Sarh : La Caisse de Retraite de la Banque Centrale fête ses 25 ans et se projette vers l’avenir

La Caisse de Retraite de la Banque Centrale (CRBC) a célébré, jeudi 21 août 2025, son 25ᵉ anniversaire lors d’une cérémonie organisée dans les locaux de la BEAC à Sarh. L’événement, placé sous le thème « La Caisse de Retraite de la Banque Centrale, 25 ans de construction d’un héritage commun : réussites, défis et perspectives », a réuni à la fois les agents en activité et les retraités.

Objectif : dresser un bilan du chemin parcouru, mais surtout envisager les mécanismes pour assurer une retraite digne et sécurisée à chaque membre.

Dans son discours d’ouverture, le chef de centre de la BEAC de Sarh, Nodjibougada Donald, a salué le rôle central de la Caisse, qu’il considère comme « un rempart contre l’incertitude de l’après-service ». Pour lui, « la retraite n’est pas une fin, mais la continuité d’une vie professionnelle bien préparée. La CRBC incarne cet accompagnement nécessaire pour franchir cette étape avec sérénité. »

Le représentant de la Caisse, Borgia Claise Gomba Ebikili, a quant à lui insisté sur la responsabilité collective : « C’est dans la fidélité aux contributions que se construit la sécurité commune », a-t-il rappelé, invitant les agents à maintenir un lien constant avec l’institution.

Un documentaire retraçant l’historique et les grandes étapes de la CRBC a ouvert la voie à des échanges interactifs. Les participants ont eu l’occasion de poser leurs préoccupations et d’obtenir des réponses précises sur l’adhésion, les droits acquis et la gestion des pensions.

La célébration se poursuit jusqu’au vendredi 22 août avec des expositions de stands, des témoignages de retraités et des partages d’expériences. Bien plus qu’une commémoration, l’événement se veut une plateforme de dialogue et de projection vers l’avenir, où la retraite doit rimer avec sérénité et dignité.

Tchad : Le CESCE s’engage aux côtés de l’association allemande Target

Le président du Conseil Économique, Social, Culturel et Environnemental (CESCE), Dr Ing. Ahmat Mbodou Mahamat, a reçu en audience, mercredi 20 août 2025, une délégation de l’association allemande Target dirigée par Cheikh Taha Soliman Amer, accompagné de Cheikh Ahmed Farag, président de l’Association des érudits et prédicateurs en Allemagne.

Au centre des discussions, la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF), un combat que mène déjà Target dans plusieurs pays africains et qu’elle souhaite désormais étendre au Tchad.

Le chef de la délégation a proposé la signature d’une convention de partenariat avec le CESCE, afin de lancer des actions conjointes dans les domaines de la santé et du développement social.

Pour rappel, l’association Target œuvre pour la défense des droits humains et concentre ses interventions directement auprès des communautés concernées.

Des éducateurs de sept pays dirigent l’éducation à la paix pour les générations futures

Un programme de formation en ligne pour les éducateurs de la paix s’est tenu du 28 juin au 9 août, chaque samedi pendant six sessions. Le programme a réuni 94 éducateurs et responsables d’organisations de sept pays : le Burundi, le Cameroun, l’Inde, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud et le Timor-Leste. La participation de professionnels de l’éducation de plusieurs régions et continents démontre que l’éducation à la paix devient une tendance mondiale qui transcende les frontières nationales.

Les participants ont reconnu la nécessité d’intégrer l’éducation à la paix dans leurs systèmes éducatifs nationaux et, en collaboration avec HWPL (Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light), ont pris part à des démonstrations des 12 unités du manuel de paix de HWPL. Ils ont également assisté à une conférence spéciale intitulée « Le rôle d’un enseignant de la paix ». À travers des cours, des séances de questions-réponses et des devoirs hebdomadaires, ils ont renforcé leur compréhension, la conférence spéciale offrant une occasion de réaffirmer leurs valeurs et responsabilités en tant qu’éducateurs.

Mapet Machol Majak, coordinateur de Mission Empowering Africa au Soudan du Sud, a déclaré : « C’était une journée significative où j’ai pu apprendre des moyens de promouvoir la paix dans différentes parties du monde. Grâce à cette formation, j’ai compris ce qui est nécessaire pour la paix et je travaillerai à le mettre en pratique au Soudan du Sud. J’ai été rappelé une fois de plus que la paix n’appartient pas à une seule personne, mais à nous tous. »

Au Timor-Leste, le ministère de l’Enseignement supérieur a coordonné la participation de 21 représentants — y compris des présidents, vice-présidents et professeurs — issus de huit établissements d’enseignement supérieur. Le secteur éducatif du pays s’attend à ce que cette formation contribue à jeter les bases de l’intégration institutionnelle de l’éducation à la paix dans les programmes universitaires.

Marcolino Gomes, professeur et maître de conférences en théologie pastorale à l’Université catholique timoraise (UCT), a déclaré : « C’était un programme systématique et complet avec une reconnaissance mondiale. J’ai acquis des valeurs et des méthodes pratiques pour atteindre la paix et j’ai développé la capacité d’enseigner la paix aux étudiants. »

Fredricka Yula, enseignante au National Bilingual College Souza au Cameroun, a déclaré : « Grâce à cette formation, j’ai compris que la paix n’est pas seulement un objectif mondial, mais commence aussi par des actions personnelles telles que le respect, le sacrifice, l’amour, le pardon, la compréhension et les bonnes manières. Je suis reconnaissante d’avoir participé à ce programme avec HWPL. »

Les diplômés du programme prévoient d’appliquer l’éducation à la paix dans leurs écoles et communautés et de la promouvoir par la coopération internationale. HWPL a déclaré qu’il continuerait à soutenir ces efforts en fournissant des ressources et des réseaux adaptés au contexte éducatif de chaque pays.

Assainissement : un premier forum national annoncé à N’Djamena

Le Tchad s’apprête à accueillir son premier Forum National sur l’Assainissement (FNAT) du 2 au 4 septembre 2025 à l’hôtel Radisson Blu. L’annonce a été faite ce jeudi par le Comité technique d’organisation au cours d’un point de presse.

Placée sous le haut patronage du Premier ministre, Chef du Gouvernement, cette rencontre réunira des décideurs, des experts, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile autour du thème : « Enjeux, défis et perspectives de l’assainissement au Tchad ».

Les organisateurs précisent que l’objectif du forum est de favoriser un cadre de concertation nationale, d’analyser les difficultés rencontrées par les populations et les collectivités, de valoriser les bonnes pratiques locales et de proposer une feuille de route pour une gouvernance efficace du secteur.

« La logistique, les participants et les panels sont déjà prêts. Nous attendons avec impatience le jour J », a déclaré le président du comité d’organisation, qui a invité les médias, les chercheurs et les partenaires à se mobiliser massivement.

Le FNAT se veut une étape décisive pour impulser une dynamique collective en faveur de l’assainissement au Tchad.

Gaza : le Roi Mohammed VI ordonne un nouvel envoi d’aide humanitaire

Face à la détresse humanitaire persistante à Gaza, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, a donné Ses instructions pour l’envoi d’une aide supplémentaire au profit des habitants de l’enclave palestinienne.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, cette assistance comprend environ 100 tonnes de denrées alimentaires et de médicaments, spécialement destinées aux enfants et aux nourrissons les plus vulnérables.

Le Souverain a demandé que cette aide soit acheminée par voie aérienne et livrée directement aux bénéficiaires, dans les plus brefs délais. Cette initiative témoigne de l’engagement constant du Roi Mohammed VI à soutenir le peuple palestinien et à répondre aux besoins humanitaires urgents de Gaza.

