Mahamat Zen Bada bénéficie d’une amnistie présidentielle : une possible nomination au Sénat

Ce lundi 13 janvier 2025, Mahamat Zen Bada a bénéficié d’une amnistie générale pour sa condamnation en 2012 pour faux et usage de faux ainsi que détournement de deniers publics. Cette décision a été officialisée par l’Ordonnance N°001/PR/2025, signée par le président de la République

« Selon plusieurs sources, cette amnistie pourrait conduire à la nomination de Mahamat Zen Bada à la tête du Sénat, marquant ainsi son retour sur la scène politique tchadienne après plusieurs temps d’absence. »

#Politique : Le MPS du Guéra salue la victoire électorale et la fin de la Transition

Abakar Tadjadine Goudra, membre du Bureau Politique National (BPN) du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) pour la province du Guéra, a tenu un point de presse ce samedi au siège national du parti à N’Djaména. L’occasion pour lui d’exprimer sa gratitude envers les militants et sympathisants suite à la proclamation provisoire des résultats des élections législatives, provinciales et communales du 29 décembre 2024.

Selon M. Goudra, ces scrutins couplés, organisés pour la première fois dans l’histoire politique du Tchad, marquent un tournant décisif. « Le processus de Transition, lancé en avril 2021, atteint aujourd’hui son aboutissement avec ces élections. Nous célébrons ainsi le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-il déclaré.

Il a également salué la mobilisation exemplaire des populations du Guéra, qui ont, selon lui, massivement voté en faveur des candidats du MPS, reflétant leur fidélité au parti et à la vision politique de son Président d’Honneur, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. « Ce choix témoigne d’un attachement indéfectible à nos valeurs et à notre engagement pour un Tchad uni et prospère », a-t-il ajouté.

M. Goudra a profité de cette tribune pour remercier le coordonnateur provincial de campagne, les directeurs départementaux et sous-préfectoraux, ainsi que les chefs coutumiers et les autorités locales pour leur contribution significative au succès du MPS.

En conclusion, il a tenu à rassurer les filles et fils du Guéra : « La confiance que vous avez placée en nos élus ne sera jamais trahie. Nous travaillerons sans relâche pour répondre à vos attentes et construire un avenir meilleur. »

Cette victoire vient consacrer la fin d’un cycle transitoire et ouvre une nouvelle ère politique, où le MPS entend jouer un rôle déterminant dans la consolidation des acquis démocratiques au Tchad.

Tchad :M Saleh Abouna Abakar félicite ABBA Djidda Mamar et remercie la population du 3e arrondissement pour leur soutien

Monsieur, Saleh Abouna Abakar, récemment élu conseiller communal du 3e arrondissement de N’Djaména, a exprimé ses félicitations à ABBA Djidda Mamar pour son élection en tant que député de la même circonscription. Dans son message, il a mis en avant les efforts du député, tout en soulignant que cette victoire est le résultat de la grâce divine.

Saleh Abouna Abakar a également remercié les habitants du 3e arrondissement pour la confiance qu’ils lui ont accordée, ainsi qu’à ABBA Djidda Mamar. Il a salué l’unité et l’engagement de la population, affirmant que cette victoire est le fruit d’une mobilisation collective.

« Grâce à la solidarité de tous, nous avons démontré que l’avenir de notre arrondissement est entre nos mains », a conclu le conseiller communal, convaincu que cette victoire marque le début d’un nouveau chapitre pour le développement du 3e arrondissement.

Le PDG de SADNA dénonce fermement les actes de déstabilisation et appelle à l’unité nationale

N’Djaména, le 11 janvier 2025 – Face aux événements du 8 janvier, marqués par des actes de déstabilisation visant les institutions de l’État tchadien, Adoum Alkhali Adoum Salamat, Président-Directeur Général de SADNA, a exprimé sa vive indignation. Il a condamné ces actes qu’il qualifie de « barbarie d’une autre époque », soulignant leurs conséquences néfastes sur l’image du pays et sa dynamique économique.

