Le Tchad prépare le forum politique de haut niveau sur le développement durable

Les travaux préparatoires du premier examen national volontaire (ENV) pour le suivi de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) au Tchad ont été lancés officiellement, ce 5 avril 2019 à l’Hôtel Ledger Plazza de N’Djamena par le ministre de l’économie et de la planification du développement, M. Issa Doubragne.

Ces travaux préparatoires entrent dans le cadre de la présentation du rapport du premier examen national volontaire pour le suivi de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD). L’objectif est de doter le Tchad des documents : faire la préparation matérielle et intellectuelle nécessaire à la participation du pays à ce forum ; élaborer le rapport de la contribution nationale volontaire du pays à envoyer à l’UNDESA ; élaborer les supports de présentation de l’ENV (Powerpoint, vidéos et autres matériels) ; assurer l’inclusivité du processus de préparation en organisant des séances de travail et proposer la composition de la délégation du pays à participer à ce forum.

Pour l’atteinte des ODD, le Tchad doit faire face à trois stratégies majeures qui sont les inégalités socio-économiques, le financement et la nature de la croissance économique.

Pour le coordonnateur Résident intérimaire du système des nations unies, Dr Jean-Bosco Ndihokubwayo, les ODD visent à transformer le monde. « L’engagement du Tchad permettra d’inscrire et de conforter les actions de développement du pays dans le cadre d’une vision stratégique de développement novatrice que sont les ODD ».

Issa Doubragne, ministre de l’économie et de la planification du développement pour sa part dit que ce rapport exige l’implication et l’engagement de toutes les parties prenantes à savoir les institutions de la République, ministères sectoriels, le secteur privé, la société civile, les institutions universitaires de la recherche scientifique, l’INSEED…

Le budget estimatif de toutes les activités retenues dans le cadre préparatoire du FPHN est de 414 311 604 Fcfa.

Ce rapport du premier examen national volontaire sur les ODD sera soumis par le Tchad en juillet 2019 au forum politique de haut niveau (FPHN) qui se tiendra à New York aux Etats-Unis.

ASF France définit la Charte de bonne pratique de protection des droits des femmes et des enfants

 L’Avocats Sans Frontière France (ASF France) a organisé une table ronde avec les responsables de la chaîne pénale, les professionnels du droit,  les responsables de  société civile et religieux ainsi que les média autour de la « Charte de bonne pratique de protection des droits des femmes et des enfants », ce matin 05 avril 2019 à la maison nationale de la femme de N’Djamena.

Cette table ronde a été l’occasion pour l’Avocats sans frontière France, d’obtenir l’enrichissement et l’approbation des représentants des services compétents sur le contenu de la structure de la charte de bonne pratique de protection des droits des femmes et des mineurs victimes ou privés de liberté d’une part et amener les acteurs de la chaine pénale au respect des réformes législatives en vigueur, afin de contribuer à modifier les comportements incompatibles avec le respect des droits des femmes et des enfants détenus et/ou victimes de violence.

Cette préoccupation de l’Avocats Sans Frontière France vise à amener les acteurs impliqués du gouvernement, à la société en passant par les professionnels des médias et du droit, les responsables pénitentiaires et coutumières. Ces recommandations vont permettre aux professionnels de mieux appréhender et faire appliquer les textes et conventions relatifs aux droits des femmes et des enfants.

En milieu de détention, la présente charte se veut un outil pour contribuer à l’accélération de la décision de justice et à la dignité en détention pour les mineurs et pour les femmes quel que soit le type d’infraction commis  et hors détention, elle se pose la question d’améliorer la protection des femmes et des enfants dans le foyer familial et conjugal. Elle suscite aussi la question d’interaction entre les professionnels du droit pour éliminer l’usage de la violence entre conjoints ou des parents envers les mineurs.

Le document souligne que malgré les efforts fournis par les différents acteurs : le gouvernement et ses partenaires, le fait culturel reste toujours dans le système judiciaire tchadien et freine l’appropriation communautaire de la règle de droit moderne qui caractérise l’Etat de droit. Une situation qui selon l’Avocats Sans Frontière France, crée une sorte de négation de la responsabilité pénale des auteurs d’infractions.

