Le mouvement Wakit Tama :section politique a réaffirmé son engagement pour une action non violente, dans un contexte de répression accrue au Tchad.
Dans un communiqué, Zakaria Adam Zakaria, coordonnateur national, a répondu aux sollicitations de citoyens souhaitant rejoindre la résistance armée. Il rappelle que le mouvement « croit à la force des idées, et non à la violence ». Le responsable dénonce un climat politique « délétère » : manifestations interdites, libertés d’expression restreintes, assassinats politiques, condamnations de leaders de l’opposition et dissolution d’associations. Il cite l’assassinat de Yaya Dillo et la condamnation de Succès Masra comme exemples de cette répression. Zakaria Adam Zakaria critique également le népotisme et l’absence de dialogue inclusif. Selon lui, si la situation persiste, le peuple tchadien pourrait être confronté à un « choix douloureux mais décisif », laissant entendre que la résistance pourrait devenir inévitable.
L’extradition de Paul Henri Sandaogo Damiba du Togo vers le Burkina Faso marque un tournant majeur dans la séquence politico-judiciaire burkinabè post-transition. Au-delà d’un simple fait judiciaire, cette opération revêt une portée symbolique, institutionnelle et diplomatique significative.
D’abord, sur le plan judiciaire, la procédure engagée témoigne d’une volonté affirmée des autorités burkinabè de faire prévaloir l’État de droit, y compris à l’encontre d’anciens dirigeants. Les chefs d’accusation évoqués atteinte à la sûreté de l’État, détournement de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux et enrichissement illicite sont lourds et traduisent une approche globale visant à traiter à la fois les dimensions sécuritaires, économiques et pénales du dossier. L’ouverture rapide de l’information judiciaire et la délivrance d’un mandat d’arrêt international traduisent une stratégie judiciaire structurée et assumée.
Ensuite, sur le plan politique, cette extradition envoie un message clair : aucune position passée, aussi élevée soit-elle, ne confère d’immunité face à la justice. Dans un contexte sahélien marqué par des transitions militaires, des recompositions du pouvoir et une forte attente populaire en matière de redevabilité, l’affaire Damiba s’inscrit dans une dynamique de rupture avec l’impunité perçue des élites politico-militaires. Elle pourrait également servir de précédent pour d’autres dossiers sensibles liés à la gouvernance et à la gestion des affaires publiques.
Sur le plan diplomatique, la coopération judiciaire entre le Burkina Faso et le Togo mérite une attention particulière. L’acceptation et l’exécution de la demande d’extradition par les autorités togolaises illustrent un niveau de confiance institutionnelle et de collaboration bilatérale rarement mis en avant dans la sous-région. Cette coopération renforce l’image d’un espace ouest-africain capable de répondre collectivement aux défis judiciaires transnationaux, en dehors des cadres parfois jugés lents ou politisés des organisations régionales.
Enfin, sur le plan de l’opinion publique, cette extradition est porteuse d’attentes fortes. Une partie de la population y voit une opportunité de vérité et de justice, tandis qu’une autre attend des preuves solides et un procès équitable, à la hauteur de la gravité des accusations. La crédibilité de la procédure dépendra désormais de la transparence des investigations, du respect des droits de la défense et de l’indépendance réelle de la justice.
En définitive, l’affaire Paul Henri Sandaogo Damiba dépasse la personne mise en cause. Elle constitue un test pour la justice burkinabè, un message politique à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, et un indicateur clé de la trajectoire institutionnelle du Burkina Faso dans une période charnière de son histoire contemporaine.
Les activités marquant la célébration de la Journée internationale de la Douane (JID 2026) ont été officiellement lancées ce matin à travers un point de presse animé par le président du comité d’organisation, M. Mbaissidira Marcelin. Pour cette édition, l’administration douanière tchadienne a porté son choix sur Moundou, capitale économique du pays, qui accueillera les festivités prévues le 26 janvier 2026.
Placée sous le thème : « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement », cette Journée s’inscrit dans un contexte de réformes structurelles profondes, visant à moderniser l’institution douanière, renforcer son efficacité et améliorer ses relations avec les usagers.
