RDC : la dépouille d’Étienne Tshisekedi annoncée à Kinshasa dans la journée

L’Airbus qui doit ramener à Kinshasa la dépouille d’Étienne Tshisekedi devrait décoller de Zaventem, en Belgique. Le vol, qui devait initialement transporter la dépouille de l’opposant historique congolais dans la nuit de mercredi à jeudi, a été « reporté » en raison de « problèmes logistiques ».

Kinshasa était fin prête. Les abords du Stade des martyrs, où doivent se dérouler l’essentiel des cérémonies, avaient été nettoyés. La plupart des officiels et journalistes avaient, non sans mal, obtenu leur accréditation. Et la journée de jeudi avait même été déclarée chômée mais payée à Kinshasa par les autorités.

Mais l’avion transportant le corps d’Étienne Tshisekedi n’a finalement pas atterri dans la capitale congolaise, comme prévu, ce jeudi à 8 heures du matin. Son départ, qui devait avoir lieu la veille au soir depuis l’aéroport militaire de Melsbroek, dans la banlieue de Bruxelles, au terme d’une cérémonie à laquelle devait participer le vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères et de la Défense, Didier Reynders, a été reporté.

« Problème logistique »

Selon une source diplomatique belge, le retard est dû à un « problème logistique de l’avion ». En l’occurrence, un A330 d’une capacité de 270 personnes, affrété par les autorités congolaises pour transporter le corps et une grande partie de l’entourage.


À Kinshasa, les sources officielles se sont avérées peu disertes sur les raisons de ce report. Mercredi soir, elles espéraient encore pouvoir maintenir le programme de la journée de jeudi, à savoir une longue procession, depuis l’aéroport, jusqu’à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, dans le centre de la ville, en passant par la mythique résidence du défunt, dans la commune de Limete.

Le comité d’organisation des obsèques a assuré, via un communiqué publié dans la nuit, que « tout est mis en œuvre pour ramener à bon port la dépouille [d’Étienne Tshisekedi] jeudi 30 mai à 16 heures à l’aéroport international de N’djili ».

Les Kinois risquent toutefois d’attendre, au mieux, le début de soirée pour célébrer ce moment tant attendu. En effet, la plus grande confusion continue d’entourer le rapatriement du corps de l’opposant historique. Une source contactée par Jeune Afrique au terminal des vols privés d’Abelag, à l’aéroport de Zaventem, avait initialement confirmé que l’Airbus transportant la dépouille d’Étienne Tshisekedi et les 250 personnes venues l’accompagner pour son dernier voyage allait décoller ce jeudi à 11h45 (10h45 à Kinshasa). Contacté 30 minutes plus tard, l’aéroport précisait finalement que l’avion n’était « pour l’instant pas en mesure de décoller ».

Opposant historique

De quoi raviver l’impatience des nombreux Kinois pressés de rendre hommage à cet homme à poigne qui a longtemps incarné à lui seul l’opposition à Mobutu Sese Seko puis à Laurent-Désiré Kabila, et enfin à son fils, Joseph. Étienne Tshisekedi s’est finalement éteint à Bruxelles le 1er février 2017. S’en étaient alors suivies de longues et infructueuses négociations pour le retour de sa dépouille entre le camp du président d’alors, Joseph Kabila, et celui du fils du défunt, Félix Tshisekedi, alors opposant.

Félix Tshisekedi a finalement été élu président lors de la présidentielle du 30 décembre 2019. La cérémonie en hommage à son père, que la télévision d’État nomme désormais « le père de la démocratie », devait lui permettre d’asseoir son autorité et la légende sa famille – Étienne Tshisekedi doit être élevé au rang de « héros national ».

Chefs d’État attendus

La cérémonie d’inhumation est prévue samedi. Six chefs d’État africains ont déjà confirmé leur présence : le Guinéen Alpha Condé, le Togolais Faure Gnassingbè, l’Angolais João Lourenço, le Zambien Edgar Lungu, le Rwandais Paul Kagame et le Congolais Denis Sassou Nguesso.

JA

Faute de coalition gouvernementale, le Parlement israélien convoque de nouvelles élections

Incapable de former une coalition gouvernementale avec les partis de droite arrivés en tête des législatives d’avril, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a préféré renvoyer les Israéliens aux urnes le 17 septembre.