« Le plus souvent, sur le fondement des usages coutumiers, le cas est réglé par une compensation financière entre les familles, sans mettre le doit sur la punisabilité et c’est la victime qui est parfois intimidée par sa propre famille au lieu d’être protégée », remarque-t-il.

Le texte de la charte présente les engagements qui ont été déduits des recommandations recueillies au cours de dix (10) sessions de formation organisées de 2016 à 2019, et neuf (9) tables rondes entre 2016 et 2018 dans le but de garantir le respect des droits des enfants et des femmes dans des contextes bien précis. Elle est déclinée en engagements d’ordre général, engagements relatifs aux femmes et mineurs privés de liberté, engagements relatifs aux femmes et mineurs victimes de violence.

 

 

 

La régionalisation de la crise de Boko Haram dans le bassin du lac Tchad

Après tant de rencontres avec les différents acteurs autour de la crise de Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad, la commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT)  a échangé avec les journalistes sur la question de la stratégie régionale de stabilisation, de redressement et de résilience des zones du bassin affectées par la crise de Boko Haram. C’est à travers une conférence de presse tenue à la fin des travaux le jeudi 04 avril 2019 à l’hôtel Ledger Plazza de N’Djamena.

Impliquer les média dans la nouvelle stratégie sur la crise de Boko Haram dans la sous région de la CBLT, est le souci qui a guidé les décideurs de la nouvelle marche régionale de lutte. Après des années, chaque Etat touché par cette crise, a élaboré ses stratégies de riposte. Mais le phénomène demeure le plus grand souci dans la sous région. C’est pourquoi, les quatre pays de la CBLT notamment le Niger, le Nigéria, le Cameroun et le Tchad entendent régionaliser  la crise de Boko Haram dans les zones affectées.

Soulignant l’importance du rôle des média dans ce processus, le secrétaire exécutif de la CBLT, Mamman Nuhu espère qu’avec l’apport de la presse la stratégie trouvera un écho favorable auprès des pays et des organisateurs donateurs et va les inciter à faire des dons généraux  en faveur de cette cause.

Les panelistes ont fait comprendre que l’ampleur de la crise est phénoménale, ses causes sont complexes ce qui induit que sa résolution semble pour l’heure peu probable. Pour le  représentant de la commission de l’Union Africaine, Pr Phlilip Attuquayefio, il faudra sans doute du temps pour attendre une issue de crise favorable. La conjugaison des efforts de ces Etats pourra relever le défi. « La réponse régionale est nécessaire car ni les causes et ni les effets ne respectent les frontières nationales», indique-t-il.

« La stratégie régionale de stabilisation de la crise ne se prétend pas tout faire ou tout résoudre la question de Boko Haram, mais c’est un premier essai qui s’étend sur cinq ans de ce qui est appelé à devenir un effort intergénérationnel. Les ressources limitées et précieuses doivent être ciblées avec soin, et la faiblesse actuelle de la gouvernance et des capacités d’absorption doit être reconnue et abordée », souligne le directeur technique de la CBLT, M. Boubakari Mana.

Il faut noter que la stratégie régionale de stabilisation de la CBLT est un document de 70 pages, qui donne l’aperçu sur l’ampleur de la crise du lac Tchad, décrit les cadres et processus selon lesquels la stratégie de stabilisation a été conçu et préparée pour riposter contre la crise de Boko Haram.

Le document présente neuf piliers traitant chacun un aspect de réponse à la crise, et étendu sur 40 objectifs avec un budget estimatif de 12 milliards de dollars pour une période de cinq ans.

 

 

 

Accident : En esquivant un vieux, le bus se retrouve de l’autre côté du goudron

Hier, mercredi 3 avril aux environs de quinze heures, un minibus avec plein des clients abords sur l’avenue El-nimeri, venant du grand marché a connu un accident juste au niveau des feux tricolores.

C’est en voulant esquiver un vieil homme qui traversait le goudron sur la rive de droite vers la gauche, que ce bus n’a pas eu d’autres solutions que de monter sur le travers du goudron.

