Tchad : Dr Satadjim Succès Noël, Gouverneur de l’Ennedi Ouest, victime d’accusations injustes

Le Gouverneur de l’Ennedi Ouest, Dr Satadjim Succès Noël, récemment suspendu pour des soupçons de détournement de vivres de l’ONASA, est perçu par de nombreux observateurs et citoyens comme un leader intègre et dévoué. Durant son mandat, Dr Noël a démontré un engagement indéfectible envers sa communauté, notamment en orchestrant des actions efficaces lors des inondations, en s’assurant que les sinistrés reçoivent le soutien nécessaire.

Les accusations portées contre lui manquent de preuves concrètes et semblent disproportionnées au vu de ses réalisations positives. Cette suspension soulève des interrogations sur la justice et l’équité dans le traitement des responsables publics. Des citoyens rappellent que des soupçons similaires pèsent sur d’autres responsables, comme le maire du 3e arrondissement de N’Djaména, Idriss Sami Michon, sans qu’aucune action notable n’ait été prise.

Il est important de rappeler l’importance de préserver la présomption d’innocence et de traiter chaque cas avec impartialité. Le parcours de Dr Satadjim Succès Noël, marqué par un profond dévouement envers l’Ennedi Ouest, mérite d’être reconnu et défendu jusqu’à la conclusion d’une enquête équitable.

Guinée Équatoriale : Relations Intimes Interdites au Bureau en Guinée-Équatoriale : Mesure du Gouvernement Suite à l’Affaire Baltasar

Le gouvernement de Guinée-Équatoriale a annoncé une interdiction formelle des relations sexuelles au sein des bureaux, à la suite du scandale des sextapes impliquant Baltasar Ebang Engonga. Le vice-président, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a révélé que cette décision a été prise dans un souci de préservation des structures familiales et de sécurité nationale.

Dans une déclaration publique, Obiang a souligné que ces relations personnelles pourraient avoir des conséquences désastreuses sur la société, entraînant des séparations et des violences potentielles. Pour garantir le respect de cette règle, des mesures de contrôle seront mises en œuvre, et toute personne enfreignant cette interdiction s’expose à des sanctions allant jusqu’au licenciement pour faute professionnelle.

Cette initiative du gouvernement vise non seulement à protéger les intérêts familiaux, mais également à minimiser les risques que cette situation pourrait engendrer pour l’économie et la stabilité du pays.

COP29 : Le Tchad s’engage dans la lutte contre les changements climatiques

Le 4 novembre 2024, à l’approche de la COP29, le Ministre de l’Environnement, M. Hassan Bakht Djamous, a annoncé la participation du Tchad à cette conférence cruciale pour l’avenir climatique. Il a souligné que cette participation s’inscrit dans la vision du Président Mahamat Idriss Déby Itno, qui a placé l’action climatique au cœur du développement national.

M. Djamous a insisté sur les attentes du Tchad, en soutenant la demande du Groupe Afrique pour un financement climatique d’au moins 1300 milliards de dollars US par an après 2025. Il a également appelé à une opérationnalisation rapide du Fonds pour les pertes et préjudices, précisant que les engagements de 700 millions de dollars US sont insuffisants pour répondre aux besoins urgents.

Le Ministre a plaidé pour le doublement des financements d’adaptation, estimés à plus de 387 milliards de dollars par an d’ici 2030, et a mis en avant le potentiel du Tchad en énergies renouvelables, demandant un soutien accru pour ces initiatives.

Enfin, il a souligné l’importance d’inclure les femmes dans les projets climatiques, en appelant à un quota de 40% des financements pour des projets sensibles au genre. Le Tchad se prépare ainsi à jouer un rôle actif lors de la COP29, en appelant à des engagements financiers significatifs pour relever les défis climatiques.

Interdiction d’accès à la CNDH : Le Collectif des Victimes dénonce des pratiques arbitraires

Le Collectif des Victimes de Licenciement Abusif de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) monte au créneau pour dénoncer l’interdiction d’accès infligée à deux de ses membres. Ce lundi 4 novembre 2024, le porte-parole Mahamat Ibrahim Ouchar et Ali Adam Khalil se sont vus refuser l’entrée dans les locaux de la CNDH par des gardes nomades, sur ordre direct du Président de l’institution, Belngar Larmé Jacques. Aucun motif explicite ne leur a été communiqué, un acte que le collectif considère comme une rétorsion après leur refus de signer la notification de fin de contrat alors qu’ils possèdent un Contrat à Durée Indéterminée (CDI).