C’est un scénario inédit dans l’histoire israélienne. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a pas su former une coalition gouvernementale, les députés ont donc voté dans la nuit de mercredi 29 à jeudi 30 mai en faveur de la dissolution du Parlement (Knesset), moins de deux mois après les législatives. De nouvelles élections anticipées sont convoquées le 17 septembre.

À l’issue d’un psychodrame qui s’est prolongé jusqu’après minuit dans une tension grandissante, la Knesset a voté cette dissolution, en deuxième et troisième lectures, par 74 voix pour et 45 contre, à l’instigation du Likoud de Benjamin Netanyahu.

Le Premier ministre, dont le parti a remporté les élections législatives le 9 avril, avait jusqu’à minuit ce mercredi (23 h à Paris) pour former un gouvernement, mais il n’a pas été en mesure de trouver de majorité absolue à la Knesset. Il n’est en effet pas parvenu à s’entendre avec les partis de droite, d’extrême droite et ultraorthodoxes qui lui permettraient d’obtenir une majorité parlementaire et d’accomplir un cinquième mandat.

« Dos au mur, Benjamin Netanyahu a tout fait pour empêcher qui que ce soit de prendre sa place », analyse Antoine Mariotti, le correspondant de France 24 à Jérusalem. Le chef du gouvernement a ainsi préféré provoquer de nouvelles élections que de voir le président Reuven Rivlin donner à un autre que lui sa chance de rassembler une majorité de gouvernement avec la Knesset existante.

Discorde autour d’une loi d’exemption

Benjamin Netanyahu devait fédérer en une coalition de gouvernement la majorité théorique de 65 sièges née des élections d’avril. Parmi eux : les cinq mandats parlementaires du parti laïc et nationaliste Israël Beiteinou et les 16 des deux partis ultra-orthodoxes représentant les quelque 10 % d’Israéliens observant rigoureusement les règles du judaïsme.

Il n’a pas réussi à surmonter le vieil antagonisme entre laïcs nationalistes et ultra-orthodoxes, autour d’un sujet social qui résiste au temps : l’exemption de service militaire dont bénéficient des dizaines de milliers d’étudiants des écoles talmudiques. Dans un pays où tous, sauf exception, sont soumis à la conscription, ce régime de faveur est perçu par beaucoup comme une injustice.

Sur ce sujet, Benjamin Netanyahu s’est heurté à Avigdor Lieberman, chef d’Israël Beiteinou et ancien ministre de la Défense. Il avait promis de participer au gouvernement contre un engagement sur le vote d’une loi annulant l’exemption systématique des ultra-orthodoxes. « Question de principe » et refus de participer à un gouvernement sous la coupe de la loi juive, n’a-t-il cessé de répéter. Benjamin Netanyahu avait tenté une proposition de dernière minute pour résoudre le casse-tête. En vain.

Fiasco

Tout le monde s’est rejeté la faute de ce fiasco. « Incroyable, kafkaïen », s’est étranglé le chef du gouvernement. « Lieberman n’avait aucune intention de parvenir à un accord, il voulait juste faire tomber le gouvernement. Lieberman appartient désormais à la gauche », a-t-il martelé. Benjamin Netanyahu a annoncé qu’il se présenterait au nouveau scrutin, assurant aux journalistes que le Likoud l’emporterait.

« On s’est servi de manière cynique de la loi sur la conscription pour semer la confusion dans l’esprit du public, inciter à la haine contre les ultra-orthodoxes et marquer des points », s’est indigné le leader ultra-orthodoxe Yaakov Litzman. « Le seul responsable du fait qu’Israël doive revoter, c’est le Likoud », a répondu Avigdor Lieberman sur Facebook après le vote.

Des voix s’élèvent également pour dénoncer le gâchis d’argent que constitueraient de nouvelles élections. Un représentant du ministère des Finances, cité dans la presse, a évoqué une somme d’au moins 475 millions de shekels (117 millions d’euros) pour la dissolution et le scrutin.

France 24

Idriss Deby annonce l’urgente des législatives et communales 2019

Le président de la République Tchadien Idriss Deby Itno a dans une rencontre avec les membres du Cadre Nation de Dialogue politique (CNDP) et de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) tenue mardi 28 mai, annoncé l’urgente de la tenue des élections en 2019.

