Société : La question de vivre ensemble préoccupe les étudiants tchadiens

L’Union Nationale des Jeunes Etudiants Chrétiens et Musulmans des Universités du Tchad (UNJECMUT) en partenariat avec l’Action des Partenaires pour l’Appui au Développement organisent du 1er au 02 mars une formation en faveur « Des Jeunes Ambassadeurs de la Paix en milieu Universitaire » au Centre d’Etudes et de Formation pour le Développement (CEFOD) de N’Djamena.

Pendant jours les trois (3) étudiants venus de six (6) universités de N’Djamena vont s’appuyer sur la question de la promotion de l’égalité et du genre et la gestion et résolution des conflits en milieu jeune.

Dans son intervention le président de l’UNJECMUT, Toubo Mahamat Bakhit, l’objectif est de promouvoir la gestion de la violence et de la cohabitation pacifique dans le milieu estudiantine. « Le conflit intercommunautaire est aujourd’hui propagé, il est de notre devoir en tant que jeune d’éradiquer cette phénomène qui freine le développement afin de fonder une culture de l’amour et de la paix », soutient-il.

Bahidil Deba, chargé des programmes de l’Action des Partenaires pour l’Appui au Développement quant à lui, dit que le mandant de leur organisation est d’accompagner les jeunes dans leurs actions en faveur de la paix, en outre, contribué au brassage entre les universités.

Quant au pasteur, Dogo Victor représentant de la plateforme interconfessionnelle, l’initiative de l’Union Nationale des Jeunes Etudiants Chrétiens et Musulmans des Universités du Tchad entre dans la droite ligne de l’objectif de ladite plateforme, salut-il.

Cette réflexion est un succès pour lutter contre les maux qui minent la question de vivre ensemble, la tâche est noble et les difficultés sont visibles pour atteindre l’objectif visé, mais à travers la jeunesse l’espoir y ait.

Ahmat Mahamat Ahmat

 

 

TCHAD : KERAMICA fait la promotion de matériaux locaux

Dans le cadre de ses activités, KERAMICA a organisé, hier 28 février une conférence débat, placé sous le thème : « Production et promotion des matériaux de construction innovants : cas enduits et produit d’étanchéité », à l’attention des étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publique (ENSTP).

Cette conférence débat a été animée par Claudio Caramina et Armando Piazza tous deux des ingénieurs. Ces derniers ont penché dans leurs interventions autour de la favorisation de l’utilisation des matières premières locales pour la construction à 90%, et détecter l’importation de matières premières étrangères à 10%.

Claudio a montré que le fait de produire localement signifie également moins de stock et une disponibilité des produits toujours frais dans un court délai et avec les meilleures caractéristiques et de qualité. Il poursuit que, cela réduit de manière significative les risques et les coûts liés au transport. La commercialisation et la vente sont complétées par un service de suivi technique, capable d’accompagner les exigences de l’achat à la mise en œuvre du produit, a-t-il dit.

Quant à Armando Piazza, le Co-conférencier, disposer de produits certifiés en testes localement et adaptés au climat sub-saharien. « L’analyse du cycle de vie complet pour la production d’un kilo de produit fini démontre qu’avec notre système, on émet moins de 75% de CO2 dans l’atmosphère par rapport au système classique », a-t-il conclu.

En dernier ressort KERAMICA est née de l’idée d’un pool de technicien italiens et d’entreprise tchadienne qui se positionnent comme une entreprise leader dans la fabrication de produits pour la construction adaptées conditions aux climatiques de l’Afrique Subsaharienne.

Ahmat Mahamat Ahmat

L’INSTITUT ITINERANT DU SLAM LANCE SES ACTIVITES

La résidence création slam débute aujourd’hui jusqu’au 21 mars 2019 à l’institut français du Tchad et au studio Preston Concept. Cet institut itinérant a pour objectif d’insuffler de l’originalité dans le slam autour de plusieurs ateliers et échanges prévus sur ses 3 semaines.

