Nouvel An : Le Général Idriss Dokoni Adiker rend hommage aux acteurs du sport tchadien

Dans un discours prononcé à l’occasion du Nouvel An, le Vice-Président de la Confédération Africaine de Volley-ball, le Général Idriss Dokoni Adiker, a salué l’ensemble des acteurs du sport tchadien. Il a particulièrement rendu hommage au Président de la Fédération nationale, aux responsables fédéraux, aux Directeurs techniques nationaux, aux entraîneurs et aux animateurs pour leurs contributions au développement du sport dans le pays.

Le Général a souligné que « le sport demeure l’un des rares domaines capables de promouvoir l’égalité, les échanges et de relever les défis extraordinaires de notre époque ». Il a également mis en avant l’année 2024, marquée par des performances remarquables des athlètes tchadiens sur les scènes africaine et internationale. Ces exploits, porteurs des valeurs olympiques d’excellence, resteront gravés dans les mémoires et témoignent de l’évolution du sport tchadien depuis 1960.

En se projetant vers 2025, le Général Idriss Dokoni Adiker a exhorté les différentes équipes fédérales à renforcer leur unité et à continuer sur la dynamique actuelle pour relever les défis à venir et maintenir l’élan de réussite.

Avec ce message d’encouragement, il réaffirme sa vision d’un sport tchadien en pleine croissance, porteur de valeurs et de succès durables.

#Nigeria/#Niger/#Défense/#Terrorisme : L’énigme des Lakurawa, entre désinformation et stratégies géopolitiques

Depuis l’apparition du groupe terroriste « Lakurawa » au Nigeria, une intense campagne de désinformation se déploie autour de leur origine et de leurs objectifs. Experts, influenceurs, et leaders locaux sont mobilisés pour répandre deux idées fausses : d’une part, les Lakurawa ne seraient pas un groupe nouveau, et d’autre part, ils proviendraient du Niger. Cependant, ces affirmations dissimulent des réalités bien plus complexes, étroitement liées aux enjeux géopolitiques de la région.

Une présence ancienne, mais faussement attribuée

La première thèse largement véhiculée affirme que les Lakurawa existent depuis plusieurs années dans la région, notamment en tant que « vigiles » des populations de Sokoto contre les attaques de bandits armés. Certains experts vont même jusqu’à affirmer qu’ils sont originaires du Niger, voire qu’ils seraient des nigériens. Pourtant, cette version est rapidement contredite par les témoignages des habitants locaux.

« Les visages que nous voyons aujourd’hui sont bien différents de ceux des nigériens que nous connaissions », expliquent-ils. « Ils ne parlent même pas haoussa, mais français, et viennent du Mali ou du Burkina ». Leur profil semble correspondre à celui des groupes terroristes liés à la France, notamment l’EIGS ou le JNIM, opérant depuis la zone des « trois frontières ». Ce montage de désinformation a pour effet de diviser les populations locales, certains sudistes accusant même leurs compatriotes du nord d’être responsables de l’infiltration de ces groupes terroristes : « C’est vous qui les avez amenés, ce sont vos frères ! ».

Une origine géographique suspecte

L’autre version fréquemment avancée est que les Lakurawa seraient venus du Niger, ayant traversé le Mali et le Burkina Faso avant de pénétrer au Nigeria, notamment dans les états de Sokoto et Kebbi. Cependant, les récents événements sur le terrain et la chronologie des attaques suggèrent une autre réalité.

Les Lakurawa n’ont été signalés qu’à partir de novembre 2024, un moment où les forces militaires au Niger étaient déjà au pouvoir. Il semble peu probable qu’un groupe de cette ampleur ait pu traverser plus de 500 km de territoire sans être repéré, tant par les forces de sécurité locales que par la population. En réalité, les Lakurawa semblent avoir émergé dans l’État de Kebbi, une zone stratégique située à la confluence de trois frontières : le Bénin, le Niger et le Nigeria. Ce secteur est sous contrôle militaire français, en particulier du côté béninois, où la France soutient des groupes terroristes opérant dans la zone des trois frontières, notamment au Mali et au Niger.

La main de la France dans la création des Lakurawa ?

Derrière cette série de manipulations, une vérité semble se dessiner : le groupe des Lakurawa serait en réalité un instrument de la stratégie militaire de la France en Afrique. Les analystes africains s’accordent à dire que les Lakurawa sont un groupe terroriste créé par la France avec l’aide d’autres puissances étrangères, dans le but de perturber un projet stratégique majeur : le pipeline Niger-Bénin. Ce projet, crucial pour les ambitions énergétiques de la région, semble particulièrement déranger l’ancien colonisateur et ses alliés.