« Je rappelle qu’un bon système démocratique ne peut pas se concevoir sans organisation régulière des élections. Même si certaines contraintes évidentes nous ont conduits à proroger le mandat des Députés et Conseillers Communaux, l’urgence de la tenue des élections s’impose à nous tous, pour éviter que la vitalité de notre démocratie ne soit affectée négativement », a-t-il déclaré le Chef de l’Etat Idriss Deby Itno avant de dire que « nous devons donc intensifier les efforts pour la tenue de ces élections, en reléguant en arrière plan les clivages et divisions inutiles ».

Deby à réitérer son engagement et sa disponibilité à œuvrer avec détermination et conviction pour la tenue de ces élections en invitant la CENI à redoubler d’efforts, pour se montrer digne de la confiance qui lui est accordée, pour l’organisation dans les meilleurs délais des élections annoncées.

Pour le Chef de l’Etat, « il est évident cependant que des élections libres, démocratiques et transparentes que tout le monde appelle de tous ses vœux, ne peuvent être que le fruit de l’action déterminée de toutes les parties prenantes au processus. C’est dans un effort collectif et dans une dynamique  inclusive que nous réussirons à tenir le pari d’organiser ces élections dans le calme et la sérénité », ajoute-t-il.

Il exhorte à cet effet, la classe politique à transcender les clivages et à s’inscrire résolument dans le paradigme de la tenue des élections, en évitant de sublimer les dynamiques de la discorde nationale, et à se garder de manœuvres susceptibles de retarder la mise en œuvre du calendrier électoral.

 Un budget de 30 milliards de francs CFA

Le président Deby a signifié lors de cette rencontre qu’une inscription budgétaire de l’ordre de trente (30) milliards de francs CFA est assurée dans la Loi de Finances de 2019, pour attester de la sincérité de cet engagement politique, en dépit de la conjoncture économique et financière difficile que traverse notre pays.

Pour lui, en attendant le budget de la CENI et du BPE, une avance d’un montant respectif de 900.000.000 et 436.640.000 a été faite à ces institutions pour ne pas retarder leur fonctionnement. « Une enveloppe d’un montant de 800 millions a été octroyée au CNDP pour son fonctionnement », a-t-il confirmé.

L’attente des partenaires

Idriss Deby de renchérir que les démarches sont entreprises auprès des partenaires traditionnels pour la mobilisation du Gap potentiel des budgets de ces élections. « Même si pour l’instant, nous ne  sommes qu’au stade des annonces d’intention de contributions, le Gouvernement ne désespère pas de voir ce gap comblé à l’effet de nous accompagner à créer dans notre pays, les conditions qui s’accordent avec les principes universels d’organisation du suffrage universel selon les règles démocratiques », espére-t-il.

Le président Idriss Deby se souci de la poursuite du dialogue pour le règlement des intérêts contradictoires au sein de la classe politique, afin d’affronter les échéances électorales dans un climat de paix et de concorde, en mettant en évidence ce fruit exceptionnel qu’est la paix chèrement acquise que nous devons sauvegarder.

« Ensemble, nous devons tous travailler pour réunir toutes les conditions de transparence et de légalité dans lesquelles doivent se dérouler les élections annoncées, avec l’association de l’observation neutre et impartiale des observateurs nationaux et étrangers qui seront invités par le Gouvernement le moment venu, pour l’évaluation objective des scrutins qui seront organisés par la CENI, en toute indépendance », conclu-t-il.

Fondations Aliko Dangoté, Bill & Melinda Gates soutiennent la vaccination de routine au Tchad.

Un accord de protocole d’entente entre le gouvernement Tchadien et les fondations Aliko Dangoté, Bill & Melinda Gates a eu lieu ce matin 27 mai 2019 à l’hôtel Ledger Plazza de N’Djamena pour le renforcement des activités de la vaccination de routine de 2019 à 2023.

C’est une subvention de 4 576 308 337 Fcfa pour redynamiser la vaccination de routine dans les provinces de Hadjer Lamis, du Kanem et du Lac sur une période de cinq (5) ans allant du 2019 au 2023. Ces trois provinces du Tchad sont considérées comme des zones de haut risque en raison de leur proximité avec le Cameroun, le Niger et le Nigeria qui continuent à notifier les cas de la poliomyélite tandis que le Tchad est déclaré depuis 2012 comme pays indemne du virus sauvage de la polio.

