Djibrine Hisseine Moursal interpelle le Chef de l’État sur les défis de gouvernance et l’urgence de réformes

N’Djamena, 3 juillet 2025 – Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République, le Président de l’Union des Démocrates et Socialistes (UDS), Djibrine Hisseine Moursal, appelle à une refondation sincère de l’action publique au Tchad. Il exhorte les plus hautes autorités à œuvrer pour une justice équitable, une gouvernance transparente et un climat favorable à l’investissement.

S’exprimant en tant que citoyen « profondément attaché » à son pays et en tant que responsable politique, Djibrine Hisseine Moursal déplore l’absence de volonté politique réelle pour faire du Tchad un pays émergent, malgré ses nombreuses ressources naturelles : pétrole, or, uranium, cheptel et terres agricoles.

« Rien, absolument rien, ne nous empêche d’en faire autant que les autres pays, voire plus », écrit-il, dénonçant la persistance des conflits intercommunautaires, de l’insécurité dans les grandes villes et du manque de justice sociale.

Pour le président de l’UDS, l’instauration d’un véritable État de droit, fondé sur la crainte de Dieu, le respect des lois et l’unité nationale, est indispensable. Il plaide également pour l’équité entre les régions et la parité hommes-femmes, tout en soulignant le besoin d’un leadership proche du peuple et soucieux de son avenir.

Face aux classements internationaux qui placent régulièrement le Tchad parmi les derniers, Moursal estime que ces résultats ne reflètent ni le potentiel humain ni les richesses du pays, mais qu’ils doivent interpeller tous les acteurs de la vie nationale.

« L’heure n’est plus aux discours, mais à l’action », conclut-il, appelant à un sursaut collectif pour bâtir « un Tchad digne de ses enfants ».

𝗧𝗖𝗛𝗔𝗗 : 𝗗𝗔𝗚𝗢 𝗬𝗔𝗖𝗢𝗨𝗕𝗔 , 𝗨𝗡 𝗛𝗢𝗠𝗠𝗘 𝗗’𝗘𝗫𝗣𝗘𝗥𝗜𝗘𝗡𝗖𝗘 𝗔 𝗟𝗔 𝗧𝗘𝗧𝗘 𝗗𝗨 𝗟𝗢𝗚𝗢𝗡𝗘 𝗢𝗖𝗖𝗜𝗗𝗘𝗡𝗧𝗔𝗟

Ce 24 juin 2025, à travers un décret présidentiel N°1262/PR/PM/MATD/2025, signé ce mardi 24 juin, officialise la nomination de Dago Yacouba au poste de délégué général du gouvernement auprès de la province du Logone Occidental. Ce retour sur la scène administrative nationale marque une nouvelle étape dans la carrière d’un homme connu pour son parcours dense et son sens aigu de l’État.

Cette nomination intervient dans le cadre d’un léger remaniement orchestré par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, avec l’aval du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. À 62 ans, Dago Yacouba n’est pas un inconnu de l’appareil administratif tchadien. Il incarne l’une des figures civiles les plus expérimentées de la République, ayant occupé tour à tour des fonctions stratégiques au sein des institutions publiques et territoriales.

L’homme a débuté sa carrière publique dans les années 2000, et s’est imposé comme une personnalité centrale entre 2006 et 2007, période durant laquelle il a dirigé la mairie centrale de N’Djamena. Ce poste a été pour lui un tremplin vers des responsabilités plus larges. Sa gestion de la capitale, à une époque charnière, a marqué les esprits par sa rigueur et son engagement en faveur du développement urbain.Par la suite, il gravit les échelons et devient gouverneur de plusieurs provinces, parmi lesquelles le Logone Occidental, le Hadjer Lamis et le Guéra, où il a su démontrer ses capacités d’écoute, de gestion territoriale et de maintien de l’ordre.

Cette polyvalence a renforcé son image d’administrateur chevronné, attaché à la stabilité locale et au service de l’État.En 2021, Dago Yacouba est propulsé à la tête du Conseil d’administration de la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT), un secteur névralgique de l’économie nationale. Cette nomination, hautement stratégique, atteste de la confiance que lui accorde le pouvoir central dans des domaines sensibles.

Par ailleurs, il est aussi un acteur politique confirmé. Il siège au Bureau politique national du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti au pouvoir, en qualité de secrétaire général 1er adjoint, ce qui renforce sa position au sein des cercles décisionnels.En 2023, Dago Yacouba avait brièvement intégré le gouvernement de transition comme ministre des Armées, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre.

