OCHA-TCHAD CÉLÈBRE LA JOURNÉE MONDIALE DE L’AIDE HUMANITAIRE ÉDITION 2018

Les organisations humanitaires au Tchad célèbrent aujourd’hui 17 Août 2018, la journée mondiale de l’aide humanitaire sous le thème : « Lien entre la protection et la résilience » dans les locaux de l’hôtel Radisson blu. C’était en présence des responsables de chaque organisation humanitaire et du ministre de l’économie et de la planification du développement du Tchad.

C’est en prélude de la journée mondiale de l’aide humanitaire qui aura lieu le 19 Août prochain que, cette cérémonie riche de partage et d’échange doit sa valeur. Venus des différents coins du Tchad, les communautés humanitaires comme Ocha, Unicef, pam etc. n’ont pas hésité de leur présence parmi les siens.

C’est en 2008 que cette journée mondiale de l’aide humanitaire était retenue par les Nations unies. Tous ces acteurs sociaux n’ont qu’un seul but, celui d’aider les plus démunis, comme les réfugiés/retournés.

Le coordinateur humanitaire du système des nations unies par intérime Jean Bosco Ndihokubwayo donne quelques détails sur les circonstances qui ont conduit à la naissance de cette journée : « créée en 2008 par l’assemblée générale des nations unies, la journée mondiale de l’aide humanitaire, commémore la date du 19 Août 2003 au cours de laquelle 22 personnes avaient perdu la vie dans un attentat contre le bureau des nations unies à Bagdad en Irak y compris Sergio Guera, représentant spécial de secrétaire général des nations unies. Après cet attentat, d’autres attentats ont eu lieu contre le système des nations unies notamment en Algérie et au Nigeria comme vous vous souvenez ». Il poursuit que l’être humain mérite le respect et la protection de tous tout en remerciant ses confrères: « l’humanité est une conviction active à la valeur de la vie humaine et une doctrine de la vie universelle basée sur le principe que tous les êtres humains quel qu’il soit  mérite le respect et la dignité. Notre programme pour le développement durable et notre engagement, à ne laisser personne d’un côté en commençant par ceux qui sont les plus marginalisés, vulnérables et les plus nécessiteux. Je vous remercie vous, acteurs de la communauté humanitaire du Tchad pour tous vos efforts en faveur des milliers des personnes affectées par les crises humanitaires notamment l’insécurité alimentaire et malnutrition, les mouvements des populations et les épidémies, vous qui lutter pour subvenir à leur besoins». Pour le coordonnateur ces personnes se retrouvent dans des situations extrêmes dont – elles, ne sont pas responsables et méritent d’être protégées.

Pour le représentant du gouvernement du Tchad, S.E Dr Issa Doubragne par ailleurs, ministre de l’économie et de la planification du développement s’est dit ému tout en rappelant à ses partenaires l’engagement de l’État tchadien dans la stabilité sociale. Toutefois, il invite la communauté humanitaire de toujours œuvrer dans ce sens  en vulgarisant le système d’œuvrer : « Le Tchad exhorte tous les partenaires humanitaires et de développement à engager une nouvelle façon de travailler afin de promouvoir et de renforcer les interventions de résilience et de développement, tout en privilégiant la protection sociale à travers une stratégie nationale via le projet pilote des filets sociaux financé par la banque mondiale et dont le noble objectif vise à atténuer les vulnérabilités des populations ». Monsieur le ministre a souligné aussi dans ces mots que la protection sociale et la résilience font partie intégrante du plan national de développement qui découle de la vision 2030 « Le Tchad que nous voulons ». Cette célébration de la journée mondiale de l’aide humanitaire est aussi le meilleur endroit pour les philanthropes de se réunir autour d’une table ronde sur la thématique : « Lien entre la protection et la résilience ». Au total 07 organisations humanitaires étaient présentes autour de cette table ronde.

De cette table ronde, découle les réels problèmes que vivent les populations qui sont énumérés par les panélistes, les problèmes tels que la malnutrition, plus de 600 000 personnes sont en situation de crise et plus de 17000 personnes en situation d’urgence, le problème d’analphabétisme. Tous ces problèmes précités sont un défi que proposent les humanitaires à relever.