Ces fonds permettront selon le ministre de la santé publique Aziz Mahamat Saleh d’atteindre les objectifs 90% de couverture vaccinale sur l’ensemble du territoire et 80% dans chaque district sanitaire d’ici 2021. Pour le ministre les trois provinces choisis présentent de faible couverture vaccinale. « Celle du Kanem est estimée à 20%, 16% pour le Hadjer Lamis et le Lac 12%. Pour protéger ces provinces des maladies évitables par l’immunisation, la mise en place des programmes de vaccination de routine forts et durables s’avère nécessaire », enseigne-t-il.

Pour ces fondations Aliko Dangoté et Bill & Melinda Gates, c’est en conjuguant les efforts que les objectifs fixés seront atteints. « C’est vrai vous avez éliminé la polio mais avec la proximité, c’est important d’améliorer la couverture vaccinale », souligne Madame Zouera Youssoufou de la Fondation Aliko Dangoté ajoutant l’implication de tous les leaders surtout religieux et coutumiers est important dans cette lutte. « Les programmes où tout se fait au niveau central sont très difficiles à réussir au niveau des communautés. On a absolument besoin du soutien de tout le monde et vraiment les chefs religieux et coutumiers », insiste-t-elle.

Il faut noter que le Tchad est exempt du virus de la poliomyélite depuis juin 2012 mais récemment à Mada au Cameroun, mois en cours (mai 2019)  un cas de cVDPV-2 a été détecté et la circulation active du cVDPV-2 depuis 2016 dans l’Etat du Bornou au Nigeria. C’est pourquoi la présente subvention des partenaires à cette vaccination de routine vient pour renforcer entre autres la gouvernance, la rédevabilité et responsabilité ; accès et utilisation des services ; la sécurité du vaccin, chaîne du froid et logistique ; le contrôle, évaluation et supervision formative ; la surveillance épidémiologique  et enfin la mobilisation sociale et engagement de la communauté dans la formation et le développement des compétences.

Remise des attestations de reconnaissance aux mamans nobles par AFAC

Six mamans nobles qui ont marqué l’histoire du Tchad, ont reçu des attestations de reconnaissances décernée l’Association des femmes Anti clivage (AFAC) ce dimanche 26 mai 2019.
C’est à l’occasion de la journée mondiale dédié aux mamans que l’AFAC a organisé la deuxième édition de la « mère noble » pour les services rendus à la nation.
« Ce sont des femmes qui ont contribués et continue toujours a consacré leur précieux temps au service de leur pays et de leur famille. Ces femmes se sont distinguées particulièrement dans le domaine de la promotion de la femme tchadienne » a souligné la présidente de l’Association des Femmes Anti Clivage, Zenab Florence.
Les récipiendaires sont :

  • Madame Djangbé Hassanié première femme inspectrice,
  • Madingé née Mariame Bougaye première de la première promotion de sage-femme formée au Tchad,
  • Madame Titimbaye née Mariame Tchéré,
  • Madame Bourkou Louise Kabo première femme députée,
  • Madame Guayena née Madame Abdoulaye,
  • feu Madame Fatimé Kimto première femme Ministre au Tchad.

Tchad : 4 militaires et un journaliste tués par une mine après une attaque de Boko Haram

Quatre militaires tchadiens et un journaliste de la télévision nationale ont été tués samedi dans l’explosion de leur véhicule sur une mine dans l’est du Tchad, alors qu’ils se rendaient sur une position de l’armée attaquée par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, a-t-on appris dimanche de sources sécuritaires.

“Cette délégation de l’armée tchadienne se rendait à Ngounboua (Lac Tchad), où dans la nuit des éléments de Boko Haram avaient attaqué une position de l’armée, faisant au moins un mort de notre côté”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.

Au cours de cette attaque, 23 combattants de Boko Haram ont été tués, a-t-on ajouté de même source, confirmant un bilan donné par le porte parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa, à la télévision nationale tchadienne.

Une délégation d’officiels de l’armée tchadienne, accompagnée d’un journaliste de la télévision nationale, s’est alors rendue sur les lieux de l’attaque “pour remonter le moral des troupes” et en chemin “leur convoi a explosé” sur une mine, a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la province du Lac Tchad, Dimouya Soiapebé.

