Dans une affaire foncière opposant la communauté Mangsé Mballa dans le canton Mangse sous-préfecture de Bologo à la communauté Oubou placée sous compétence territoriale de canton Bayaka sous-préfecture de Kelo rural séparée naturellement par un cour d’eau la Tchiré, le chef de canton Bayaka, sa Majesté Weibigué Pirkolossou Nathanaël en fait une affaire personnelle.

De la genèse des faits, tout est parti d’une requête formulée par BEY DIMGUIL de la communauté OUBOU.
Ce feuilleton est passé par la justice de paix de Kélo, la cour d’appel de Moundou et la cour suprême de N’Djamena avec des différents arrêts. Les termes de toutes ces décisions sont très claires mais Sa Majesté Weibigué Pirkolossou Nathanaël crée la diversion en parlant de serment alors que entre les Oubou et les Mangsé Mbala il n’y a jamais eu de serment entre ces deux communautés.

Après tant de procédures judiciaires, l’Inspection Générale du ministère de la Justice et Garde de sceaux ait intervenu pour mettre terme à ce feuilleton en faisant une descente au terrain.
C’est ainsi que les dimensions de 2 Km sur 1,5 Km ayant fait l’objet de serment entre les Oubou et une autre communauté ont été remis intégralement aux Oubou le 01/02/2023 suite au PV de l’Inspection Générale.

Sa Majesté le chef de canton Bayaka, Weibigué Pirkolossou Nathanaël s’en prend à la communauté Mangsé Mballa en voulant à tout prix prendre leur champ de 1Km sur 1,5 Km en défiant toutes les décisions judicaires et les notes administratives. Ce juriste devenu chef de canton par effet de succession prétend créer son droit en mettant en conflit ces deux communautés soeurs liées par l’histoire et qui vivent en harmonie.
Sa Majesté Weibigué Pirkolossou Nathanaël dans sa logique dont lui seul connait l’objectif, appauvrit sa communauté et tente d’impliquer tous les cadres de la région telles sont des tentatives chez les Députés, les Sénateurs, les Ministres, les Directeurs Généraux, les Présidents de parti politique … Heureusement que ces cadres, après analyses des propos peu logiques se sont abstenus de toute démarche. Ce dernier a peur de représailles de sa communauté car, il a vendu beaucoup de champ appartenant à sa communauté que la communauté Mangsé Mballa détient les preuves.

Au-delà des champs vendus, il ressort des discrétions de ses administrés qu’il en fait de ce litige, un problème personnel pour prouver à sa belle-famille (la communauté Oubou) combien il est influent alors qu’il en est bien conscience que toutes les procédures sont épuisées.

Récemment, sa Majesté Weibigué Pirkolossou Nathanaël sous la conduite de son conseil a tenté d’induire le Directeur de cabinet du ministre de la Justice garde des sceaux en erreur pour réaliser son forfait (n°65/RT/PR/MJDH/SE/DC/2026 du 26 Jan-26), malheureusement, la vérité a fini par triompher (n°115/RT/PR/MJDH/SE/DC/2026 du 18 Fev-26).

Et ce comportement refait surface à chaque fois que de nouvelles personnalités sont nommées à des postes de responsabilité. Il y a de cela quelques jours, Sa Majesté le chef de canton Bayaka a astreint ses administrés à cotiser pour lui pour se rendre à N’Djamena pour tenter encore une fois de corrompre l’administration de torpiller le droit en sa faveur.

Il ne cesse de faire de navettes ce dernier temps entre Kelo-NDjamena-Kelo. Ce juriste zélé, défie les autorités locales, administratives et judicaires telle son attitude caractérisé par le refus de signer la note du 18 juin 2025 mettant définitivement fin à ce litige et refusant de reconnaître cette note n°119/PR/MJCDH/IG/21 du 07 Mai 2021 adressée à son conseil.
Affaire à suivre !

Politique : le GCAP annonce une marche pacifique prévue le 02 mai

Le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), par la voix de l’un de ses responsables, le professeur Avoksouma Djona, a rendu publics deux documents structurants portant sur ses activités à venir. Il s’agit notamment d’un agenda programmatique des actions de sensibilisation et de mobilisation, ainsi que d’une fiche explicative relative à un appel à une marche pacifique prévue pour le 02 mai prochain.

L’annonce a été faite ce jeudi 16 avril 2026 dans la salle du 27 novembre de la radio FM Liberté. Selon les documents présentés, l’initiative s’inscrit dans une dynamique de mobilisation nationale visant, selon ses initiateurs, à attirer l’attention sur plusieurs préoccupations sociopolitiques.

Le texte évoque notamment des griefs liés à la gouvernance, à la justice, à la sécurité et aux libertés publiques. Il cite également certains événements et situations politiques récents ou passés, parmi lesquels l’arrestation de Succès Masra, la mort de Yaya Dillo Djerou Betchi, ainsi que les manifestations du 20 octobre 2022.

Les initiateurs de l’appel invitent la population à une forte mobilisation le 02 mai afin d’exprimer, selon leurs termes, leurs préoccupations face à la situation nationale et de réclamer davantage de justice et de respect des droits et libertés.

Par Djonyabo Yefta

Coopération : Le Tchad et l’ONU préparent leur cadre de développement 2027-2030

Le Gouvernement tchadien et l’équipe pays des Nations Unies ont ouvert, ce mercredi 15 avril 2026, dans un hôtel de la place, un atelier stratégique consacré à la planification du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2027-2030.
Cette rencontre réunit des représentants du Gouvernement, des agences du système des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs du développement.
L’objectif de cet atelier est de définir les grandes orientations de la coopération pour les quatre prochaines années, en cohérence avec les priorités nationales du Tchad.
Cet exercice permettra également d’identifier les axes prioritaires d’intervention et de renforcer la coordination entre les différents partenaires engagés dans le processus de développement durable.
Par Djonyabo Yefta

Santé : lancement du projet PRESYS pour renforcer la résilience sanitaire dans le Lac et le Barh El Gazel

La secrétaire d’État à la Santé publique et à la Prévention, Mbaïdedji Dekandji Francine, a procédé ce mercredi 15 avril 2026 au lancement officiel du projet « Renforcement de la résilience du système de santé dans les zones fragiles du Tchad » (PRESYS), ciblant les provinces du Lac et du Barh El Gazel.

Conçu pour répondre aux vulnérabilités structurelles de ces zones, ce programme de sept ans est financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par un consortium composé de Oxfam-Québec, Santé Monde et Alerte Santé. Il vise à renforcer la capacité du système de santé à faire face aux chocs liés aux conflits, aux épidémies et aux catastrophes climatiques.
Le projet cible particulièrement les districts de Moussoro, Michémiré, Liwa et Bagasola, avec pour ambition de garantir un accès plus équitable aux soins de santé, notamment pour les femmes et les adolescentes les plus vulnérables.

Dans son allocution, la secrétaire d’État a souligné que la santé demeure une priorité du Gouvernement, qui mobilise d’importantes ressources avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers. Elle a reconnu que, malgré les progrès réalisés, certains indicateurs sanitaires restent préoccupants, réaffirmant ainsi la détermination des autorités à relever ces défis.

Mme Mbaïdedji Dekandji Francine a salué la pertinence du projet PRESYS, qu’elle considère en parfaite adéquation avec les priorités sanitaires nationales. Selon elle, cette initiative arrive à point nommé et contribuera à bâtir un système de santé plus robuste et flexible, capable d’assurer la continuité des services, même en période de crise.
Le projet s’inscrit également dans la vision du Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, notamment à travers les actions du chantier 10 de son programme politique, axé sur la modernisation et la résilience du système de santé.

En conclusion, la secrétaire d’État a réaffirmé l’engagement du ministère de la Santé publique et de la Prévention à accompagner toutes les parties prenantes afin d’assurer une mise en œuvre efficace du projet et l’atteinte des résultats attendus au bénéfice des populations des zones ciblées.

Forum des jeunes de l’ECOSOC 2026 : le Tchad plaide pour une jeunesse au cœur du développement durable

Le Tchad participe activement au Forum des jeunes de l’ECOSOC 2026, qui se déroule du 13 au 17 avril au siège des Nations Unies à New York.
Conduite par le Directeur général de la Jeunesse et des Loisirs, Hassan Mihedi Ahmat, la délégation tchadienne, représentant le ministre de la Jeunesse et des Sports Nair Abakar, prend part aux travaux aux côtés de plusieurs pays.

S’exprimant à la tribune de l’Assemblée générale, le responsable tchadien a mis en avant l’importance de l’Objectif de développement durable 9 (ODD 9), consacré à l’industrialisation, à l’innovation et aux infrastructures. Il a également évoqué les défis auxquels fait face la jeunesse tchadienne, appelant à des actions renforcées pour améliorer ses conditions et perspectives.

Le Directeur général a par ailleurs rappelé l’engagement du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, en faveur de la jeunesse, ainsi que les efforts du ministre Nair Abakar pour impulser des politiques publiques adaptées aux besoins des jeunes.

À travers cette participation, le Tchad réaffirme son ambition de faire de sa jeunesse un moteur du développement durable, de la paix et de la prospérité.

DPCW : dix ans après, la paix se concrétise sur le terrain

À l’occasion du 10e anniversaire de la Déclaration de paix et de cessation de la guerre (DPCW), l’organisation Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light a tenu, le 4 avril, une cérémonie en ligne réunissant 140 participants issus de 11 pays d’Afrique et d’Asie.

Cette rencontre a permis de dresser le bilan d’une décennie d’actions en faveur de l’institutionnalisation de la paix. Adopté en 2016, le DPCW, composé de 10 articles et 38 clauses, s’impose progressivement comme un cadre de référence pour la promotion de la paix à travers l’éducation, les institutions et la participation citoyenne.

Les échanges ont mis en avant des initiatives concrètes, illustrant le passage des engagements théoriques à leur mise en œuvre sur le terrain. Un exemple cité est celui de l’État de Géorgie aux États-Unis, où des collectivités locales ont adopté des résolutions inspirées du DPCW dans le cadre du programme PLAY.

Plusieurs intervenants ont également partagé leurs expériences nationales. Au Timor-Leste, les campagnes de sensibilisation et les marches pour la paix ont été saluées, tandis qu’au Tchad, l’accent est mis sur l’éducation et le renforcement de la cohésion sociale.

À travers cette commémoration, HWPL entend renforcer la dynamique internationale en faveur d’une paix durable, en misant sur des actions concrètes et une mobilisation accrue des acteurs à tous les niveaux.

#Kanem : une tentative d’attaque contre un véhicule officiel déjouée sur l’axe Toumsari–Ngouri

Un véhicule de la mairie de Mao a échappé de justesse à une attaque armée ce mardi, aux environs de 15 heures, sur le tronçon reliant Toumsari à Ngouri.

À bord se trouvait la maire adjointe, Zara Bintou Mouta, en provenance de N’Djamena. Selon les informations recueillies, des individus armés, circulant dans un véhicule de type Hardtop blanc marqué d’une bande rouge, ont tenté d’intercepter le convoi.

Face à la menace, le conducteur a réussi à déjouer l’embuscade en quittant rapidement la zone, évitant ainsi une issue dramatique.

Informées, les autorités administratives et sécuritaires ont aussitôt réagi. Le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Lac, le général Issaka Koty Yakoub, en coordination avec le préfet de Wayi, Danaye Yacoub, a ordonné l’intervention des forces de défense et de sécurité.

La responsable communale a été sécurisée et escortée jusqu’à Mao. Une vaste opération de ratissage a été engagée par les forces déployées dans les provinces du Kanem, du Hadjer-Lamis et du Lac afin de retrouver les assaillants.
L’incident relance la question de la sécurité sur certains axes routiers du pays, régulièrement ciblés par des groupes de coupeurs de route.

Accès à l’eau : Fizigui retrouve son château d’eau fonctionnel

Après plusieurs années d’arrêt, le château d’eau de Fizigui, dans la province du Barh-El-Gazel, est de nouveau opérationnel. Sa réhabilitation a été réalisée par le Conseil provincial, dans le cadre des efforts visant à améliorer l’accès à l’eau potable pour les populations locales.

L’infrastructure a bénéficié d’une remise à niveau complète, incluant sa sécurisation par une clôture grillagée. Elle est désormais alimentée par un dispositif énergétique mixte composé de 60 panneaux solaires de 600 watts et de deux groupes électrogènes de 16 KVA.

