« Chaque Jour, heure et minute, les malades ont besoin de Sang »

C’est à l’occasion de la Journée Mondiale des Donneurs de Sang, que le Réseau des Jeunes pour le Développement et le Leadership au Tchad (RJDLT) a organisé une caravane de don de sang hier vendredi 14 juin 2019 au Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) de N’Djamena.

« Chaque jour des malades opérés ont besoin du sang. Chaque heure des enfants qui souffrent de l’anémie sévères ont besoin du Sang. Chaque minute des accidentés de la voie publique ont besoin du sang. Et chaque seconde une mère ou sœur à l’accouchement a besoin du sang. Nous ne pouvons qu’Agir », a lancé le Directeur de la Culture, de la Paix, du Genre et des Affaires Sociales de RJLDT, Abdel-rahamane Mahamat Adam.

Le don de sang est une priorité pour tous les tchadiens. C’est le fait de donner volontairement son sang pour sauver une personne qu’on ne connait pas, en tant qu’un acte humanitaire, altruiste, et devoir national visant à protéger la santé des populations que ce don de sang devient un acte de solidarité. A fait croire c’est le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS).

Le Réseau des Jeunes pour le Développement et le Leadership au Tchad (RJDLT) est une plateforme associative qui œuvre dans l’entreprenariat et le leadership afin de promouvoir et de valoriser l’excellence de la pratique, de la recherche et le développement dans le milieu jeunes. Cette occasion est pour ce réseau de sensibiliser et inviter plus les gens au don volontaire de sang.

La société Olam International Limited va payer la dette des coton-culteurs tchadiens

L’annonce a été faite hier 12 juin à travers une convention au ministère des finances et de budget entre le gouvernement tchadien et la société Olam International Limited.

C’est une dette d’un montant de 6 680 476 207 milliards de Fcfa qui va va soulager et aider les coton-culteurs en cette période de semis.

Pour le secrétaire d’Etat aux finances et au budget, Ahmed AlKoudar Ali Fadel, le gouvernement tchadien s’engage à son tour à payer cette dette sur les impôts de la CotonTchad Société Nouvelle.

7ème congrès du Synecs : Guirayo Jérémie réélu président

A l’issue des fins des travaux du 7ème congrès du Syndicat national des enseignants chercheurs du supérieur (Synecs) dans l’après-midi du mercredi 12 juin au ministère des affaires étrangères, Guirayo Jérémie, le président sortant a été réélu pour un mandat de trois ans.

Placé sous le thème « L’unité syndicale pour un enseignement supérieur de qualité » les congressistes ont échangés sur la gouvernance, l’élection des membres du bureau exécutif national et ont formulés des recommandations et résolutions.

Pour le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, David Houdeïngar Ngarimaden, la nouvelle équipe doit redorer le blason. « Ce congrès vous a permis de prendre davantage conscience de la complexité des problèmes éthiques qui se posent avec acuité à tous les âges de la vie et singulièrement dans certaines situations délicates qui nécessitent un jugement lucide de la part de ceux qui ont en charge de défendre les intérêts de leurs pairs. C’est cette capacité, cette aptitude à appréhender de manière lucide les problèmes complexes inhérents à l’environnement socioéconomique et politique de notre pays et une attitude responsable dans la gestion et le traitement de ces problèmes que le ministère de l’enseignement supérieur attend des membres de nouvelle équipe que nous tenons à féliciter au passage pour l’élection ».

Le ministre a exhorté la nouvelle équipe à faire preuve de bon sens dans leur rôle d’encadreur. « Nous avons un rôle assez important à jouer non seulement l’amélioration des conditions de vie, de travail des membres de notre corporation mais également par l’assurance d’une formation de qualité et une évaluation objective à laquelle aspire légitimement nos jeunes ».

Mali dans l’engrenage de la violence

Après le massacre des Peuls en janvier 2019 par de soi-disant éléments armés déguisés en Dogon, c’est maintenant le tour des Dogons d’être massacrés. Les médias se sont emparés de l’information et sous-entendent continuellement que c’est l’œuvre des Peuls à titre de vengeance. Certains témoins prétendent même que les assaillants auraient échangé des mots en peul.