Analyse :Entre émotion et attentes d’éclaircissement, un meurtre qui interroge

La découverte du corps brûlé de Fulbert Mouanodji dans les rues d’Abéché continue de susciter une vive émotion au sein de l’opinion tchadienne. Ancien directeur de cabinet récemment nommé à Goz Beïda, le haut fonctionnaire laisse derrière lui non seulement une famille endeuillée, mais aussi un grand nombre de questions qui demeurent sans réponse.

Dans un premier temps, il convient de souligner l’impact psychologique de cette affaire. Les images circulant sur les réseaux sociaux, montrant le corps calciné de la victime, ont profondément choqué une population déjà confrontée à un contexte sécuritaire fragile. Le sentiment de vulnérabilité est d’autant plus prononcé que la victime avait, quelques jours avant sa mort, publié un message attestant d’un danger imminent.

Par ailleurs, certains observateurs relèvent les circonstances particulières de son affectation à Goz Beïda, une zone sensible où les tensions administratives et communautaires ne sont pas rares. Son transfert aurait-il pu provoquer des mécontentements, voire des menaces ? À ce stade, aucune piste n’est écartée.

Les autorités locales ont réagi rapidement, en annonçant l’ouverture d’une enquête et l’implication de plusieurs instances, dont le procureur général et le délégué des droits de l’homme. Cette mobilisation institutionnelle était attendue et constitue un signal important. Toutefois, de nombreux citoyens appellent à aller plus loin et à garantir une enquête indépendante et transparente.

Les réactions sur les réseaux sociaux traduisent un mélange de tristesse, de colère et de méfiance. Certains dénoncent déjà une possible instrumentalisation politique, tandis que d’autres appellent au calme en attendant les conclusions officielles.

En résumé, cette affaire soulève trois enjeux essentiels :

✔️ La nécessité de faire toute la lumière sur les faits, afin de dissiper les rumeurs et éviter toute récupération ;

✔️ L’importance de renforcer la protection des cadres de l’administration, surtout lorsqu’ils signalent des menaces ;

✔️ La préservation de la confiance entre les citoyens et les institutions, indispensable dans un contexte sécuritaire tendu.

L’enquête en cours devra permettre d’identifier les responsables et de déterminer si l’assassinat est lié à des motivations personnelles, politiques ou criminelles. Faute de quoi, ce drame pourrait durablement alimenter le sentiment d’impunité.

Mongo : Hamza Abba Djaourou, un maire engagé qui transforme sa ville

Depuis son installation officielle à la tête de la commune de Mongo en mars 2025, Hamza Abba Djaourou ne cesse d’imprimer son empreinte sur la scène locale. À peine quelques mois après sa prise de fonction, l’on constate déjà des résultats concrets et visibles qui témoignent de son engagement sans relâche pour le développement de la ville.

Dès les premières semaines, l’exécutif communal a donné la priorité à la modernisation des infrastructures routières. Plusieurs axes stratégiques, autrefois dégradés, ont été réhabilités. Les routes principales sont aujourd’hui praticables et bien entretenues, facilitant ainsi la circulation des biens et des personnes. En cette saison pluvieuse, les habitants de Mongo saluent unanimement la clairvoyance de leur maire, grâce à qui les quartiers demeurent accessibles.

Au-delà des infrastructures, Hamza Abba Djaourou s’illustre également par une gestion exemplaire des affaires communales. Les recettes locales sont désormais mieux mobilisées et affectées de manière rigoureuse à des projets prioritaires. La mairie fonctionne dans la transparence, ce qui renforce la confiance entre les citoyens et leurs élus.

Ce qui force encore davantage l’admiration, c’est l’engagement personnel du maire. Selon plusieurs sources, il n’a pas hésité à investir ses propres moyens pour accélérer certains travaux lorsque les ressources communales tardaient à être mobilisées. Une attitude saluée par de nombreux habitants, qui voient en lui un dirigeant proche du peuple et soucieux de l’intérêt général.

Grâce à ses efforts constants, Mongo connaît aujourd’hui une véritable transformation. La ville apparaît plus propre, mieux organisée et tournée vers l’avenir. Les observateurs locaux reconnaissent que l’élan actuel n’aurait pas été possible sans la détermination et la vision claire de son maire.

Hamza Abba Djaourou démontre chaque jour que le développement passe par des actions concrètes et une gestion responsable. Les habitants, reconnaissants, n’hésitent plus à exprimer leur fierté de voir leur commune devenir un exemple pour les autres villes du Guéra.

Le Président Mahamat Idriss Deby Itno réagit à la fuite audio du ministre Lony

Ayant attentivement écouté l’enregistrement fuité du Ministre Ismail Souleyman Lony, sur des propos tenus lors d’une conversation privée dans un cadre familial, aux premières heures de la transition, alors qu’il n’occupait aucun poste, je voudrais relever ce qui suit :

Cette fuite ne vise pas le concerné en tant que personne mais elle vise les fonctions actuellement occupées par le concerné, l’institution qu’il dirige et son rôle dans le dispositif sécuritaire dans notre pays.

Elle dénote est un règlement des comptes familial, une calomnie éhontée visant à nuire la réputation d’un haut cadre de la République, similaire aux nombreuses calomnies ayant ruiné la carrière de plusieurs grands cadres tchadiens.

Le ministre Ismail est un homme loyal et engagé même s’il a agi avec une grande légèreté lors de cette conversation privée ayant abordé des sujets inappropriés.

Convaincu de sa loyauté et de son engagement, je lui renouvelle toute ma confiance et je l’invite ainsi que tous les autres cadres de la République à tirer les enseignements.

N’Djaména : Une association escroque tente de légitimer un maire inactif

L’Association Tchadienne de Lutte contre la Corruption et les Crimes Financiers (ATLCDF) a récemment remis un certificat de reconnaissance au maire de N’Djaména, Senoussi Hassane Abdallah, malgré l’absence de réalisations concrètes de sa part.

Cette initiative est perçue par de nombreux observateurs comme une manœuvre opportuniste et superficielle, frôlant l’escroquerie symbolique. L’association semble utiliser la lutte contre la corruption comme un prétexte pour se donner de la visibilité, sans transparence ni critères clairs pour ses distinctions.

Ainsi, ce geste, présenté comme un soutien aux efforts municipaux, laisse planer le doute sur la sincérité et l’intégrité de l’ATLCDF, qui risque de perdre toute crédibilité aux yeux du public.

Vers Abu Dhabi : le Tchad consolide ses partenariats avant la Table ronde du PND

À moins de trois mois de la Table ronde du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », prévue du 7 au 8 novembre à Abu Dhabi, une mission émiratie de haut niveau séjourne à N’Djaména pour renforcer la coopération bilatérale.

Conduite par S.E. Dr. Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, ministre d’État au Commerce extérieur, cette délégation a eu des entretiens avec plusieurs membres du gouvernement tchadien autour des grandes priorités de développement. Les rencontres ont concerné les ministères des Finances, des Affaires étrangères, du Commerce, de l’Agriculture, de l’Élevage, de l’Énergie, des Mines, des Infrastructures, de l’Urbanisme, du Tourisme, des Transports, de l’Économie numérique et de la Santé.

Selon M. Tahir Hamid Nguilin, ministre d’État en charge des Finances et président du Comité d’organisation de la Table ronde, cette visite traduit l’intérêt manifesté par les Émirats arabes unis à accompagner le Tchad dans la concrétisation des projets définis dans le PND.

Les autorités émiraties ont, à leur tour, exprimé leur volonté de soutenir les initiatives menées sous l’impulsion du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, et de renforcer davantage la coopération stratégique entre les deux pays.