Le président du Conseil provincial du Guéra, Ahmat Sorto Ramadan, a reçu ce jour l’équipe nationale de l’association Génération Consciente, conduite par son président, Dami Ahmat Ismaël.
Au cours de l’audience, le secrétaire général de l’association a détaillé les missions et actions de cette jeune organisation citoyenne, notamment son appui aux sinistrés, aux femmes vulnérables et son implication dans les initiatives de décentralisation, à N’Djamena comme à Mongo.
Saluant le dynamisme de l’association, Ahmat Sorto Ramadan a promis son soutien et encouragé ses membres à rester proches des communautés, servant ainsi de modèle d’engagement civique pour la jeunesse du Guéra.
Cette rencontre illustre la volonté des autorités locales de renforcer la coopération avec la société civile, pour stimuler la participation des jeunes au développement de la province.
Depuis 23 ans, nous vendons du pétrole, mais nous vivons comme si le pays n’avait jamais touché un franc. Entre 2003 et aujourd’hui, l’État a encaissé des milliers de milliards de FCFA. Pourtant, où sont les routes, les hôpitaux, les écoles ? Nulle part. Il ne reste que la poussière, la débrouille et le sentiment amer d’avoir été dépouillés en plein jour.
Ce qui fait mal, ce n’est pas seulement l’absence de développement, c’est le mépris. Le litre d’essence à 1 500 francs, les files interminables, les jeunes sans avenir, les malades transportés à bras faute d’ambulance, alors que le pays exporte une richesse que personne ne voit. Ce pétrole ne circule pas dans l’économie. Il circule dans des poches identifiées, bien gardées, intouchables.
Et ce pouvoir qui se transmet de père en fils ne rend de comptes à personne. Les milliards partent, les années passent, les mêmes signatures reviennent, les mêmes réseaux encaissent. Le peuple, lui, doit applaudir ou se taire. Le pétrole n’a jamais été un moteur : il est devenu un cadenas posé sur l’avenir.
Ce n’est pas le sol du Tchad qui est pauvre, c’est la conscience de ceux qui le dirigent. Tant qu’un seul franc du pétrole ne sera pas traçable du puits au développement réel, ce pays restera riche en dessous, mais misérable au-dessus.
Aujourd’hui, le monde entier célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Instituée par l’Organisation des Nations Unies, cette journée vise à sensibiliser l’opinion publique sur l’ampleur de ce fléau et à encourager des actions concrètes pour protéger les femmes et les filles.
Selon l’ONU, près de 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Face à cette réalité alarmante, de nombreuses organisations gouvernementales et non gouvernementales organisent des campagnes de sensibilisation, des conférences, des marches pacifiques et des ateliers éducatifs pour promouvoir l’égalité des sexes et prévenir toutes formes de violences.
Au Tchad, plusieurs initiatives locales se tiennent aujourd’hui pour soutenir les victimes et rappeler l’importance de signaler les abus. Les autorités appellent à la solidarité et à l’engagement de tous pour un environnement sûr et respectueux pour les femmes.
Cette journée est également l’occasion de réfléchir aux politiques publiques, aux normes sociales et aux comportements individuels qui contribuent à la lutte contre la violence basée sur le genre. Chaque action, aussi petite soit-elle, peut participer à construire une société où les femmes vivent libres et en sécurité.
Un grave incident s’est produit à Dourbali, dans la province du Chari-Baguirmi, où l’école privée bilingue « La Fraternité » a été totalement ravagée par un incendie provoqué par l’un de ses élèves. Selon les premières informations, l’auteur de l’acte aurait mis le feu à l’établissement après que le directeur lui a confisqué son téléphone portable en pleine salle de classe.
Le sinistre a réduit en cendres l’ensemble des salles de classe ainsi qu’une grande partie du matériel pédagogique, causant d’importants dégâts matériels et compromettant sérieusement la continuité des cours pour les apprenants.
Cet acte, qualifié d’irresponsable par plusieurs observateurs, plonge élèves, enseignants et parents dans une profonde inquiétude quant à l’avenir scolaire des enfants de cet établissement.
Au moment de la mise sous presse, l’administration de l’école poursuivait des concertations avec les parents de l’élève concerné afin de déterminer les mesures disciplinaires et les suites à donner à cette affaire.
Un corps en état avancé de décomposition a été découvert ce lundi 24 novembre 2025, à environ dix kilomètres de Gagal. Les autorités locales et sécuritaires, alertées par les habitants, se sont rendues sur place pour constater la situation.
L’inhumation a été réalisée en urgence, en présence du chef de terre, du maire et des forces de sécurité. Selon les premières constatations, la victime serait décédée depuis plusieurs jours, et son identité reste inconnue.
Une enquête a été lancée afin de faire la lumière sur les circonstances de ce décès.
نَشرت جماعة أنصار السنة المحمدية بيانًا شديد اللهجة يدين اعتماد مجموعة من القوانين التي وصفها العلماء والشيوخ والأئمة بأنها تتعارض مع مبادئ الإسلام. وأكد البيان أن التشريع حصرًا من صلاحيات الله، داعيًا العلماء إلى تحمل مسؤولياتهم في الدفاع عن الحق ومواجهة الباطل.
