CEMAC : La 2ème Réunion ordinaire du Comité des Ministres de l’ASSA-AC

La cérémonie d’ouverture de la deuxième réunion ordinaire du Comité des Ministres de l’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC) a lieu ce jeudi 31 janvier 2018 à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena. C’étais en présence du ministre de l’Aviation Civile et de la Météorologie, Mahamat Tahir Orozi et quelques ministres membres de la CEMAC.

La réunion d’aujourd’hui est une occasion pour faire le point, de décerner et baliser une fois les différents aspects de l’opérationnalisation de l’Agence. Le Comité des Ministres est un organe incontournable de l’Agence. Il oriente, contrôle et approuve ou décide selon les matières.

Pour le Commissaire en charge du Département des Infrastructures et du Développement Durable de la CEMAC, Shey Jones Yembe relève au passage qu’aucune indication sur le Comité des Ministres en termes de missions, d’attributions, de constitution et de composition ne figure dans le projet de règlement de base.

Lors de la réunion du Comité ad hoc des Ministres tenu à Douala (Cameroun) le 03 août 2018, quelques orientations ont été tracées. Trois exigences fondamentales ont été soulignées. Il s’agit de l’opérationnalisation de l’Agence (la mise en place d’une agence forte etc.), une identité visuelle à l’Agence au travers d’un logo digne d’une Institution spécialisée, et la création ainsi que la mise en place effective de l’ASSA AC.

Shey Jones Yembe rassure que « la Commission de la CEMAC résolument engagée à rendre irréversible le processus d’intégration économique de la sous-région, ne ménagera aucun effort dans l’opérationnalisation effective de cette Agence créée par Acte Additionnel de nos Chefs d’Etats ».

Le Ministre de l’Aviation Civile et de la Météorologie, Mahamat Tahir Orozi a souligné que « le Secteur en constante évolution, L’aviation civile exige un système de supervision de la sécurité conforme aux normes internationales et des moyens financiers. Par conséquent, il est urgent que les Etats membres mettent les moyens nécessaires à la disposition de l’Agence pour lui permettre de jouer pleinement son rôle et d’assurer efficacement les missions qui lui sont assignées. » a – t- il sollicité.

Sombre prophétie sur le destin du Tchad

Le Tchad traverse une crise sans précédente. Les orientations budgétaires vont très mal, très mal. Les discours sont, on ne peut plus claire et sereine. La politique étrangère reste le seul tremplin.

Visiblement, on semble avancer dans le vide. Alors que l’étau se resserre encore davantage, la politique intérieure semble faire la marche du canard boiteux. Reconverti en défenseur de l’Afrique, comme le surnommait le président français, Emmanuel Macron « Le Napoléon Bonaparte de l’Afrique centrale », Déby n’a que la politique étrangère en tête.

Pendant que le taux de chômage augmente, la crise économique et sociale torpillent les tchadiens, il semble s’intéresser à la lutte contre le terrorisme, son credo, si gratifiante médiatiquement.

Après le Mali avec ses conséquences (dix casques bleus tchadiens ont trouvé la mort le 27 janvier dernier lors d’une bataille contre les djihadistes), les projecteurs sont tournés vers l’Etat d’Israël. Une amitié israélo-tchadienne pour faire front à « l’ennemi commun, le terrorisme », a-t-on l’habitude de dire.

Aujourd’hui, la lutte contre le terrorisme est devenue une mission de très haute priorité (THP) pour le gouvernement tchadien. Alors que d’un côté, les pleurs, les cris de la population ne font en aucun cas échos.

Les projets d’envergures sont brisés et le Tchad semble tombé dans une malédiction chronique qui va pourrir davantage l’année 2019.

Djimnayel Ngarlenan

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Djibouti : Le nombre des morts s’augmente dans le naufrage des migrants et les recherches continuent pour sauver des éventuels survivants

Dans ses partiels rapports de mission au large de Godoria, une localité située dans la région d’Obock, au nord-est de Djibouti annonçant le naufrage des migrants dans lequel 28 cas de morts ont été enregistrés dans la journée était passé à 52 morts dans la nuit d’hier.

Malgré tout, l’espoir n’est pas encore perdu pour retrouver des éventuels survivant. « Le personnel de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) basé à Obock, sur la côte de Djibouti bordant la mer Rouge, rapporte, mercredi, que 16 rescapés ont été secourus de la tragédie en mer de mardi » constate – t – on sur la page de l’OIM.

