droit pour les enfants et les femmes » (PADEF-Tchad) forment les professionnels du droit, pénitentiaires, agents de la force publique et les acteurs de la société sur « la protection des droits des enfants et des femmes victimes de violence ou privés de libertés » du 03 au 04 avril au CEFOD.

Une formation qui s’inscrit dans un contexte où le climat d’impunité s’érige en règle : Les auteurs de violence ne sont presque jamais poursuivis, les femmes renoncent à porter plainte, terrorisées à l’idée de faire l’objet de représailles communautaires, les violences conjugales,  la déscolarisation des enfants en particulier les filles, l’exploitation des enfants, les mariages forcés et précoces… C’est au vue de tous ces maux qui gangrènent la liberté et le droit des femmes et des enfants, que les responsables des associations des droits de l’homme, les avocats du barreau, les journalistes, les femmes juristes, les officiers et chefs coutumiers sont appelés à réfléchir sur comment améliorer la protection des droits des femmes et des enfants.

Selon la formatrice de l’avocats sans frontières Paris, Mme Thérèse Lepretre, dans les centres de détentions, les mineurs en attente de procès n’ont pas des avocats et parfois sans dossiers. Pour elle, la mixité des personnes détenues, les conditions de détention insalubre et les périodes de détention prolongées, manque de local où les mineurs pourront être entendus de façon confidentielle avec un avocat… ne favorisent pas un bon climat dans les centres pénitentiaires.  C’est pourquoi, il est important de former les professionnels sur toutes ces questions afin d’aider les justiciables comme les femmes et les enfants à avoir accès à leur droits.

 « Notre responsabilité est d’amener toutes les responsables de la chaine pénale à bien observer le code et le bien manipuler », souligne Mme Thérèse Lepretre avant de dire que malgré le changement observé en 2018, l’insuffisance des moyens de travail des juges d’instruction et des régies pénitentiaires persiste et ralentit encore la performance judiciaire dans le suivi des causes pénales.

Réduire les violences à l’égard des enfants et des femmes et leur assurer une meilleure prise en charge de leurs dossiers est la priorité du programme d’assistance et d’accès au droit pour ces couches vulnérables.

Durant les deux jours les participants verront leur capacité renforcée en matière de droit de la femme et des enfants afin d’améliorer le dialogue entre les acteurs étatiques et non étatiques sur les mécanismes de protection des droits des femmes et des enfants victimes de violence ou détenus.

A la télé américaine, l’Afrique n’existe (presque) pas

Le continent y est sept fois moins mentionné que l’Europe.

Le quatrième pays africain le plus cité à la télévision américaine n’existe pas. En première position se trouve l’Égypte, suivie de l’Afrique du Sud, du Kenya et enfin du Wakanda, un pays fictionnel créé par Marvel, sur lequel règne l’un de ses héros les plus populaires, Black Panther.

Ce classement est le résultat d’une étude effectuée par l’Université de Californie du Sud (USC), qui a analysé 700.000 heures de télévision américaine sur tout le mois de mars 2018, des informations aux jeux télévisés, en passant par la pub et les séries. Leur conclusion : l’Afrique est quasiment invisible pour les téléspectateurs.

Sur la période, les scientifiques ont comptabilisé 134.000 mentions de l’Afrique ou d’un pays africain. Comparativement, le continent et les pays européens ont été cités sept fois plus. Dans 44% des occurences propres aux fictions télévisuelles, l’«Afrique» est mentionnée sans référence à un pays en particulier

Pendant le mois entier, seuls 25 arcs narratifs des films tournaient autour de l’Afrique. Parmi eux, seul 13% contenaient un personnage africain. Dans 80% des cas, c’est un petit rôle, et dans 46%, le personnage prononce dix mots ou moins.

Image négative

En plus de cette non-représentation, l’Afrique est souvent dépeinte de manière négative. Sur les 25 arcs évoqués plus haut, 14 sont centrés sur le crime, la plupart du temps dans des séries policières.

En tout, les chercheurs ont compilé trente-deux sujets pour lesquels l’Afrique est abordée. Seuls trois d’entre eux ont été considérés comme éclairés sous un angle plus positif que négatif : l’histoire, la musique, et le sport.