La célébration prendra la forme d’une Semaine de la Douane, organisée sous le haut patronage du Ministre d’État, ministre des Finances. Au programme : conférences-débats, activités culturelles et sportives, ainsi que des campagnes de sensibilisation destinées au grand public. À cette occasion, le président du comité d’organisation a lancé un appel appuyé aux étudiants, commerçants, opérateurs économiques et entrepreneurs à prendre part activement aux différentes activités.
L’objectif est de renforcer la confiance, promouvoir le dialogue public-privé et mieux faire connaître le rôle stratégique des douanes dans la protection de l’économie et de la société.
Le 21 janvier 2026, Son Excellence l’Ambassadeur du Tchad en Libye a rencontré les représentants de la communauté tchadienne à Tripoli. L’occasion de rappeler les liens historiques entre les deux peuples et d’aborder les préoccupations des ressortissants. Plusieurs annonces importantes ont été faites : la délivrance prochaine des numéros d’identification nationale (NIN) et des passeports par l’ANATS, la facilitation des procédures de résidence, la création d’une école et d’un centre culturel tchadiens, ainsi que la mise en place d’un comité pour suivre la situation des citoyens détenus et trouver des solutions légales.
L’Ambassadeur a exhorté les membres de la communauté à représenter dignement leur pays en respectant les lois libyennes et en adoptant un comportement exemplaire.
Au total, 200 sacs de riz et 200 sacs de sucre ont été remis lors de la cérémonie de clôture. L’événement s’est déroulé en présence du Secrétaire général du département de Tébi, des sous-préfets de Tébi, Éliché et Kourdi, du premier secrétaire de séance de la commune et des deux chefs de canton. Le député Abbas Khamis Oumar, en charge de la IVᵉ législature, a remercié les habitants et les autorités administratives et coutumières pour leur accueil chaleureux et leur collaboration tout au long de la mission. Cette initiative vient renforcer la solidarité avec les populations locales et soutenir leurs besoins essentiels.
À l’occasion du lancement officiel de son nouvel album intitulé « KÖD », l’artiste musicien tchadien Caleb Rimtobaye, connu sous le nom de scène Afrotonix, a animé ce mercredi 21 janvier une conférence de presse par visioconférence depuis le Centre multimédia de l’Espace FestAfrica, à N’Djamena.
À travers cet opus, Afrotonix propose bien plus qu’un projet musical : un manifeste culturel et identitaire. « KÖD », mot signifiant code, renvoie au tam-tam, présenté par l’artiste comme le premier outil de communication codée de l’humanité. Utilisé dans de nombreuses cultures africaines, cet instrument servait autrefois à transmettre des messages essentiels : naissance, décès, alertes de danger, feux de brousse ou annonces communautaires.
Dans un monde dominé par les machines et l’intelligence artificielle, Afrotonix entend rappeler que l’intelligence humaine collective, enracinée dans la culture, demeure irremplaçable. « Le tam-tam portait des codes que les machines ne pourront jamais totalement décoder », soutient-il, insistant sur la nécessité de revenir à l’essence de l’humanité pour se distinguer, à l’avenir, de la domination technologique.
Un album plurilingue et profondément africain Composé en anglais et en français, mais aussi en langues nationales telles que l’arabe tchadien, le gorane et le massa, l’album KÖD se veut une célébration de la diversité linguistique et culturelle du Tchad. Pour l’artiste, le choix de ces langues n’est pas anodin : il s’agit d’assumer pleinement ses symboles et de les porter aux niveaux sonore et visuel, sans complexe.
« Nous devons être fiers de ce que nous sommes. Nos langues, nos rythmes, nos images sont des moyens de communication puissants », affirme Afrotonix, appelant la jeunesse tchadienne à se réapproprier l’héritage transmis par les anciens et à en faire un levier de développement. La culture comme moteur de développement Tout en mettant en lumière la richesse immatérielle du Tchad, l’artiste déplore la faible place accordée à la culture dans les politiques publiques. Selon lui, ce secteur reste relégué au second plan, alors qu’il devrait être au cœur du Plan national de développement. Afrotonix plaide pour que chaque groupe ethnique devienne un acteur de la promotion culturelle, condition essentielle à un développement durable fondé sur l’identité.
Un message fort à la jeunesse et aux médias S’adressant à la presse et à la jeunesse, Afrotonix a invité les médias à jouer un rôle clé dans la décomplexion culturelle des jeunes. « La presse doit aider la jeunesse tchadienne à assumer son identité et à être fière de ses racines », a-t-il souligné.