Cette fois-ci, c’est une centaine de Dogons qui sont victimes de ces attaques. Un village de 300 personnes aurait été entièrement rasé.

Sur France 24, lors d’une interview avec un correspondant malien, le présentateur a posé la question : est-ce que les soldats français interviennent dans ces zones ? La réponse du correspondant fut : les soldats français se trouvent dans le Gourma, un peu plus au nord de cette région, mais ils sont tout près, et c’est très difficile de savoir quel est le rôle exact de l’armée française dans le centre du pays, il est normal à se poser la question de savoir si l’opération Barkhane a un mandat de patrouiller le centre du Mali en vue d’appréhender les djihadistes ?

Après l’attaque des Peuls par les soi-disant Dogons, il était clair qu’une attaque contre ces derniers allaient avoir lieu. De nouveau, les forces Barkhane ainsi que les troupes canadiennes, estoniennes, allemandes ne sont pas là lors des attaques, et pourtant tous les moyens sont disponibles à neutraliser les assaillants. Il serait possible et logique que les soldats français protègent les intérêts des multinationales dans le nord du pays, et cela n’est-il pas envisageable de sauver et sécuriser concomitamment la population locale très fragile contre les attaques d’ignominie et meurtrière ?

En tout état de cause, le gouvernement malien a une responsabilité particulière en ce sens que la menace de conflit intercommunautaire s’accentue mais sans action concrète posée par les autorités maliennes.

Pour le massacre précédent, le gouvernement a pris un acte fort pour dissoudre la milice d’auto-défense Dana Amassagou, qui était présumée auteur du massacre d’ogossagou, alors qu’il existait deux milices d’auto-défenses. L’autre appartenant à la communauté peule, cependant aucun acte préventif n’a été envisagé par les autorités maliennes à l’encontre de cette milice peule ? Et pourtant, il serait une fois possible encore de prendre comme suspects ces peuls auteurs de ce nouveau massacre, seule une vraie enquête indépendante serait efficace pour étaler la vérité.

Par ailleurs, comment la Minusma compte enrailler ce conflit intercommunautaire, étant donné que son mandat arrive à l’échéance ce 27 juin, une possible prorogation est envisagée, mais faudrait-il aussi envisager d’étendre la mission de la Minusma vers le centre du Mali, qui est toujours cantonnée dans le nord du Mali ?

Cependant, les maliens le savent, avec tous les moyens que Barkhane a déployés dans le Mali avec ses alliés, ils auraient pu facilement et rapidement neutraliser la menace qui planait sur le Mali.

La population malienne est persuadée qu’elle est la seule à pouvoir se sortir de ce bourbier. C’est pour ça que, pour y faire face, la résistance s’accentue de plus en plus sur le continent et surtout en Afrique de l’Ouest. On le voit bien au Mali, mais aussi au Niger et au Burkina Faso, les pays qui sont maintenant touchés par les plans déstabilisateurs du terrorisme dans la région.

Guindo Issiaka, Correspondant de Tachad.com au Mali

Le mariage en Afrique : Les hommes peuvent se marier à autant des femmes

Par tout ailleurs, la culture occidentale a largement dominé et/ou avalé beaucoup des cultures africaines. Cependant quelques pays conservent certaines pratiques qui sont propres à eux.

En Afrique australe et orientale par exemple, la scolarisation et la culture occidentale n’ont pas effacé les traditions. Celles concernant le sexe et le mariage résistent au temps moderne. Elles raidissent à une tendance de développement voire une libération totale. L’Afrique du Sud, le Swaziland (Eswatini) et le Kenya en sont des modèles.

En Swaziland, Le roi Mswati III a pris une décision qui a marqué l’histoire de ce pays. Il a déclaré, en effet, que chaque homme devra désormais épouser au moins deux femmes. La raison évoquée, c’est qu’il y a plus de femmes que d’hommes. Et le roi veut que toutes les femmes aient la chance d’avoir un mari et faire des enfants. C’est vrai que ce petit royaume n’a que 1.367.000 habitants (juste un peu plus que la population de la commune de Yopougon : 1.072.000). Plus de la moitié sont des femmes. Il a ordonné que « l’homme qui n’épousera qu’une seule femme ira en prison », c’est déraisonnable mais vrai.