“Il est fréquent que les terroristes placent des engins explosifs sur les routes menant aux positions qu’ils ont attaquées”, a-t-il ajouté.

La région du lac Tchad est le théâtre d’un regain d’attaques du groupe jihadiste nigérian depuis juin 2018: au moins huit attaques de Boko Haram ont eu lieu en territoire tchadien.

Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient été tués dans l’attaque d’une base avancée sur la rive nord-est du lac.

L’insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

(AFP)

Les jeunes de la planète se mobilisent pour une « grève mondiale pour le climat »

Après la première mobilisation du 15 mars qui avait mobilisé des centaines de milliers d’étudiants et de lycéens dans le monde, les jeunes du monde entier s’apprêtent à sécher les cours, vendredi, pour défiler dans les rues des grandes villes.

« Sécher les cours pour sauver la planète ». Tel est le mot lancé par Greta Thunberg, une suédoise de 16 ans aux jeunes de la planète.Elle appelle les jeunes lycéens, collégiens et étudiants du monde à manifester pour le climat. Dès cet appel du vendredi 15 mars,  Greta Thunberg est devenue l’un des visages emblématiques des manifestations.La Suédoise de 16 ans, invitée à Bruxelles, avait averti les représentants de la classe politique européenne qu’ils resteraient dans l’histoire comme « les plus grands méchants de tous les temps » s’ils n’agissent pas.

Un baromètre publié en avril par le Parlement européen montrait que si l’économie, la croissance, la lutte contre le chômage des jeunes et l’immigration restent les principaux sujets de préoccupations des Européens, le changement climatique et la protection de l’environnement gagnent en importance.

L’UE s’est engagée dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015 à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2030 (par rapport à 1990). Mais selon des scientifiques et des organisations non-gouvernementales, cette ambition est insuffisante pour atteindre l’objectif de limiter à moins de 2°C la hausse globale des températures par rapport à l’ère préindustrielle.

Ces derniers mois encore, des groupes d’experts ont alerté sur les menaces pour l’humanité que représentent le changement climatique et la destruction de la nature. Mais face à ces mouvements, certains réagissent avec tout autant de passion.

Le 15 mars dernier les rues européennes ont enregistré plus de 30 000 jeunes à Paris pour répondre à l’appel à la grève mondiale pour le climat lancé par la jeune Suédoise Greta Thunberg.

Avec France 24

La Plateforme « Agir Ensemble » lance les projets Appels à Agir

La plateforme « Agir Ensemble » dans le cadre des « Journées Economiques Citoyennes » a organisé une conférence de presse sur « Appel à Agir pour la mise en œuvre des projets, des actions et des réformes du pacte économique républicain », ce vendredi 24 mai 2019 à Radisson Blu Hôtel de N’Djamena.

« Cette plateforme économique et citoyenne dénommée « Agir Ensemble » a pour principal objectif d’apporter la modeste contribution du secteur privé et de la société civile pour appuyer et accompagner le gouvernement dans la recherche des nouvelles solutions économiques et sociales », explique le Coordonnateur de Agir Ensemble, Koulamallah Souradj.

Les « Journées Economiques et Citoyennes » est un grand événement qui couvre les régions du Tchad toutes entières pour un processus de développement économique du Tchad. Sept (7) zones économiques ont été ciblées et identifiées pour ce pacte économique républicain. Ainsi, une caravane de 10 jours sillonnera toutes les régions du Tchad.

Au sortir des « Journées Economiques et Citoyennes », la Plateforme aura à proposer au gouvernement les textes, des réformes proposées et adoptées, les projets identifiés nécessaires pour l’atteinte des objectifs recherchés et enfin de rechercher avec l’appui de sa cellule technique le financement des activités et des projets. « L’équipe de cette Plateforme « Agir Ensemble » a été mise en place et est chargée de préparer les Journées, de finaliser ses objectifs et d’identifier les objectifs attendus et de proposer pour l’ensemble des partenaires un programme des activités en vue de l’adoption du Pacte Economique Républicain », précise Koulamallah Souradj

Les journées économiques et citoyennes se dérouleront durant les mois de mars jusqu’au mois de juillet 2019 tandis que le forum international pour les investissements et le partenariat « Chad Partners » se tiendra en décembre 2019. A ces intervalles de temps, plusieurs activités sont prévues dans différents lieux : Appel à Agir pour un Tchad émergent et prospère ; prière et sensibilisation dans les églises et les mosquées ; lancement des assises économique en provinces ; lancement des débats et validation des projets et réformes et enfin, le Forum de haut niveau. Ces différentes activités seront sanctionnées par des conférences-débat sur différents thèmes, ateliers

La composition de la Plateforme « Agir Ensemble » va des acteurs économiques, société civile, le patronat, les associations de la jeunesse et des femmes et le Haut comité des partenaires (gouvernement, ministères et des projets).