Plusieurs blessés ont été acheminés à l’Hôpital central. Selon un témoin, c’est au moment où le feu tricolore était déjà en jaune que le chauffeur a accéléré et en ce moment, le vieil homme traversait le goudron. Eviter ce vieux était déjà trop tard et la catastrophe s’est produite.

 

Nécrologie : Feu Toussaint Mbaitoubam, une grande voix s’est éteinte.

Décédé ce matin au Maroc, le Tchad regrettera cette icône du journalisme. Le rejeton Toussaint Mbaitoubam fut un grand communicateur de l’UNFPA.

 Qui est Toussaint Mbaitoubam ?

Né en 1962, feu Toussaint Mbaitoubam fut un journaliste de renommé ayant servi au Tchad pendant de nombreuses années en qualité de journaliste principalement à la Radio Nationale Tchadienne (RNT). Il est originaire du Logone oriental.

Nanti d’un diplôme de l’Université de Soa, il a fait ses études principalement au lycée classique et moderne de Garoua d’où il en sort diplômé en 1983, avant de regagner l’Ecole Supérieure de Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC). Toussaint Mbaitoubam fut également chargé d’ICE au niveau de l’Association Tchadienne Pour le Bien-être Familial (ASTBEF) en 1998.

Marié en 2010, Toussaint Mbaitoubam occupe ainsi différents postes. Depuis 2017 jusqu’à sa mort, il fut communicateur pour le compte de PNUD, poste auquel il occupe jusqu’à son dernier jour sur terre. Evacué depuis Février 2019 à Casablanca au Maroc ou il s’est éteinte.

On n’oubliera pas ses citations favorites et sa phrase « Nul n’échappe à son destin. Le chemin le plus court pour aller d’un point à un autre n’est pas la ligne droite, mais le rêve. Vous y croyez-vous ? »

 

 

CENI : Les nouveaux membres ont prêté serment

Dr Kodi Mahamat Bam, nouveau président désigné de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) et son staff ont prêté serment, ce jeudi 4 avril 2019.

Comme à l’accoutumé, c’est après l’appel nominatif des nouveaux membres, la lecture des actes et décrets que le président de la cour suprême, Samir Annour Adam a demandé au procureur général, Mahamat Abderamane de prononcer ses réquisitions.

Une lecture des dispositions légales qui encadrent l’exercice des membres de la CENI a été faite par le procureur puis quelques conseils ont été adressés aux récipiendaires avant la prestation solennelle de serment.  

 « Vous devriez être impartiaux pour ne pas favoriser l’un des partis au dépend des autres et être objectif en ce sens que vous ne devriez pas faire intervenir des éléments affectifs où personnels dans l’exercice de votre mission générale qui concerne l’organisation, la supervision et le contrôle de déroulement de toutes les opérations des échéances électorales ».

« Je jure de respecter la constitution, les lois et règlements qui encadrent le scrutin et d’adopter une attitude impartiale et objective dans l’exercice de mes fonctions ». C’est en ces termes que les nouveaux membres de la CENI ont prêté serment pour entrer dans l’exercice de leur fonction.

La justice tchadienne dispose de l’aide juridique et de l’assistance judiciaire

Les élus du peuple ont adopté hier 3 avril 2019 au palais de la Démocratie de Gassi, un projet de loi régissant l’aide juridique et l’assistance judiciaire avec 132 voix pour, 0 contre et 0 abstention.

Ce projet de loi a pour objectif de rendre disponible et accessible la justice et le droit aux justiciables. L’aide juridique couvre toutes les parties au procès : prévenu et partie civile. Cette loi a été mise en œuvre par une commission d’enquête nationale de l’aide juridique et de l’assistance judiciaire créée et placée sous tutelle du ministère de la justice.

Pour le ministre de la justice, garde des sceaux, chargé des droits humains, Djimet Arabi, ce projet de loi a été recommander aussi bien par l’examen périodique universel que le Tchad a fait parce que, considéré comme une question de droit de l’homme, il faut que tout citoyen du pays ait accès à la justice même ceux qui n’ont pas les moyens. « Ce texte est plus important. Qu’Il facilite l’accès à la justice à tous les citoyens surtout ces vulnérables qui n’ont pas les moyens de payer forcément leurs avocats, payer les frais de justice. Là, l’Etat va se substituer à eux pour essayer de régler les frais qu’ils doivent payer », a-t-il rassuré aux élus du peuple.