Au Kenya, en novembre dernier, des centaines de femmes ont manifesté pour protester contre le déficit d’hommes virils pour combler leurs désirs sexuels.

Au Kenya, c’est encore plus grave : en 2014, les députés ont voté une loi qui autorise les hommes à épouser autant de femmes qu’ils veulent. Malgré les protestations des femmes députées et de l’église, cette loi a été promulguée. La polygamie (toutes portes ouvertes) a ainsi été légalisée au grand bonheur des hommes qui disent que « Quand vous épousez une femme africaine, elle doit savoir que la deuxième va suivre, puis la troisième (…). C’est l’Afrique. » Et le président de la commission des Affaires juridiques et légales du Parlement kényan est formel sur la question de la tradition : « À chaque fois qu’un homme rentre à la maison avec une femme, elle est considérée comme la deuxième ou la troisième femme. Selon la loi coutumière, vous n’avez pas besoin de dire à votre épouse quand vous rentrez à la maison avec une deuxième ou une troisième femme. Toute femme que vous ramenez à la maison est votre femme », dit-il.

C’est ainsi qu’en Afrique australe, les jeunes filles continuent à faire la danse des roseaux. Cette cérémonie gigantesque au cours de laquelle des milliers de jeunes filles vierges paradent, les seins nus, devant le roi. C’est ainsi également que Jacob Zouma, qui avait deux, puis trois femmes au moment de son arrivée au pouvoir, compte six épouses à la sortie. Et même après avoir quitté la présidence, il tente d’en prendre une septième.

En Afrique de l’ouest, en Guinée précisément, le parlement vient d’ajouter un « frein à main » à la loi sur le mariage. La polygamie est certes légalisée, mais le mari doit d’abord obtenir l’accord de sa première femme avant d’en épouser une autre.

Transport en commun : Bientôt les couleurs bleues et vertes seront attribuées aux minibus et la couleur jaune aux taxis.

Une fois de plus, une décision de la mairie de N’Djamena sur les propriétaires des minibus et taxis exerçant dans la capitale. Couleurs, numéros de portière et insignes lumineux seront attribués à ces camions de transport en commun.

Une décision qui selon la mairie de N’Djamena permettra d’identifier facilement ces derniers. Désormais tous les propriétaires de ces engins seront contraints de s’adapter à cette mesure dans un délai de sept (7) jours à partir du 10 juin. « Passé ce délai, tout taxi ou minibus qui ne répondrait pas à la norme sera immédiatement retiré de la circulation », a martelé le maire Saleh Abdel-aziz Damane.

A part les couleurs des taxis et minibus, un numéro de portière et insignes lumineux sont aussi obligatoires.

Des décisions parties avec les décideurs

C’est un réveil de plus pour la commune de N’Djamena de prendre des mesures. Dans un passé récent, l’interdiction d’utilisation des plastiques appelées « Léda » a été prise dans le but de rendre la capitale propre « vitrine de l’Afrique ». Une décision salutaire mais aujourd’hui les Léda sont  de retour. Les rues et les caniveaux sont remplis que de ces plastiques bios non dégradantes polluant l’environnement.

Le ministre de la sécurité et de l’intérieur, Ahmat Mahamat Bachir a pris en son temps la décision sur le port des casques pour tous les motocyclistes. Après cette décision une autre sur la réglementation des places dans le transport en commun. L’interdiction de port des armes blanches, des bourgades, divagation des animaux, circulation des camions à benne… sont autant des décisions qui sont parties avec les décideurs mais leurs applications posent toujours problème.