Dans le cadre de la semaine de la francophonie, des nouvelles idéologies musicales et culturelles surgissent. Cette création artistique est baptisée «de l’idée à la scène ». L’initiative est de faire du slam un vrai art du plateau et l’ouvrir vers des appuis, le réseautage, les festivités et autres concerts à travers le monde. Cette création permettre de rendre le slam un style professionnel, attractif, vendable en prenant en compte le contrôle de l’écriture poétique, le cadence de déclamation, l’écriture musicale et enfin la gestion de la scène de spectacle.

Cette résidence sera dirigée par Didier Lalaye alias sous le pseudonyme de Croquemort, un Slameur tchadien, qui a mené déjà ce genre de formation dans plusieurs pays dans le monde dont les plus récents ont été le Burundi, le Tchad, le Sénégal et les Pays-Bas. Il sera assisté de Gabriel Kada alias Bokal, Ingénieur de son et Rappeur, qui a travaillé avec plusieurs slameurs en Afrique dans la mise en musique de leur texte. Un gigantesque concert est prévu le 22 Mars 2019 après la clôture des ateliers.

Sénégal : Macky Sall est réélu au premier tour selon les résultats provisoires

La Cour d’Appel de Dakar vient d’annoncer les résultats provisoires des élections du dimanche dernier. Le président sortant, Macky Sall vient de remporter au premier tour avec 58.27%.

Ce jeudi 28 février, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a donné les résultats provisoires, donnant la victoire au président sortant Macky Sall dès le premier tour avec 58.27% (2 554 605 voix) des suffrages exprimés.

Idrissa Seck, arrive en seconde position avec 20.50% (898 674 voix), devant Ousmane Sonko 15.67% (687 065 voix). Issa Sall revient avec 4.07% (178 533 voix) et Madické Niang avec 1.48% (65 002 voix).

Le taux de participation est estimé à 66.23% selon la Commission nationale de recensement des votes (CNRV). Sur les 6 683 043 électeurs inscrits, 4 426 344 votants, 42 465 bulletins nuls et 4 383 879 suffrages valablement exprimés.

Dans un communiqué commun diffusé quelques minutes après la proclamation des résultats, les quatre candidats malheureux, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang, affirment qu’ils ne « feront aucun recours devant le Conseil constitutionnel », selon Jeune Afrique.

 

Affaire Airtel-Tigo : Les avocats ne sont pas satisfait du déroulement du procès

Après presque un an d’une procédure qui traine à la justice, avec, aujourd’hui un quatrième report, cette fois-ci pour la procédure de fond, Me Frédéric Nanadjingué a tenu un point de presse, ce jeudi 28 février à la maison des médias du Tchad pour éclaircir l’opinion sur le déroulement du procès.

En résumé, les attentes des avocats qui ont intenté cette procédure à l’encontre d’Airtel et Tigo est la levée de la décision de la restriction d’accès aux réseaux sociaux. En phase d’appel, la première audience a été fixée pour la date du 31 janvier 2019. « A cette date, nous étions présents, moi et mon concitoyen Me Dainonet Frédéric ainsi que les avocats d’Airtel et de Tigo sans oublier le représentant de ARCEP parce que, la dernière fois le président du tribunal de grande instance a ordonné l’intervention forcée de ARCEP dans la procédure », explique Me Nandjingué.

A l’audience, les avocats de Airtel et Tigo ont émis la question de qualité de prouver le contrat d’abonnement nous lignant à ces structure-là. La cour d’appel a, à cette audience renvoyer la cause à celle du 14 février 2019 pour statuer sur ce qui convient d’appeler une exception c’est-à-dire, lorsque qu’on déni la qualité à un plaideur. Suite aux échanges et aux plaidoiries, la cour a donc mis le dossier en délibérer pour la date du 14 février 2019. « Advenu à cette audience, la cour d’appel a estimé que nous avons bel et bien qualité et que nous avons le droit d’engager la présente procédure. Elle a renvoyée la cause à l’audience du 28 février pour les plaidoiries au fond».

A l’audience du 28 février 2019, les avocats d’Airtel et Tigo ont mis en avant l’absence du représentant de ARCEP pour solliciter le renvoi une fois de plus de la cause. Malgré l’insistance des avocats, la cour d’appel à souverainement renvoyer la cause à l’audience du 14 mars 2019. « C’est depuis le mois de mars 2018 que cette situation nous est tombée sur la tête. Cela fera un an, jour pour jour que nous, citoyens tchadien, nous, consommateurs tchadien souffrons de cette situation qui n’est que le reflet de l’iniquité », clame-t-il.