« Ce tragique événement montre les risques auxquels sont confrontés les migrants vulnérables qui recherchent innocemment une vie meilleure », a déclaré Lalini Veerassamy, chef de mission de l’OIM à Djibouti. « Le gouvernement de Djibouti a toujours fait preuve d’empathie et de leadership régional concernant ce problème majeur. Nous continuerons à les aider pour prévenir de telles tragédies et protéger la vie des migrants. » Console-t-elle.

Le personnel présent vient en aide aux rescapés de la tragédie de mardi et apporte son soutien aux autorités de Djibouti qui continuent de patrouiller le long de la côte à la recherche d’autres survivants confie le site de l’Organisation Internationale des Migrants.

A rappeler que la première embarcation est estimée à 130 personnes à bord et la seconde embarcation dont le nombre est toujours inconnu faute de témoignages.

Le Projet de l’OIM sur les migrants disparus (MMP) basé à Berlin a publié, aujourd’hui, des données indiquant qu’au moins 199 noyades ont été confirmées au large des côtes d’Obock, à Djibouti, depuis 2014. Le MMP dispose de données sur trois importants naufrages en provenance d’Obock, avant la tragédie d’hier. En 2014, un naufrage avait été enregistré fin février, faisant 17 morts ou disparus. Un autre à la mi-novembre avait fait 30 morts ou disparus. Deux autres tragédies avaient eu lieu en 2016, 10 morts le 5 octobre et 14 morts le 21 octobre, faisant au total 71 morts au large de Djibouti avant le naufrage d’hier, qui aurait provoqué 128 nouveaux décès d’après le MMP.

Le MMP a également recensé d’autres tragédies en mer le long de l’itinéraire reliant la corne de l’Afrique au Yémen, un peu plus au large d’Obock même. Selon le MMP, ces décès supplémentaires se comptent par centaines. En 2014, 249 cas de décès ; 82 décès en 2015 ; 109 décès en 2016 ; 111 décès en 2017 et 156 décès en 2018.

DJIBOUTI : AU MOINS 28 MORTS DANS UN NAUFRAGE DE MIGRANTS

Deux embarcations de migrants mardi au large des côtes de Djibouti ont fait 28 morts a annoncé ce mercredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Cherchant l’eldorado, c’est plus de 130 migrants qui ont porté disparus hier mardi matin au large des côtes djiboutiennes. « L’évènement s’est produit au large de Godoria, localité située dans la région d’Obock au nord de Djibouti. Alertée par la population locale, une équipe de la Gendarmerie s’est rendue dans l’après-midi sur les lieux. Elle a pu trouver sur place cinq corps, dont trois femmes et deux hommes. On signale également deux rescapés ». A ces cinq corps viennent s’ajouter vingt-trois autres corps selon le bilan de l’OIM présenté ce matin 30 janvier 2019.

Grâce aux témoignages recueillis sur place, deux embarcations yéménites ont quitté Godoria située dans le nord-est de la côte de Djibouti le matin vers 5h30. L’accident se serait produit à cause de la surcharge et de la forte houle, une trentaine de minutes après leur départ, qui a pour destination Yémen. 

Une équipe de l’OIM s’est rendue sur les lieux pour s’enquérir de la situation et appuyer les institutions publiques. Elle a pu retrouver l’un des rescapés. Il s’agit d’un jeune homme de 18 ans qui a déclaré avoir pris place à bord de la première embarcation avec 130 personnes dont 16 femmes. C’est qui est inquiétant, le nombre des personnes sur la seconde embarcation reste inconnu.

Situé face au Yémen ravagé par la guerre, près de la Somalie instable et de l’Ethiopie, Djibouti est devenu ces dernières années un point de transit pour les migrants en quête d’un travail dans la péninsule arabique dont ces traversées se sont souvent révélées périlleuses.

L’OIM dispose d’un Centre d’Orientation et d’Assistance aux migrants (MRC) à Obock. Présentement, plus de 500 migrants y sont pris en charge, en attendant le retour dans leurs pays d’origine dans le cadre du programme de retour volontaire. 

Une journée scientifique sur la recherche en santé et développement au Tchad

Le Centre de Support en Santé Internationale (CSSI) organise depuis ce matin 30 janvier 2019 à l’hôtel Hilton de N’Djamena sa première journée scientifique sur le thème : la santé, recherche et enjeux majeurs de développement.  C’est le ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation Dr David Houdeïngar qui a lancé les travaux en présence des chercheurs en système de santé, des partenaires, ainsi que des responsables dudit centre.

