Condamné à vie pour avoir volé 50 dollars, un détenu de l’Alabama vient d’être libéré

Alvin Kennard aura passé trente-six ans en prison.

Alvin Kennard a passé toute sa vie d’adulte en prison, de ses 22 ans à ses 58 ans. En 1983, armé d’un couteau, il a dérobé 50 dollars dans la caisse d’une boulangerie et a été condamné à la perpétuité.

L’Alabama a des lois particulièrement strictes en matière de récidive, et deux ou trois délits mineurs non violents peuvent mener à la prison à vie. C’était le cas pour Kennard, qui avait auparavant été inculpé pour effraction dans une station-service. Il avait 18 ans au moment du premier incident et avait écopé de trois ans d’emprisonnement avec sursis.

Après trente-cinq ans en prison, Alvin Kennard va finalement être libéré. En 2013, en raison de la surpopulation carcérale en Alabama, l’État a commencé à repenser les peines minimum en vigueur et donné plus de pouvoir de décision aux juges.

Les sanctions restent malgré tout très sévères : si Alvin Kennard était arrêté pour vol en 2019, il pourrait toujours être condamné à la perpétuité, mais la peine minimum serait de dix ans.

Des centaines de cas

C’est une association légale locale, l’Alabama Appleseed Center for Law and Justice, qui a obtenu la réduction de peine de Kennard. Son avocate, Carla Crowder, a précisé qu’il avait été un détenu exemplaire et qu’il avait trouvé la foi en prison.

Pendant l’audience, Kennard a dit regretter ses actions passées et s’est excusé. Plusieurs amis et membres de sa famille étaient présents et ont promis qu’ils l’aideraient à se réinsérer. Pour l’instant, Kennard dit vouloir travailler en tant que charpentier.


Carla Crowder a déclaré que des centaines de détenus dans des situations similaires étaient toujours en prison, car ils n’avaient pas d’avocat. «C’est incroyablement injuste que des centaines de personnes en Alabama soient en prison à perpétuité pour des crimes non violents», a-t-elle insisté.

Slate fr

Tchad : Une semaine pour l’arbre

La semaine nationale de l’arbre édition 2019 a été lancée officiellement vendredi 30 août 2019 par le ministre tchadien de l’environnement, de l’eau et de la pêche.

Initié par le gouvernement tchadien depuis 1972, la semaine nationale de l’arbre est devenue une tradition au pays de Toumaï où chaque 31 août, les autorités tant centrale, communale que provinciale mobilisent la population à cette rituelle. Cette semaine nationale était aussi instituée pour lutter contre les effets de changement climatique par la plantation des arbres. Ceci permettra également de lutter contre le désert et garantir un environnement sain.

Le thème de l’année

Placée cette année sous le thème « contribuons au programme national de restauration des terres dans les 23 provinces en plantant 1 millions d’espèces forestières adaptables au changement climatique », à travers ce thème, l’objectif visé est d’inverser les tendances en y associant la population pour que cette édition soit une réussite.

Les autorités traditionnelles, militaires, et administratives à divers niveaux sont interpellées à planter des arbres pour lutter contre le désert mais aussi de les protéger. Grosso modo tout le monde est appelé à planter les arbres pour limiter les effets du changement climatique qui menacent la survie de l’homme. Planter un arbre c’est bon, mais l’entretenir sera encore meilleur !

Baye Ngardiguina Ousman/Journaliste Stagiaire

Mali : les USA emboîtent le pas à la France

Suite à l’interview de l’ambassadeur américain au Mali et au sommet du G7 à Biarritz, une délégation de la Commission de sécurité du Congrès américain, conduite par Jimmy Panetta, a séjourné au Mali les 27 et 28 août dernier. Le but de la venue de la délégation américaine est de mieux comprendre « l’environnement opérationnel » au Sahel et la coopération internationale pour lutter contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest, a annoncé l’ambassade des États-Unis à Bamako dans un communiqué.

Au terme de leur séjour, ils ont souligné « l’importance de la stabilité au Mali et au Sahel ».