Selon les conclusions de l’étude, cette sous-représentation peut avoir des conséquences sur la diaspora africaine, surtout sur les deuxièmes ou troisièmes générations : «Celles et ceux qui n’ont jamais vécu sur le continent risquent de simplement couper les ponts avec leurs origines».

D’autant que l’industrie du divertissement américaine joue sur un marché quasi-monopolistique : «Il est virtuellement impossible de lui échapper. Même si les Africains s s’emparent aujourd’hui des réseaux sociaux […] pour raconter des histoires nuancées et authentiques, il faudra énormément de temps avant qu’elles puissent concurrencer le récit qui est fait de leur continent par les médias américains».

Source : Slate fr

Le périple de Masrangué à la frontière Tchad-Libye

Comme plein d’autres jeunes et adultes qui s’adonnent au travail de domestique ou de la maçonnerie, les risques sont parfois tristes. D’autres frôlent la mort, de plus près mais ce phénomène continu son bonhomme de chemin. Ceux qui l’exercent ne se soucient de rien, tout comme les autorités qui trouvent en cela, rien de surprenant.

« On nous a emmené là-bas comme des animaux ». C’est en ces termes que le jeune Masrangué raconte son aventure aux boutures étrangères. Avec une somme de 260 000 Fcfa, Masrangué a été vendu comme ses autres compagnons à la frontière Tchad-Libye pour travailler dans les mines d’or.

C’était en juin 2018 que Masrangué et ses amis ont quitté N’Djamena à la demande d’un certain Kali, un gorane, comme des maçons en destination d’Abéché où ils doivent construire une villa. Arrivée à Abéché, après un temps de repos, la nuit, on les dépêche de monter dans le véhicule. De là, ils n’ont pas revu un village jusqu’à Gouro. « De Gouro, nous sommes arrivés à la frontière de la Libye, là où ils exploitent de l’or », trace-t-il.

C’est arriver à cette frontière qu’ils ont été vendu aux plus offrants. « On nous donnait que de l’eau et de fagots mais pas autre chose à manger. Si tu résistes tant mieux dans le cas échéant, tu meurs », raconte-il avec beaucoup d’émotions.

Pour lui, beaucoup de gens ont péris dans cet endroit. « Tous nos mouvements sont souterrains, le jour comme la nuit. On fait sortir des tonnes de bloc pour remonter à la surface, les cassées en petit morceau, mettre dans des sacs (15 à 16 sacs) avant d’envoyer dans la machine. On nous a dit que là-bas, ce n’est pas notre pays donc même s’ils nous tuent, il n’y aura pas de problème ».

Une combine mise en place

Kali, ce dernier habite à N’Djamena avec sa famille. C’est un militaire. Il fut chef de poste à Gouro. Il a été muté de son poste pour être affecté à N’Djamena et c’est là qu’ils se sont entendus avec un parent de Masrangué pour dire que c’est une mission pour la construction d’une villa à Abéché et pourtant c’est un mensonge sur l’origine de la destination afin de tirer profit.

« Si c’était clair que c’est pour ce travail, je n’allais pas partir. C’est en juin 2018 que nous avons quitté N’Djamena pour là-bas. Je ne me suis même pas lavé jusqu’au retour à Abéché, un mardi de mars 2019 », regrette Masrangué.

Malgré un tonneau au chemin de retour, Masrangué s’en remet à Dieu qui a évité le pire. « Nous avons fait tonneau mais comme Dieu est avec nous, nous sommes sortis vivant ».

« J’ai dépensé beaucoup d’argent en chemin de retour et j’ai été arrêté trois fois avant d’entrer à N’Djamena. On nous traitait à des rebelles comme, on n’a quitté le nord pour le centre-ville », s’indigne-t-il.

Pour Masrangué comme de nombreuses victimes qui sont encore là-bas, la partie n’est pas encore terminée.

Fin de la pénurie de Gaz

Suite à la maintenance de la raffinerie, la population du Tchad en général et celle de N’Djamena en particulier avait autant souffert pour la pénurie de gaz.
“Enfin la flamme de la raffinerie a retentit. Nous avons franchi tous les obstacles et le gaz est déjà là”, nous informe un responsable de la Raffinerie de Djermaya.