Placée sous le thème : la santé, recherche et enjeux majeurs de développement, cette journée scientifique vise à informer le grand public sur les activités et les recherches en santé pendant dix (10) d’exercice au Tchad.

Selon le Directeur du Centre de Support en Santé Internationale (CSSI) Dr Daugla Doumagoum Moto, cette initiative va permettre au CSSI d’informer le public sur ce qu’il fait dans le domaine de santé et jeter les bases pour la recherche en santé et développement au Tchad.   Un regard rétrospectif sera fait sur les différentes activités réalisées en dix (10) ans, des critiques ne seront pas aussi perdues de vue, a-t-il indiqué.

Le Directeur de l’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (SWISS TPH), Dr Juoq Utzinges souligne pour sa part l’apport de son institution en matière de santé, formation et le développement au Tchad. « La recherche peut faire une contribution très importante au développement » souligne-t-il. « Ici il est question de la recherche scientifique donc pas de politique. Ce qui est bien avec la recherche c’est qu’il n’y a pas de barrière », ajoute-t-il.

A cette occasion le message du Président du Conseil d’administration a été lu par le Pr Jakob Zinsstag. Un témoignage du parcours du Pr Marcel Tanner qui présente les nouveaux défis auxquels CSSI doit affronter pour les prochaines années. Dans son message le professeur se dit satisfait de la collaboration entre les autorités tchadiennes avant de relever que son institution se donne plus de responsabilité de l’amélioration de la santé humaine et animale gage de tout développement.

En officialisant la cérémonie, le ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation Dr David Houdeïngar, a déclaré que la recherche est une problématique transversale à toutes les questions de développement, facteur de toutes les connaissances et créateur de connaissances ainsi que la recherche de tous les agendas internationaux, nationaux et régionaux.

Le Centre de Support en Santé Internationale est une organisation non gouvernementale tchadienne qui a pour mission d’appuyer les Etats de la Sous-région dans la mise en œuvre de programme de santé publique en vue de l’amélioration des indicateurs de santé humaine et animale dans l’optique de l’atteinte des objectifs du développement durable. Durant d’activités au Tchad CSSI a pu former des cadres en santé, appuyer les structures de santé dans quatre provinces du Tchad.

 

Davos: l’Afrique donne un boost au libre-échange au moment où les barrières mondiales se durcissent

Une nouvelle zone de libre-échange africaine pourrait bien naître dans quelques semaines lorsque les derniers pays ratifieront un accord signé l’an dernier. Le plan visant à augmenter de moitié le commerce intra-africain a retenu l’attention de beaucoup à Davos cette année.

Quand vous demandez à Tony Elumelu si l’Afrique profiterait du libre-échange, l’entrepreneur et philanthrope nigérian n’a pas à réfléchir longtemps : “Si nous examinons d’autres régions du monde, le commerce interrégional nous a beaucoup aidés. Pour nous développer en Afrique, nous devons accepter cette réalité”, a-t-il déclaré à Deutsche Welle (DW) en marge du Forum économique mondial de Davos. “Nous devons développer et élargir le marché. Nous devons également intégrer l’Afrique à travers le commerce”.

Il pourrait ne pas avoir à attendre beaucoup plus longtemps pour voir cela se réaliser. L’année dernière, 49 pays africains ont signé l’accord pour une Zone de Libre-échange Continentale (ZLEC), censé mettre fin aux droits de douane sur la plupart des biens et aux autres obstacles au commerce.

L’accord entrera en vigueur lorsque 22 pays l’auront ratifié. Avec seulement sept autres pays pour atteindre ce nombre, ce ne sera peut-être qu’une question de semaines. Ainsi, à l’époque où d’autres érigent encore des barrières commerciales, les dirigeants du continent se rapprochent de la création de la plus grande zone de libre-échange depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce.

Cela créerait un marché avec un PIB combiné d’environ 3 000 milliards de dollars et, selon l’Union Africaine (UA), stimulerait le commerce intra-africain de 52%. À mesure que les entreprises auront la possibilité de pénétrer de nouveaux marchés, le chômage devrait diminuer et la production économique, augmenter. Et les effets à long terme pourraient être encore plus importants.

 Créer de la valeur, attirer des investisseurs

“Les pays qui commercialisent des matières premières sont ceux qui sont pauvres. Ceux qui commercialisent par contre des produits à valeur ajoutée sont ceux qui sont riches”, a expliqué Akinwumi Adesina, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD). Mais comme les économies africaines pourront coopérer plus étroitement, il espère que les entreprises créeront des chaînes de valeur plus élaborées pour mettre sur le marché des produits de meilleure qualité.