Après avoir répondu à quelques questions posées par les participants, le coordonnateur à clore ce moment en invitant la prise de conscience de tous pour le bien être de l’humanité : « Nous devons tous continuer à faire plus dans le cadre de l’humanitaire et nous avons tous à l’esprit toutes ces personnes-là qui meurent chaque jour, qui donnent leur vie en essayant de sauver la vie des autres ». Des lignes vertes seront mis en opération bientôt par l’Unicef dans le cadre de plainte de la population a promis Bakary Sogoba, chef section de protection de l’enfant.

Tchad : InfraCo Africa développera la centrale solaire de Djermaya de 60 MW de capacité

Tchad : InfraCo Africa développera la centrale solaire de Djermaya de 60 MW de capacité

La compagnie britannique InfraCo Africa a signé avec le Tchad un contrat pour le rachat de 60 MW d’électricité. Cet accord a été signé avec le ministère tchadien de l’Energie et la Société nationale d’électricité.

L’énergie sera produite à partir de la centrale solaire de Djermaya qui sera construite en deux phases. La première aura une capacité de 32 MW et la seconde pourra produire 28 MW. La centrale sera développée par Aldwych Africa Development Limited pour le compte d’InfraCo et de son partenaire, Smart Energies.

 

La compagnie britannique investira 3 millions $ dans le projet de développement de la centrale. Le projet a également bénéficié d’un apport financier de 6,35 millions $ octroyé par le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour l’infrastructure (EU-AITF). La Banque africaine de développement a été mandatée pour la direction de la mobilisation des fonds nécessaires à la mise en œuvre du projet.

 

La centrale est prévue pour livrer ses premiers 32 MW au réseau électrique national d’ici 2020.

TCHAD REVIENT A L’ANCIEN SYSTÈME POUR BOOSTER SON MILIEU SCIENTIFIQUES DÈS L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

L’État tchadien cherche à grossir le nombre des élèves et étudiants dans les matières scientifiques. C’est partant d’un constat du Président de la République lui- même que, l’enseignement secondaire doit fournir des efforts pour former les jeunes dans le domaine de la science en se basant sur la différenciation de la classe de la seconde. Au lieu d’être toujours seconde unifiée cette fois-ci, c’est l’orientation directe à partir de la classe de 3e.  Cependant, pourquoi le retour brusque sur un système qui longtemps était abandonné ? Il y a – t- il une main d’œuvre qualifié pour répondre à ces besoins ?

Souvent mystifiées et vues comme un obstacle aux yeux de ses apprenants, les matières scientifiques font l’objet primordial dans l’enseignement secondaire par le gouvernement tchadien à l’instant T. Il serait judicieux de se rappeler que l’école était instaurée au Tchad en 1911 dans la ville de Mao avec 11 élèves dont 10 garçons et 01 fille du nom de Hawayé Boulama. Depuis ce temps, le nombre des littéraires coule comme  « l’eau de roche » https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRSmMxcJGy49v4Jm5yVLRqPq5ZdGTNhbISluADIJbJwEcsq7jvNet c’est sans limite. La seconde unifiée est le mélange des tous les élèves passant au niveau secondaire juste après la classe de la 3e. C’est à cette classe de la seconde, que ces derniers sont souvent orientés vers la première littéraire ou la première scientifique. Partant de cette orientation l’élève fournit  des efforts jusqu’à la terminale dont – il possède la capacité et  le prérequis pour être vainqueur lors de la composition de l’examen. Ce système que veut employer l’Etat tchadien est un système qui ne date pas d’aujourd’hui s’exclame Kemtchang Neducegue joseph enseignant auhttps://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQQKMdiwh4KRs80YvV22cyrg2pW3r8xXEDJk1sQl4oljJBPGH2A lycée collège évangélique de N’Djamena : «  la classe de la seconde littéraire ou Scientifique est un système qui est instauré par le ministère de l’éducation nationale depuis 1979. Avant les évènements, on orientait les élèves déjà à partir de la 3e. L’enfant va soit à la seconde A ou soit à la seconde Scientifique et pour quelques-uns en série AB. Et la seconde scientifique, ce sont souvent des enfants bien nanti des matières scientifiques qui arrivée en première, ces élèves sont encore réorientés en première D ou première C selon ce qu’ils ont mieux la maîtrise. Arrivé en 1984 si j‘ai une bonne mémoire au lieu d’avoir la seconde A et S, ils ont jumelée les 02 pour en faire la seconde unifiée. C’est à partir de là qu’on oriente les enfants en fonction de leur travail. Mais cela posait de problème. C’est peut-être comme ça que le gouvernement a jugé utile de repartir dans le système ancien que je trouve nettement mieux ». Cet avis a été aussi partagé par Kotar Peuryo, confrère de Kemtchang.

Pour beaucoup de enseignants, les jeunes sont paresseux  et ont souvent peur de la science de son travail constant et ils n’aiment que la facilité. C’est un avis qui n’est pas tout à fait partager par l’Inspecteur général à l’enseignement secondaire, M. Djimasbeï Gaou, pour lui la responsabilité revient principalement aux enseignants : « la série scientifique, c’est ne pas que les enfants ne sont pas à mesure d’embrasser, mais c’est d’abord l’environnement. A l’époque nous avons de laboratoire et on ne faisait pas l’histoire de la science comme ils le font maintenant en expliquant seulement et verbalement. Ensuite, les professeurs mystifiaient les sciences. C’est comme si tel ou tel enfants ne peut pas suivre les études en sciences. C’est la manière d’enseigner, il faut enseigner de telle manière à ce que l’enfant apprécie et il approuve. S’il le fait aux enfants, on aura beaucoup de scientifiques. L’enfant maîtrise la démarche scientifique, dans les calculs il y a une faute, le résultat n’est pas juste et on lui donne zéro et ça décourage complètement l’enfant et abandonne. Le seul problème c’est l’enseignant. Il doit amener l’enfant à aimer la science ».

Sur quelle base le ministère en charge repart dans l’ancien système pour en faire plus des scientifiques ?

« Nous sommes partis d’un constat par rapport aux matières scientifiques, nous nous sommes rendus compte que, nous avons le problème d’orientation et l’effectif des élèves en sciences, ne fait que régresser. Au baccalauréat en série C par exemple en 2016 nous avons autour de 700 candidats, en 2017 nous avons 600 et quelques candidats et cette année c’est 500 candidats. Pourquoi cette décroissance ?  Nous nous sommes dit de trouver un créneau pour aider les enfants à embrasser les sciences. C’est ainsi que nous avons jugé utile de revenir à l’ancien système qui consiste à orienter les élèves à partir de la classe de 3e  et si les sciences n’étaient pas comprises des élèves, c’est peut-être qu’elles n’étaient pas bien préparées par les enseignants ou se par rapport à eux-mêmes les élèves qui n’aiment pas beaucoup travailler. Il faut noter aussi qu’il y a carence de laboratoire dans nos établissements. Les enseignants eux-mêmes n’ont pas assez de connaissance sur la pratique parce qu’ils n’ont pas eux aussi fait la pratique» répond Djimasbeï Gaou, directeur à l’enseignement secondaire.

Faire rehausser le niveau des élèves en science bien sûr, avec quel moyen et quelle main d’œuvre. Sur ce, le directeur à l’enseignement secondaire déclare : « En ce moment nous nous sommes inscrit grâce à l’appui du projet parset, nous avons un peu de financement pour renforcer la formation de ces enseignants, les suivre, rendre disponible les kits scientifique. Et si le gouvernement intègre comme promis les 3 000 enseignants, ça pourra vraiment nous appuyer dans ce sens car, on a à peu près 04 lycées scientifiques dans les établissements publics à N’Djamena ».

Pour Djimasbeï Gaou, directeur à l’enseignement secondaire, recruter assez des scientifiques ne veut pas dire oublier les hommes des lettres, comme ces derniers sont déjà en nombre, ils cherchent simplement à équilibrer la science à la littérature et tout le corps enseignant. Toutefois, ces deux acteurs clés M. Remadji Nangodjia inspecteur général à l’enseignement secondaire et Djimasbeï Gaou restent optimiste pour le renversement de la tendance grâce à l’instauration dans le programme de l’enseignement secondaire des outils technologiques.

Le choix de cette décision est peut être bien connue, mais à la question de savoir pourquoi l’État avait-il suspendu ce système qui jadis existait vers 1979 dans des différents établissements publics,n n’a pas été satisfait.

 

Tchad: Les menaces de Dr. Djiddi Ali Sougoudi après l’attaque de Kouri Bougoudi par les rebelles de CCMSR. « 

Tchad: Les menaces de Dr. Djiddi Ali Sougoudi après l’attaque de Kouri Bougoudi par les rebelles de CCMSR.  » Kingabé Ogouxeimi de Tapol, tu vas payer tôt ou tard le prix fort pour cette exposition funeste des corps des tués ».
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Que se passa au Kouri Bougoudi? Pourquoi Kingabé Ogouzeimi de Tapoll baragouine tant et crie si tôt la victoire en brandissant ces images infâmes et inadmissibles sur la toile??

Une attaque par un groupuscule armé d’un détachement de l’Armée tchadienne à Kouri-Bougoudi (La-Dune-chef ou la dune-du-chef) a l’extrême Nord du pays.

Kingabe Ogouzeimi de Tapol, de son vrai nom Michelot Yogogombaye, bien en villégiature en suisse ou en France, va vite aux besognes via les réseaux sociaux et crie sa victoire avec étalement excessif et sans conscience des tchadiens froidement tués dans leur sommeil.

Dans ces guerres inutiles qui endeuillent notre pays depuis 50 ans, seuls les imbéciles et les oisifs exilés qui peuvent se réjouir de voir des corps des compatriotes sans vie, de n’importe quel camp qu’il soit.

Kingabé Ogouzeimi de Tapol vit bien et heureux dans son exil, loin du feu, de la poudre et des aleas de la guerre dans le désert.
C’est un plaisantin bien repu, placide et goinfré des hamburgers sinon des pizzas des restaurent sympas européens.
Est-il un homme? Qu’il descende au terrain et dans les confins du Tchad et de la Libye pour goûter aux assauts meurtriers au lieu de diffuser des musiques guerrières et des images d’atrocites inadmissibles sur des compatriotes morts ou emprisonnés à cause des luttes de pouvoir.

Il est aussi trop tôt de crier victoire pour Ogouzeimi (un tintin goranisé par un nom élogieux qui signifie « fils-du-héros »).

Oui, le feu et la fureur attendent la bande armée qui a endeuillé le peuple tchadien ce 11 Août 2018 au nom d’une libération qu’on n’a pas confié à eux, des personnes violentes et qui ne seront jamais justes et équitables après une prise de pouvoir.

Le CCMSR fait rêver bien des naïfs ou des crédules. Mais ce groupe recevra bientôt sa raclée et sa dose de punition quand il rencontrera la forte frappe de l’Armee tchadienne qui s’apprete à descendre et à punir cette horde d’odieux criminels qui se prennent pour des libérateurs.

Qui et quel peuple tchadien ont mandaté cette horde de trafiquants et des anarchistes en armes pour perpétrer des crimes à Kouri Bougoudi ? Tôt ou tard, ils paieront d’avoir tué des tchadiens et pire, d’avoir exposé leurs corps dans des postures infâmes et avec insolence et profanation post-mortem..

C’est très aisé pour un voyou de la trame d‘Ogouzeimi d’exposer vulgairement les photos du feu Tahir Holly et de ses compagnons, dans un macabre désir de choquer les parents et de profaner la mémoire des morts. Une erreur grave qui nous révolte tous.

Kingabé Ogouxeimi de Tapol, tu vas payer tôt ou tard le prix fort pour cette exposition funeste des corps des tués à Kouri Bougoudi. C’est un acte cruel, un coup de couteau dans les cœurs des ayant-droit et parents, enfants et proches de ces tués en uniformes et qui vous coûtera inéluctablement dans votre niaiserie et ineptie absurdes de ne pas respecter la sépulture et la dignité des tchadiens tués dans leur sommeil.

Cette guerre n’est pas propre et elle n’est ni juste. C’est une guerre des assoiffées du pouvoir qui se réjouissent du macabre et du funeste.

Je demande solennellement à l’ANT d’aller punir ces bandits armés qui caressent des espoirs jamais permis.

Dr Djiddi

LES ENFANTS DE LA RUE SE DROGUENT AVEC LE RÉSIDU DES BOISSONS

Les enfants de la rue, déjà au crépuscule courent par ci et  là à la recherche de résidu des boissons. Cette opération se fait dans des différents bars et alimentations de N’Djamena. La pratique dure depuis quelques temps. Ceux-ci cherchent à se droguer au maximum dans l’espoir d’avoir le sommeil et ne pas sentir le froid ni la piqûre des moustiques. De ce fait, quels sont les dangers qu’en courent ces derniers et à qui la faute ?

A la tombée de la nuit, les enfants de la rue munis de panier ou sac à plastic contenant des bouteilles d’eau vide partent à la recherche de résidu des boissons abandonnées. Ce sont des enfants de 07 à 18 ans et plus. Ils effectuent leur opération le plus souvent dans des coins les plus animés auxquels nous avons le quartier Chagoua, Dembé et Moursal. D’après les échanges qu’on a eu avec ces enfants, beaucoup ont quitté leurs parents sous l’emprise de la torture et de la recherche des activités génératrices. Abbas est l’un de ces jeunes, enfants de la rue qui nous donne son témoignage : «  moi j’ai quitté mes parents, parce que je vis avec ma maman qui s’est remarié après la mort de mon père. Son second mari ne m’aime pas. C’est pour quoi, pour éviter la torture j’ai quitté la maison et trouvé refuge à la rue. Ma maman s’appelle Neloum Adeline, elle fait de petit commerce à côté de pont étroit de walia, elle vit toujours à Walia Ngosso. J’ai quitté l’école en classe de 5e et j’ai déjà 04 ans dans la rue, je viens parfois rendre visite à ma mère ». Plus les années s’augmentent plus l’on se rend compte que le nombre de ces enfants  va grandissant. Djibrine Hassan  traverse la même situation que Abbass. Il nous a confié qu’il a un oncle paternel mais qui le déteste et sa maman vit au quartier Atrone. Ces enfants qui regagne la rue tous ne sont pas manqués des parents, d’autres en ont mais préfèrent la rue.

Pour Abdoulaye Achour citoyen tchadien, qu’il émane d’abord de la responsabilité des parents parce que, s’ils se sentent incapables d’élever l’enfant, le mieux c’est de ne pas faire des enfants. Il poursuit sans perdre de vue la société et les gouvernants qui ont eux aussi leur part de responsabilité à ce qui arrive maintenant aux enfants. De sa part, qu’il est prêt de suivre un enfant qui peut s’engager pour sa réinsertion sociale même si les temps sont durs.    

A la question de savoir pourquoi prennent-ils le résidu des boissons, les enfants mineurs comme majeur n’ont qu’une réponse identique : « nous prenons le résidu de boissons parce que nous sommes incapable d’acheter. Et nous buvons cela pour ne pas sentir le froid, et ni la piqure des moustiques afin de bien dormir».  Ces enfants ne mélangent pas non seulement les différentes boissons pour  boire, ils utilisent aussi la colle  de chambre à air  et certains comprimés dans le même cadre.

Pourquoi cet envi quotidien de se droguer ?

Avant de répondre à cette question le sociologue M. Mbeté Nangbatnant Félix avance plus des raisons qui poussent les enfants à vivre dans la rue : « les causes qui renvoient les enfants dans la rue sont souvent familiales. Compte tenu des difficultés, les enfants dont les parents décèdent, dans l’ancien temps les autres parents les prennent en charge, mais maintenant quand certains enfants vivent avec ces parents, ils sont maltraités par les parents adoptifs. Ils sont venus en ville parce qu’on croyait les scolariser mais ils sont soumis à des tâches domestiques et traités comme les petits esclaves et sont mal nourris. Voilà pourquoi ils quittent la maison ».  En ce qui concerne le goût porté à l’alcool par les enfants de la rue, le sociologue dit ceci : « généralement les enfants doivent être sous la protection des adultes, des aînés, mais ils n’ont plus la protection familiale. Ils se droguent pour supporter la souffrance qu’ils subissent dans la rue et ils sont exposés à la pédophilie. Dans la rue les gros poissons avalent les petits poissons».

Quels sont les dangers liés à la consommation de résidu de l’alcool ?

Dr Ngombaye Djaïbé, ancien ministre de la santé publique déclare : « Quand on fouille dans une poubelle, on ne trouve que la saleté et on n’est exposé à ce qu’on appelle une infection. Toutes les infections sont dans des poubelles. Le meilleur endroit pour trouver EBOLA, le cholera etc. Ces enfants prennent des résidus, sans savoir si ce type souffre de tuberculose, ils peuvent aussi attraper la typhoïde, la gastroentérite. Si le type qui a but et s’il n’a pas désinfecté, il peut transmettre par le goulot sa maladie et en gelant on ne désinfecte pas comme on boit au clairon. Un enfant ne doit pas boire de l’alcool, les conséquences sont énormes et incalculables sur les organes comme le foie, le rein, le cerveau. L’alcool peut conduire à des actes délictueux. C’est autant des choses qui font qu’on ne doit pas laisser les enfants dans la rue. Si l’État avait des moyens, il devait prendre en charge ces enfants, mais la meilleure façon de prendre en charge ces enfants, c’est avant qu’ils ne soient dans la rue. Il faut réagir par rapport aux maltraitances des enfants dans le monde entier cela se fait mais pourquoi pas au ici ». Pour répondre à l’une de nos inquiétudes nous avons saisi la mairie du 6e arrondissement l’endroit auquel vit le plus cette pratique.