Selon lui, Airtel et Tigo renvoi les raisons sur ARCEP et ce dernier renvoi les raisons sur le ministre de l’intérieur. « Et c’est nous, qui nous retrouvons avec les pots cassés, à être mener par les services dont les qualités laissent à désirer », conclu-t-il.

En attendant, la procédure au fond est attendue au 14 mars 2019.  

 

Donner le sourire aux enfants orphelins

Telle est la motivation des étudiants de l’Institut Supérieur de Commerce, d’Administration des Affaires et de Ménagement (ISCAM) lors de la remise du don à l’orphelinat Shalom au quartier Moursal dans le 6ème arrondissement de N’Djamena, ce jeudi 28 février.

Constitué des habiles, détergents, savons, sucrerie et bien d’autres, le don des étudiants de l’ISCAM offert aux orphelins de Shalom est très apprécié par les enfants dudit du orphelinat. Un geste symbolique qui a redonné le sourire à ces derniers. Des chansons et danses ont été exécutés par les bénéficiaires afin d’exprimer leur reconnaissance aux donateurs.

Le centre d’orphelinat Shalom a été créé en 2015 à Gredia dans le 4ème arrondissement par la mère Koumatolal Marceline. Cet orphelinat a commencé avec huit enfants et aujourd’hui, il est à 68 orphelins dont 30 parmi eux sont placés dans les familles (adoptés) et les 38 autres sont logés au sein du centre.

Après quelques années, le centre est confronté à plusieurs problèmes notamment la charge de loyer, l’école des enfants, la nourriture et la santé de ces orphelins. « Lorsque j’ai commencé avec l’orphelinat, j’avais un restaurant. Mais la crise économique à tout bouleversé. On a abandonné le restaurant. Actuellement nous fonctionnons avec le pressing qui nous fait entrer un peu d’argent », explique mère Marceline.

Faits divers : Elle, intermédiaire des problèmes conjugaux

Monsieur Ngak et madame Alliance, se sont mariés depuis bientôt quatre (4) ans. Ils ont deux enfants. Tout marchait bien, rien de procès dans leur vie conjugale. Mais un jour, Alliance fait la connaissance de sa camarade Créance, une fille qui a gouté plutôt à la vie politique.

Reconnue pour son verbe facile de rassembleuse, la jeune dame Créance habitant le quartier Chagoua de N’Djamena, est un leader qui se veut une place dans la scène politique tchadienne.

Militante dans un parti politique de renom du pays, elle arrive à créer une cellule des jeunes filles et filles mères de son parti. Trois fois dans la semaine, ces militantes se réunissent chez leur camarade. Mais tous les jours, les sujets d’ordre politique ne sont guère abordés. « Toute femme doit être libre pour mener le combat politique », conseille-t-elle. Convaincu par leur leader, certaines d’entre elles, vont mettre les bâtons aux roues de leurs maris, d’autres demandent carrément le divorce.  Créance est devenue non seulement une femme politique mais cause plusieurs problèmes conjugaux voire de divorces.

Ignorante qu’elle est, Alliance veut échapper aux contrôles de son mari, qui l’interdit de fois d’aller à des réunions politique. Fidèle à sa maitresse politique, elle insiste à se divorcer avec son mari pour bien mener la lutte politique comme la conseille son leader. « Pourquoi tu me demande le divorce ? », questionne Ngak à Alliance. « Je veux être libre, ne me pose pas trop de question », répond-elle. Ne connaissant pas grand-chose sur la demande de sa femme, Ngak, va renvoyer madame Alliance pour des conseils avant toute décision qui s’impose.

En attendant la décision finale de sa femme, sir Ngak, reste étonner. Voilà les conséquences du suivisme aveugle des femmes.

 

 

Faits divers : Le paradoxe tchadien

Depuis une semaine, ces bœufs arpentent l’avenue Mobutu, de l’institut français du Tchad (IFT) jusqu’à la direction de la douane.