L’ambassadeur Dennis B. Hankins et la délégation ont rencontré le ministre malien de la Défense, Ibrahima Dahirou Dembélé, le 27 août. « Leurs entretiens ont porté essentiellement sur la coopération bilatérale en matière de sécurité, ainsi que des efforts en cours pour lutter contre l’instabilité et promouvoir la paix au Mali », a précisé le communiqué.

La délégation a également visité la base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) et l’Académie de formation du Groupement spécial d’Intervention de la Gendarmerie nationale (GSIGN).

Financée par les États-Unis, cette académie vise à renforcer « les capacités tactiques et opérationnelles » de la gendarmerie malienne, notamment en matière de réponse aux crises, de tir de précision, de médecine tactique et de protection spéciale.

La visite de la délégation américaine à Bamako, selon l’ambassade, faisait partie d’un périple de huit jours qui comprenait des escales au Commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), à Stuttgart (Allemagne), à Niamey (Niger), à Abuja (Nigeria) et à Paris (France).

De nombreux observateurs espèrent que ce périple va convaincre Washington de la nécessité de l’opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel conçue comme un outil de stabilisation de la région en proie au terrorisme.

Selon un article, les États-Unis sont opposés à la proposition de conférer un mandat à la Force conjointe du G5 Sahel au titre du Chapitre VII de la Charte des Nations unies. Et cela d’autant plus que les États du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) se sont déjà dotés d’accords sur les opérations militaires dans leurs territoires respectifs.

Washington et Paris ne sont donc pas sur la même ligne concernant la forme que doit prendre l’appui au G5 Sahel. Les Français souhaitent un mandat du Conseil de sécurité pour permettre à l’ONU de contribuer au financement multilatéral de la force. Quant aux Américains, ils privilégient un soutien bilatéral accordé directement aux pays concernés, car c’est ce qui leur permettrait d’avoir un contrôle total sur la région sans vraiment devoir rendre des comptes à qui que ce soit.

Ce qui montre qu’au terme du sommet du G7 à Biarritz, les États-Unis prennent les choses en main, car c’est eux qui mènent la danse. L’accord militaire signé entre Bamako et Moscou, et l’exemple de la Centrafrique permettent à Washington de mettre Paris sur la touche. Pour ne pas répéter le scénario de la montée de l’influence russe en RCA, les États-Unis vont de plus en plus tout mettre en œuvre pour ne plus laisser la gestion de l’Afrique de l’Ouest aux mains de la France. D’ailleurs, lors d’un entretien, l’ambassadeur des États-Unis au Mali a bien précisé que le groupe terroriste Macina Katiba allait relancer des attaques sur le territoire malien après la saison des pluies. L’arrivée de cette délégation montrerait le déploiement de nouvelles bases militaires US sur le territoire malien. La venue de la délégation américaine montre la prudence avec laquelle Washington compte avancer ses pions dans la région. Concernant le Niger et le Burkina Faso, l’influence américaine a pris tellement d’ampleur que Washington traite directement avec ces deux États sans passer par des intermédiaires. C’est exactement ce que cherchait l’administration Trump qui ne voit pas l’utilité du G5 Sahel, car il refuse toujours de le soutenir.

Cette position américaine vis-à-vis du Mali est tellement connue et reconnue par tous et partout, qu’un journaliste n’a pas hésité à le signaler dans son reportage dans le cadre du sommet du G7, qui vient de se tenir à Biarritz en France. Il voulait expliquer la position des USA et de la France au sujet de la lutte contre le terrorisme en Afrique, précisément, dans le Sahel, dont il a été question lors de ce sommet.

Par Issiaka Guindo, Correspondant de Tachad.com au Mali

Tchad : Ouverture de l’Assemblée Générale élective des jeunes de l’URD

En procédure de restructuration du parti de l’Union pour le Renouveau et la Démocratie (URD), après le conseil national des femmes, c’est autour du conseil national des jeunes de l’URD (CNJ/URD) d’entrée en assemblée générale élective afin d’installer un nouveau bureau. C’est le secrétaire général national de l’URD, Djelaou Urbain qui a ouvert les travaux ce matin, au siège du parti à Moursal dans le 6ème arrondissement de N’Djamena.