En outre, il considère la ZLEC comme une grande opportunité d’attirer les investisseurs. “L’Afrique est ouverte aux affaires, les opportunités sont là”, a-t-il déclaré. “Quand vous regardez l’Afrique, pensez à la population, pensez à la classe moyenne, pensez aux énormes opportunités d’investir au-delà des frontières”.

Les investissements interviendraient à un moment crucial où l’on estime les besoins de l’Afrique à environ 100 milliards de dollars (88 milliards d’euros) uniquement pour les projets d’infrastructure.

Il faut faire réussir les 99%

Cependant, si l’avenir économique semble prometteur, il est évident qu’il y a des défis que les gouvernements doivent relever. Winifred Byanyima, Président d’Oxfam International, a mis en garde les dirigeants contre ce à quoi pourrait conduire une mondialisation débridée.

“Nous avons des pays plus riches, des entreprises plus riches et des personnes plus riches bénéficiant de la libéralisation du commerce et de nombreux autres, laissés pour compte”, a-t-elle déclaré. La question de savoir si les Africains à faible revenu bénéficieront également de la ZLEC dépendra des mesures de réussite mises en œuvre par les personnes responsables. “La mesure la plus importante est la création d’emplois de qualité pour les jeunes et pour les femmes”. »

Une nouvelle ère – aussi pour le Nigeria?

Malgré ces mises en garde, l’euphorie suscitée par la ZLEC est grande. L’Afrique a entre ses mains la clef de l’avènement d’une nouvelle ère économique; et certains n’y voient que cela, un début. Bernard Gautier de la société d’investissement française Wendel, par exemple, a déjà appelé à une intégration encore plus poussée au moyen de monnaies communes.

Et Tony Elumelu préconise non seulement de laisser les marchandises circuler librement. “Nous devons avoir un passeport commun ou au moins simplifier la traversée des frontières pour que les gens puissent circuler librement en Afrique. Seuls les gens qui se déplacent librement peuvent commercer – et pas autrement”, a déclaré le milliardaire.

Pourquoi créer une ASSA-AC ?

Les Directeurs Généraux des membres de CEMAC ont répondus à quelques questions des journalistes sur l’ASSA-AC ce matin 29 janvier dans un hôtel de la place suite au lancement hier de la réunion du comité de Direction de l’ASSA-AC.

L’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale en abrégé ASSA-AC a été créée par l’Acte Additionnel N°15/07/CEMAC du 25 avril 2007 et érigée en Institution Spécialisée en juillet 2012 par la Conférence des Chef d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), est l’aboutissement du projet de Développement Coopératif de la Sécurité Opérationnelle et de la Continuité des Programmes de Navigabilité (COSCAP). Son siège est à N’Djamena au Tchad. Elle a commencé ces activités en 2012. La mission de l’ASSA-AC 

Cette nouvelle institution de CEMAC, sa mission principale est de contribuer au développement social et économique des Etats membres de la CEMAC en améliorant dans tous les Etats membres la sécurité et l’efficacité du transport aérien. En définissant et établissant des processus de régulation harmonisés et appliqués relativement à la certification et la supervision des transporteurs aériens, des organismes de maintenance et de formation ainsi que les aéroports internationaux.

Les missions qui sont dédiées à l’ASSA-AC sont celles d’élaborer les textes règlementaires communautaires, assurer la mise en œuvre, former et qualifier les inspecteurs, assister les Etats membres de la CEMAC.

Le But de l’ASSA-AC

L’ASSA-AC se fixe comme but de rehausser le niveau de sécurité et d’efficacité de la navigation aérienne dans la sous-région. Elle se donne la responsabilité de traiter d’une façon unifiée toutes les questions de certification des transporteurs aériens et des inspecteurs techniques dans la sous-région. C’est un cadre qui facilite une approche coordonnée et partagée de l’utilisation de l’expertise technique relative à la supervision de la sécurité mise à la disposition des autorités de l’aviation civile des Etats membres afin d’éviter toute duplication des efforts et s’assurer que ces autorités tirent un maximum d’avantages des ressources mises à leur disposition.

A travers l’ASSA-AC, les connaissances des inspecteurs nationaux seront augmentées en leur fournissant une formation formelle et en cours d’emploi dans des fonctions techniques et des tâches relatives à leur emploi. Ce qui va les rendre efficace en effectuant les tâches de certification et de surveillance des transporteurs aériens régionaux pour le compte des administrations dont les capacités sont réduites, ou qui améliorent les capacités de supervision des autres autorités de l’aviation civile des Etats membres, jusqu’au niveau requis; et en établissant les dispositifs de certification et de supervision de la sécurité des aérodromes.

La rencontre du 28 au 31 janvier à Ndjamena

Est d’examiner un nouveau texte, des règlements de basse car les textes évoluent alors il faut réactualiser les anciens. Les travaux du 28 au 29 vont permettre aux assistances auprès des Etats pour aider à mettre un peu à l’ordre les textes de base.

Les ressources principales proviennent de redevance aéronautique et la contribution des Etats membres. Il y a également les ressources qui proviennent des projets, du Don et legs.

Enfin les conseils des ministres auront à adopter lors de la clôture de la réunion le nouveau règlement. Une fois les règlements adoptés par le conseil des ministres, ils ressortiront un règlement d’application.

Nécrologie : feu Mahamat Saleh Adoum Djérou, un grand défenseur de la liberté.

Décédé le 25 janvier 2019 en France, l’ambassadeur permanent du Tchad auprès de l’Unesco, Mahamat Saleh Adoum Djerou, est inhumé aujourd’hui au cimetière de Lamadji. A la place de la nation de N’Djamena ce matin, familles, collègues, camarades sont venus lui présenter les derniers hommages. C’est le président de la République du Tchad, Idriss Deby Itno qui, a officialisé les funérailles de l’homme qui fut l’un des premiers fondateurs du Mouvement patriotique du salut en avril 1989.
Qui est Mahamat Saleh Adoum Djerou ?
Né le 03 mars 1952 à Iriba au Tchad, feu Mahamat Saleh Saleh Adoum Djerou fut un homme de média avant de devenir homme politique avec le mouvement patriotique du salut (MPS.
« Si le MPS peut se targuer aujourd’hui avec fierté d’être un parti de masse, il serait incorrect de ne pas mentionner l’apport inestimable de M. Mahamat Saleh Adoum Djérou » a souligné le ministre des Affaires Etrangères, Mhamat Zene Chérif ce matin au cours de son oraison funèbre.
En 1972 Mahamat Saleh Adoum Djérou obtient une bourse d’étude en France à l’école française des Attachés de presse, section de Lyon.
En décembre 1976, il commença sa carrière en tant qu’attaché de presse à la présidence de la République du Tchad, puis nommé directeur de cabinet au ministère de l’Education nationale de 1979 à 1980.
De 1982 à 1989, il occupa le poste de directeur général des établissements Absounout «Librairie». Il fut nommé ensuite ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de 1990 à 1991 ; puis ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Tchad en Libye de 1991 à 1992.
De retour du pays de guide libyen, le baministe va occuper successivement les postes de Conseiller spécial du président de la République de 1992 à 1999 ; Conseiller chargé de missions à la présidence de la République de 1999 à 2000 ; Secrétaire particulier du chef de l’Etat.

En avril 1989, il fut porte-parole de l’Action du 1er avril (mouvement politique de l’époque). En 1990, Mahamat Saleh Adoum Djérou devient successivement commissaire à l’information et à la propagande de l’Action du 1er avril devenu, Mouvement patriotique du Salut (MPS) parti au pouvoir, puis responsable du journal «Le Patriote», organe du parti au pouvoir. De 1992 à 1993, il est chargé de la mobilisation et de la sensibilisation du MPS. Il occupa ensuite le poste de secrétaire national chargé de mobilisation et de la sensibilisation du MPS de 1993-1999. En 2008, l’homme fut élu secrétaire général du MPS.
Mahamat Saleh Adoum Djérou a reçu plusieurs distinctions honorifiques de chevalier de la légion d’Honneur en 1991, d’officier de la légion d’honneur en 2004, et de commandeur de l’ordre national du Tchad en 2008.

De 2002 à 2004, il assume la fonction du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. De 2004 à 2008, il devient directeur adjoint de cabinet civil du président de la République. En 2007, il est élevé au rang d’ambassadeur de la République du Tchad.
Depuis 2009, Mahamat Saleh Adoum Djérou fut l’ambassadeur, délégué permanent du Tchad auprès de l’Unesco.
Il a été décoré à titre posthume par le chef de l’Etat, Idriss Deby Itno ce matin avant d’etre inhumé au cimetière de Lamadi. L’ambassadeur était marié et père de 13 enfants.
« Ainsi l’homme s’en est allé pour son dernier voyage » !