C’est qui est marrant, c’est que, ces bœufs circulent au milieu de la voie publique et ne font que brouter sur les plants des arbustes plantés entre les poteaux électriques pour l’embellissement du goudron.

Une question laisse à penser. Pourquoi les planter, les arroser puis les détruire ensuite ? Si ce n’est le paradoxe tchadien !

Construire une « vitrine de l’Afrique » qui s’autodétruit au fur et à mesure n’est nullement un projet d’envergure.

Education : Après trois (3) ans de scénarii, une lueur d’espoir se précise pour l’école tchadienne

Les années 2016, 2017 et 2018 ont été marquées par des scénarii pour sauver les programmes des activités scolaires. Paralysées par des grèves des différentes centrales syndicales d’une part et d’autre part, les mesures d’austérité prises par le gouvernement en septembre 2016.

Aujourd’hui le gouvernement et la plateforme syndicale revendicative se sont entendus sur des accords et promesses pour rétablir les 50% des augmentations générales sur le salaire (AGS)coupés. En fin janvier dernier, tous les fonctionnaires concernés par l’abattement ont vu leur15% payés, comme l’avait promis le gouvernement dans l’accord du 26 octobre 2018.

Peut-on espérer à une année scolaire réussit cette année ? Le secrétaire général adjoint du syndicat des enseignants du Tchad (SET), Mahamat Idriss se prononce sur cette question.« Tout dépend de la volonté du gouvernement tchadien. Si les restes de 35% vont être payés comme indiqué dans l’accord d’octobre, je crois que, nous allons espérer à une année scolaire réussit cette année et il n’y aurait pas assez de problèmes».
Pour parler de la qualité de l’éducation au Tchad, le Sga du SET, Mahamat Idriss, souligne que, pour parler de la qualité de l’enseignement, il faut plus d’investissement dans le curricula et les infrastructures scolaires. « Il faut investir dans l’éducation maintenant. C’est ce que le gouvernement tchadien ignore », oriente-t-il.

En attendant les conclusion d’audit des diplômes du comité paritaire chargé de l’assainissement du fichier du solde et du suivi de l’audit des diplômes des agents civils de l’Etat, Mahamat Idriss recommande au gouvernement tchadien de respecter ses accords et engagements vis-à-vis des enseignants pour garantir un avenir meilleur à l’école tchadienne.

L’USPR exige l’annulation du décret n°216 portant composition de la CENI

Dans un communiqué du 27 février 2019, le président de l’Union sacré pour la République (Uspr), Djékombé François conteste la composition des membres de l’opposition à la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (CENI). « La composition de la CENI rendu publique par le décret n°216 du 21 février 2019 prouve à suffisance la fracture au sein de l’opposition et le mépris des uns vis-à-vis des autres. Les élections à venir sont un championnat très important auquel chaque parti politique légalisé compte y participer avec l’intention de gagner en toute transparence ».

Pour lui, les membres de la CENI qui seront les juges doivent être désignés sur une base incontestable. « En se prévalant des ordonnances liberticides n°020 et n°040 portant respectivement charte des partis politiques et statut de l’opposition comme bases pour intégrer la CENI, une partie de l’opposition fait de la discrimination et donc par ricochet le jeu du pouvoir », clarifie Djékombé.

Selon l’USPR, la classe politique ne se résume pas uniquement aux personnes aux siègent en ce moment au sein du CNDP. « Nous cherchons sur le plan national un dialogue inclusif avec tous les tchadiens afin de ramener la paix définitive dans notre pays. Il convient que nous en donnions l’exemple en instaurant un dialogue franc et direct au sein de l’opposition en nous disant sans détour toutes les vérités, en vue d’avoir une opposition à même d’incarner le changement et donc porteuse d’espoir pour le peuple tchadien qui a tant souffert du régime MPS ».

Enfin, l’USPR exige une annulation pure et simple du décret n°216 et sollicite une concertation de tous les partis politiques légalisés de l’opposition, afin de « laver le linge sale en famille » et proposés des juges qui soient représentatifs de toute l’opposition, afin d’aller à des élections transparentes et apaisées, mentionne le document.