Une parenthèse militaire dans un parcours essentiellement civil, avant de marquer une pause dans les hautes sphères de l’administration publique.Son retour en tant que délégué général du gouvernement auprès du Logone Occidental intervient à un moment critique, où le Tchad cherche à reconstruire une administration stable et compétente, face aux multiples défis liés à la cohésion sociale, au vivre-ensemble et à la gouvernance locale.

Sa nomination est perçue comme un signal fort remettre des profils d’expérience aux commandes des territoires. Pour de nombreux observateurs, c’est aussi un pari sur la stabilité et la compétence. Dago Yacouba un homme de terrain, Dago Yacouba aura désormais la lourde tâche de concilier autorité de l’État, dialogue communautaire et impulsion du développement dans une province stratégique du sud du pays.

Tchad : MASRA Succès met fin à sa grève de la faim après une semaine de protestation silencieuse

Après sept jours de grève de la faim entamée en prison, l’opposant tchadien MASRA Succès a décidé de suspendre son mouvement, suivant les recommandations de son médecin. C’est ce qu’a annoncé son collectif d’avocats à travers un communiqué officiel rendu public ce lundi.

Incarcéré depuis le 16 mai 2025, le président du parti Les Transformateurs proteste contre ce qu’il considère comme une détention arbitraire. Sans explication formelle des charges retenues contre lui, MASRA a choisi d’entrer en grève de la faim pour dénoncer les « injustices imméritées » dont il serait victime, mais aussi pour témoigner, selon ses mots, de sa « solidarité avec le peuple tchadien ».

Durant cette semaine, il s’est abstenu de toute alimentation, y compris d’eau et de médicaments, dans des conditions de détention qualifiées de difficiles. Son état de santé s’est fragilisé, suscitant une forte mobilisation de ses partisans à l’intérieur du pays comme dans la diaspora. Des femmes, notamment, ont manifesté en se mettant à nu, en signe de solidarité, un geste qui a particulièrement ému l’opposant.

Alerté par cette situation, son médecin personnel s’est rendu à son chevet et lui a vivement recommandé d’interrompre sa grève, évoquant des risques majeurs pour sa santé et la nécessité impérieuse de reprendre certains traitements médicaux. MASRA a accepté, tout en réaffirmant son engagement à poursuivre le combat politique par d’autres voies.

Ses avocats dénoncent ce qu’ils qualifient de « procès politique de haute facture » et attendent avec impatience sa comparution devant le juge d’instruction. En conclusion du communiqué, ils appellent les citoyens au calme, à la discipline et à la vigilance dans les jours à venir.

🔴🇳🇪« L’ennemi n’est pas le terrorisme, c’est la France »- déclare le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani.

Dans un contexte de montée de l’antifrancais en Afrique de l’Ouest, Tiani accuse la France d’être la « principale menace » pour le Niger et une grande partie du continent.
Il dénonce des « décennies d’exploitation » via des accords militaires et économiques « signés sous contrainte » , ainsi que le pillage des ressources comme l’uranium nigérien, essentiel pour l’électricité française.
« Nos anciens dirigeants ont été forcés de signer ces accords. La France a établi un guide d’exploitation de nos richesses sous couvert d’ethnologie et de coopération », affirme-t-il.
Cette sortie intervient alors que la France perd son influence au Sahel : Mali et Burkina Faso, aussi dirigés par des militaires, ont déjà expulsé ses troupes.

Niger #France #Afrique #Sahel #Anticolonialisme

🇹🇩 Tchad : le GCAP alerte sur une dérive autoritaire et la répression des organisations citoyennes

Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a dénoncé, lors d’un point de presse le 30 juin 2025, la dissolution et l’interdiction de plusieurs organisations de la société civile par le ministère de l’Administration du Territoire. Il y voit une volonté claire de museler les voix critiques dans un contexte politique jugé de plus en plus répressif.

Le GCAP critique également une manipulation du droit, estimant que le gouvernement confond volontairement le régime juridique des associations et celui des coalitions citoyennes, pour justifier leur interdiction.

Il appelle à la mobilisation et à la vigilance face à ce qu’il qualifie de glissement vers un régime autoritaire.

Sécurité : Un citoyen appelle à l’organisation des États généraux de la sécurité

Face à la recrudescence des conflits intercommunautaires, notamment entre agriculteurs et éleveurs, un citoyen tchadien, Abbé Abel, a adressé une lettre ouverte au Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, appelant à l’organisation urgente des États généraux de la sécurité nationale.

Dans sa correspondance, le signataire félicite le Chef de l’État pour les avancées politiques majeures enregistrées depuis son accession au pouvoir, notamment la tenue du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) et son élection en 2024, marquant la naissance de la 5ᵉ République. Cependant, il attire l’attention sur les tensions persistantes qui menacent la paix sociale et freinent le développement du pays.

Selon lui, les conflits fonciers qui opposent régulièrement éleveurs et agriculteurs dans les provinces sont alimentés par les ingérences de certains représentants de l’État, tels que les gouverneurs, préfets, sous-préfets et forces de sécurité. Il propose de redonner un véritable pouvoir de médiation aux chefs traditionnels, souvent écartés de la gestion des conflits locaux.

« Les Tchadiens sont condamnés à vivre ensemble dans leur diversité, et non à s’entretuer pour des questions de terre », écrit-il. Il appelle également à renforcer la Haute Autorité des Chefferies Traditionnelles afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle dans la prévention et la résolution des différends liés à la terre.

Pour Abbé Abel, la solution à l’insécurité chronique passe par un dialogue national spécifique, réunissant les acteurs locaux autour de la question sécuritaire. Il invite le Président à engager cette réflexion à travers un cadre formel qui permettrait d’entendre les doléances des communautés de base, afin d’identifier des solutions durables et adaptées.

Enfin, il exhorte les autorités à privilégier l’investissement dans le développement plutôt que dans les coûteuses campagnes de sensibilisation à la paix, en misant sur les ressources locales et les mécanismes traditionnels de régulation sociale.

Fait divers : Quartier N’Djari, 8ᵉ arrondissement.

Un couple récemment marié a été secoué par une violente dispute domestique.

Le mari, comme à son habitude, avait laissé de l’argent destiné aux dépenses alimentaires avant de sortir. Or, son épouse, qui réclamait depuis une semaine une somme pour s’acheter des produits de beauté et des vêtements à l’occasion du mariage d’une amie, a décidé d’utiliser cet argent pour ses besoins personnels, le mari ayant jusque-là refusé en prétextant des dettes liées aux frais de leur propre mariage.

À son retour, ne trouvant rien à manger, le mari est entré dans une colère noire et une violente altercation a éclaté. Il aurait failli tuer sa femme sans l’intervention rapide des voisins. Sous le coup de la colère, il a prononcé le mot de divorce (talâq). affaire à suivre.

MAHAMAT HISSENE MBODOU.

Tchad : Le Mouvement Citoyen Le Temps et Wakit Tamma dénoncent une interdiction « arbitraire » de leurs activités politiques

Le Mouvement Citoyen Le Temps (MCT) et la section politique de Wakit Tamma sont montés au créneau ce vendredi pour dénoncer une décision des autorités tchadiennes qu’ils jugent « arbitraire » et « illégale ». Dans un communiqué conjoint, les deux structures affirment avoir appris « avec stupéfaction » une déclaration du ministère de l’Aménagement du territoire, diffusée sur les réseaux sociaux, interdisant leurs activités politiques sur l’ensemble du territoire national.

Les deux mouvements, actifs dans la vie publique et reconnus pour leur engagement citoyen, rejettent catégoriquement cette mesure qu’ils considèrent comme une tentative de museler les voix critiques envers la gouvernance actuelle.

Une atteinte au droit d’association

Dans leur réaction officielle, le MCT et Wakit Tamma section politique rappellent que leurs structures sont dûment constituées et qu’elles œuvrent dans la légalité, notamment dans la défense des droits humains, la promotion de la démocratie, de la justice sociale et de la bonne gouvernance.

« Aucun texte légal en vigueur n’interdit l’existence ou le fonctionnement de nos structures », insistent les signataires. Ils estiment que toute décision limitant les libertés fondamentales doit suivre une procédure judiciaire rigoureuse et non une simple déclaration administrative ou publique.

Un climat de répression dénoncé

Les deux entités dénoncent ce qu’elles qualifient de « tentative d’intimidation », inscrite selon elles dans une dynamique plus large de répression visant les organisations de la société civile, les voix dissidentes et les militants critiques du pouvoir.

« Ces pratiques rappellent les périodes sombres que le peuple tchadien espérait révolues », soulignent-elles dans leur communiqué.

Les mouvements appellent les autorités tchadiennes à respecter les lois de la République, à garantir les droits constitutionnels des citoyens et à cesser les actes d’intimidation. Ils lancent également un appel à la communauté internationale, aux missions diplomatiques et aux organisations de défense des droits humains pour suivre de près la situation au Tchad et soutenir les efforts pacifiques en faveur de la démocratie.

Une décision ciblant uniquement la branche politique

Les deux mouvements s’interrogent sur le fait que cette interdiction vise uniquement la branche politique de Wakit Tamma, alors que d’autres composantes du mouvement continuent de fonctionner sans problème apparent.

« Pourquoi le gouvernement n’avait-il jamais posé le problème auparavant ? Est-ce à dire que les autres ailes de Wakit Tamma ont des autorisations spéciales pour fonctionner ? », questionnent-ils.

Enfin, les auteurs du communiqué réaffirment leur détermination à poursuivre leur engagement citoyen aux côtés du peuple tchadien. Ils dénoncent une décision sans fondement légal et appellent à la mobilisation pour défendre la liberté d’expression et d’organisation.

Le texte est signé par Dingamnayal Judicaël, coordonnateur du Mouvement Citoyen Le Temps, et Zakaria Adoum Zakaria, coordonnateur de Wakit Tamma section politique. Il a été transmis à plusieurs institutions étatiques, dont la Présidence de la République, le Premier ministre, la Cour suprême, ainsi qu’aux services de sécurité.

🇹🇩 Politique : Le collectif des avocats du Dr Assyongar Masra Succès lance un appel à la communauté nationale et internationale

Le collectif des avocats du Dr Assyongar Masra Succès a lancé, ce jeudi 26 juin 2025, un appel pressant à la communauté nationale et internationale, à la suite de la décision de leur client d’entamer une grève de la faim.

Détenu depuis le 16 mai 2025, soit depuis 40 jours, le Dr Masra clame son innocence et dénonce une détention qu’il qualifie « d’aussi injuste qu’illégale ».

Dans un communiqué, ses avocats se disent profondément inquiets pour la santé de leur client, déjà affaiblie par les conditions de détention. Ils dénoncent plusieurs violations graves des droits fondamentaux, notamment :

l’absence de titre d’arrestation,

une perquisition jugée irrégulière,

et un dépassement du délai légal de garde à vue, qui aurait duré 120 heures au lieu des 96 heures autorisées.

Le collectif va plus loin en qualifiant certains documents établis par la police judiciaire de « faux intellectuels », destinés selon eux à masquer ces violations.

Dans ce contexte, les avocats appellent le Secrétaire général des Nations Unies, le Facilitateur de l’Accord de Kinshasa, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme, à se mobiliser pour un dénouement rapide et pacifique de cette affaire.

Enfin, ils tiennent le Gouvernement tchadien pour responsable de toute détérioration de l’état de santé de leur client.

🎓 Baccalauréat 2025 : 22,38 % de réussite à la première série d’épreuves

Les résultats tant attendus de la première série d’épreuves écrites du Baccalauréat de l’Enseignement Secondaire Général et Technique, session de juin 2025, ont été officiellement proclamés ce mercredi à N’Djamena. Selon le communiqué du Président du jury, Dr Guirayo Jeremie, le taux de réussite national s’élève à 22,38 %, tandis que 25,71 % des candidats sont déclarés admissibles pour la seconde série.

Sur 104 440 candidats inscrits, 23 374 ont été admis d’office pour avoir obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10/20, conformément à l’article 3 du décret N°1334/PR/PM/MES du 1er juin 2015. Les candidats ayant obtenu une moyenne comprise entre 8,5/20 et 9,99/20, soit 26 854 élèves, sont appelés à composer la seconde série d’épreuves prévue pour le mardi 1er juillet 2025 sur l’ensemble du territoire national.

📊 Résultats par série : disparités marquées

Le détail par série révèle des écarts significatifs. La série CA affiche le taux de réussite le plus élevé avec 64,10 %, suivie des séries E (52,38 %) et G3 (42,98 %). À l’opposé, la série D, traditionnellement l’une des plus fournies, enregistre un taux de réussite préoccupant de 11,72 %.

Parmi les séries à fort effectif, la A4 compte 60 693 inscrits, mais seuls 15 758 ont été admis, soit 25,96 % de réussite. La série C atteint 40,40 %, tandis que la série G1 affiche un taux de 31,73 %.

🗓 Prochaine étape : la seconde série le 1er juillet

Les candidats admissibles auront une nouvelle chance lors de la seconde série, organisée dès le 1er juillet prochain. Cette phase cruciale permettra de compléter la liste définitive des admis au baccalauréat 2025.

🙏 Un travail collectif salué

Le Président du jury a salué l’engagement des acteurs mobilisés : enseignants, correcteurs, équipes administratives, forces de défense et de sécurité, ainsi que les partenaires techniques. Il a exprimé sa reconnaissance pour le bon déroulement des épreuves dans un climat de sérénité et de rigueur.