Dans un communiqué officiel, le collectif fustige des pratiques qu’il qualifie de « régressives et improductives », soulignant qu’elles contreviennent aux lois et engagements internationaux du Tchad en matière de libertés publiques et de respect des valeurs démocratiques.

Le collectif en appelle au Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, pour intervenir et garantir le respect des principes démocratiques au sein de la CNDH, tout en l’invitant à déceler les influences malveillantes qui sapent ces principes au profit d’intérêts égoïstes.

Tchad : Le ministre de la Communication mobilise la presse nationale autour de l’opération Haskanite

Ce 4 novembre 2024, une rencontre stratégique s’est tenue à N’Djaména entre le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Dr Boukar Michel, et l’ensemble de la presse nationale pour discuter de l’opération « Haskanite ».

Lors de cette réunion de grande envergure, Dr Boukar Michel a exposé les enjeux et les objectifs de l’opération Haskanite, une initiative clé visant à renforcer la transparence et la sécurité dans la gestion des informations numériques au Tchad. Le ministre a appelé à la mobilisation collective des acteurs médiatiques pour assurer une diffusion cohérente et précise des informations relatives à cette opération.

« Haskanite », une réponse aux défis numériques actuels

L’opération Haskanite, dont les détails stratégiques ont été partiellement dévoilés, se présente comme une réponse aux défis croissants que pose la digitalisation accélérée dans le pays. Dr Boukar Michel a insisté sur le rôle central des médias dans l’accompagnement de ce projet. Il a rappelé que la mission des journalistes, au-delà de l’information, est de participer activement à la sensibilisation de la population sur les enjeux de la cybersécurité et de la transformation numérique.

Un appel à la responsabilité des médias

Le ministre a exhorté les professionnels de la presse à faire preuve de responsabilité et de rigueur dans leur couverture médiatique, en assurant la transmission de messages clairs et objectifs. « L’opération Haskanite est un effort national, et votre rôle en tant que relais de l’information est crucial pour son succès », a déclaré Dr Boukar Michel, soulignant l’importance d’un partenariat solide entre le gouvernement et les médias.

La rencontre s’est conclue par un échange interactif, où les journalistes ont pu poser des questions et proposer des suggestions sur la manière de maximiser l’impact de la communication autour de l’opération. Le ministre a assuré que des suivis réguliers et des collaborations renforcées seraient établis pour garantir la transparence et l’efficacité de l’opération Haskanite.

En somme, cette réunion marque un tournant dans la coopération entre les autorités et la presse nationale, plaçant le Tchad sur la voie d’une digitalisation plus sécurisée et inclusive.

Société :Des tombes souillées par des déchets ,un constat alarmant pour les Familles

À l’occasion de la Toussaint, des milliers de catholiques se rendent dans les cimetières pour honorer la mémoire de leurs proches disparus, en déposant des fleurs et en récitant des prières. C’est un moment de recueillement intense, marqué par la piété et la célébration des liens familiaux et spirituels. Cependant, cette année, l’atmosphère a été assombrie par une découverte regrettable : des déchets humains jonchant certains lieux de repos.

Ces observations ont suscité l’indignation parmi les familles et les fidèles venus rendre hommage. « C’est désolant de constater un tel manque de respect pour des espaces qui devraient incarner la paix et la mémoire », déplore un participant. Cette situation met en lumière un problème persistant d’entretien et de respect des cimetières, qui mérite une attention accrue de la part des autorités et de la communauté.

Face à cette réalité, la question se pose : comment assurer la préservation et la dignité des cimetières, pour que les moments de recueillement puissent se dérouler dans un cadre approprié ? La réponse passe probablement par une combinaison d’efforts communautaires, de campagnes de sensibilisation et de politiques publiques renforcées.

Évasion en masse des mendiants à N’Djaména : des mesures de sécurité renforcées

Plus de 500 mendiants, arrêtés dans le cadre de l’opération « Zéro Mendiant à N’Djaména » et retenus au camp de la Garde Nationale et Nomade du Tchad dans le quartier Farcha, se sont échappés en creusant une ouverture dans le mur de l’enceinte. Le camp, encore en construction dans la commune du 1er arrondissement, n’a pas pu contenir ces personnes interpellées lors de cette campagne visant à réduire la mendicité.