«Hier, c’étaient les femmes, aujourd’hui c’est le tour des jeunes, et je suis convaincu que, de cette assemblée générale sortira un bureau national des jeunes de l’URD», déclare-t-il avant de revenir sur le mélodrame qu’a connu le parti à un certain moment « Il ne serait pas juste pour moi de ne pas vous rappeler que l’URD, notre parti, a traversé une zone de turbulence dans son fonctionnement à un moment donné de sa vie. Cela est dû à la lutte de leadership intervenue après la disparition subite du président fondateur du parti, feu le Général Wadal Abdelkader Kamougué ».

Pour le secrétaire général national, Djelaou Urbain, le but de cette assemblée générale est de reconquérir le terrain qui, depuis longtemps est délaissé au profit des vendeurs d’illusion à l’égard de la jeunesse tchadienne. « Il y a des gens qui ont pour seule ambition berné la jeunesse tchadienne en tenant des discours aussi fallacieux que creux ».

« Jeunesse de l’URD, débout pour une alternance démocratique » est le thème arrêté pour cette assemblée générale. Ce thème selon les organisateurs fait appel à une forte mobilisation des jeunes pour une redynamisation forte et unie du CNJ/URD tout en oubliant bien entendu le passé pour se tourner résolument vers un futur radieux.

« Nous sommes dans la perspective de la tenue des élections législatives et communales qui se pointent à l’horizon. Ces élections qui demandent plus d’ardeur et de capacité de travailler en équipe doivent être vos préoccupations. Car, dans toute organisation si la jeunesse est au-devant de la scène, il n’y aura que du succès que l’on récoltera », harangue le secrétaire général national du parti

A l’issue de cette assemblée générale un nouveau bureau, représentatif et consensuel sera mise en place. « Nous le souhaitons tous d’ailleurs, en son sein des jeunes conscients, dynamiques, dévoués et respectueux de la hiérarchie et des textes du parti », adhère Djelaou Urbain.

Rappelons que le député, président national du parti URD, Romadoumngar Félix Nialbé n’a pu honorer de sa présence à la cérémonie d’ouverture de l’assemblée générale de CNJ/URD pour des raisons des occupations.

Me Koudé réagit par rapport à l’arrestation des deux Directeurs de Publication des journaux

Suite à l’arrestation des directeurs de publication des journaux Salam Info et Le Moustic, Me Koudé Mbaïnassem a fait un point de presse ce matin à la maison des médias de N’Djamena.

C’est pour apporter son soutien à Martin Inoua Doulguet et Koyon Abdramane Boukar respectivement directeurs de publication du journal Salam info et Le Moustic que ce point de presse a été initié par Me Koudé Mbaïnassem. Tout est parti de l’affaire qui oppose l’ancienne ministre de la Santé Toupta Boguena à sa nièce Memadji Arielle pour « agression sexuelle sur mineure » que les deux directeurs de publication ont relayée dans les colonnes de leurs journaux, qui a conduit à cette poursuite.

Pourquoi maintenant la réaction ?

Pour Me Koudé, quand les deux journalistes étaient arrêtés, il était à l’extérieur du pays et, c’est ce qui explique cette réaction tardive. Cette arrestation, selon lui « ne se justifie pas puisqu’il n’y a pas d’infraction et il a cité plusieurs textes juridiques ». Se basant sur l’article 78 alinéa 1 de la loi portant régime de presse écrite et audiovisuelle au Tchad, Me Koudé estime que « les deux journalistes sont poursuivis pour diffamation alors qu’ils n’ont fait que rapporter les propos d’autrui, autrement dit ses propos, donc l’infraction n’est pas constituée ».

Me Koudé de poursuivre que « ce ne sont que des manœuvres politiques et judiciaires orchestrés pour nuire aux deux directeurs de publication et plus particulièrement à Martin Inoua Doulguet ». Il demande à la dame Boguena « De ne pas s’agiter, de rester sereine pour attendre le verdict des juges de la cour d’appel, car il estime que le droit n’a pas encore été dit, que de se verser dans ses manœuvres qui selon lui, visent à obtenir par tous les moyens le blanchissement ».