Djimnayel Ngarlenan/Ousmane Daouda Diarra

Les personnes riches ont plus confiance en elles, même quand elles sont incompétentes

La classe sociale jouerait un rôle important dans l’estimation de nos propres capacités et l’image que se font les autres de nos compétences.

Plus vous êtes issue d’une classe sociale élevée, plus vous aurez confiance en vous. Sans doute même un peu trop. Voilà en substance la conclusion d’une récente étude américaine menée sur plus de 150.000 personnes, et publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology.

Selon les psychologues, les personnes venant des classes sociales supérieures disposent de plus de confiance en elles, ce qui laisse supposer à leur entourage, parfois à tort, qu’elles sont plus compétentes.

Peter Belmi, chercheur à l’Université de Virginie aux États-Unis et directeur de l’étude, déclare que «les avantages engendrent des avantages. Notre recherche suggère que la classe sociale façonne les attitudes que les gens ont à l’égard de leurs capacités, ce qui, à son tour, a des implications importantes sur la façon dont les hiérarchies de classe se perpétuent d’une génération à l’autre».

«Dans les classes supérieures, les gens sont encouragés à se différencier des autres, à exprimer ce qu’ils pensent et ressentent et à énoncer avec confiance leurs idées et leurs opinions, même lorsqu’ils manquent de connaissances précises, révèle Peter Belmi. En revanche, les gens de la classe ouvrière sont conditionnés pour embrasser les valeurs de l’humilité, de l’authenticité et de la connaissance de sa place dans la hiérarchie.»

«Plus aptes au recrutement»

Pour parvenir à ces observations, l’équipe de recherche a mené quatre enquêtes successives, aux Etats-Unis et au Mexique, portant sur le lien entre la classe sociale et l’excès de confiance en soi. Pour mesurer la classe sociale, elle a analysé le revenu des sujets, leur niveau d’instruction et leur position perçue dans la société.

Les cobayes ont également dû passer une évaluation psychologique, comprenant un test cognitif, ainsi qu’une simulation d’entretien d’embauche. Après avoir terminé ces deux dernières phases, les scientifiques ont demandé aux sujets d’estimer leur niveau de compétence sur une échelle de 1 à 100.

En comparant les résultats réels avec les prédictions des candidats (es), ils ont constaté que les personnes ayant plus d’éducation, de revenus et appartenant à une classe sociale supérieure, avaient tendance à se surévaluer. «Les personnes ayant une classe sociale relativement élevée étaient plus sûres d’elles, ce qui, ensuite, était associé au fait d’être perçues comme étant plus compétentes et, en fin de compte, plus aptes à être recrutées», conclut Peter Belmi.

De tels résultats suggèrent que la hiérarchie immuable des classes sociales est donc, au moins en partie, le fruit d’une perception faussée des compétences réelles. Les psychologues affirment que les inégalités persisteront si les gens continuent de confondre projections de confiance et capacités réelles.

Slate fr 0 4d73786d6c32

La FIFA renonce à son projet d’organiser le mondial 2022 à 48 équipes

L’annonce est faite le mercredi 22 mai 2019. La FIFA évoque des raisons politiques et logistiques.

Ceux qui attendaient de voir le mondial 2022 de Qatar se jouer à 48 équipes sont désespérément déçus par l’annonce de la FIFA ce 22 mai 2019.  « Il aurait fallu organiser des matches hors du Qatar et cela compliquait beaucoup les choses », indique le communiqué.

Désormais, ce sont donc 32 équipes qui seront concernées par ce concert mondial de Qatar. Le passage à 48 se fera en 2026, pour la compétition organisée par les USA, le Canada et le Mexique. « Dans les circonstances actuelles, une telle proposition ne pouvait être mise en œuvre », souligne le communiqué.