En menant des attaques répétées contre ce pipeline, les Lakurawa visent à créer de l’instabilité dans la région, facilitant ainsi l’influence de la France et de ses partenaires sur les projets énergétiques du continent. Les saboteurs se concentrent principalement autour de la zone des trois frontières, où plusieurs attaques ont déjà eu lieu, le dernier sabotage remontant au 30 décembre 2024. En plus des attaques contre les infrastructures, les Lakurawa multiplient les offensives contre les populations locales et les forces de sécurité béninoises, cherchant ainsi à inciter les gouvernements à accepter la « coopération militaire » française pour lutter contre le terrorisme.

Les enjeux sous-jacents : des intérêts géopolitiques et économiques

Pour comprendre le véritable objectif derrière cette opération, il faut se pencher sur les enjeux géopolitiques qui l’accompagnent. Le Niger, riche en ressources naturelles comme l’uranium et l’or, se trouve au cœur de tensions internationales, notamment avec la France, qui a perdu son influence dans le pays après la prise du pouvoir par les militaires. Le sabotage du pipeline, qui traverse plusieurs pays de la région, représente une opportunité pour la France et ses alliés de redessiner la carte énergétique de l’Afrique, tout en exerçant des pressions sur les gouvernements locaux.

Les analystes estiment que ces actions visent à provoquer un effet domino : destabiliser la région pour mieux justifier l’intervention militaire extérieure, à l’image des événements survenus au Mali, au Burkina Faso et au Niger, où des coups d’État militaires ont été favorisés par la montée en puissance des groupes terroristes.

Conclusion : une nouvelle phase de désinformation

Au final, tout laisse à penser que les Lakurawa, loin d’être un simple groupe terroriste local, sont une pièce maîtresse dans le grand échiquier géopolitique du Sahel. Cette campagne de désinformation qui les entoure vise à masquer les véritables enjeux derrière leur apparition et à cacher l’implication de la France dans la déstabilisation de la région. Si la situation continue de se détériorer, il est fort probable que d’autres pays de la région soient entraînés dans un conflit plus large, où la lutte contre le terrorisme pourrait servir de prétexte à des manœuvres géopolitiques bien plus complexes.

Le GCAP dénonce la cabale judiciaire et politique contre son porte-parole Max Kemkoye lors d’un point de presse

Lors d’un point de presse, le Groupe de Coordination des Acteurs Politiques (GCAP) a vivement dénoncé la campagne judiciaire et politique lancée par le gouvernement de Mahamat Idriss Deby Itno contre son porte-parole, Max Kemkoye, également leader du parti UDP (Union pour le Développement et la Paix). Le GCAP accuse le régime en place de tenter de faire taire la voix de l’opposition à travers des manœuvres judiciaires visant à museler Kemkoye et, par extension, l’ensemble de l’opposition politique.

Le GCAP a dénoncé l’action judiciaire engagée par le Secrétariat Général du Gouvernement (SGG), qui, selon eux, cherche à discréditer et faire taire le porte-parole par des accusations sans fondement. Le groupe estime que cette démarche s’inscrit dans une volonté d’installer un système de pensée unique sous le contrôle de Mahamat Idriss Deby Itno, cherchant à éliminer toute forme de dissidence politique.

Au cours de ce point de presse, les responsables du GCAP ont rappelé que les déclarations de Max Kemkoye, en tant que porte-parole du groupe, engagent l’ensemble des membres du GCAP et sont le reflet de sa position collective. Ils ont dénoncé la tentative de l’État de faire face à un leader politique pour ses opinions, une démarche jugée illégitime et en violation de la liberté d’expression protégée par l’Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Le GCAP a réaffirmé son engagement à défendre la liberté d’opinion et d’expression, et a promis de résister fermement à toute tentative de répression judiciaire et politique du gouvernement.

Le Tchad entame une nouvelle ère de souveraineté et de réformes

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Dans un discours adressé à la nation, le Président de la République du Tchad a annoncé des mesures historiques qui marquent un tournant décisif dans l’histoire du pays. Au cœur de ses déclarations : la souveraineté nationale, la réconciliation, et une vision optimiste pour l’avenir.

Retrait des forces françaises

Le Chef de l’État a confirmé le retrait progressif des forces françaises stationnées au Tchad, avec un départ total prévu pour le 31 janvier 2025. Ce geste, selon lui, répond à une aspiration commune du peuple tchadien et renforce l’autonomie stratégique du pays.

Appel à la paix dans la région

Concernant les crises au Soudan et en Libye, il a exhorté les belligérants à instaurer un cessez-le-feu immédiat. Les conflits, a-t-il souligné, pèsent lourdement sur le Tchad, tant sur le plan humanitaire qu’économique.