Appel au respect de droit

Pour lui, « la justice ne doit pas être instrumentalisée et tant qu’il a encore le souffle de vie, il continuera par dénoncer ses machinations et à défendre le droit ». Il se dit confiant qu’à l’issue de la plaidoirie du 9 septembre, les deux directeurs de publication seront relaxés tout en « prévenant que d’autres machinations plus graves sont en cours pour nuire à Martin » et appelle les gens à sortir massivement à la plaidoirie du 9 septembre pour voir ceux qui se cachent derrière cette affaire et qui tirent les ficelles.

Me Koudé Mbaïnassem faut-il le rappeler est l’avocat de Memadji Arielle, la nièce de Toupta Boguena au procès qui l’oppose à cette dernière. Mme Toupta Boguena a été déclarée non coupable des faits dont l’accuse sa propre nièce, mais le ministère public à interjeter appel.

Pour ce qui est de cette seconde affaire, c’est Mme Toupta Boguena qui a porté plainte contre les deux directeurs de publication pour diffamation. Après audition, le dossier est renvoyé au 9 septembre 2019.

Baye Ngardiguina Ousman/Journaliste Stagiaire

Sport : Le feuilleton NEYMAR continue

Le transfert de la star brésilienne est toujours au centre des négociations entre le FC BARCELONE et le PSG pour un retour en terre Catalogne. Affirmant ce matin qu’elle ne peut pas répondre favorable aux exigences du club de la capitale française, le PSG, la Direction Barcelonaise recule dans le dossier suivi par le monde entier depuis quelques semaines.

A trois jours de la clôture du marché des transferts, le dossier NEYMAR connait une fois de plus un rebondissement déroutant toutes les pistes d’un possible retour du brésilien. Le club de Lionel MESSI a assuré le PSG qu’il ne peut pas répondre à ses exigences,  revues en hausse, depuis le refus du Français Ousmane DEMBELE.  Le champion du monde a refusé d’être prêté au PSG ce qui a changé complètement les données de cette opération. Pourtant l’inclusion d’Ousmane DEMBELE, Ivan RAKITIC et de Jean-Clair TODIBO était la condition sine qua none pour la réalisation de cette opération en plus d’une somme importante.

Le barca qui, aurait, contracté un crédit pour  cette opération, juge cela « «trop exigeant et irréalisable » de la part du PSG alors que NEYMAR souhaite absolument partir.

Les Qataris, qui n’ont pas toujours digéré les derniers conflits  avec le club Espagnol  dans le cadre de l’arrivé de NEYMAR à Paris et les approches pour  VERRATI, n’entendent également pas faire  aucun cadeau sur l’entièreté de la transaction.

Les positions des deux clubs peuvent changer dans les prochaines heures pour l’aboutissement de ce feuilleton. 

NADJINDO Alex/Journaliste Stagiaire

Santé : L’intégration de la médecine traditionnelle dans les programmes d’enseignement en Afrique

Le Tchad à l’instar des autres pays de la région africaine de l’organisation de la santé mondiale, commémore ce 31 août, la 17ème édition de la journée internationale de la médecine traditionnelle. A cet effet, le ministre de la santé publique Pr Mahamoud Youssouf Khayal, a fait une déclaration ce matin dans son cabinet.

Placée sous le thème : « l’intégration de la médecine traditionnel dans les programmes d’enseignement pour les étudiants en science de la santé des universités dans la région africaine, cette journée est selon le ministre, Mahamoud Youssouf Khayal offre l’occasion de saluer les progrès accomplis dans les 20 dernières années dans le domaine de la médecine traditionnelle dans toute l’Afrique et en particulier au Tchad.

Malgré les efforts fournis, les institutions académiques africaines rencontrent des difficultés quant à l’intégration de la médecine traditionnelle dans les programmes d’enseignement. Ces difficultés sont entre autres : un corpus de données limités, la saturation des programmes d’études et dans certains cas les problèmes d’harmonisation entres les savoirs indigènes et les approches biomédicales, indique le ministre.

