Médias  : Renforcement des capacités des journalistes en information judiciaire

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L’Union des journalistes tchadiens (UJT), en partenariat avec l’École nationale de formation judiciaire (ENFJ), a lancé une session de formation destinée aux professionnels des médias. Cette initiative vise à renforcer les compétences des journalistes dans la compréhension et le traitement de l’information judiciaire, un domaine souvent complexe mais essentiel pour une couverture médiatique rigoureuse et fiable.

Au programme de cette formation : analyse des procédures judiciaires, lecture et interprétation des décisions de justice, traitement éthique de l’information sensible, et techniques de reportage sur les affaires judiciaires. Les participants pourront ainsi produire des articles plus précis et éclairés, contribuant à une meilleure information du public et à la consolidation de l’État de droit.

L’UJT souligne l’importance de telles initiatives pour promouvoir un journalisme responsable et renforcer la confiance entre les médias et la société.

#UJT #ENFJ #Journalisme #Tchad #Formation #InformationJudiciaire

Maroua : Plus de 32 millions de FCFA de faux billets saisis

La gendarmerie de Maroua a démantelé un réseau de fabrication de fausse monnaie, saisissant 32,5 millions de FCFA le 9 novembre 2025. Mohamadou Bello, principal suspect, avait en sa possession 9 300 nairas et une imprimante utilisée pour produire les billets contrefaits.

Selon l’enquête, il fabriquait environ 2 millions de FCFA de faux billets pour un profit de 250 000 F, en complicité avec des ressortissants du Nigeria et du Tchad.

Le colonel Mohamadou Youssoupha a appelé les commerçants et la population à la vigilance, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année.

Kousseri24

Diplomatie : Paris confirme avoir soutenu le Bénin lors du putsch manqué

La France a officiellement reconnu avoir apporté une assistance aux autorités béninoises durant la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. L’information a été confirmée par le ministère français des Affaires étrangères à la suite de plusieurs interrogations sur l’implication de Paris dans la gestion de cette crise.

Selon le Quai d’Orsay, cet appui a été fourni à la demande expresse du gouvernement béninois. Il s’est limité, précise la diplomatie française, « à des opérations de surveillance, d’observation et à un soutien logistique ». Aucune participation directe à des opérations militaires n’a été mentionnée.

Cette réaction intervient après qu’un groupe de soldats a tenté de renverser le régime du président Patrice Talon en prenant brièvement le contrôle de la télévision nationale. Les forces loyalistes ont rapidement repris la situation en main, déjouant le putsch dans la même journée.

Paris, qui entretient une coopération sécuritaire étroite avec Cotonou, a réaffirmé son engagement en faveur de la stabilité institutionnelle et du respect de l’ordre constitutionnel au Bénin, tout en condamnant fermement la tentative de renversement du pouvoir.

Cette admission de soutien, bien que qualifiée de « technique », relance néanmoins le débat sur le rôle de la France dans la sécurité régionale, dans un contexte ouest-africain marqué par une succession de coups d’État et des tensions géopolitiques croissantes.

#Santé : Abéché au cœur d’une vaste opération de santé bucco-dentaire

Depuis ce samedi 06, Abéché vit au rythme d’une caravane médicale consacrée à la santé bucco-dentaire, déployée au Centre hospitalier universitaire d’Abéché (CHUA). L’opération, conduite par le Programme national de la santé bucco-dentaire du ministère de la Santé publique et de la Prévention, ambitionne de rapprocher les soins dentaires des populations, dans un pays où les pathologies de la bouche restent encore largement sous-traitées.

À la tête de cette initiative, Dr Mouna Daoussa Déby explique que la campagne offre un dispositif complet : consultations, dépistage, soins curatifs et sessions de sensibilisation. Un volet éducatif essentiel, selon elle, pour inculquer aux jeunes comme aux adultes les pratiques d’hygiène nécessaires à une dentition saine.

La coordinatrice alerte toutefois sur une réalité préoccupante : la prévalence élevée des caries et infections bucco-dentaires au Tchad.
« Beaucoup de complications auraient pu être évitées avec un entretien régulier et des soins précoces », souligne-t-elle, invitant la population à profiter pleinement des services offerts.

Gratuite et ouverte à tous, la caravane mobilise une équipe médicale spécialisée, venue appuyer les structures sanitaires locales. Pendant trois jours, elle apporte un soutien précieux aux familles, souvent confrontées au coût élevé des soins dentaires ou à leur manque d’accessibilité.

Au-delà des consultations, cette action marque une nouvelle étape dans le renforcement de la prévention et de l’éducation sanitaire dans la province du Ouaddaï. Une initiative qui, selon les organisateurs, vise à permettre à chaque citoyen de préserver ce bien précieux : sourire.