Dans une déclaration officielle, le PDG a rappelé l’engagement du Tchad, sous la conduite du Président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno, sur la voie du développement et de la souveraineté nationale. Il a fermement condamné les troubles récents, estimant qu’ils démoralisent les citoyens, découragent les investisseurs, et mettent en péril les efforts entrepris par le gouvernement pour la croissance et la stabilité.

« Je réitère mon attachement indéfectible aux idéaux de paix et de cohésion sociale portés par le Président Mahamat Idriss Deby Itno », a déclaré Adoum Alkhali Adoum Salamat, en affirmant également le soutien de ses collaborateurs à cette vision.

Le dirigeant a appelé à une union sacrée de toutes les forces vives tchadiennes pour contrer ces « ennemis du progrès ». Il a également renouvelé son soutien au Chef de l’État, aux institutions de la République, et aux forces de défense et de sécurité, les exhortant à poursuivre leurs efforts pour maintenir la paix.

« Le Tchad restera debout, fort et uni face à toute adversité », a conclu le PDG de SADNA, en invitant les Tchadiens à œuvrer ensemble pour le développement et la prospérité du pays.

Tchad : Trois organisations de la société civile soutiennent la rupture avec la France et appellent à un sursaut patriotique

Ce samedi 11 janvier 2025, trois organisations tchadiennes de la société civile, Tchad Ma Patrie, la Coordination Les Patriotes et le Parti Panafricain, ont animé une conférence de presse à N’Djaména sur le thème « Appel au sursaut patriotique ». Elles ont salué la décision du Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, de mettre fin à l’accord militaire liant le Tchad à la France, qualifiant cet acte de tournant décisif pour la souveraineté du pays.

Un acte de souveraineté salué

Pour les intervenants, cette rupture marque un geste fort et symbolique :
« Mettre fin à cet accord avec la France est un acte de souveraineté que peu de dirigeants africains ont osé accomplir. Cela montre que le Tchad est déterminé à reprendre son destin en main », ont-ils déclaré.

En évoquant cette décision, les représentants des organisations ont rappelé les répercussions potentielles, notamment les tentatives de déstabilisation que le pays pourrait subir. « L’histoire africaine regorge de leaders courageux, tels que Thomas Sankara et Patrice Lumumba, qui ont payé le prix de leur audace face aux intérêts impérialistes. Mais aujourd’hui, nous sommes prêts à protéger notre Président et notre nation », ont-ils affirmé.

Un message clair à la France

La conférence a également été l’occasion d’adresser un message sans ambiguïté au Président Emmanuel Macron et à la France :
« L’ère de la domination française sur l’Afrique est révolue. Le sang des soldats africains, notamment tchadiens, a permis à la France de retrouver sa liberté, mais nous refusons désormais de payer ce prix. La jeunesse africaine a compris les mécanismes de manipulation et d’exploitation. Ce temps est terminé. »

La Russie en alternative ?

Dans un contexte marqué par un repositionnement stratégique de plusieurs pays africains, les conférenciers ont laissé entendre une volonté d’explorer d’autres partenariats, notamment avec la Russie. Cette ouverture pourrait marquer une nouvelle orientation pour le Tchad sur la scène internationale.

Un appel à l’unité nationale

Les trois organisations ont enfin exhorté les citoyens tchadiens à se mobiliser pour défendre la souveraineté du pays et à soutenir le Président dans cette démarche. Elles appellent à un « sursaut patriotique » face aux éventuels défis à venir.

Avec cette déclaration, le Tchad s’inscrit dans une dynamique panafricaniste grandissante, redéfinissant les rapports de force entre l’Afrique et ses partenaires historiques.

Tchad : Le « Dry January », un mois pour repenser sa consommation d’alcool

Le Centre Diocésain de la Recherche Action en Alcoologie (CEDIRAA) a donné le coup d’envoi, ce vendredi 10 janvier 2025, de la 3ᵉ édition de « Dry January », ou « Janvier Sobre ». Ce défi, désormais bien ancré dans les habitudes de sensibilisation au Tchad, encourage chacun à réduire ou arrêter complètement sa consommation d’alcool durant tout le mois de janvier.

