Tchad : La plateforme « Le Tchad d’Abord » appelle à un accueil populaire du Président

La plateforme citoyenne « Le Tchad d’Abord » a tenu ce samedi un point de presse à N’Djamena pour saluer les résultats de la table ronde sur le Plan National de Développement (PND) « Tchad Connexion 2030 », récemment achevée à Abou Dhabi.

Au cours de cette rencontre avec la presse, Arif Abdoulaye Moustapha, Coordinateur National Adjoint de la plateforme, a indiqué que la table ronde a permis de mobiliser 20,5 milliards de dollars auprès des partenaires techniques et financiers, un succès qu’il attribue au « leadership et à l’engagement personnel » du Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno.

Selon Arif Abdoulaye Moustapha, cette avancée constitue « une étape importante pour le développement du Tchad » et répond aux aspirations profondes des citoyens.

Dans ce cadre, il a lancé un appel à la population de N’Djamena pour se mobiliser massivement le dimanche 16 novembre 2025 afin d’accueillir le Chef de l’État à son retour d’Abou Dhabi. Il a qualifié cet accueil de « moment historique » et de geste patriotique destiné à soutenir la vision du Président pour un Tchad moderne et prospère.

Le Coordinateur National Adjoint a enfin invité les médias à relayer largement cet appel afin de permettre à tous les Tchadiennes et Tchadiens de participer à cette mobilisation citoyenne.

ASEAT : Les écrivains tirent la sonnette d’alarme et dénoncent une “asphyxie organisée” du secteur du livre

L’Association des Écrivains et Auteurs du Tchad (ASEAT) a lancé, ce 14 novembre 2025, un cri d’alarme sur la dégradation avancée du secteur littéraire au Tchad. Face aux journalistes, son président, Sosthène Mbernodji, a dressé un tableau sombre d’une culture « abandonnée », « marginalisée » et soumise à une gestion controversée.

Le responsable a pointé du doigt le ministre du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Téguil, accusé d’imposer au milieu culturel un climat de « sectarisme » et d’« exclusion ». Selon l’ASEAT, les institutions dédiées au livre — parmi lesquelles la Bibliothèque nationale ou la Maison des Patrimoines culturels — sont confiées à des responsables « sans aucun lien avec les métiers du livre », laissant de côté les cadres formés pour ces fonctions.

Le Mois du Livre et de la Lecture, autrefois considéré comme une grande célébration littéraire, est aujourd’hui, selon Mbernodji, « vidé de sa substance », réduit à des activités sans contenu réel. « L’événement n’a plus rien de livresque », affirme-t-il, évoquant une programmation répétitive, dépourvue d’innovation et déconnectée des acteurs majeurs du secteur.

L’ASEAT s’insurge également contre l’absence de soutien aux écrivains lors d’invitations dans des salons internationaux de premier plan. Paris, Abidjan, Libreville, Cotonou, Niamey ou Conakry : autant de rendez-vous où les auteurs tchadiens auraient pu porter haut les couleurs du pays, mais où ils n’ont pu se rendre faute d’accompagnement. En 2023, le Tchad était invité d’honneur à la Foire du Livre de Ouagadougou ; une opportunité manquée, regrette l’association, faute de soutien logistique et institutionnel.

Dans le paysage national, plusieurs événements littéraires majeurs peinent aussi à survivre. À l’image du festival Souffle de l’Harmattan, régulièrement ignoré par les autorités culturelles. Pendant ce temps, l’ASEAT — pourtant organisation faîtière, forte de plus de 100 membres — ne bénéficie d’aucune subvention de l’État, contrairement à d’autres pays africains où la littérature est soutenue, souligne son président.

Plus inquiétant encore pour les écrivains : la place grandissante accordée par le ministère aux influenceurs des réseaux sociaux, au détriment des hommes et femmes de lettres. « Le visage de la culture tchadienne ne peut pas être confisqué par des tiktokeurs », s’est indigné Mbernodji, y voyant une dérive « dangereuse » pour l’avenir culturel du pays.

Face à cette situation jugée « critique », l’ASEAT appelle le Président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno, à intervenir personnellement. L’association demande :

la révocation du ministre chargé de la culture ;

l’organisation des États généraux du livre et de la lecture ;

l’ouverture d’une Maison de l’Écrivain tchadien pour offrir un cadre de travail et de rayonnement.