وفي خطوة لفتت الأنظار، طالب الموقعون الرئيس محمود إدريس ديبي إتنو بالتدخل العاجل لإيقاف هذه القوانين، معتبرين أنه مسؤول أمام الله والتاريخ عن أي تبعات. واختتم البيان بدعاء لحماية البلاد من الفتن والمحن.
Le Conseil Économique, Social, Culturel et Environnemental (CESCE), en collaboration avec le Centre Culturel de Recherches et d’Études Africaines et Arabes et l’ONG allemande Target, a procédé, ce dimanche 23 novembre 2025, à la clôture de son colloque scientifique de deux jours consacré aux mutilations génitales féminines (MGF) et à la marginalisation des métiers au Tchad.
La cérémonie de clôture s’est tenue sous la présidence du Dr-Ing Ahmat Mbodou Mahamat, Président du CESCE, en présence du Président du Centre, Dr Hagar Mahamat Ahmat, ainsi que de nombreux représentants de la société civile, experts et partenaires techniques.
Cette rencontre a constitué un cadre d’échanges scientifiques et juridiques approfondis sur les MGF, permettant d’analyser leurs impacts sociaux, sanitaires et psychologiques. Les participants ont également examiné les difficultés liées à l’application des textes législatifs et mis en avant le rôle déterminant de la sensibilisation communautaire, notamment à travers l’implication des leaders religieux et traditionnels.
En parallèle, le colloque a mis en exergue la problématique de la marginalisation des artisans, acteurs essentiels du tissu socio-économique national. À ce sujet, le Président du CESCE a dénoncé une « injustice inadmissible » à l’égard de ces professionnels, appelant à la réhabilitation de leur statut, à la reconnaissance de leur contribution et à leur pleine intégration dans les dynamiques de développement de la 5ᵉ République, sous la conduite du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno.
Au terme des travaux, le Dr-Ing Ahmat Mbodou Mahamat a salué la qualité des échanges et la pertinence des contributions, soulignant que ce colloque a permis de documenter avec rigueur scientifique l’ampleur des conséquences des MGF et d’identifier des leviers culturels et éducatifs pour leur abandon définitif.
Le CESCE s’est engagé à transformer les recommandations issues de ces assises en propositions concrètes destinées aux plus hautes autorités du pays, en vue de l’élaboration de politiques publiques adaptées. La cérémonie s’est achevée par un appel solennel à la mobilisation des leaders traditionnels, religieux, des organisations de la société civile et des partenaires autour de la prochaine caravane nationale de sensibilisation que le Conseil entend lancer.
Le gouvernement de la République de Gambie a annoncé l’arrivée sur son territoire de M. Issa Tchiroma Bakary, figure de l’opposition camerounaise, le 7 novembre 2025. Selon un communiqué du ministère de l’Information, des Médias et des Services de Radiodiffusion, cette présence est strictement temporaire et motivée par des considérations humanitaires.
Arrivé dans le contexte des tensions post-électorales au Cameroun, où il avait pris part au scrutin en tant que candidat de l’opposition, M. Tchiroma Bakary bénéficie d’un accueil fondé sur l’esprit de solidarité africaine, dans le but d’assurer sa sécurité pendant que se poursuivent les efforts diplomatiques pour une résolution pacifique de la crise.
Les autorités gambiennes ont tenu à réaffirmer leur attachement au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de tous les États membres de l’Union africaine. Elles précisent que le territoire gambien ne saurait en aucun cas servir de base à des activités subversives dirigées contre un pays tiers.
Par ailleurs, la Gambie indique être en concertation avec plusieurs partenaires régionaux, dont le Nigeria, afin de favoriser une issue négociée et pacifique à la situation politique au Cameroun, tout en assurant qu’elle continuera d’informer l’opinion publique de l’évolution du dossier.
À Doba, dans la province du Logone Oriental, un corps a été retrouvé exhumé ce dimanche 23 novembre 2025 au cimetière musulman de la ville. Les auteurs de cet acte n’ont laissé aucune trace, hormis le linceul resté dans la tombe.
Cette profanation a profondément choqué la communauté musulmane locale, qui cherche à comprendre les motivations derrière un geste aussi incompréhensible. Les autorités de la ville n’ont pas encore annoncé l’ouverture d’une enquête.
Ce dimanche 23 novembre 2025, un homme âgé d’une trentaine d’années a été violemment pris à partie par plusieurs femmes dans le quartier Kabalaye, 3ᵉ arrondissement de N’Djamena, plus précisément dans la zone dite « Watta Wang ».
Selon des témoins, l’incident serait survenu après que l’homme aurait refusé de payer à l’une des femmes après un moment passé en sa compagnie, suscitant la colère du groupe. En tentant de fuir, il aurait sauté par le toit d’une maison, mais a été rattrapé et frappé, notamment aux jambes.
Alertée, la police du commissariat du 3ᵉ arrondissement est rapidement intervenue, évitant un drame plus grave. La victime a été transportée à l’hôpital pour recevoir des soins, tandis qu’une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire.