مؤسسة الحمامة: رسالة من المسؤول عن فرع التبشير في تشاد

في تصريح خاص، أكد السيد عبد الله صالح، المسؤول عن فرع التبشير في مؤسسة الحمامة، أن المؤسسة تواصل التزامها العميق في دعم التنمية المستدامة في تشاد من خلال برامجها الاجتماعية والتعليمية. وقال: « إن هدفنا الأساسي هو العمل جنبًا إلى جنب مع السلطات التشادية والشركاء المحليين لتحقيق تحسينات حقيقية في حياة المواطنين، وخاصة الفئات الأكثر ضعفًا. »

وأضاف السيد عبد الله صالح: « نحن في مؤسسة الحمامة نؤمن بأن التآزر والتعاون بين جميع الأطراف المعنية هو السبيل لتحقيق التنمية الشاملة. من خلال أنشطتنا المتنوعة، نسعى إلى نشر قيم السلام والتضامن وتعزيز الثقافة الدينية والأخلاقية بين جميع أفراد المجتمع. »

وتابع قائلاً: « نحن فخورون بتوسيع مشاريعنا لتشمل مختلف أنحاء البلاد، حيث نقوم بتنفيذ برامج تبشيرية تهدف إلى نشر قيم التسامح، وتعليم الأخلاق الحميدة، بالإضافة إلى دعم التعليم والصحة. نعتبر أن هذه المبادرات هي أسس بناء مجتمع متضامن ومزدهر. »

وفي الختام، أكد السيد عبد الله صالح أن مؤسسة الحمامة ستظل ملتزمة بتحقيق أهدافها، مؤكداً أهمية الشراكة مع جميع مؤسسات المجتمع المحلي والدولي من أجل بناء مستقبل أفضل لتشاد.

Lancement du Parti « Vision Nouvelle pour la République » : Un Engagement pour un Tchad Nouveau et Uni

Ce jeudi 28 novembre 2024, à l’occasion de la commémoration de la proclamation de la République du Tchad, un nouveau parti politique a vu le jour : Vision Nouvelle pour la République (VNR). Cette formation politique a été officiellement lancée lors d’un point de presse marquant le début de son engagement pour un Tchad plus juste, prospère et uni.

Le président du parti, Iyadba Serge Ouambi, a pris la parole devant un public attentif, composé de journalistes, de militants et de sympathisants, pour dévoiler les grandes lignes de ce projet politique ambitieux. Selon lui, VNR se veut être la voix de ceux qui croient à un changement profond dans la gestion des affaires publiques du pays. « Nous voulons un Tchad réconcilié avec lui-même, débarrassé des pratiques qui ont miné sa stabilité et son développement. Un Tchad où justice, liberté et solidarité ne seront pas de simples mots, mais des valeurs vécues au quotidien », a-t-il déclaré.

« Le Tchad que nous voulons construire est celui d’unité, de prospérité et de respect des droits humains », a ajouté le président. « Vision Nouvelle pour la République » n’est pas un parti politique de plus, mais une véritable plateforme de transformation. Nous voulons voir un pays où chaque citoyen, quelle que soit son origine ou sa position sociale, ait la possibilité d’apporter sa contribution au développement du pays. Ce n’est qu’en rétablissant la confiance entre les institutions, les citoyens et les autorités que nous pourrons réussir cette mission. Il est grand temps que le Tchad se libère des divisions internes et se tourne vers un avenir solidaire, où la justice sociale et la bonne gouvernance seront au cœur de chaque action publique. »**

La décision de fonder ce parti, précise le président Ouambi, n’est pas le fruit de l’ambition d’un seul homme, mais le reflet des aspirations collectives de la population tchadienne. En effet, Vision Nouvelle pour la République est le résultat de plusieurs mois de réflexion, de concertation et de travail avec des citoyens issus de toutes les régions du pays, unis par leur désir de voir le Tchad prendre un tournant décisif vers un avenir meilleur.

Le programme du parti met l’accent sur des réformes profondes visant à redonner au Tchad ses lettres de noblesse. L’accent sera mis sur la lutte contre la corruption, le renforcement de la gouvernance et l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Le parti s’engage également à promouvoir un modèle de développement durable qui prendra en compte la justice sociale, l’inclusion des jeunes et des femmes, ainsi que la préservation des valeurs culturelles et de l’environnement.

Pour Vision Nouvelle pour la République, le Tchad ne pourra avancer que si l’État revient à ses responsabilités fondamentales : garantir les droits de chaque citoyen, renforcer les institutions et faire en sorte que les ressources du pays soient utilisées pour le bien de tous. « Il est temps de replacer l’État au centre de l’action publique, de garantir un service public digne et d’assurer la transparence dans la gestion des ressources nationales », a souligné le président.

Cette nouvelle formation politique se distingue par son approche inclusive et sa volonté de construire un Tchad sans divisions. Vision Nouvelle pour la République veut mettre fin aux fractures ethniques et régionales qui ont trop souvent entravé le progrès du pays. « Le Tchad appartient à tous ses fils et filles, et c’est ensemble que nous devons construire notre avenir », a ajouté le leader du parti.

Les premiers soutiens à VNR proviennent d’un large éventail de la société civile, notamment des jeunes, des femmes et des acteurs du secteur privé. Plusieurs personnalités du monde de la culture et des droits humains ont également exprimé leur adhésion à ce projet de société qui, selon eux, répond à l’urgence d’un changement réel dans la politique du pays.

L’annonce du lancement de ce parti intervient dans un contexte où les défis sociaux, économiques et politiques sont de plus en plus pressants. Le Tchad, comme d’autres pays de la région, fait face à des crises récurrentes qui nécessitent une vision nouvelle et un leadership capable de mener le pays vers la stabilité, la paix et le progrès.

En conclusion, Vision Nouvelle pour la République se positionne comme un acteur majeur du paysage politique tchadien, prêt à prendre part à la transformation du pays. Le parti appelle à la mobilisation de tous les citoyens, jeunes et moins jeunes, afin de relever les défis de demain et offrir aux générations futures un Tchad plus équitable et solidaire.

Le lancement de ce parti symbolise un appel à l’espoir et un renouveau pour le Tchad, où la justice, la liberté et la solidarité ne seront plus de simples idéaux, mais des principes ancrés dans la vie de chaque Tchadienne et chaque Tchadien.

تشاد بعد 64 عامًا من الاستقلال: رحلة الأمل والتحديات

تشاد، الواقعة في قلب أفريقيا، تُعد دولة غنية بالتاريخ والثقافات المتنوعة. وقد شهدت العديد من التغييرات السياسية والاجتماعية عبر العقود. لكن اللحظة الأبرز في تاريخها كانت في 28 أغسطس 1960، حين أعلنت استقلالها عن الاستعمار الفرنسي وأصبحت جمهورية ذات سيادة.

قبل الاستقلال، كانت تشاد جزءًا من المستعمرات الفرنسية في أفريقيا. ومنذ أواخر القرن التاسع عشر، بدأت فرنسا في استغلال موارد تشاد وتأسيس إدارة استعمارية. خلال فترة الاستعمار، عانى الشعب التشادي من تحديات كثيرة، شملت استغلال الموارد الطبيعية، والتمييز الاجتماعي والاقتصادي.

في أربعينيات وخمسينيات القرن العشرين، ظهرت حركات الاستقلال في جميع أنحاء أفريقيا، بما في ذلك تشاد، متأثرة بالأفكار الوطنية والدعوات إلى التحرر التي انتشرت في القارة. وأُسست الأحزاب السياسية المحلية، مثل حركة التقدّم الوطني التشادية، التي لعبت دورًا محوريًا في المطالبة بالاستقلال. وفي 28 أغسطس 1960، أعلن الرئيس التشادي فرانسوا تومبالباي استقلال البلاد عن فرنسا، لتصبح تشاد دولة ذات سيادة.

