Kassiré traite Pahimi de « Calbate »

En réponse de l’ex premier ministre Pahimi Padacké Albert suite à ses propos tenus lors du 5ème congrès de son parti RNDT Le Réveil, le Ministre d’Etat, Ministre Conseiller à la Présidence de la République, Dr Nouradine Delwa Kassiré Coumakoye l’a traité de « calbate » (menteur en arabe tchadien), le mardi 14 mai dernier au cour d’un point de presse à la Maison des Médias du Tchad.

« Il fallait remplacer l’homme plutôt que supprimer l’institution ». C’est lors de l’ouverture du 5ème Congrès du parti RNDT-Le Réveil tenu à N’Djamena le 26 avril 2019, que les propos de son président, Pahimi Padacké Albert a suscité la réponse du gouvernement sur la question de la suppression de la primature. Le président du RNDP-Le Réveil a déclaré que la suppression de la primature dans la loi fondamentale au Tchad est en train de faire une école en Afrique.

Pour Dr Nouradine Delwa Kassiré Coumakoye, l’ex premier ministre, Pahimi Padacké Albert a oublié qu’il est parmi les fondateurs de la 4ème République « Pahimi ne doit pas oublier que si la 4ème République est entrée aujourd’hui en vigueur, elle porte indéniablement sa partie. Car, il a été le Président du Haut Comité de pilotage des Réformes Institutionnelles ayant abouti à la mise en place de cette loi fondamentale supprimant la Primature ». Ensuite le Ministre d’Etat, Ministre Conseiller à la Présidence s’interroge, sur comment pourrait-il nier son implication, sa contribution à tous les niveaux pour faire aboutir cette refondation de la République ?

« On ne peut façonner méticuleusement un système politique en contribuant à sa mise en place et crier par la suite haro ou du calbatisme. En terme simple, on appelle cela, de l’hypocrisie politique. Jouer au petit malin pourra vous jouer un mauvais tour, car l’effet boomerang est souvent désastreux » a-t-il martelé.

Mon fils, mon ex-étudiant en droit, mon ex-militant, mon ex-ministre des finances sont les noms donnés par le Ministre d’Etat, Ministre Conseiller à la Présidence de la République pour désigner Pahimi Padacké Albert.

Les réseaux sociaux et séries télévisées : l’amour conjugal en baisse

D’après les résultats d’une enquête menée par David Spiegelhalter, un chercheur anglais, nous ne ferons presque plus l’amour en 2030 !  

L’invasion des écrans dans nos vies, les réseaux sociaux et les séries télévisées réduisent ainsi de jour en jour la tendance de faire l’amour.

David Spiegelhalter est professeur à la prestigieuse université de Cambridge, les couples ne feront plus l’amour à l’orée 2030. Il justifie que de nombreux couples âgés de 16 à 64 ans ont été interrogés sur la fréquence de leurs rapports sexuels tous les mois. Le constat est flagrant : au fil des années, les couples font de moins en moins l’amour. En 1990, la moyenne était de 5 parties de jambes en l’air par mois, en 2000 le chiffre passe à 4 et enfin à 3 en 2010 ! « Il est temps de profiter de nos parties de jambes en l’air, tant qu’il en est encore temps ! », conseille-t-il.

« Si l’on suit cette régression progressive… vous voyez bien qu’en 2030 on est mal barrés ! », ajoute-il

La raison de cette baisse de tendance de faire l’amour chez les couples est « hyper connectivité ». « Nous sommes bien trop souvent sur notre smartphone et toujours sollicités par l’extérieur. Notre manière de consommer à outrance les informations sur tous les supports possibles, les séries disponibles sur les plateformes de streaming qui nous poussent à pratiquer le binge-watching… Bref, nous n’aurons plus le temps de faire l’amour », souligne le chercheur.

Pour lui, il est temps de corriger cette tendance et que les couples doivent rectifier la tire et revoir le sens des priorités pour contrer cette malheureuse analyse…

Alerte sur la campagne agricole 2019-2020 pour la filière coton

Le président de l’Union nationale des producteurs de coton du Tchad (UNPCT), Mbontar Ndouko à travers un point de presse tenu ce jeudi 16 mai à la maison des médias du Tchad alerte l’opinion nationale et internationale sur le péril qui guette la campagne agricole 2019-2020 en général et la campagne de relance de la filière coton.