Suite à cet incident, les autorités ont ordonné un renforcement de la sécurité autour du camp. Les forces de l’ordre sont mobilisées pour retrouver les évadés et les ramener dans leurs lieux d’hébergement, marquant ainsi un nouveau tournant dans l’effort de sécurisation de cette opération.

Attaque de Boko Haram : le Tchad appelle la communauté internationale à s’investir davantage dans la lutte antiterroriste régionale

Le gouvernement du Tchad a appelé mardi 29 octobre la communauté internationale à intensifier son aide dans la lutte anti-terroriste au Sahel, au lendemain d’une attaque du groupe Boko Haram, qui a tué une quarantaine de soldats dans la région du Lac Tchad.

Cet assaut, mené dans la nuit de dimanche à lundi contre une base militaire située sur l’île de Barkaram, « a coûté la vie à une quarantaine de vaillants soldats tchadiens », selon un communiqué officiel publié mardi par le porte-parole du gouvernement Abderaman Koulamallah. L’attaque a également fait une vingtaine de blessés, selon des sources militaires.
« Le gouvernement appelle la communauté internationale à intensifier son soutien et à renforcer l’aide dans la lutte contre le terrorisme en particulier dans la région du Sahel et du bassin du Lac Tchad », affirme le communiqué officiel. « Une action collective et déterminée est indispensable pour éradiquer ce mal qui menace la stabilité et le développement de toute la région », poursuit le texte.

Le Président Mahamat Idriss Déby a donné lundi le coup d’envoi d’une contre-offensive, l’opération Haskanite, et « les forces de sécurité sont actuellement en pleine poursuite des assaillants », selon le communiqué.

De son côté, l’ambassade de France au Tchad a assuré mardi dans une publication sur Facebook que « la France se tient aux côtés du Tchad dans la lutte contre le terrorisme », en adressant ses condoléances aux autorités et aux familles des soldats, et alors que le Tchad reste le dernier pays du Sahel à héberger des soldats français à la demande des autorités tchadiennes, dans le cadre d’un partenariat sécuritaire conjoint.

Enclavé, coincé entre la Centrafrique, le Soudan, la Libye et le Niger, le Tchad se voit désormais encerclé par des pays accueillants – à divers titres – des forces paramilitaires russes, à l’image de Wagner ou l’Africa Corps.

2 millions de déplacés depuis 2009

Bien que le Président Mahamat Idriss Déby se soit rapproché de la Russie ces derniers mois, les échanges entre les deux pays sur un possible renforcement de leur coopération économique et militaire ne semblent pas s’être concrétisés.

Les soldats tchadiens sont fréquemment ciblés par les attaques de Boko Haram dans la région du Lac Tchad, vaste étendue d’eau et de marécage parsemée d’îlots qui abrite les combattants du groupe jihadiste ou de sa branche dissidente, l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap, selon l’acronyme en anglais).

L’insurrection de Boko Haram est apparue en 2009 au Nigeria, où elle a fait depuis quelque 40 000 morts et plus de 2 millions de déplacés, avant de se propager dans les pays frontaliers.

En mars 2020, le groupe avait mené une offensive sanglante sur une autre base militaire de la région du lac Tchad, faisant une centaine de morts – les plus lourdes pertes jamais enregistrées par l’armée tchadienne.

Dans ces conditions, le Tchad reste l’un des remparts régionaux les plus solides dans le cadre de la lutte antiterroriste, de par la résilience de son armée, les ripostes d’envergure à l’image d’Haskanite, l’Opération Colère de Bohoma avant elle, et les initiatives actuelles portées conjointement par les autorités et les organisations de la société civile (OSC), pour leur participation à l’effort de sécurité. Mieux inclure les communautés du bassin du Lac Tchad : c’était une des mesures au cœur du plan d’action présenté mercredi par les OSC de la sous-région, à l’issue de leur réunion à N’Djamena.

Après l’attaque, le Président Mahamat Idriss Déby a prévenu que son opération de représailles Haskanite allait permettre de traquer les assaillants « jusque dans leurs derniers retranchements ». Le Premier ministre par intérim, Abderahim Bireme Hamid, a également affiché sa détermination face à Boko Haram au micro de RFI : « Cette opération militaire de grande envergure est une réponse juste et légitime à la forfaiture ignoble des forces du mal, qui ont eu l’audace d’attaquer les positions de nos soldats en mission sacrée. Il est question de traquer, de débusquer et d’anéantir la capacité de nuisance de Boko Haram et de ses affiliés. Les terroristes paieront cher le prix de cet affront. […] Cette opération « Haskanite » ne sera pas seulement une réponse à la violence, mais un acte de solidarité envers ceux qui souffrent. C’est à juste raison que le Président de la République, après le lancement de l’opération, est resté sur le terrain, et suit personnellement la conduite de l’opération de riposte ».