كان هذا الحدث التاريخي مناسبة احتفالية عظيمة، حيث امتلأت الشوارع بالمسيرات والمهرجانات، وعبر المواطنون عن فرحتهم العارمة بتحرر وطنهم.

بعد الاستقلال، شُكِّلت حكومة جديدة برئاسة تومبالباي، وهدفت إلى تعزيز الهوية الوطنية وتحقيق التنمية الاقتصادية والاجتماعية للبلاد. إلا أن هذه الحكومة واجهت تحديات كبيرة، منها الانقسامات العرقية والسياسية والصراعات الداخلية.

ورغم تحقيق الاستقلال، ظلت تشاد تواجه تحديات معقدة أثرت على استقرارها. ومن بين هذه التحديات الصراعات بين المجموعات العرقية والسياسية، بالإضافة إلى الأزمات الاقتصادية المتكررة. وفي عام 1965، اندلعت حرب أهلية عمقت الأزمات الأمنية والاقتصادية في البلاد.

يمثل إعلان استقلال تشاد في 28 أغسطس 1960 نقطة تحول بارزة في تاريخها، ورمزًا للأمل والطموحات بمستقبل أفضل للشعب التشادي. ورغم الصعوبات التي واجهتها البلاد على مر السنين، تواصل تشاد جهودها لتحقيق التنمية والاستقرار.

بقلم: حمزة باكو علي

Les Aides-Soignants : Héros du Quotidien dans le Système de Santé

Le 27 novembre, la Journée Internationale des Aides-Soignants met en lumière l’importance de ces professionnels de la santé qui jouent un rôle essentiel dans le quotidien des patients, souvent en première ligne dans les soins. Leur travail, bien qu’essentiel, est souvent sous-estimé et peu reconnu à sa juste valeur. Cette journée est l’occasion de les valoriser, de sensibiliser le public à leur contribution et de rappeler leur rôle crucial dans le système de santé.

Le rôle de l’aide-soignant

Les aides-soignants sont des professionnels de santé qui interviennent directement auprès des patients pour les aider dans leurs tâches quotidiennes, qu’il s’agisse de leur hygiène personnelle, de leur alimentation, ou de la gestion de leur confort. Ils travaillent souvent en étroite collaboration avec les infirmiers et médecins, en suivant leurs prescriptions et en rapportant l’évolution de l’état des patients.

Outre ces tâches de soins, les aides-soignants offrent également un soutien psychologique aux patients, en apportant écoute et réconfort. Leur présence rassurante et leur capacité à établir une relation de confiance avec les patients sont primordiales dans le processus de guérison et dans le maintien du bien-être.

Un métier en évolution

Le métier d’aide-soignant a beaucoup évolué au fil des ans. Initialement perçu comme un rôle d’assistance purement technique, il est désormais reconnu pour son impact essentiel sur le soin holistique des patients. Dans de nombreux pays, des formations plus approfondies et une meilleure reconnaissance professionnelle ont permis aux aides-soignants de se voir confier des responsabilités accrues et de jouer un rôle plus actif dans la prise en charge des malades.

La reconnaissance des aides-soignants

Malgré leur importance, les aides-soignants souffrent souvent de la sous-estimation de leur travail. Leur salaire reste, dans de nombreux cas, inférieur à celui d’autres professions médicales, bien qu’ils partagent un engagement similaire envers le bien-être des patients. De plus, les conditions de travail, notamment dans les hôpitaux, peuvent être difficiles, avec des horaires irréguliers et des charges de travail élevées.

La Journée Internationale des Aides-Soignants vise donc à attirer l’attention sur ces défis et à promouvoir des initiatives pour améliorer les conditions de travail et de reconnaissance de ces professionnels.

Conclusion

Les aides-soignants sont des piliers dans le système de santé. Leur travail touche à l’humain à un niveau très intime et personnel, et ils sont souvent les premiers à offrir des soins lorsque les patients en ont le plus besoin. La Journée Internationale des Aides-Soignants est un moment de célébration de leur dévouement, de leur compétence et de leur humanité, et un appel à renforcer la reconnaissance de leur rôle essentiel dans la société.