Le président de l’ASEAT insiste : « La littérature tchadienne est en péril. Il est urgent de redonner au livre sa place dans le développement national. »

Société :Le CESER lance une formation pour promouvoir l’inclusion par le sport au Tchad

Le Centre d’Éducation Spécialisée pour Enfants à Besoins Rééducatifs (CESER) a lancé ce vendredi au CEFOD un programme de formation sur le sport unifié et la pédagogie spécialisée, avec le soutien de l’Ambassade de France au Tchad. L’initiative vise à renforcer les compétences des entraîneurs pour un meilleur accompagnement des enfants présentant des déficiences intellectuelles.

Pendant deux jours, les participants apprendront les méthodes pédagogiques adaptées et les fondements du sport unifié, inspiré des Special Olympics. Cette approche favorise le jeu en équipe entre enfants valides et enfants en situation de handicap, encourageant la solidarité et l’inclusion sociale.

Lors de l’ouverture de la session, M. Adoumkidjim Naiban, Directeur du programme du CESER, a rappelé que le sport dépasse la simple activité physique :
« C’est un vecteur de changement capable de rapprocher les communautés, de dépasser les préjugés et de faire évoluer les mentalités. »

Le CESER ambitionne de constituer un vivier d’entraîneurs qualifiés pour accompagner chaque enfant selon ses besoins spécifiques. Selon M. Naiban, « chaque enfant qui trouve sa place sur un terrain illustre la réussite de notre engagement collectif ».

Avec cette initiative, le CESER et ses partenaires réaffirment leur volonté de bâtir un cadre éducatif inclusif, permettant à tous les enfants de s’épanouir pleinement. Un pas de plus vers un Tchad plus équitable et attentif aux besoins de ses citoyens.

Société : Huit enfants retrouvent leur famille à Moundou grâce au Centre Dakouna Espoir

Huit enfants, suivis depuis plusieurs années par le Centre Dakouna Espoir, ont récemment été réintégrés dans leur famille. Grâce au suivi psychosocial dont ils ont bénéficié, ils ont exprimé leur bonheur et leur confiance, affirmant : « Nous sommes prêts à rentrer chez nous. »

Cette réintégration illustre l’engagement constant de l’Association Dakouna Espoir en faveur de la protection et du bien-être des enfants. Depuis sa création il y a dix ans, l’association a permis à plus de 700 enfants de retrouver leur foyer et a accompagné 89 jeunes vers l’autonomie.

À travers ces actions, Dakouna Espoir poursuit sa mission : offrir à chaque enfant un environnement familial stable et propice à son développement.

Assemblée nationale : débat sur la précarité ou rivalité partisane ?

Assemblée nationale : quand le débat sur la précarité vire à une confrontation entre femmes

Ce qui devait être une séance parlementaire consacrée à la situation des personnes vulnérables s’est transformé, ce mercredi 12 novembre, en un échange particulièrement tendu entre la ministre de l’Action sociale, Mme Zara Mahamat Issa, et plusieurs femmes députées.

Interpellée par la députée Amina Tidjani Yaya, la ministre était attendue sur les réponses du gouvernement face à la précarité croissante touchant les couches sociales fragiles. Mais très vite, le ton du débat a dérapé. Plusieurs interventions de députées, au lieu de s’en tenir au fond du sujet, ont pris la tournure d’attaques personnelles, parfois virulentes, dirigées contre la ministre.

Selon plusieurs observateurs politiques, ces échanges n’avaient rien d’un débat constructif. Ils traduisent davantage des tensions internes, voire des règlements de comptes entre femmes responsables politiques, qu’un véritable souci de défendre la cause des plus démunis. Certains y voient aussi l’expression d’une rivalité d’influence ou d’un malaise latent au sein de la représentation féminine à l’Assemblée.

Face à ces critiques, Mme Zara Mahamat Issa est restée mesurée, recentrant la discussion sur la nécessité d’une solidarité nationale autour des questions sociales. Elle a rappelé que la pauvreté et la vulnérabilité ne sauraient être des terrains de querelles, mais des causes communes à défendre collectivement.

Finalement, cette séance aura davantage mis en lumière les fractures et les rivalités féminines au sein de la sphère politique que la question de fond sur la protection sociale. Une situation qui interroge sur la maturité du débat parlementaire et la capacité des représentantes à parler d’une seule voix pour les femmes et les plus vulnérables.