Ce projet entre dans le cadre de forme de textes issu du programme 2005.

La Compagnie Sucrière du Tchad (CST) va vers son déclin

 Malgré que la mission du ministère des Mines, du Développement Industriel, Commercial et de la Promotion du Secteur Privé, qui a sillonné les sept provinces de la zone méridionale du Tchad en février dernier, pour sensibiliser les autorités administratives provinciales sur l’application de l’arrêt n°003/PR/MMDICPSP/DGM/DGTC/2019 signé le 18 janvier 2019, l’importation frauduleuse du sucre continu son chemin de bonhomme.

 Pour conséquence, aujourd’hui, la Compagnie Sucrière du Tchad (CST) est au bout de son souffle et n’arrive plus à vendre son sucre depuis plus de huit de mois. La société n’a plus de trésorerie aujourd’hui pour honorer ses engagements salariaux avec ses employés et d’autres charges nécessaires pour la production du sucre, ni peut plus verser ses impôts à l’Etat, elle ne collecte plus la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) faute de ventes depuis le mois d’août dernier.

Dans cette  affaire, l’Etat perd plus de 5 milliards FCFA de taxes par an que la société collecte chaque année. Devant cette problématique, si rien n’est fait dans les jours à venir pour stopper l’importation frauduleuse de sucre dans le sud du Tchad, une probable fermeture de la CST est annoncée et plus 2 063 travailleurs de cette société en postes actuellement seront mis en chômage.

Pour le directeur général adjoint de la CST, M. Emmanuel Castells c’est depuis huit mois que son entreprise est contrainte de faire des choix illogiques entre payer les salaires du personnel, mettre du carburant dans les tracteurs pour continuer la campagne ou arrêter d’irriguer la canne.

Une  situation qui risque de jouer sur la prochaine campagne sucrière. «La semaine dernière par exemple, on était contraint d’arrêter l’irrigation parce qu’on n’a plus d’argent pour payer le carburant destiné aux pompes. Aujourd’hui on est au bord d’un arrêt total de l’usine et de la fermeture de notre unité de», indique-t-il.

Blocus des textes et décisions

«Il y a un lobby très puissant qui s’est emparé du marché du sucre, qui semble être au-dessus des lois puisqu’il continue d’importer malgré toutes les décisions et les textes, et vendre là où il veut. Il y a des gens qui importent du Soudan, d’autres importent depuis le port de Douala», explique M. Emmanuel Castells.

C’est un lobby profite de la faiblesse de la devise soudanaise pour fait chuter les prix du sucre tchadien. « Le Tchad ne pourra rien contre le sucre indien, brésilien ou soudanais. La seule chose qui nous permettra de nous en sortir est que l’Etat, à travers la Douane, prenne des mesures fortes pour contrôler les entrées du sucre dans le pays, et qu’on applique la même règle à tout le monde comme c’est le cas dans tous les pays producteurs y compris les plus importants», souhaite-t-il.

 

Météorologie, un facteur essentiel de développement durable

Le ministère de l’Avion Civile et de la météorologie, l’Agence nationale de la météorologie et l’association du personnel de la météorologie de l’ASECNA ainsi que les autres météorologistes du Tchad ont organisé conjointement une conférence débat sur le thème : « Le soleil, la Terre et le Temps », ce mercredi 03 avril 2019 au Centre Al-Mouna de N’Djamena.

Cette conférence est organisée dans le cadre de la célébration de la journée météorologique mondiale, qui se célèbre tous les 23 mars de chaque année. Au cours de cette conférence les panélistes ont évoqué la question de la gestion de communication, l’accès aux informations météorologiques et la question de l’impact du changement climatique sur les secteurs vulnérables.

Pour le Chef de Division de la Climatologie, M. Ngakougnon Mindé, les changements climatiques sont considérés comme des graves menaces causés au développement durable.  « Le secteur des ressources en eau, de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage et des forets qui sont déjà très vulnérables du fait des conditions climatiques sévères, connaitront davantage des difficultés liées au réchauffement climatique », indique-t-il.