Mission en France : Le Ministre des Affaires Étrangères renforce la coopération malgré un imprévu

En déplacement en France du 23 au 25 novembre 2024, Son Excellence Abderaman Koulamallah, Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine, des Tchadiens de l’Étranger et de la Coopération Internationale, devait assister à la commémoration du 80ᵉ anniversaire de la libération de Strasbourg.

Cependant, un retard important du vol Air France (AF830) a bouleversé son emploi du temps. L’avion, initialement prévu à Paris à 5h35, a finalement atterri à 9h15, empêchant le Ministre d’État de se rendre à Strasbourg à temps pour la cérémonie.

Loin de se laisser freiner par cet imprévu, le chef de la diplomatie tchadienne a mis à profit son séjour pour mener des échanges constructifs sur des dossiers de coopération bilatérale. Ces discussions, jugées productives, témoignent de sa détermination à renforcer les liens entre le Tchad et la France.

Ce déplacement illustre une fois de plus l’engagement du Ministre des Affaires Étrangères à promouvoir les intérêts du Tchad sur la scène internationale et à œuvrer pour le développement de partenariats stratégiques.

Violences faites aux femmes : une priorité mondiale et locale

Chaque année, le 25 novembre est consacré à la sensibilisation et à la lutte contre les violences faites aux femmes. Instituée par l’ONU en 1999, cette journée rappelle les millions de femmes victimes de violences physiques, psychologiques, économiques ou sexuelles à travers le monde.

Une priorité mondiale

Selon les Nations Unies, une femme sur trois subit des violences au cours de sa vie. Cette réalité, exacerbée par les crises économiques et les conflits, reste une violation flagrante des droits humains. La Convention d’Istanbul, adoptée par plusieurs pays, joue un rôle crucial en fixant des normes internationales pour prévenir ces violences, protéger les victimes et poursuivre les auteurs.

Le contexte tchadien

Au Tchad, les violences faites aux femmes sont une problématique persistante, souvent alimentée par des facteurs socio-économiques et culturels. Selon des organisations locales, de nombreuses femmes sont confrontées à des mariages précoces, à des violences domestiques ou à des mutilations génitales féminines.

Le gouvernement et les ONG multiplient les initiatives pour changer cette réalité. La Maison de la Femme à N’Djaména, par exemple, offre un refuge et un accompagnement juridique et psychologique aux victimes. En outre, des campagnes de sensibilisation visent à éduquer les populations sur les droits des femmes et à encourager la dénonciation des abus.

Des initiatives pour le changement

Cette journée est l’occasion de mobiliser les acteurs publics et privés au Tchad pour renforcer les mécanismes de lutte contre ces violences. En 2024, des ateliers de sensibilisation sont prévus dans plusieurs provinces, et des leaders communautaires sont impliqués pour déconstruire les normes culturelles nocives.

Par ailleurs, le Tchad travaille avec des partenaires internationaux pour améliorer les lois existantes et harmoniser ses politiques avec les standards internationaux comme la Convention d’Istanbul, bien que des efforts supplémentaires soient encore nécessaires.

Un appel à l’action

La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes n’est pas qu’une date symbolique. Elle rappelle à chacun l’urgence d’agir pour mettre fin à ce fléau. Au Tchad et ailleurs, cela passe par un engagement collectif : sensibiliser, protéger, et agir pour une société plus juste et égalitaire.

La Défécation en Plein Air : Un Risque Sanitaire et Environnemental Croissant

La défécation en plein air, une pratique encore courante dans de nombreuses régions du monde, représente un danger considérable pour la santé publique et l’environnement. Ce phénomène, bien que souvent lié à un manque d’infrastructures sanitaires adéquates, entraîne des conséquences dramatiques, à la fois pour les individus et pour les communautés.