Le projet a également permis l’installation de plusieurs fontaines publiques et la réalisation de plus de 150 branchements au profit des ménages. Pour assurer une gestion efficace, un agent formé au traitement de l’eau et à l’exploitation du réseau a été recruté.

À travers cette initiative, les autorités entendent non seulement faciliter l’accès à l’eau potable pour les habitants et le bétail, mais aussi soutenir les activités agricoles, notamment le maraîchage.
Lors de la réception des travaux, le Délégué général du Gouvernement auprès de la province, Adoum Moustapha Brahimi, a salué une réalisation en cohérence avec la politique de décentralisation impulsée par le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. Il a invité les bénéficiaires à en assurer une gestion rigoureuse pour garantir sa durabilité.

Le Président du Conseil provincial, Senoussi Moussa Mahamat, a pour sa part rappelé que cette action vient répondre aux difficultés persistantes d’accès à l’eau dans la localité.
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Culture : N’Djamena abrite la première édition du Festival Azumeina-Marba

La ville de N’Djamena s’apprête à accueillir la première édition du Festival des Arts et de la Culture « Azumeina-Marba », prévue du 26 au 30 mai 2026 dans le quartier Walia Ngoumna. L’annonce a été faite le 11 avril 2026 par le coordinateur général, Dobsoumouna Doumngoul Armand.

Placée sous le thème « Identité culturelle au service de la paix et du développement », cette initiative vise à promouvoir les valeurs culturelles des communautés Azumeina-Marba et à renforcer la cohésion sociale. Elle s’inscrit dans la dynamique de la politique culturelle nationale et fait suite à une décision conjointe prise en janvier 2026 par plusieurs autorités traditionnelles, notamment des communautés Kolon, Gogo et Marba.

Selon les organisateurs, le festival se veut un cadre d’échanges et de transmission des savoirs traditionnels, dans un contexte marqué par la perte progressive de certaines valeurs culturelles. Il ambitionne ainsi de valoriser le patrimoine immatériel à travers diverses activités.

Le programme prévoit notamment des spectacles artistiques, des danses traditionnelles, des concerts, des expositions, des concours de contes, ainsi que des conférences. La gastronomie locale et les sports traditionnels, dont la lutte, seront également à l’honneur.
En prélude à l’événement, un concert de levée de fonds est prévu le 25 avril 2026 au complexe Restaurant Bar Pili Pili, afin de mobiliser partenaires et soutiens autour de cette initiative culturelle.

Pour le coordinateur général, « la culture constitue un levier essentiel pour la paix et le développement », appelant à une mobilisation collective pour la réussite de cette première édition.

Tchad : l’ADC renforce la riposte contre l’ingérence de l’industrie du tabac

L’Association pour la Défense des Droits des Consommateurs (ADC) a organisé, jeudi 10 avril 2026 au CEFOD, un atelier consacré à la présentation de l’indice d’ingérence de l’industrie du tabac au Tchad.

À l’ouverture des travaux, la présidente du Conseil d’administration de l’ADC, Mme Gouataine Luce, a indiqué que cette rencontre vise à mieux faire comprendre les stratégies d’influence de l’industrie du tabac. Elle a précisé que l’initiative entend également informer les acteurs engagés dans la lutte antitabac, les responsables des ministères sectoriels, les professionnels des médias ainsi que les organisations de la société civile sur l’état des lieux au Tchad.

Elle a invité les participants à accorder une attention soutenue aux différentes communications afin d’en tirer le meilleur profit. La responsable s’est par ailleurs félicitée de la collaboration jugée fructueuse entre l’ADC et le gouvernement tchadien, notamment dans le domaine de la santé publique et de la lutte contre le tabagisme.

Dans cette dynamique, Mme Gouataine Luce a annoncé le lancement prochain d’une série de campagnes de sensibilisation sur l’ingérence de l’industrie du tabac. Elle a également souligné la volonté de l’association de renforcer les actions en vue d’assurer l’application effective de l’article 5.3 de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), à travers notamment le décret n°1523 relatif à la prévention de l’ingérence de l’industrie du tabac au Tchad.

Par Djonyabo Yefta