تشاد.. نبضٌ ريادي في قلب الابتكار القاريتحت سماء الجزائر العاصمة، تدبُّ الحياة في عروق الإبداع القاري اليوم مع انطلاق النسخة الرابعة لمؤتمر الشركات الناشئة الأفريقية، لتُرسم ملامحُ غدٍ واعدٍ يجمع صفوة المبتكرين في فضاء واحد.

ولم يكن لهذه اللوحة الرقمية أن تكتمل دون تسليط الضوء على التميز التشادي الذي يجسده بامتياز السيد صالح محمد إسحاق، مؤسس « صالحينديف ». إذ يعود هذا الرائد، الذي سبق وأن تزيّن بلقب « فاعل في النظام البيئي » عام 2023، ليقف اليوم شامخاً تحت راية « صُنع في تشاد »، مجسداً بإصراره نموذجاً حياً لاستدامة الحلول الرقمية الوطنية وتطورها.

وفي تناغمٍ استراتيجي مع هذا الألق الشبابي، جاء حضور الخبير آدم ميدالية ليضفي عمقاً نوعياً للنقاشات، حيث تلاقت رؤاه الثاقبة حول دعم النمو مع التجربة الميدانية الناجحة لشركة « صالحينديف ». إنه عرسٌ تكنولوجي يبرهن للعالم أن العقول التشادية لا تكتفي بالمشاركة العابرة، بل تصنع الحدث، وتمضي بخطىً واثقةً نحو ريادةٍ مستحقةً واقتداراً.

Analyse : une tentative de coup d’État révélatrice des fragilités du Bénin

La tentative de coup d’État survenue ce dimanche au Bénin met en lumière une série de tensions latentes dans un pays jusqu’ici perçu comme l’un des plus stables d’Afrique de l’Ouest. L’apparition de militaires en uniforme sur la télévision publique, affirmant « démettre de ses fonctions » le président Patrice Talon, marque un tournant symbolique majeur : c’est la première rupture ouverte dans les forces armées béninoises depuis des décennies.

Des motivations militaires qui interrogent

Les mutins justifient leur action par la dégradation sécuritaire dans le nord du pays et un climat d’« injustices » au sein des forces armées. Si ces arguments restent à vérifier, leur récurrence traduit un malaise possible dans certaines casernes, nourri par la menace jihadiste croissante aux frontières nigériennes et burkinabè.
Cependant, l’absence de soutien massif et la rapidité de l’échec du putsch suggèrent une action menée par un groupe limité, plus improvisée que coordonnée.

Un pouvoir qui garde la main

La réaction du gouvernement a été rapide et ferme : les autorités ont annoncé avoir « mis en échec » le coup de force et repris le contrôle des installations stratégiques. Cette communication vise à rassurer une opinion publique souvent alarmée par l’instabilité régionale.
La présence continue de Patrice Talon à la tête de l’État renforce l’image d’un pouvoir encore solide, soutenu par l’appareil sécuritaire.

Un climat régional propice aux contagions

Cette tentative survient dans un contexte de multiplication des putschs en Afrique de l’Ouest. De Bamako à Niamey, en passant par Ouagadougou, les renversements militaires se sont enchaînés depuis 2020.
Le Bénin, jusque-là épargné, voit ainsi remonter à la surface des risques que l’on croyait éloignés.

Une crise aux implications politiques

À quelques mois d’échéances politiques importantes, l’événement pourrait avoir des répercussions durables sur la scène nationale. Le pouvoir cherchera sans doute à renforcer son contrôle sécuritaire, tandis que l’opposition pourrait dénoncer un climat de tensions ou un système institutionnel fragilisé.

Un épisode à suivre de près

Même avortée, la tentative de putsch est un signal d’alarme pour les autorités béninoises : elle révèle des fissures dans le corps militaire et rappelle que la stabilité n’est jamais acquise.
L’enjeu, désormais, sera de comprendre l’ampleur réelle de la fronde, les soutiens dont disposaient les mutins, et les conséquences politiques que le gouvernement et ses partenaires régionaux en tireront.

#Portrait : Le Général Baradine Souleymane Ahmat, figure de proue de la lutte antiterroriste

Le Général de Division Baradine Souleymane Ahmat, commandant de la Division des Groupements spéciaux antiterrorisme et premier adjoint Psi, s’impose aujourd’hui comme l’un des cadres les plus respectés des forces de défense tchadiennes.

Reconnu pour sa droiture, sa discipline et son attachement indéfectible à l’État, il exerce son commandement avec une impartialité saluée aussi bien par ses hommes que par ses pairs.

Doté d’un sens élevé du devoir, le Général Baradine Souleymane Ahmat se distingue par une rigueur opérationnelle et une intégrité irréprochable, qualités qui ont forgé sa réputation au sein des unités spécialisées de lutte antiterroriste.