Tchad: Dix-huit agents des Douanes prennent officiellement leurs fonctions à N’Djamena

Dix-huit nouveaux agents des Douanes tchadiennes ont franchi ce mardi une étape décisive de leur carrière en prêtant serment au Tribunal de grande instance de N’Djamena.

Conformément à l’article 89 du Code des Douanes de la CEMAC, ces fonctionnaires, issus de différents grades, se sont engagés à servir avec intégrité, impartialité et sens du devoir. La cérémonie, à la fois sobre et solennelle, a rappelé l’importance de leur rôle dans la lutte contre la fraude et la mobilisation des recettes publiques.

Pour ces jeunes agents, le moment est à la fois un symbole de fierté et un appel à l’excellence, promettant d’exercer leurs missions sous le signe de la transparence et du professionnalisme.

🇧🇫 Burkina Faso : la brigade Laabal engage une lutte inédite contre la mendicité de rue

Les autorités burkinabè haussent le ton face à la mendicité qui prend de l’ampleur dans les grandes villes. À Ouagadougou, la brigade Laabal a lancé une opération de terrain visant à décourager la paresse et à réinsérer les mendiants capables de travailler dans des activités productives.

Selon les responsables de la brigade, plusieurs personnes valides préfèrent mendier au lieu de chercher un emploi. Pour inverser la tendance, une dizaine de mendiants ont été interpellés puis affectés à des travaux d’intérêt public, notamment le pavage des rues et le nettoyage des caniveaux, du lever au coucher du soleil pendant une semaine.

« La mendicité entretient l’oisiveté et freine le développement. Le travail reste la seule voie vers la dignité et la contribution au progrès national », a expliqué un membre de la brigade, qui annonce des sanctions dissuasives contre les récalcitrants.

Répression de l’exploitation des enfants

Dans la même journée, le procureur du Faso, Bakouli Blaise Bazié, a dénoncé l’utilisation d’enfants dans la mendicité religieuse, une pratique encore répandue dans certaines zones urbaines.
Il a averti que tout contrevenant s’expose à jusqu’à dix ans d’emprisonnement et de fortes amendes.

Cette annonce intervient après l’arrestation d’un maître coranique accusé d’avoir torturé un élève de 13 ans pour ne pas avoir rapporté assez d’argent. Le procès est prévu le 19 novembre pour séquestration, coups et blessures et actes de torture.

Le procureur a appelé la population à coopérer avec la justice, à signaler les abus et à encourager les maîtres religieux respectueux des droits de l’enfant.

Une mesure saluée mais débattue

Cette initiative suscite à la fois approbation et questionnements. Pour ses partisans, elle représente une étape importante vers la responsabilisation sociale et la lutte contre l’oisiveté. D’autres estiment cependant qu’une approche plus inclusive, fondée sur la formation professionnelle et la réinsertion économique, serait plus durable que la seule répression.

Entre exigence de dignité et impératif de justice sociale, le Burkina Faso tente ainsi de tracer une voie nouvelle : celle d’une société où la solidarité rime avec responsabilité.

DGDDI : Le Premier ministre ALLAH MAYE HALINA salue les performances de la Douane et encourage à l’autonomie financière du Tchad

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Ambassadeur ALLAH MAYE HALINA, a effectué ce mercredi 12 novembre 2025 une visite d’inspection à la Direction générale des Douanes et Droits indirects, afin de s’enquérir du fonctionnement de cette administration clé pour l’économie nationale.

Accompagné du Ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration, du Secrétaire d’État aux Finances et au Budget, de la Secrétaire d’État aux Infrastructures ainsi que de plusieurs membres de son cabinet, le Chef du Gouvernement a d’abord visité le port sec de N’Guéli, principal point d’entrée des marchandises à N’Djaména. Sur place, il a constaté la vitalité des opérations et salué les efforts ayant permis une amélioration notable des performances douanières.

De retour au siège de la Direction générale, une séance de travail s’est tenue avec les responsables des Douanes. Les échanges ont porté sur la progression continue des recettes, attribuée à une meilleure organisation et à une rigueur accrue dans la gestion des opérations.