Abdel-aziz Saleh Damane a-t-il fini d’assainir la ville avant de s’attaquer aux propriétaires des taxis et minibus ? Il serait mieux de réparer les bennes « N’Djamena Nadif », mettre à la disposition des ménages des bac-à-ordures, construire les dépôts et centres d’acheminement des déchets, réparer les feux rouges dans les ronds-points de sa capitale…

Les salaires des footballeurs se justifient mieux économiquement que ceux des PDG

Les stars du ballon rond et les grands patrons gagnent presque les mêmes salaires. Il est pourtant mieux vu de toucher 100 millions d’euros par an quand on est footballeur que quand on est PDG.

Quoi de commun entre les footballeurs et les PDG ? Pas grand-chose si ce n’est le salaire. Au bas de l’échelle, on voit bien, sans avoir besoin de mobiliser de lourdes statistiques, que l’entrepreneur individuel soumis à la faillite n’a pas un sort bien différent du footballeur professionnel à la limite de l’amateur, qui est durement exposé au chômage. Les deux ont souvent du mal à joindre les deux bouts.

Mais c’est surtout en haut de l’échelle que la similitude est frappante. Il suffit de consulter rapidement internet pour le voir: les champions du ballon rond touchent jusqu’à 21 millions d’euros par an, une somme proche de celle perçue par les patrons du CAC 40.

Concurrence (im) parfaite

Carlos Ghosn, au temps de sa splendeur, ne dépassait guère le Kylian Mbappé d’aujourd’hui. Il en est de même au niveau international: Cristiano Ronaldo et Lionel Messi tournent autour de 100 millions d’euros par an, soit cinq à six fois plus que les patrons de Netflix ou d’Apple. On ne peut qu’être frappé par ces montants extravagants quand on les compare par exemple au revenu mensuel moyen national, de l’ordre de 25.000 euros.

Léconomiste dira que l’évidence de la comparaison est sommaire et qu’il faut la raffiner. Il ne portera pas de jugement moral sur les niveaux de rémunération, il recherchera s’ils concourent à l’efficacité de l’économie, et pour cela, examinera la manière dont ces revenus se forment, le fonctionnement des marchés qui y conduisent.

Du côté des footballeurs, l’économiste verra jouer un mécanisme, le fameux mercato. Un système d’enchères non sans analogie avec celui qui régit la cote des peintres ou la vente de biens immobiliers. Le bon footballeur remplit les stades, donc les caisses de son club, qui en déduit le gain que son acquisition lui procurera et donc le prix qu’il peut payer pour l’avoir.

Ajoutons qu’en fixant cette enchère, il a une information quasi parfaite sur la qualité du produit qu’il achète –le footballeur. Même le non-spécialiste, devant sa télé, voit bien que Griezmann marque beaucoup de buts, fait de belles passes. En termes d’analyse économique, il n’y a guère d’asymétrie d’information.

Finalement, sous réserve de manœuvres du ressort de l’autorité de la concurrence, on n’est pas loin, au moins en principe, d’une situation Pareto optimale, comme le disent les économistes, représentant les vertus bien connues de la concurrence parfaite.

Rémunérations suspicieuses

Ces vertus ne se retrouvent pas aussi clairement dans le marché des PDG, beaucoup plus opaque. Les mécanismes qui régissent le fonctionnement, et donc le succès, d’une équipe de football ne sont pas simples, mais ceux commandant celui des entreprises sont autrement plus complexes.

L’opinion publique, et même le milieu professionnel, mesurent moins bien la qualité de leur gestion. Si elle est couronnée de succès, n’est-ce pas le résultat d’une heureuse adéquation entre la personnalité du dirigeant et un vent porteur extérieur ?

À l’inverse, des résultats décevants ne signifient pas forcément des erreurs de gestion. Si celui qui a connu une suite de succès se met à faillir et à enchaîner les échecs pour des raisons difficiles à démêler sur l’instant (quand on a le plus besoin de les discerner), avec le recul on pourra trouver les causes de l’échec. Mais il sera trop tard. Sans oublier qu’un soupçon plane souvent sur le mode de fixation des rémunérations : les intéressés ne sont-ils pas partie prenante à la décision les concernant ?

Finalement, en théorie au moins, l’économiste jugera plus favorablement le cas des footballeurs. Il y trouvera davantage d’adhérence avec les principes d’organisation qu’il prône pour assurer l’efficacité et l’optimalité de l’économie de marché, et il sera plus circonspect sur le cas des PDG.