Pour relever ces défis, le ministre Mahamoud Youssouf Khayal a annoncé, qu’à cette occasion, un appel vibrant sera lancé  aux institutions universitaires, aux instituts de recherches et au secteur privé, à renforcer leur collaboration en vue d’une synergie d’actions pour l’intégration de la médecine traditionnelle dans les programmes de formations des professionnels, des étudiants et des chercheurs. Le ministre à lance un appel à l’organisation mondiale de la santé à soutenir les institutions qui œuvrent pour la promotion de la médecine traditionnelle en les dotant des équipements biomédicales conséquentes.

Selon l’OMS, plus de 80% de la population africaine font recours à la  médecine traditionnelle pour répondre à ses besoins en santé. Dès lors l’OMS reconnait l’importance de cette médecine dans le traitement des maladies chroniques et dans l’amélioration de qualité de vie des populations souffrant des maladies bénignes et de certaines maladies incurables, renseigne Mahamoud Youssouf Khayal, ministre la santé.

En 2000, il y a seulement huit (8) pays, qui ont intégré la médecine traditionnelle dans leur programmes d’enseignement, mais aujourd’hui plus 40 pays font membres et l’adhèrent à cette médecine. Le Tchad est l’un de ces pays qui dispose depuis mars 2018, d’une politique de la médecine traditionnelle.  Une politique qui accorde une place importante à la recherche, à l’éducation et la formation.

Déjà des disciplines telles que : la médecine traditionnelle,  pharmacognosie, la pharmacologie des substances naturelles et la phytopharmacie sont  au programme du département  des sciences biomédicales et pharmacie de la faculté des sciences de santé humaine de l’université de N’Djamena   

Tchad : Pour la première fois, le Tchad accueillera le forum africain sur la gouvernance de l’internet

En prélude de la 8ème édition du forum africain sur la gouvernance de l’internet qui se tiendra du 10 au 12 septembre 2019 à Radisson Blu de N’Djamena, le président du comité de pilotage pour l’organisation par ailleurs, ministre d’Etat, ministre secrétaire général de la présidence, Kalzeube Pahimi Deubet a fait un point de presse pour situer le contexte de cet évènement.

Ce forum sur la gouvernance de l’internet placé sous le thème : « Responsabilités partagées des parties prenantes pour un écosystème robuste de gouvernance de l’internet » vise à favoriser la durabilité, la sécurité, la stabilité et le développement de l’internet en facilitant le développement des contenus, l’accès à l’information et aux connaissances.

Les objectifs visés par ce thème sont de promouvoir l’accès à l’information et au savoir, assurer la transformation numérique de l’Afrique, l’utilisation des TIC et de l’internet dans le développement socioéconomique de l’Afrique, veiller à ce que les préoccupations de l’Afrique soient prise en compte dans le processus du forum sur la gouvernance de l’internet (FGI).

Des éminentes personnalités de l’Union africaine, des ministres en charge des TIC, des conférenciers et plus de 300 experts et participants du secteur des TIC prendront part à cet évènement et débattront sur les thèmes suivants : la réalisation de l’inclusion digitale  en Afrique ; l’accès abordable et non discriminatoire à internet en Afrique ; la sécurité et la stabilité de l’internet et la résilience du cyberespace ; la coopération digitale et avenir de l’internet et enfin, la technologie émergente pour une croissance durable.

« Il importe de préciser que la rencontre de N’Djamena sur la gouvernance de l’internet sera précédée d’une Ecole Africaine de la gouvernance de l’internet les 4 et 5 septembre 2019 organisée conjointement par l’Union africaine et le gouvernement de la République du Tchad », a précisé le président du comité de pilotage pour l’organisation, Kalzeube Pahimi Deubet.

Pour ce faire, un comité de pilotage sous la présidence de la République et 6 comités techniques s’attèleront à la préparation de cet évènement, annonce-t-il.