La Toussaint : Un hommage aux saints et aux défunts

Chaque 1er novembre, la fête de la Toussaint rassemble des millions de chrétiens dans le monde pour honorer la mémoire des saints et se recueillir sur les tombes de leurs proches disparus. Au-delà de sa portée religieuse, cette journée est devenue, pour beaucoup, un moment de réflexion et de communion familiale.

Originaire des premiers siècles du christianisme, la Toussaint avait pour but initial de rendre hommage aux martyrs, ces hommes et femmes qui avaient sacrifié leur vie pour leur foi. Au fil du temps, la célébration s’est étendue pour inclure tous les saints, connus ou inconnus. En 837, le pape Grégoire IV a institué officiellement le 1er novembre comme date de cette fête universelle dans le calendrier chrétien.

Pour les catholiques, la Toussaint est suivie, le 2 novembre, par la Commémoration des fidèles défunts, une journée consacrée à la prière pour les âmes des proches disparus. Cette double célébration a instauré la tradition d’une visite au cimetière, où les familles déposent des fleurs – principalement des chrysanthèmes, symboles de l’immortalité en Europe – sur les tombes des êtres chers.

Dans de nombreux pays, dont la Tchad, la Toussaint est un jour férié. Cette suspension des activités professionnelles et scolaires permet aux familles de se rassembler et de se rendre ensemble au cimetière, en hommage à leurs disparus. Au-delà de l’aspect religieux, cette journée est également l’occasion de célébrer la mémoire, de se souvenir des valeurs et des leçons transmises par les générations passées, et de méditer sur la fragilité de la vie.

Pour certains, la Toussaint est aussi un moment de silence et de recueillement loin du tumulte quotidien. C’est une journée de réflexion spirituelle qui invite chacun à se tourner vers la paix intérieure, tout en respectant et célébrant ceux qui nous ont précédés.

La Toussaint, loin d’être un simple jour dans le calendrier, reste une tradition forte et ancrée dans les valeurs familiales. Un rendez-vous annuel qui mêle foi, souvenir et humanité, rappelant à tous l’importance de la mémoire et du respect des ancêtres.

Abéché : Lancement d’un Projet Innovant pour le Renforcement des ONG Tchadiennes de l’Est

Ce lundi, à l’Hôtel 3 étoiles d’Abéché, le maire de la ville, Mahamat Saleh Ahmat Adam, représentant le gouverneur de la province du Ouaddaï, a donné le coup d’envoi au Projet de Renforcement des Capacités des ONG Tchadiennes de l’Est. Soutenu par l’Ambassade de France au Tchad et réalisé en partenariat avec l’ONG ADES, ce projet d’envergure, s’étalant de 2024 à 2025, cible les organisations de la société civile d’Abéché et d’Adré, et a pour ambition de promouvoir l’autonomisation et la cohésion sociale au sein des communautés.

Cette initiative repose sur trois axes principaux : le développement local, la promotion de la paix et le renforcement du réseau associatif. Dans son allocution, le maire a salué cette démarche « cruciale pour l’avenir des ONG locales et pour les perspectives de paix et d’opportunités économiques dans l’Est du Tchad ».

Cinq ONG tchadiennes ont été sélectionnées pour bénéficier de ce programme de renforcement des capacités :

La Plateforme des Organisations de la Société Civile d’Abéché (POSOC)

L’Association Féminine pour le Développement (ASFED)

Guéra Touristique

Action Humanitaire Africaine (AHA)

La Ligue Tchadienne des Droits des Femmes

Ces associations se concentreront sur des initiatives à fort impact pour les jeunes sans emploi et les femmes, allant de l’entrepreneuriat et de la formation professionnelle à la valorisation des ressources naturelles et de l’artisanat traditionnel. En misant sur la collaboration avec les autorités locales, chaque projet entend répondre aux besoins spécifiques des communautés et contribuer activement au développement local.

Les autorités et les partenaires espèrent que cette dynamique permettra de renforcer les capacités des associations locales, de favoriser l’entraide et de promouvoir la paix, particulièrement dans une région où le renforcement de la cohésion sociale est essentiel.

SADAM MADIRI KAWADI