Le peuple et les élites

Est-ce pour ces raisons que l’opinion publique, telle qu’on la perçoit dans les médias ou dans les débats politiques, n’est guère émue par la rémunération des footballeurs mais se trouve choquée par celles des PDG ?

On se scandalise sur les salaires excessifs de ces derniers, on parle périodiquement d’en limiter le montant. Quant à ceux des footballeurs, on s’en étonne toujours, on les envie peut-être, on est souvent proche de les admirer au même titre que leurs exploits sportifs, mais personne n’a demandé de les plafonner.

La France a-t-elle la fibre de l’économie ? Il y a trop d’indices allant dans le sens contraire pour ne pas chercher une autre explication à ces opinions différenciées sur les footballeurs et les PDG. Elle se trouve du côté de la sociologie cette fois.

Les footballeurs, au moins professionnels, viennent majoritairement des classes défavorisées et peu d’entre eux ont dépassé le bac, à l’inverse des PDG. On pourrait symboliser ces différences par des expressions vagues mais parlantes : le peuple et les élites, l’école de la rue et les grandes écoles… Et c’est sans doute dans ces termes –qui recouvrent surtout des différences dans les origines sociales et dans les niveaux d’éducation– que se trouvent les divergences d’appréciation de l’opinion publique, où les élites sont minoritaires.

Sans aller plus loin dans la vérification de cette hypothèse, une chose est à recommander : les analyses tirées de l’économie –si on veut les appliquer au réel– sont à compléter par le regard d’autres disciplines, comme la sociologie ou la psychologie.

Slate fr

Commémoration de 70 ans de la fondation de la République populaire de Chine

Dans le cadre de la commémoration des 70 ans de la fondation de la République populaire de Chine, une semaine dédiée au Cinéma Chinois s’est ouvert du 10 au 14 juin à N’Djamena. Une initiative de l’Ambassade de la République populaire de Chine en collaboration avec l’Association Culturama.

« La culture chinoise est riche en histoire. L’année 2019 est l’année de la célébration de 70 ans de la fondation de la République populaire de Chine. Cet événement montrera des films de tout genre : du film d’action aux films historiques en passant par des films d’animation. L’accès gratuit à la salle permettra à un large public tchadien de partager, découvrir la Chine à travers les yeux des cinéastes chinois eux-mêmes », a déclaré la présidente de l’Association Culturama, Claudine Alingué lors de l’ouverture de la semaine.

Pour l’Ambassadeur de la Chine au Tchad, Lee Jin Jin, plusieurs séries d’événements sont programmés dont la semaine du Cinéma Chinois. « Pour commémorer cet événement historique, l’Ambassade de Chine envisage d’organiser une série de célébration dont la semaine du cinéma chinois. Nous souhaitons montrer au public, une Chine réelle et complète à travers un cinéma chinois, sachant que l’évolution de l’industrie cinématographique chinoise comptant de 70 années écoulées représente une miniature de développement de ce pays ».

Selon la ministre du développement touristique, de la culture et de l’artisanat, Madeleine Alingué, les échanges culturels entre ces deux pays sont une réalité. « 70 années de la fondation de la République chinoise. 60 années de la construction de l’indépendance du Tchad. Ces années permettent à nos deux pays de construire ces ponts. Pour le ministère du développement touristique, de la culture et de l’artisanat, c’est également l’opportunité de revisiter et réviser les conditions et les moyens du secteur cinématographique : sa production, sa distribution, sa gestion, son contenu, ses valeurs, ses hommes et femmes qui travaillent pour pouvoir produire des images pour notre développement ».

Clôture de la 3ème édition de Tech Camp femmes 2019

La formation sur les techniques de prise de vue, l’engagement citoyen et le plaidoyer a pris fin hier mercredi 12 juin 2019 au Centre d’Etudes et de Formation pour le Développement (CEFOD) de N’Djamena.