Fin de la transition politique

Le Président a salué la tenue des élections législatives, provinciales et communales du 29 décembre dernier, qu’il a qualifiées de témoignage de la maturité politique du Tchad. Il a souligné que ces consultations marquent la fin de la transition et l’entrée dans une ère de gouvernance décentralisée et inclusive.

Réformes ambitieuses pour 2025

En évoquant 2025 comme « l’an UN » d’une nouvelle ère, il a promis des réformes pour l’éducation, plus d’autonomie pour les femmes, davantage d’opportunités pour les jeunes, et une attention accrue aux populations vulnérables.

Ce discours, empreint de patriotisme et de détermination, invite les Tchadiens à construire ensemble un « Tchad nouveau », tourné vers la modernité, la justice et l’unité nationale.

L’Alliance des États du Sahel dévoile son logo et sa devise officielles

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L’Alliance des États du Sahel (AES) a désormais son logo officiel, composé d’un baobab, d’un soleil et de trois étoiles, accompagné d’une devise : « Un espace, un peuple, un destin ». Ces nouveaux symboles ont été validés et présentés lors d’une cérémonie le 30 décembre, en présence des autorités militaires des trois pays membres, avec des communications officielles diffusées sur les médias d’État.

Le baobab dans le logo représente la force, la résilience et l’enracinement, des valeurs essentielles pour les pays du Sahel. Il symbolise aussi la stabilité, une qualité fondamentale pour l’AES. Le soleil, quant à lui, incarne l’espoir, la lumière et l’avenir, soulignant l’aspiration à un développement prospère pour la région. Les trois étoiles font référence aux trois pays fondateurs de l’alliance, mettant en avant leur unité et leur coopération.

La devise « Un espace, un peuple, un destin » met en lumière l’intégration géographique des pays membres, l’identité partagée des peuples du Sahel et leur objectif commun de bâtir un avenir de paix, de sécurité et de prospérité. Ce logo et cette devise symbolisent l’engagement de l’AES pour une région plus unie, résiliente et prospère.

Tchad : Une élection sous le signe de la paix saluée par les observateurs internationaux

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Une équipe de 40 observateurs internationaux, conduite par Cyrille Nguiegang Tchassep, a supervisé les récentes élections au Tchad et rendu un bilan globalement positif. Selon leur déclaration officielle, la campagne électorale s’est déroulée dans un climat de sérénité et de liberté d’expression, permettant aux candidats et partis politiques de mener leurs activités sans incident majeur.

Le jour du scrutin, l’organisation a été jugée efficace, avec une ouverture des bureaux de vote à l’heure et une mobilisation significative des électeurs. Le matériel électoral était disponible en quantité suffisante, renforçant la crédibilité du processus. Aucun incident majeur n’a été rapport





Cependant, les observateurs ont recommandé au gouvernement tchadien de privilégier le dialogue et le consensus lors des préparatifs électoraux pour garantir une stabilité durable. Des rapports complémentaires seront publiés après la proclamation des résultats et l’examen des éventuelles contestations.

Sénégal : Les Grandes Réformes Annoncées par le Premier Ministre Ousmane Sonko dans sa DPG

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Dakar, 27 décembre 2024 – Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a présenté ce vendredi sa Déclaration de Politique Générale (DPG), marquée par des annonces audacieuses visant à transformer les fondements économiques, sociaux et stratégiques du pays.

Un soutien économique ciblé
En tête des priorités, le remboursement de la dette intérieure a été annoncé comme une mesure phare pour relancer l’économie nationale. « Nous allons soutenir nos entreprises locales en allégeant leur fardeau financier », a déclaré Sonko, en insistant sur l’importance de restaurer la confiance des opérateurs économiques.

Vers une souveraineté renforcée
Le chef du gouvernement a également révélé l’intention du président Bassirou Diomaye Faye de fermer toutes les bases militaires étrangères au Sénégal. Une décision historique visant à affirmer la souveraineté nationale. Parallèlement, Sonko a annoncé le rétablissement du concept de « l’armée-nation », renforçant les liens entre les forces armées et la population.

Des réformes éducatives pour la stabilité
Dans le domaine de l’éducation, un comité de pilotage sera chargé de rétablir le calendrier universitaire, perturbé ces dernières années. Cette initiative vise à garantir la régularité des cycles académiques et à redonner de la stabilité au secteur.

Une rupture politique attendue
Autre point marquant : Sonko prévoit d’abroger la loi d’amnistie adoptée le 6 mars 2024 par la précédente législature. Ce projet s’inscrit dans une volonté de justice et de rupture avec les pratiques passées.