Afrotonix, un personnage au service de l’identité Afrotonix n’est pas seulement un nom d’artiste, mais un personnage scénique soigneusement construit. Refusant de dévoiler son visage sur scène, il utilise cette posture artistique pour mettre en avant l’origine et la culture, plutôt que l’individu. Né et grandi à N’Djamena, dans le quartier populaire de Paris-Congo, l’artiste se veut un symbole d’espoir et d’encouragement pour la jeunesse issue des milieux modestes.
L’album « KÖD » est annoncé pour le 30 janvier prochain, selon l’artiste. À travers ce projet, Afrotonix ambitionne d’ouvrir un nouveau marché musical au Tchad et d’attirer l’attention internationale sur les créations culturelles locales.
استقبل سعادة السفير فوق العادة ومطلق الصلاحية لجمهورية تشاد لدى دولة ليبيا، اليوم الأربعاء، بمقر إقامته في العاصمة طرابلس، ممثلين عن الجالية التشادية المقيمة في ليبيا، في لقاء تعارفي وتشاوري. وخلال اللقاء، رحّب سعادة السفير بالحضور، مشيداً بدور الجالية، ومؤكداً متانة العلاقات التاريخية التي تجمع تشاد وليبيا، وروابط الأخوة التي تربط الشعبين الشقيقين. كما استمع السفير إلى مداخلات ممثلي الجالية حول أبرز التحديات التي تواجههم، مؤكداً حرص السفارة على متابعتها والعمل على إيجاد حلول عاجلة لها، بالتنسيق مع الجهات المختصة في البلدين. وأعلن سعادته، في هذا السياق، عن جملة من القرارات والمبادرات، من بينها قرب وصول لجنة من الوكالة الوطنية للوثائق المؤمنة (ANATS) إلى طرابلس لاستخراج أرقام الهوية الوطنية (NNI) وجوازات السفر للمواطنين التشاديين، إضافة إلى التنسيق مع السلطات الليبية لتسهيل إجراءات الإقامة وتسوية الأوضاع القانونية لأفراد الجالية. كما كشف عن العمل على إنشاء مدرسة تشادية ومركز ثقافي، بهدف تعزيز الروابط التعليمية والثقافية، وربط الأجيال الناشئة بهويتها الوطنية، إلى جانب تشكيل لجنة مختصة لمتابعة أوضاع المواطنين التشاديين في السجون والعمل على إيجاد حلول قانونية لقضاياهم. وفي ختام اللقاء، دعا سعادة السفير أبناء الجالية التشادية إلى الالتزام بالقوانين المعمول بها في ليبيا، والتحلي بالأخلاق والمسؤولية، مؤكداً أن كل مواطن تشادي يمثل بلده ويعكس صورته في الخارج.
L’Église de Jésus Shincheonji a exprimé de vives préoccupations face à ce qu’elle qualifie d’ingérence grave de l’État dans les affaires religieuses, à la suite de récentes déclarations des plus hautes autorités sud-coréennes visant un groupe religieux spécifique. Dans un communiqué rendu public, l’Église affirme que le fait de qualifier une organisation religieuse de « danger social » ou de « préjudice » constitue une violation de l’article 20 de la Constitution de la République de Corée, lequel garantit la liberté de religion et consacre la séparation de l’Église et de l’État. La controverse fait suite à des propos tenus le 12 janvier par le président Lee Jae-myung, lors d’une rencontre avec des responsables religieux, au cours de laquelle il a évoqué des « préjudices sociaux causés par une religion spécifique ». Le lendemain, le 13 janvier, le Premier ministre Kim Min-seok a, lors d’un Conseil des ministres, utilisé les termes de « secte » et « hérésie », annonçant l’ouverture d’une enquête conjointe assortie de mesures dites « d’éradication ». Selon l’Église de Jésus Shincheonji, ces déclarations reviennent à tirer des conclusions avant même le lancement effectif de toute enquête formelle. L’organisation religieuse estime qu’une telle prise de position publique de l’exécutif porte atteinte au principe de la présomption d’innocence et risque d’influencer le travail des instances judiciaires. Le communiqué s’interroge également sur la légitimité d’un État laïque à se prononcer sur des notions théologiques telles que « l’orthodoxie » ou « l’hérésie », soulignant que ces questions relèvent exclusivement de la foi et non de l’autorité publique. L’Église rappelle par ailleurs que plusieurs accusations formulées par le passé ont déjà été examinées par la justice et se sont soldées par des acquittements ou des décisions concluant à l’absence de charges. Elle dénonce la réutilisation de dossiers déjà tranchés à des fins politiques ou médiatiques. Face à cette situation, Shincheonji affirme avoir proposé à plusieurs reprises un règlement pacifique des différends par le biais d’un débat biblique public et transparent, fondé sur les Écritures, proposition restée sans réponse selon elle. Tout en réfutant toute prétention à l’infaillibilité, l’Église assure être disposée à corriger toute erreur doctrinale ou sociale qui serait démontrée de manière précise et factuelle. Elle met également en avant l’engagement civique de ses membres, citant notamment leur participation à des actions humanitaires, des campagnes de don de sang et leur coopération avec les autorités lors de catastrophes nationales. En conclusion, l’Église de Jésus Shincheonji appelle les autorités sud-coréennes à renoncer à toute stigmatisation, à fonder leurs décisions sur des faits vérifiés et le droit, et à garantir un traitement égal à toutes les confessions religieuses. Elle avertit que la mise à l’écart d’un groupe religieux pourrait, à terme, fragiliser les principes démocratiques et l’État de droit.