Devant les journalistes, le président de l’UNPCT, Mbontar Ndouko est revenu sur les péripéties que rencontre la Coton Tchad SN dont deux causes principales poussent à sa faillite : la mauvaise gouvernance qui a eu cours depuis la dernière décennie à la tête de cette société ; la chute drastique du prix de coton fibre sur le marché international, avant de parler de sa situation critique actuelle.

A l’origine, pour répondre à une forte demande au niveau national, en termes de superficies, la direction générale de la Nouvelle Coton Tchad a décidé d’importer 8 100 tonnes des semences du Cameroun. Ces semences ont été déjà commandées, importées et distribuées aux paysans pour près de 200 000 hectares.  En date du 13 mai dernier, un courrier du Madame la ministre de la production, de l’irrigation et des équipements agricoles, adressé à la direction générale de la nouvelle Coton Tchad, l’instruisant de « Suspendre toute distribution de semences de variété IRMA Q302 et de faire procéder dès cette semaine par les services du ministre à l’analyse de contrôle qualité des dites semences et engrais ». Ce qui risquerait de mettre en mal le démarrage de la campagne agricole 2019-2020, considérée comme celle de relance de la filière coton au Tchad.

Sur cette base, les membres de l’Unpct appellent les plus hautes autorités nationales et plus particulièrement le président de la République à intervenir et sauver la campagne 2019-2020 du péril que fait peser sur elle la ministre de la production, de l’irrigation et des équipements agricoles. « Nous désapprouvons totalement l’attitude de Madame la ministre qui semble confondre l’action gouvernementale avec ses anciennes activités jusqu’au-boutistes de membre de la société civile. Même si elle prétend défendre nos intérêts, nous disons que (Tout ce qui est fait pour nous sans nous est contre nous) », déclarent-ils.

Protection des personnes handicapées : 12 ans après, la loi 007 est adoptée

Dans son conseil du 23 avril, le gouvernement a examiné et a adopté le   projet de décret fixant les modalités d’application de la loi 007 du 09 Mai 2007, portant protection des personnes handicapées.

Plusieurs fois rejeté pour insuffisances, le projet d’application de la loi 007 a été revu, revisité et corrigé pour être adapté conformément aux décisions du Forum National inclusif du mars 2018.

Le présent de décret  prévoit dans sa version actuelle, d’accorder une place de choix à l’éducation et à l’emploi des personnes handicapées par la création des structures adaptées pour leur épanouissement et des mécanismes d’incitation à l’embauche en passant par l’adaptation des infrastructures pouvant satisfaire leurs besoins spécifiques. Ce projet de décret est adopté sous réserve de réadaptation et réajustement de certains articles pouvant permettre sa mise en œuvre effective.

Le fruit d’une longue lutte

Contacter par la rédaction de Tachad.com, le président de l’association de l’entraide des personnes handicapées, M. Mbaïlassem Gérard « c’est un ouf de soulagement pour la personne handicapée ». Pour lui, le projet de décret a été adopté, c’est déjà un premier pas mais il y a encore des choses à faire. « Nous allons continuer toujours à travailler avec le gouvernement pour que ce projet de décret d’application puis aller jusqu’au bout de ses idées ».Toutefois il déplore du fait qu’ils ne sont pas associés à l’élaboration de ce projet de décret d’application.

« Nous attendons de voir quelles seront les parties prises en compte dans ce projet de décret d’application et quelles sont les autres parties qui restent et qu’il demande une réadaptation et un réajustement », se réserve-t-il.

Un hommage national aux deux soldats français tués

La France rend hommage aux deux commandos marine tués en libérant des otages au Burkina Faso. La cérémonie s’est déroulée ce mardi 14 mai 2019 dans la cour des Invalides, à Paris, en présence du président de la République, Emmanuel Macron.

C’est un hommage mérité. Ce matin dans la cour des Invalides les deux commandos marine tués dans une opération de libération d’otages au Burkina Faso, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, leur mémoire est honoré.

Les trois bières recouvertes du drapeau tricolore. Les désormais commandos marine : Cédric de Pierrepont, 33 ans, et Alain Bertoncello, 28 anssont morts en héros, a déclaré le président français, Emmanuel Macron lors de cet hommage national. « Ces officiers mariniers étaient des soldats hors normes, comme peu d’armées dans le monde ont la chance d’en compter », a-t-il ajouté, avant de leur remettre le titre de chevaliers de la Légion d’honneur.