Ce forum sur la gouvernance de l’internet que le Tchad va accueillir après l’Ethiopie en 2015, l’Afrique du sud en 2016, l’Egypte en 2017 et le Soudan en 2018 a été institutionnalisé en 2011 par l’Assemblée générale des nations unies.

Education : 167 écoles privées seront fermées et les enseignants de l’Etat n’interviendront plus dans les privées.

L’annonce est faite suite à la présentation de rapport d’évaluation des établissements d’enseignement primaire et secondaire dans la ville de N’Djamena, par le ministère de l’éducation nationale et de la promotion civique, jeudi 29 août 2019.

« Il ne s’agit pas de prendre quelqu’un qui sait lire et écrire et venir lui donner une salle de classe pour enseigner les enfants », a harangué le ministre de l’éducation nationale et de la promotion civique, Abakar Assidick Tchoroma, lors de la présentation de rapport de mission effectuée du 15 novembre 2018 au 03 juin 2019 dans les 1025 établissements scolaires privés de la capitale. La mission consiste à s’assurer de la conformité aux normes régissant l’enseignement privé et la qualité de l’enseignement.

Sur 1025 établissements privés recensés, 167 ne respectent pas les normes et doivent être fermés. Selon le directeur de l’enseignement privé, Lol Ali Choua le décret 1916 du 24 décembre 2018 détermine bien les normes dont un établissement d’enseignement prive doit respecter.

Rappelant à l’ordre ces établissements pointés de doigts, le ministre de l’éducation et de la promotion civique, Abakar Assidick Tchoroma a indiqué que « Chaque promoteur privé doit avoir ce document, le lire et savoir exactement ce qui lui revient comme responsabilité en pensant ouvrir un établissement privé ».

Abakar Assidick Tchoroma a mis en garde les promoteurs des écoles privées contre l’utilisation des enseignants de l’Etat. Un ultimatum est donné à cet effet. « A partir de cette année, un enseignant qui déserte les écoles publiques pour aller travailler dans le privé, celui-là doit être sanctionné et l’école également doit être sanctionnée »,  a sommé le ministre.

Pour une bonne qualité de l’enseignement dans les établissements privés dans la ville de N’Djamena, Abakar Assidick Tchoroma a annoncé que  des  descentes périodiques seront faites pour voir le contenu des programmes d’enseignement, le nombre des enseignants et leur qualification.

Ce rapport de mission de contrôle et de recensement des établissements scolaires privés de N’Djamena, n’incrimine pas seulement les 167 établissements privés mais aussi les enseignants fonctionnaires du public sont sommés de ne plus intervenir dans les écoles privées.

Journée internationale des personnes disparues

La Journée internationale des personnes disparues, se célèbre chaque année le 30 août pour attirer l’attention sur le sort des personnes emprisonnées contre leur gré dans de mauvaises conditions et dans des lieux inconnus de leurs familles et/ou de leurs représentants légaux.

C’est pour mettre un terme aux emprisonnements secrets ou dans des circonstances troubles qui constituent des violations graves des droits de l’homme que cette journée se célèbre tous les 30 août et ce, depuis 2011. En décembre 2006, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, traité qui vise à prévenir les disparitions forcées et, lorsque de tels crimes sont commis, à établir la vérité, à punir les responsables et à fournir réparation aux victimes et à leur famille.

Qu’en est-il du Tchad ?

Le Tchad a aussi enregistré des cas de disparitions et le cas qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive est celui de l’opposant, Ibni Oumar Mahamat Saleh lors des évènements de février 2018 qu’a connu le pays. Une autre disparition et non de moindre est celle de Noubadoum Sotinan, journaliste à la radio diffusion nationale tchadienne, qui était en mission au Congo pour un travail environnemental avec deux de ses confrères de la télévision nationale. Une fois au Cameroun, il a fait escale dans un hôtel à Douala. Sur place, quand il a constaté que son passeport était invalide (expiré), il a attendu qu’une note lui soit envoyée pour autoriser son retour à N’Djamena. Depuis ce jour, il a disparu.

BAYE NGARDIGUINA OUSMAN/Journaliste Stagiaire