Engagé en première ligne face aux menaces sécuritaires, il est aujourd’hui considéré comme l’une des figures majeures de l’appareil antiterroriste tchadien, mais aussi comme un modèle de professionnalisme pour la nouvelle génération de militaires.

Guéra : Le ministre de la Santé en mission d’évaluation des structures sanitaires

Le délégué du gouvernement auprès de la province du Guéra, Abdoulaye Ibrahim Siyam, et le président du Conseil provincial, Ahmat Sorto Ramadan, ont accueilli ce soir le ministre de la Santé publique, arrivé dans la région pour une mission de travail.

Cette visite s’inscrit dans une tournée destinée à évaluer l’état des infrastructures sanitaires du Guéra. Le ministre entend examiner le fonctionnement des centres de santé, identifier les difficultés auxquelles fait face le personnel médical et définir les mesures à prendre pour améliorer l’accès aux soins dans la province.

Au programme de la mission figurent des rencontres avec les responsables sanitaires locaux, les autorités administratives ainsi que les représentants des communautés. L’objectif est d’établir un diagnostic précis de la situation et de renforcer la coordination entre les services centraux et provinciaux en matière de santé publique.

Les autorités locales ont salué cette initiative, qu’elles considèrent comme un signe fort de l’engagement du gouvernement à répondre aux besoins sanitaires urgents du Guéra et à améliorer la qualité des services offerts à la population.

Zimbabwe : une enseignante arrêtée pour agression sexuelle sur un élève

À Glen View, une enseignante de 33 ans, Zvikomborero Maria Makedenge, a été arrêtée et traduite en justice pour des accusations d’agression sexuelle sur un garçon de 16 ans.

Selon la police, les faits se seraient produits le 2 août 2025, lorsque l’enseignante, compagne d’un locataire du plaignant, aurait suivi le garçon dans sa chambre et eu des rapports sexuels sans son consentement. Elle aurait ensuite tenté de le faire taire en lui promettant un voyage aux États-Unis.

L’affaire a été révélée lorsque le jeune garçon en a parlé à sa sœur, qui a alerté leur mère. La plainte déposée au poste de police de Mbare a conduit à l’arrestation de Makedenge. L’enquête est en cours.

Timor-Leste : Arte Moris et HWPL lancent la 3ᵉ fresque pour la paix à l’Université UNPAZ

À Dili, l’ONG internationale Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL) et l’institution artistique Arte Moris ont inauguré le troisième Projet de Fresque pour la Paix au sein de l’Université de la Paix (UNPAZ). Réalisée entre septembre et décembre 2025, cette initiative s’inscrit dans un programme ambitieux visant à développer un modèle d’« éducation à la paix par l’art ».

Ce projet communautaire intervient après deux premières fresques : la première en 2023 au centre sportif Xanana et la seconde en 2024 dans le village de Kakaulidun. Comme lors des précédentes éditions, environ 30 artistes et volontaires locaux participent à chacune des six sessions programmées cette année.

Un pays en reconstruction culturelle

Indépendant depuis 2002 après plusieurs décennies de conflit, le Timor-Leste continue de placer la consolidation de la paix au cœur de ses politiques publiques. Les projets artistiques communautaires, tels que celui mené par HWPL et Arte Moris, sont devenus des leviers importants pour renforcer la cohésion sociale, encourager le dialogue et valoriser l’identité culturelle.

Le projet 2025 s’inscrit dans l’initiative « Peace City Dili », lancée par HWPL pour intégrer les valeurs de paix dans les espaces publics et la vie quotidienne. Depuis 2023, l’ONG multiplie les collaborations avec la société civile timoraise dans cet objectif.

Des fresques éducatives et symboliques

Les œuvres créées le long des couloirs et chemins de l’UNPAZ revisitent les 12 leçons d’éducation à la paix de HWPL en les associant à des symboles traditionnels du Timor-Leste. Leur emplacement stratégique permet aux étudiants et aux habitants de Dili de les voir au quotidien, transformant l’espace universitaire en un lieu de sensibilisation visuelle.

Soutenu par Vinod Patel Paints et guidé par les artistes d’Arte Moris, le projet repose sur une forte participation volontaire. Il incarne un message central : la paix se construit collectivement, autant dans le processus créatif que dans le résultat final.

Un engagement salué

« Cette fresque, aujourd’hui dans sa troisième année, dépasse le cadre artistique : elle reflète notre engagement commun pour construire une paix durable au Timor-Leste. Nous voulons créer des espaces paisibles accessibles à tous », a déclaré un représentant de HWPL.

Une vision à long terme

Après l’achèvement de cette fresque, HWPL prévoit de renforcer l’initiative « Peace City » grâce à de nouveaux partenariats avec les universités et les organisations de jeunesse. Des ateliers d’éducation à la paix, des expositions artistiques et des programmes de volontariat sont déjà envisagés, afin d’accroître la participation des jeunes et ancrer davantage la culture de paix dans la société timoraise.