Un vecteur de maladies

L’un des dangers les plus graves de la défécation en plein air réside dans la propagation de maladies infectieuses. En l’absence de toilettes et de moyens de gestion des déchets, les excréments humains sont souvent laissés dans la nature, où ils peuvent être facilement contaminés par des insectes, des animaux ou des eaux de surface. Ces conditions créent un terrain propice à la transmission de pathologies telles que le choléra, la dysenterie, la typhoïde et des infections parasitaires. Les bactéries présentes dans les selles, lorsqu’elles entrent en contact avec l’eau ou les aliments, peuvent provoquer des épidémies meurtrières, en particulier dans les zones à faible accès aux soins de santé.

La pollution de l’eau : un danger invisible mais réel

L’un des risques les plus insidieux associés à la défécation en plein air est la contamination des ressources en eau. En l’absence d’un système d’assainissement adéquat, les excréments peuvent se retrouver dans les rivières, lacs et nappes phréatiques, les rendant impropres à la consommation humaine. Ce phénomène affecte directement la qualité de l’eau potable, exposant les populations locales à des maladies d’origine hydrique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 2 milliards de personnes dans le monde consomment de l’eau contaminée par des matières fécales.

Un impact environnemental dévastateur

La pollution fécale ne se limite pas aux risques sanitaires. Elle a également des effets dévastateurs sur l’environnement. Les déchets organiques laissés à l’air libre peuvent perturber les écosystèmes locaux, affectant la faune et la flore. Par ailleurs, l’absence de gestion des excréments contribue à la dégradation des sols et à la perte de biodiversité, notamment dans les zones rurales où les terres sont essentielles pour l’agriculture.

Une solution essentielle : l’accès à des toilettes sanitaires

La solution à ce problème réside dans l’amélioration des infrastructures sanitaires, en particulier dans les zones les plus vulnérables. La construction de toilettes publiques et domestiques, ainsi que la mise en place de systèmes d’assainissement, sont cruciales pour stopper la propagation des maladies et protéger les ressources naturelles. Selon l’OMS, chaque dollar investi dans des infrastructures d’assainissement rapporte un retour de 5 à 10 dollars en termes de gains de santé et de productivité.

L’urgence d’agir

La défécation en plein air est plus qu’une question d’hygiène, c’est une question de sécurité sanitaire et de préservation de l’environnement. Les gouvernements, les organisations internationales et les communautés doivent redoubler d’efforts pour sensibiliser à l’importance de l’assainissement et investir dans des solutions durables. La lutte contre ce phénomène passe par une prise de conscience collective et une action concertée pour offrir à tous un accès à des toilettes dignes et sûres.

Face à ce défi mondial, il est temps d’agir : la défécation en plein air ne doit plus être un choix, mais un problème résolu pour garantir un avenir sain et durable pour tous.

L’ENSTP du Tchad : Une Journée Porte-ouverte qui Cache des Carences Persistantes

Le 23 novembre 2024, l’École Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP) a organisé une journée porte-ouverte sous le thème « Pour une meilleure qualité des routes ». Bien que l’événement ait été marqué par la présence des ministres des Infrastructures et de l’Enseignement Supérieur, il n’a pas réussi à masquer les faiblesses profondes de cette institution, qui peine à répondre aux défis réels du secteur des travaux publics au Tchad.

Derrière les discours optimistes et la visite des installations, l’ENSTP reste une structure à la traîne, manquant d’équipements modernes et d’une approche réellement pratique. Loin de combler les attentes des étudiants et des professionnels du secteur, l’institution demeure déconnectée des besoins urgents du pays en matière d’infrastructures. Les investissements dans la formation de qualité et l’entretien des infrastructures routières continuent de faire défaut, malgré les promesses d’amélioration.

Ainsi, cette journée porte-ouverte, loin de constituer une réelle avancée, a mis en lumière les carences persistantes de l’ENSTP, nécessitant une réforme profonde et un soutien renforcé pour qu’elle puisse véritablement jouer son rôle dans le développement des infrastructures au Tchad.