Le Premier ministre a félicité le Secrétaire d’État aux Finances et au Budget, le Directeur général des Douanes, le Général de Division Ousman Brahim DJOUMA, ainsi que l’ensemble de leurs collaborateurs pour les efforts constants déployés. Il les a exhortés à maintenir la cadence et à dépasser les objectifs fixés, rappelant que « le pays doit compter sur ses propres ressources, non sur les apports extérieurs ».

Le Secrétaire d’État aux Finances et au Budget, M. Ali Djadda Kampard, a, pour sa part, remercié le Chef du Gouvernement pour sa confiance et a réaffirmé son engagement à renforcer la discipline budgétaire et la mobilisation des recettes internes.

Le Directeur général des Douanes a, quant à lui, salué cette visite de haut niveau, perçue comme une reconnaissance du travail accompli par les agents douaniers. Il a réitéré la détermination de ses équipes à accroître les performances et a plaidé pour un statut particulier ainsi qu’une modernisation du matériel afin d’améliorer la lutte contre la fraude et les importations illicites.

Cette descente du Premier ministre s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer la gouvernance financière et à soutenir les régies contributives, piliers essentiels du redressement économique et de la souveraineté budgétaire du Tchad.

Le Maire du 3ᵉ Arrondissement honoré par le Groupe Dago Yacouba

À l’occasion de ses 23 ans, le Groupe Dago Yacouba pour la Culture, le Social et le Sport a rendu un hommage spécial à Ahmat Goni Tidjani, Maire du 3ᵉ Arrondissement de N’Djamena, en reconnaissance de son soutien constant aux initiatives culturelles et communautaires.

La cérémonie, organisée à Sabangali, a rassemblé les membres du groupe, dirigés par Mahamat Issa Dahalop, ainsi que plusieurs conseillers municipaux et personnalités locales. Depuis plus de vingt ans, le groupe œuvre pour la promotion de la culture, du sport et du vivre-ensemble, et le rôle du Maire dans la réussite de ces actions a été salué comme déterminant.

Visiblement ému, Ahmat Goni Tidjani a remercié le groupe pour cet honneur et les a encouragés à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la solidarité, conformément à la vision du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno.

Cette distinction illustre la collaboration exemplaire entre les autorités locales et les acteurs de la société civile, et souligne la vitalité du tissu associatif dans le 3ᵉ Arrondissement de N’Djamena.

Le Forum UAE–Chad Trade & Investment scelle une nouvelle ère de coopération économique

La cérémonie de clôture du UAE–Chad Trade & Investment Forum a marqué l’aboutissement de deux jours d’intenses échanges économiques et diplomatiques entre le Tchad et les Émirats arabes unis. L’événement a réuni des chefs d’État, des ministres, des investisseurs internationaux et des partenaires au développement autour d’une ambition commune : accélérer la transformation économique du Tchad.

Tout au long du forum, les débats ont mis en lumière les potentialités économiques du pays et les réformes engagées pour rendre son environnement d’affaires plus attractif. Les participants ont salué la volonté du gouvernement tchadien de diversifier son économie et de renforcer les partenariats stratégiques à long terme.

Les discussions se sont articulées autour de plusieurs secteurs prioritaires :

Les infrastructures, l’énergie et la transformation numérique, considérés comme leviers de la modernisation industrielle ;

L’agriculture et l’élevage, piliers de la sécurité alimentaire et du développement rural ;

Les mines et les hydrocarbures, moteurs de la croissance et sources de financement pour la diversification ;

Le développement du capital humain, soutenu par des partenaires tels que la Banque mondiale, afin de promouvoir l’inclusion sociale et l’emploi des jeunes ;

L’amélioration du climat des affaires, à travers des réformes visant à renforcer la transparence, la compétitivité et l’entrepreneuriat.

Les échanges ont abouti à un consensus : le Tchad est prêt à passer à la vitesse supérieure, en consolidant ses partenariats économiques et en transformant les opportunités identifiées en croissance durable.

En clôturant les travaux, Tahir Hamid Nguilin, Ministre d’État, Ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, de la Planification et de la Coopération internationale, a salué la réussite du forum, qu’il a qualifiée de « tremplin vers une nouvelle dynamique d’investissement et de coopération ».

Selon lui, cette rencontre illustre la détermination du gouvernement tchadien à « faire du partenariat public-privé un moteur de développement et de prospérité partagée ».