Une démarche pour mieux commencer l’année

Pour Sœur Aurélie Roine’, Directrice du CEDIRAA, « Dry January » est plus qu’une simple abstinence temporaire : c’est une occasion de réfléchir sur sa relation à l’alcool et de faire un choix pour améliorer sa santé et son bien-être. « Commencer l’année en modérant ou en arrêtant l’alcool permet de se recentrer sur des priorités positives. Arrêter de boire, ce n’est pas une contrainte, c’est découvrir une autre façon de vivre », explique-t-elle.

Elle a également mis en avant les résultats des éditions précédentes, où 90 % des participants ont témoigné des bénéfices durables, que ce soit sur leur santé physique, leur vie sociale ou leur situation financière.

Un programme varié pour sensibiliser

Afin de toucher un large public, le CEDIRAA a organisé plusieurs activités :

Des matchs de football, pour promouvoir le sport comme alternative saine ;

Des caravanes de sensibilisation, visant à informer les populations dans les quartiers, écoles et universités ;

Des ateliers éducatifs, pour accompagner les participants dans leur démarche de sobriété.

Ces initiatives s’inscrivent dans l’objectif de faire comprendre qu’on peut partager des moments de joie et de convivialité sans alcool.

Un mouvement global qui s’enracine localement

Inspiré d’une initiative lancée en Angleterre, le « Dry January » s’est peu à peu imposé au Tchad grâce au travail du CEDIRAA. Depuis trois ans, ce défi suscite un engouement croissant et s’intègre dans la lutte nationale contre l’alcoolisme.

Sœur Aurélie a conclu en invitant chacun à relever ce défi et à transformer ce mois de janvier en un point de départ pour un mode de vie plus sain. « Le Tchad a besoin d’une société sobre, forte et responsable. Ensemble, faisons ce pas vers l’avenir », a-t-elle déclaré.

Ce « Dry January » promet d’être un moment fort de sensibilisation et de mobilisation, porté par l’espoir d’une société où la sobriété est un choix accessible et valorisé.

#Environnement :La ceinture verte d’Ambatta en péril : appel à l’intervention des autorités

Les coupes abusives menacent l’un des derniers espaces verts du septième arrondissement de N’Djaména

Dans le quartier d’Ambatta, situé dans la commune du septième arrondissement de N’Djaména, la ceinture verte, véritable réserve écologique, est en train de disparaître sous les coups de haches des habitants. Cet espace, censé contribuer à l’équilibre environnemental et à l’amélioration de la qualité de vie des riverains, est devenu le théâtre de coupes abusives d’arbres.

Sur place, le constat est alarmant : des arbres encore verts sont abattus quotidiennement pour en faire du bois de chauffage, utilisé ou vendu sur les marchés. Pourtant, les agents des eaux et forêts, souvent visibles sur les marchés périphériques pour lutter contre la vente de bois illégal, semblent absents sur le terrain même de cette destruction massive.

« Pourquoi les agents des eaux et forêts ne viennent-ils pas constater ce qui se passe ici et empêcher ces actes destructeurs ? C’est vraiment désolant de voir des arbres abattus impunément, alors qu’on interdit aux gens de vendre du bois ailleurs », s’indigne un habitant, sous couvert d’anonymat.

Face à cette situation préoccupante, les autorités environnementales sont vivement interpellées. Plusieurs solutions peuvent être envisagées pour sauver ce poumon vert :

Renforcer la surveillance sur le site grâce à des patrouilles régulières.

Sanctionner sévèrement les coupables pour dissuader les destructions futures.

Sensibiliser les populations locales à l’importance de préserver cet espace.

Promouvoir des énergies alternatives pour réduire la dépendance au bois de chauffage.

La ceinture verte d’Ambatta joue un rôle crucial dans la lutte contre la désertification et contribue au bien-être des habitants. Sa préservation devrait être une priorité pour les autorités locales, mais aussi pour les citoyens, qui sont les premiers bénéficiaires de cet écosystème unique.

Si rien n’est fait, cet espace risque de devenir un souvenir, emportant avec lui une partie de l’équilibre environnemental de la capitale.

Par Djonyabo Yefta

La vente de crédits Orange Money et MTN à N’Djamena

Dans la commune du 3e arrondissement, précisément au quartier Sabangali, le long de l’axe Corniche, la vente de crédits Orange Money et MTN est une activité courante.