Le président a aussi insisté sur le fait que la France « n’abandonne ses enfants », citant Sophie Pétronin, otage au Mali depuis décembre 2016. « Nous ne l’oublions pas », a-t-il assuré.

Les forces spéciales françaises ont libéré dans la nuit du 9 au 10 mai, au nord-Burkina, quatre otages, deux Français, une Américaine et une Sud-Coréenne, pendant laquelle ces deux militaires français , Patrick Picque et Laurent Lassimouillasont été tués.

Des lobbys asphyxient la CST

La Compagnie Sucrière du Tchad (CST) ne peut plus verser ses impôts à l’Etat, elle ne collecte plus la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) faute de ventes depuis quelques mois. Elle a perdu la bataille devant les importateurs véreux.

Désormais le sucre tchadien sera vendu presqu’aux mêmes prix que le sucre importé. La CST qui,vendait son sac de 50 kg à 32 000 FCFA toutes taxes comprisesdésormais,son sac de 50 kg se vend à 27 000 FCFA, a déclaré l’administrateur délégué de la CST, MahamatAlamineMaouloud lors du lancement de l’opération « Juste Prix ».

Selon l’administrateur,MahamatAlamineMaouloud, la baisse de ce prix intervient suite à la détaxation des produits à l’intérieurdu pays annoncée par le gouvernement. Or, dans la foulée, beaucoup de langues se délies pour dire que cette réduction a pour but de permettre à la CST de livrer ses stocks de sucre en voie de péremption d’une part, et se plier devant les lobbys d’importateurs véreux qui dictent leurs lois sur le marché de concurrence.

Devant ces lobbys qui importent le sucre étranger, la CST ne peut que se plier. Il faut dire que malgré moult missions effectuées dans neuf localités des sept provinces du Tchad pour identifier les différents types de sucre importé et relever les prix ont eu un échec cuisant. La mission des parlementairesa constaté ainsi du sucre en provenance du Soudan, de la Thaïlande qui entre par Tiné, Koulbous, Adré, Goz-Béïda et Tissi à destination, soit de N’Djaména ou Sarh qui approvisionnent toutes les provinces du pays. Le sucre de l’Union Européenne, du Brésil, du Maroc, et de l’Afrique du Sud entrant par Kouteré à destination de Moundou pour être distribué dans les autres localités.

Selon les résultats de cette mission, les prix de ces différentes marques de sucre varient d’un marché à un autre. A Moundou, chef-lieu de la province du Logone occidental, le sac de sucre de 50 kg, provenant de la Thaïlande, de l’Afrique du Sud, du Maroc et de l’Europe se vend à 27 000 FCFA, celui du Brésil à 26 000 FCFA, et celui du Soudan 28 000 FCFA, pendant que  la CST vend son sac de 50 kg à 32 000 FCFA toutes taxes comprises.

Finalement la CST a perdu la bataille des prix devant les sociétés étrangères. Elle ne peut rien faire contre le sucre indien, brésilien ou soudanais où les prix sont subventionnés par la consommation locale.

Mossosouk et Agritranscom expliquent comment créer un bon business à succès en Afrique

Mossosouk et Agritranscom ont animé une conférence-débat autour du thème « Comment créer un bon business à succès en Afrique » le samedi 11 mai dernier au siège de la Génération ABCD à Sabangali dans le 3ème arrondissement de N’Djamena.

Pour cet échange sur le thème, deux panélistes (entrepreneurs) tchadiens et un leader des jeunes africains se sont relayés tour à tour pour expliquer les potentialités que regorgent l’Afrique et les opportunités d’affaires qui vont avec afin de pousser les entrepreneurs à s’y intéresser.

Pour Andreas Koumato, directeur général de la Génération ABCD et Mossosouk, l’Afrique a plein de potentialité. Il suffit de prendre les matières premières, les transformer et les vendre sur le marché. Et cela doit être un business qui résout le problème d’un plus grand nombre de personne. Selon lui, il y a trois choses à qui, un entrepreneur doit s’y attacher : le courage, la discipline et la persévérance.