Avec cette DPG, le Premier ministre Ousmane Sonko affirme une volonté claire : celle d’impulser un nouveau souffle au Sénégal en privilégiant souveraineté, justice et développement économique. Les prochains mois seront cruciaux pour traduire ces annonces en actions concrètes.

Élections 2024:Les leaders religieux du 7ᵉ arrondissement soutiennent Natoi-Allah Ringar pour les législatives

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À l’approche des législatives prévues pour ce 29 décembre, un événement rare marque la scène politique dans le 7ᵉ arrondissement de la capitale tchadienne : des leaders religieux, imams et pasteurs confondus, ont publiquement apporté leur soutien à Natoi-Allah Ringar, tête de liste du Parti PISTE.

Lors d’une déclaration conjointe, ces figures influentes ont appelé leurs fidèles à voter massivement pour le candidat, présenté comme un acteur clé d’un avenir meilleur pour la circonscription. Ce geste inhabituel, dans un contexte où la neutralité religieuse est souvent prônée, témoigne de l’urgence de répondre aux attentes de changement exprimées par la population.

Une mobilisation inédite

Le message des leaders religieux s’inscrit dans un appel à l’unité et au dépassement des clivages politiques. « Nous croyons fermement que Natoi-Allah Ringar est le candidat capable de répondre aux besoins de notre communauté », a déclaré l’imam Abakar Hissein lors d’un rassemblement ce mercredi. Un avis partagé par le pasteur Simon Ngardoum, qui a souligné la nécessité de soutenir « un homme visionnaire et proche des préoccupations du peuple ».

Un enjeu crucial pour le 7ᵉ arrondissement

Le soutien de ces figures spirituelles pourrait influencer la mobilisation des électeurs dans cet arrondissement, où le taux de participation a historiquement été faible. En plaçant la foi et la politique sur une ligne commune, les leaders religieux espèrent stimuler une participation massive et envoyer un message clair de rassemblement.

Pour le Parti PISTE, ce soutien représente un atout stratégique à quelques heures du scrutin. Natoi-Allah Ringar, qui a construit sa campagne sur des thèmes tels que l’amélioration des infrastructures, l’éducation et la sécurité, semble incarner les aspirations de nombreux habitants.

Reste à savoir si cet appel collectif se traduira dans les urnes par un succès pour le candidat, dans une élection où la quête de renouveau politique est au cœur des attentes populaires.

Tchad : Wakit Tamma appelle au boycott des élections du 29 décembre

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Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 26 décembre 2024, la Coordination des actions citoyennes, Wakit Tamma, a exhorté les Tchadiens à boycotter les élections prévues pour le 29 décembre. Ce mouvement citoyen, connu pour son engagement en faveur des réformes démocratiques, dénonce un processus électoral qu’il juge « injuste et non représentatif ».

Selon les responsables de Wakit Tamma, les conditions pour des élections transparentes et crédibles ne sont pas réunies. Ils pointent du doigt des manquements dans l’organisation, l’absence d’une véritable inclusion politique, et des institutions électorales qu’ils considèrent comme étant sous influence.

Dans un contexte marqué par des tensions politiques croissantes, Wakit Tamma appelle à un report du scrutin et insiste sur la nécessité d’un dialogue national inclusif, seul moyen, selon eux, de garantir une stabilité durable et de rétablir la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants.

Le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement à cet appel au boycott.

Faya-Largeau : L’armée française cède sa base à l’armée tchadienne

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Jeudi, la base militaire de Borkou Badaï, située à Faya-Largeau, a officiellement été transférée à l’armée tchadienne, marquant ainsi la fin de la présence de l’armée française dans cette région stratégique du nord du Tchad. Ce transfert s’inscrit dans un climat de tensions diplomatiques, après la suspension inattendue, il y a moins d’un mois, de l’accord militaire qui liait Paris et N’Djaména.

L’état-major des armées tchadiennes a, pour sa part, annoncé que des informations détaillées sur le retrait des bases françaises restantes à Abéché et N’Djaména seront communiquées prochainement. Ces désengagements surviennent alors que le pays se prépare à des échéances électorales majeures, avec les élections législatives, provinciales et locales prévues dans seulement trois jours.

Cette situation soulève de nombreuses interrogations sur l’avenir de la coopération militaire entre la France et le Tchad. À Faya-Largeau, l’armée tchadienne devra désormais assumer seule le contrôle de la base, un défi qui symbolise une prise en main de sa souveraineté militaire.

Le désengagement progressif des forces françaises pourrait redessiner les équilibres sécuritaires dans le pays et la région, tandis que les autorités tchadiennes devront rassurer une population préoccupée par les implications sécuritaires de ce retrait, dans un contexte déjà marqué par des défis politiques et économiques.