Commencée du 10 au 12 juin 2019, 31 jeunes femmes venues de la région de Hadjer-Lamis, Lac-Tchad et N’Djamena ont reçu leur attestation de fin de formation en techniques de prise de vue (la caméra), de l’engagement citoyen et de plaidoyer.

L’objectif de cette formation est d’outiller les jeunes femmes sur les modules de l’engagement dans la société et les techniques de réaliser eux-mêmes leur vidéo via les médias sociaux pour un changement de comportement au regard des défis de l’heure c’est-à-dire dénoncer toutes les mauvaises pratiques inhumaines et apporter en même temps des solutions.

Plusieurs thèmes ont été présentés par les formateurs durant ces trois jours de formation qui ont fait l’objet de débats. La question d’extrémisme violent, la marginalisation des femmes dans le cercle familial, femmes majoritaires mais marginalisées, violence dans les familles, femmes et conditions socioéconomiques, femmes victimes des pesanteurs sociales et femmes droits et devoirs.

Ces thèmes ont fait également l’objet de la réalisation d’une courte vidéo à travers le Smartphone. Elle a valu des critiques, appréciations et orientations de la part des participantes elles-mêmes et des formateurs.

Pour le Directeur de Equal Access International, Clément Sianka, cette formation vient à point nommé. « Nous lançons le concours vidéo dédié aux femmes sur le leadership féminin. Le but de ce concours est de permettre l’expression de toute la composante féminine sur les questions liées à la société tchadienne pour que nous puissions nous tourner vers le bon vivre ensemble, la bonne gouvernance et surtout la lutte contre l’extrémisme violent sous toutes ses formes ».

« J’ai été informé de votre participation massive pendant le développement des thèmes, chose qui témoigne aussi de votre implication. Faut-il le rappeler que l’objectif recherché par les différentes formations du Tech Camp qu’organise Equal Access est de créer un réseau régional d’influenceurs de changement de comportement », a-t-il exhorté.

La mise en œuvre de la formation est assurée par Equal Access International (EAI) et financée par l’ONG USAID via le projet « La Voix de Paix (V2P) ».

Sécurité : Chasser les commissaires illettrés ?

Lors de la visite d’inspection du ministre de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah, dans  les commissariats de N’Djamena, mardi 11 juin, des mesures ont été prises afin d’appliquer la justice.

« …Nous avons instruit les commissariats pour que désormais, dans trois jours, tous les commissaires de la ville de N’Djamena soient des commissaires lettrés, des gens qui savent lire et appliquer la justice », a-t-il soufflé. 

La visite a commencé par le Commissariat de sécurité publique n°7 (CSP7). Selon le ministre, Mahamat Abali Salah, le choix sur ce commissariat se justifie par les derniers événements du 25 mai où le jeune homme, Yaya Awad, est mort après avoir subi des coups et blessures mortels lors d’un interrogatoire. 

D’après le ministre de la sécurité, « c’est très bizarre qu’un commissaire, censé appliquer la loi, ne sache pas lire. Ces mesures seront appliquées d’ici le début de la semaine prochaine pour que nous ayons des gens qui savent lire et appliquer la justice ».

Les commissaires sont selon le ministre des gens chargés de coordonner diverses opérations, notamment pour le maintien de l’ordre public. Ils doivent en principe avoir de bonnes connaissances juridiques et pénales, des compétences en management pour la gestion d’équipe, et savoir faire preuve d’autorité et de diplomatie.

Des mesures s’imposent contre les commissaires illettrés

Les mesures du ministre emportera certainement certains commissaires illettrés mais pour combien de temps ? Des gens habilités à appliquer la loi à l’aveuglette seront-ils prêts à céder leur place ? Par comment ces commissaires véreux seront-ils remplacés ?

Même si le ministre de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah, a su coordonner les actions contre Boko haram dans le lac, le terrain de N’Djamena est une autre réalité.

En rappel, en début du mois de mai, un jeune homme, Richard Mbeiguedem, est mort au Commissariat de sécurité publique n°6 de N’Djamena dans des conditions mystérieuses. Une situation qui a provoqué des altercations aux abords du commissariat jusqu’au jour de son enterrement.