La CENI divise toujours

Après la demande d’annulation du décret N°216 portant composition des membres de la CENI, c’est autour de la désignation du président de la CENI que des controverses s’installent. Un épisode qui, sans nul doute mettra en mal la tenue des élections législatives prévue à la fin du premier semestre 2019.

Dans un jeu, peu démocratique, les moindres désignations et nominations à la commission électorale nationale indépendante (CENI) font grincer les dents et donnent de fil à retorde à la partie qui se voit d’office éliminer à la course. Une tendance est à la mode. Les dispositions des textes et lois ne sont pas prises en compte. Une méthode que récuse l’opposition démocratique en ce moment.

La désignation de Dr. Mahamat Kodi comme président de la CENI vient une fois de plus pousser l’opposition et le CNDP à se prononcer. Selon eux, ce dernier n’est pas une personnalité neutre pour diriger cette commission parce qu’il est un militant du MPS. « Nous avons demandé à ce que le décret soit repris. Le pouvoir jusqu’aujourd’hui n’a pas repris le décret, plus grave, on n’a désigné aux forceps, le président de la CENI qui n’est pas une personnalité neutre conformément à la loi. C’est un militant pure-jure du MPS et qui est désigné pour être président de la CENI. C’est pour dire que la fraude a déjà commencé. Nous, on demande le respect de la loi, en attendant que ces deux questions soient réglées, nous gelons notre participation au CNDP », a déclaré Mahamat Ahmat Al-Habo, vice-président du cadre national de dialogue politique (CNDP) par ailleurs secrétaire général du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD).

Un consensus qui divise

Du côté de la majorité présidentielle, c’est par consensus que Dr. Mahamat Kodi a été désigné président de la CENI. « Tout a été décidé de manière consensuelle. Que ce soit la composition de la CENI en elle-même. A ce que je sache n’y a pas un seul membre de la majorité présidentielle qui est dans le quota de l’opposition. Par conséquent, j’estime que sur ce point, l’opposition fait simplement de la gesticulation. Second point, la désignation du président de la CENI a été faite en respectant strictement les prescriptions textuelles jusqu’à dire par consensus », a expliqué Jean Bernard Padaré, secrétaire national chargé de groupement socioprofessionnel du MPS.

Pour Jean Bernard Padaré, l’annulation du décret N°216 est quasiment impossible et demande les preuves de l’appartenance de Dr. Mahamat Kodi comme militant du MPS. « Nous nous sommes fin prêt et il y aura élection qu’on le veuille ou non », s’impose-t-il.

Binder : L’eau, une denrée rare

Ailleurs, les gens cherchent de l’or, métal précieux en creusant le sol mais, certains habitants au Tchad creusent uniquement pour chercher de l’eau pour la survie. C’est le cas des habitants de Binder.

Binder est une localité située à l’ouest du Tchad, chef-lieu du département de Mayo-Binder. Cette localité est située sur les rives du Mayo-Binder au sud de la frontière camerounaise et au nord-est de la localité de Léré à 55km.

Sur le wadi du Mayo-Binder, les jeunes creusent environ 4 à 6m de profondeur pour trouver de l’eau. La technique est de creuser en surface de 6 mètre carré puis 3 à 4m en profondeur et ensuite 50 cm pour trouver de l’eau. Pour que le trou ne soit fermé, on utilise la moitié de jarre pour la protection.

Dans ce département de Binder, il y a deux châteaux d’eau mais d’après les témoins, il y a un problème de gestion, surtout en carburant (gasoil) pour le fonctionnement du groupe électrogène. « L’eau de robinet vient souvent vers 18h, tantôt dans la matinée. Généralement, une semaine ou plus où on reste sans eau. Si l’eau ne vient pas, on se contente de l’eau que les jeunes creusent sur le wadi du Mayo-Binder », a expliqué un habitant de la localité.

C’est depuis le 4 septembre 2012 que la localité est érigée  en siège du département du Mayo-Binder. La culture intensive de l’oignon est pratiquée sur les rives du Mayo-Binder.

Ousmane Diarra, de retour de Binder