Belmamou Dicksia Mystere de Agritranscom, la génération des entrepreneurs africains doit aller à la conquête du monde c’est-à-dire la conquête des marchés internationaux. « Ensemble nous allons résoudre le problème de l’Afrique et aller à la conquête du monde », a-t-il orienté.

Selon le leader des jeunes africains et entrepreneur venu de Eswatini, GCINA Dlamini Petros, le plus grand problème de l’Afrique, c’est la corruption et la jeune génération peut encore combattre ce fléau. Pour lui, beaucoup d’obstacles s’opposent aux entrepreneurs africains mais leur donnent aussi des opportunités à créer et trouver de solutions.

Les participants étaient sortis avec beaucoup d’enthousiasme autour de ce thème.

Tchad : nomination de 4 gouverneurs de province

Décret

Au terme d’un décret du 13 mai 2019, il est porté nomination à des postes de responsabilité au ministère de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale.

Les personnalités dont les noms suivent sont nommées gouverneurs des provinces ci-après :

Province de N’Djamena :
Gouverneur : Djibert Younous, en remplacement d’Adago Yacouba appelé à d’autres fonctions ;

Province du Logone occidental :
Gouverneur : Adago Yacouba, en remplacement de Mahamat Béchir Daoussa appelé à d’autres fonctions ;

Province du Mayo-kebbi Ouest :
Gouverneur : Adoum Forteye Amadou, en remplacement de Weiding Assi Assoue appelé à d’autres fonctions ;

Province du Salamat :
Gouverneur : Weiding Assi Assoue, poste vacant ;

Province de l’Ennedi Est :
Secrétaire général de la province : Mahamat Ardja Hassan.

Les Enarques de l’ENA-France sont attendus à N’Djamena

Les anciens élèves de l’ENA du Tchad attendent accueillir la rencontre annuelle de la confédération internationale des associations françaises et étrangères des anciens élèves de l’ENA-France du 26 juin au 1er juillet au Tchad.

Une rencontre qui selon les Enarques du Tchad, va voir la présence d’une soixantaine de représentants des associations d’Europe, d’Amérique, d’Asie et de l’Afrique.

Les Enarques auront sur leur table à travers un colloque placé sous le thème : « Le capital humain au service du développement : nouvelles mobilités et compétences ». Ce pari sera couplé avec l’assemblée générale de la confédération avec plusieurs activités telles que la visite de parc national de Zakouma, la raffinerie de Djarmaya. Ce qui permettra aux Enarques de découvrir les potentialités naturelles et zoologiques du Tchad.

Il faut noter que l’association tchadienne des anciens élèves de l’ENA-France est créée en 2012 et s’est adhéré à la confédération en 2013. C’est une fierté pour elle d’accueillir une si grande rencontre pour la première fois dans son pays.

Hindou Oumarou est designé parmi les 17 personnalités influentes par l’ONU

La militante tchadienne de l’environnement et des droits des peuples autochtones, Mme Hindou Oumarou Ibrahim a été nommée ce jeudi par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. Parmi, les 17 personnalités influentes comme Champions des Objectifs de développement durable (ODD) afin de promouvoir les principes de la paix, de la prospérité, des peuples, de la planète et des partenariats.
Onze (11) de ces personnalités ont déjà occupé cette position de Champions des ODD tandis que six autres entament cette mission pour la première fois.
Ces 17 personnalités se sont engagées à sensibiliser le public au développement durable, à susciter une plus grande ambition chez les décideurs et à plaider pour une action plus rapide en faveur de la réalisation des ODD qui ont été adoptés par les dirigeants mondiaux le 25 septembre 2015.


Les États membres de l’ONU ont convenu d’atteindre les ODD d’ici 2030. Afin de donner une impulsion pour un développement transformateur et inclusif d’ici 2030, les 17 défenseurs des ODD nommés par le Secrétaire général utiliseront leurs plateformes et leur leadership uniques pour susciter une mobilisation transversale de la communauté mondiale.
Le Secrétaire général a chargé les 17 personnalités de mener l’action, de construire l’ambition et de renforcer la volonté politique mondiale en faveur des ODD.
Les 17 défenseurs sont représentatifs du caractère universel des ODD. Ils sont issus des gouvernements, mais aussi du monde du divertissement, universitaire, du sport, des entreprises et comprend des activistes du monde entier. Ces 17 personnalités vont créer des ponts entre leurs publics respectifs et travailler ensemble pour faire avancer les choses.