Arrivée turque à Bamako : La Russie mise à la porte ?

Les réseaux sociaux ont été stupéfaits d’apprendre dans la soirée du 10 Novembre que des instructeurs turcs étaient venus former les troupes d’élite maliennes. Sur son compte X, la société d’armement turque « Canik » a publié une vidéo mettant en avant un nouveau partenariat turco-malien mettant en avant les formations de la « Canik Academy » et du « Sys Group » au profit des FAMAs.

Une vidéo très surprenante puisque le pouvoir en place à Bamako n’a jusqu’alors jamais communiqué à ce sujet. Cette vidéo pose la question d’un départ potentiel du groupe Wagner au Mali, accusé de plusieurs exactions depuis deux ans et notamment par les Nations Unies.

La vidéo a rapidement été supprimée des pages officielles de l’entreprise et selon diverses publications elle aurait entamé des démarches pour essuyer toutes traces de cette publication comme en témoigne cette capture d’écran. Plusieurs comptes sur les réseaux sociaux n’ont pas pris le risque de mesures légales et ont donc supprimé les vidéos postées.

Cette pression exercée par l’entreprise interroge de par sa rareté : s’agit-il d’un échec de communication qui aurait mis les autorités maliennes dans l’embarras ?

Quoi qu’il en soit, les mercenaires du groupe Wagner et les sphères russophones s’intéressant à l’Afrique ont été particulièrement outragés par ces révélations. Sur Telegram les réactions sont très importantes et les mercenaires s’interrogent sur cet accord dont ils ne semblaient pas avoir connaissance.

La question qu’il est légitime de se poser suite à cet épisode est celui de la position de Bamako qui semble aujourd’hui chercher de nouveaux partenaires, peut-être en raison de la cuisante défaite de Tinzaouaten de Juillet 2024. Cette diversification de partenaire semble déjà s’amorcer dans l’AES suite à des informations révélant la présence de la société militaire privée turque SADAT qui serait active depuis l’été dernier au Niger.

Cette société militaire privée a d’ailleurs la particularité d’être constituée essentiellement d’éléments syriens recrutés par la Turquie lors de ses opérations au Moyen-Orient, et s’était faite connaître pour ses déploiements en Libye notamment d’après les révélations de l’AFRICOM qui affirmait que le groupe de mercenaire déployait déjà à l’époque des instructeurs pour former les forces du GNA (Government of National Accord).

La société turque Canik affirme avoir publié une interview de démenti « pour informer le public correctement », une interview qui jusqu’à présent n’est disponible nulle

L’INSEED : Une Institution à la Traîne dans la Production de Données Fiables et l’Éducation Statistique

L’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED) du Tchad, bien qu’ayant un rôle clé dans la collecte et l’analyse des données, reste largement inefficace dans l’accomplissement de ses missions essentielles. Ses statistiques, souvent inexactes et obsolètes, sont loin de répondre aux besoins urgents de développement du pays. Dans un contexte où des données fiables sont cruciales pour l’élaboration des politiques publiques, l’INSEED peine à offrir des informations à jour et pertinentes.

Les récentes initiatives de sensibilisation dans les lycées, bien qu’elles visent à promouvoir l’importance des statistiques, ne parviennent pas à susciter un véritable intérêt ou à enracinier une culture statistique durable parmi les jeunes. Ces démarches, bien qu’utile à première vue, manquent de structure et d’ambition pour avoir un impact réel sur la conscience statistique des générations futures. L’INSEED semble se limiter à des actions ponctuelles au lieu d’engager un dialogue continu et approfondi avec la jeunesse tchadienne.

L’institution, telle qu’elle existe actuellement, ne semble pas être en phase avec les défis contemporains du pays. Pour qu’elle joue véritablement son rôle dans le développement, l’INSEED doit se réinventer en devenant plus réactive, plus rigoureuse dans la collecte de données, et plus proactive dans l’éducation des citoyens sur leur rôle fondamental dans la production de statistiques fiables et utiles.