La météorologie est un facteur pour un bon développement, le panel souligne que l’atmosphère est le siège de nombreux phénomènes dont les impacts peuvent être sentis durement voire néfastes pour la vie et les activités humaines. « C’est pourquoi il est nécessaire de suivre le déroulement des phénomènes afin de réduire leurs effets et/ou y s’adapter », conseille le Chef de division climatologique M. Ayday Lintel.

Cette conférence a permis aussi au public de découvrir l’agence nationale de la Météorologie (ANAM) qui est l’émanation de la Direction Générale de la Météorologie Nationale (DGMN). Elle est Créée par la loi N°035/PR/2015 du 18 août 2015, et, est placée sous la tutelle du Ministère en charge de la Météorologie. L’ANAM est une structure technique composée de plusieurs Services. C’est un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité juridique.

Elle a pour mission entre autres de concevoir et mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de la Météorologie; assurer la veille météorologique sur l’évolution du climat; mettre à la disposition des usagers publics et privés les données météorologiques et climatiques; mettre en œuvre et collaborer avec le ministère en charge de l’environnement, les activités du Projet Opérations d’Ensemencement des Nuages (OPEN) et enfin mettre en œuvre les Conventions et les Protocoles sur les Changements Climatiques.

Avec la création de cette agence le directeur général de l’ANAM, M. Dandjaye Daouna jules promet qu’au-delà des difficultés que son institution rencontrent, la problématique liée à l’accès des informations météorologiques sera résolue progressivement pour fournir des donner nécessaires aux usagers.

 

 

 

 

 

 

La protection et l’accès aux droits des femmes et enfants au centre d’une formation des professionnels

L’Avocats sans frontières France et ses partenaires : Association des femmes juristes du Tchad (AFJT) et l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’homme (ATPDH) à travers le « Programme d’assistance et d’accès au droit pour les enfants et les femmes » (PADEF-Tchad) forment les professionnels du droit, pénitentiaires, agents de la force publique et les acteurs de la société sur « la protection des droits des enfants et des femmes victimes de violence ou privés de libertés » du 03 au 04 avril au CEFOD.

Une formation qui s’inscrit dans un contexte où le climat d’impunité s’érige en règle : Les auteurs de violence ne sont presque jamais poursuivis, les femmes renoncent à porter plainte, terrorisées à l’idée de faire l’objet de représailles communautaires, les violences conjugales,  la déscolarisation des enfants en particulier les filles, l’exploitation des enfants, les mariages forcés et précoces… C’est au vue de tous ces maux qui gangrènent la liberté et le droit des femmes et des enfants, que les responsables des associations des droits de l’homme, les avocats du barreau, les journalistes, les femmes juristes, les officiers et chefs coutumiers sont appelés à réfléchir sur comment améliorer la protection des droits des femmes et des enfants.

Selon la formatrice de l’avocats sans frontières Paris, Mme Thérèse Lepretre, dans les centres de détentions, les mineurs en attente de procès n’ont pas des avocats et parfois sans dossiers. Pour elle, la mixité des personnes détenues, les conditions de détention insalubre et les périodes de détention prolongées, manque de local où les mineurs pourront être entendus de façon confidentielle avec un avocat… ne favorisent pas un bon climat dans les centres pénitentiaires.  C’est pourquoi, il est important de former les professionnels sur toutes ces questions afin d’aider les justiciables comme les femmes et les enfants à avoir accès à leur droits.

 « Notre responsabilité est d’amener toutes les responsables de la chaine pénale à bien observer le code et le bien manipuler », souligne Mme Thérèse Lepretre avant de dire que malgré le changement observé en 2018, l’insuffisance des moyens de travail des juges d’instruction et des régies pénitentiaires persiste et ralentit encore la performance judiciaire dans le suivi des causes pénales.

Réduire les violences à l’égard des enfants et des femmes et leur assurer une meilleure prise en charge de leurs dossiers est la priorité du programme d’assistance et d’accès au droit pour ces couches vulnérables.

Durant les deux jours les participants verront leur capacité renforcée en matière de droit de la femme et des enfants afin d’améliorer le dialogue entre les acteurs étatiques et non étatiques sur les mécanismes de protection des droits des femmes et des enfants victimes de violence ou détenus.