Selon les propos recueillis auprès de certains revendeurs, cette activité est souvent choisie par des jeunes diplômés en quête d’indépendance financière.

L’un d’eux témoigne :

« Après mes études et faute d’emploi, je me suis lancé dans la vente de crédits Orange Money, ce qui me permet de subvenir à mes besoins sans dépendre de mes parents. Je ne me plains pas de ce que je gagne quotidiennement, car de nombreux étudiants tchadiens au Cameroun reçoivent des transferts via Orange Money. Je préfère ce service à Moov Money ou Airtel Money en raison de sa fiabilité : il n’y a pas de risque de vol, et en cas d’erreur, la maison mère intervient rapidement. Cependant, nous rencontrons certaines difficultés, notamment le paiement des frais mensuels à la mairie et les charges liées aux gardiens qui sécurisent nos matériels. »

Par Melom Djerassem & Ndornan Elie

Max Kemkoye dénonce la gestion du présumé coup d’État : « Un montage maladroit et dangereux »

Le farouche opposant au régime de Mahamat Idriss Deby Itno, Max Kemkoye, est sorti de son silence pour réagir aux déclarations du porte-parole du gouvernement, Abderamane Koullamallah, concernant la tentative de coup d’État du 8 janvier 2025.

Dans une intervention incisive, Kemkoye a critiqué le récit officiel, qu’il qualifie de « malheureux montage ». Selon lui, l’idée que des assaillants, armés de simples couteaux et en état d’ébriété, aient pu résister aux forces de sécurité pendant plusieurs heures est non seulement absurde, mais met en lumière des incohérences graves dans la gestion sécuritaire du pays.

L’opposant a également fustigé les propos de Koullamallah, qu’il accuse d’alimenter les divisions entre le nord et le sud du Tchad. Il estime inacceptable que le pouvoir soit présenté comme celui d’une communauté contre une autre, et appelle à un débat national pour trouver des solutions inclusives aux tensions persistantes.

« Si des individus désorganisés peuvent s’approcher d’un lieu hautement sécurisé, qu’en est-il de la sécurité de l’ensemble du territoire et des citoyens ? », s’interroge Max Kemkoye, mettant en doute la capacité du régime à garantir la stabilité et la protection des Tchadiens.

Justice : Le Président accorde une remise collective des peines aux détenus

Dans un geste de clémence et de réconciliation nationale, le Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a signé un décret (n°2012/PR/PM/MJDH/2024) offrant une remise collective des peines aux détenus des maisons d’arrêt du pays.

Un décret symbolique

Annoncé le 31 décembre 2024, ce décret marque une volonté de soulager les établissements pénitentiaires tout en réaffirmant l’engagement des autorités envers une justice plus humaine. Le Ministre d’État en charge de la Justice et des Droits Humains, Abderahim Bireme Hamid, a relayé cette décision par une note circulaire adressée aux chefs des Cours d’appel.

Ces derniers sont chargés d’ordonner l’application immédiate de cette mesure en collaboration avec les procureurs de la République et les juges de paix. Les autorités judiciaires devront également rendre compte des actions entreprises dans un délai court.

Une initiative pour la réconciliation

Cette remise des peines intervient dans un contexte de réformes pénitentiaires et judiciaires engagées par le gouvernement tchadien. Elle vise à humaniser le traitement des détenus, à renforcer la paix sociale et à promouvoir une seconde chance pour les condamnés éligibles.

Le décret présidentiel est perçu comme un signal fort en faveur de la justice et des droits humains, tout en symbolisant la volonté d’instaurer un climat de confiance entre les citoyens et l’État.

Un suivi rigoureux exigé

Dans sa note circulaire, le Ministre de la Justice a insisté sur l’importance d’une exécution rigoureuse et rapide. « J’attache du prix à l’exécution des termes de la présente note circulaire », a-t-il précisé, exhortant les magistrats à agir avec diligence.

Cette décision présidentielle, qui témoigne d’une vision tournée vers la réconciliation et le progrès, pourrait redéfinir les priorités du système judiciaire tchadien pour les années à venir.