Dans la province du Moyen-Chari, les forces de défense et de sécurité ont présenté, ce 20 janvier 2026, 214 armes saisies au cours d’opérations de sécurisation menées à travers l’ensemble du territoire provincial.
La présentation s’est tenue en présence du Délégué général du gouvernement auprès de la province, Abderamane Ahmat Bargou. Ces saisies s’inscrivent dans le cadre d’une campagne de désarmement des civils engagée depuis deux semaines par les autorités locales.
S’adressant à la presse, le représentant de l’État a salué l’action des forces de sécurité et rappelé que l’opération se poursuit. Il a indiqué que cette initiative répond au slogan de l’année 2026 : « Zéro arme dans les mains des civils dans la province du Moyen-Chari », visant à renforcer la sécurité, préserver la paix et consolider la cohésion sociale.
Il a également appelé la population à coopérer avec les autorités en signalant les détenteurs d’armes illégales et à privilégier le règlement pacifique des conflits. Les forces de défense et de sécurité ont, pour leur part, été invitées à poursuivre les opérations de sécurisation sur toute l’étendue de la province.
L’Association « Pont de Paix » a procédé, ce mardi 20 janvier 2026, au lancement officiel de ses activités à l’occasion d’un point de presse tenu au Musée national de N’Djamena. La cérémonie a réuni des responsables associatifs, des acteurs de la société civile ainsi que des professionnels des médias.
Créée dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux persistants, l’Association « Pont de Paix » se donne pour mission de promouvoir la cohésion sociale, la prévention des conflits et l’enracinement durable de la paix au Tchad. À travers cette initiative, les fondateurs entendent faire de la paix une responsabilité collective et un choix quotidien pour les citoyens. Selon les responsables de l’association, « Pont de Paix » se veut un cadre de dialogue et d’action, visant à rapprocher les communautés, lutter contre les discours de haine et renforcer la confiance entre les populations. L’organisation ambitionne de jouer un rôle actif dans la sensibilisation citoyenne et la médiation communautaire. Concrètement, les activités annoncées portent notamment sur la mise en place d’une brigade digitale chargée de contrer les fausses informations et les messages incitant à la haine, la création de mécanismes d’alerte précoce dans les 23 provinces du pays, ainsi que la conduite d’actions locales de prévention et de désescalade des tensions. L’engagement de l’association repose sur quatre axes majeurs : la prévention par le dialogue, l’éducation à la paix, la promotion du sport et de la culture comme facteurs de cohésion sociale, et le développement communautaire au service des populations. Les responsables de « Pont de Paix » ont par ailleurs appelé les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les médias, à accompagner cette dynamique en faveur d’une paix durable. Ils ont exhorté l’ensemble des citoyens, en particulier les jeunes, à s’impliquer activement dans cette initiative. À l’issue du point de presse, les dirigeants de l’association ont officiellement déclaré le lancement des activités de « Pont de Paix », exprimant leur ambition de faire de l’année 2026 une année d’action citoyenne au service de la stabilité, de la justice sociale et du vivre-ensemble au Tchad.