Le maire adjoint Abakar Khamis dixit : « la rue n’enfante pas, ce sont des enfants des responsables parfois ce sont des pères de famille irresponsables qui laissent leurs enfants dans la rue. Parfois, ces enfants n’arrivent même pas du tout expliquer leur présence dans la rue, donc les raisons sont diverses. Boire le résidu des boissons ou manger le reste du repas de quelqu’un d’autres, c’est une pratique très dangereuse et moi j’avais déjà évoqué une fois lors d’une réunion avec les opérateurs économiques, que les détenteurs des bars et restaurants ne doivent pas laisser les enfants venir manger le reste de repas ou boire le reste de boisson. A notre niveau on peut convoquer les détenteurs de bars et restaurants pour les donner une décision ferme. Désormais aucun enfant ne doit manger le reste du repas ou boire le résidu de boisson ».   Refuser le reste du repas ou de boisson à l’enfant de la rue, c’est de le protéger contre toute maladie. Conclue le maire adjoint du 6e arrondissement.

Il est à signaler que le centre de réinsertion de ces jeunes de Koundoul évolue en dent de scie. La majorité de ces enfants dorment sous les viaducs, au marché Dembé et dans d’autres recoins de la capitale.

AJASSA ET RIJLF-T CÉLÈBRENT LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE ÉDITION 2018

Les jeunes tchadiens à l’instar des autres jeunes africains et d’autres continents ont célébré hier 12 Août 2018, la Journée Internationale de la Jeunesse sous le thème « Espaces sûrs pour les jeunes » qui est arrêté par la communauté internationale. Cette célébration a eu lieu au Musée national dans le 5e arrondissement de la capitale. C’était en présence des présidents des associations et de Madame Mariam Djamous, mère de toute la jeunesse tchadienne.

Association des Jeunes arc-en-ciel pour la stabilité sociale en Afrique (AJASSA) et Réseau International des jeunes leaders francophone du Tchad (RIJLF-T) ont réuni la jeunesse africaine et surtout tchadienne au sein du musée national pour partager les idées autour du thème qui, est arrêté par la communauté internationale : « Espaces sûrs pour la jeunesse ». Remplissant la salle, les jeunes étaient impatients d’aborder le thème arrêté. Dans l’attente de la mise en place complète, le groupe Dakouna Espoir composant rien que des enfants de la rue, ont présenté une chorégraphie en humour au public qui a bien rigolé. Ces enfants méritent d’être soutenus murmuraient l’assistance.

Après la présentation chorégraphique, le modérateur Abakar Djoufoun, écrivain de son état, a introduit le conférencier Dr Abdelkerim Marcelin. Docteur Abdelkerim Marcelin lui aussi écrivain et auteur des plusieurs livres et romans. Pour aborder le thème du jour, Abdelkerim a eu recours à la citation de Mayeurs et Paolino  « le secret de  la richesse de toute nation n’est qu’un autre chose que la rigueur intellectuelle et morale de chaque citoyen ». De nos jours les hommes politiques n’orientent que leur politique sur la jeunesse. Alors C’est quoi la jeunesse et l’âge déterminant la jeunesse varie-t-il d’un pays à un autre ou d’un continent à un autre ?  Dr Marcelin apporte une lumière à cela : « une jeunesse, c’est une catégorie des personnes, différentes des jeunes parce que, quand on dit jeune, signifie beaucoup de chose. Comme disait Ramayack dans l’un de ses livres sur l’explication des droits de l’homme aux enfants de 07 à 77 ans c’est ça jeune. Et quand on dit jeunesse, c’est de 15 à 35 ans dans le contexte africain et dans le pays développé comme la France ou les pays de l’union européenne, la jeunesse c’est de 15 à 25 ans. Peut-être dans la société traditionnelle africaine on peut entendre parler de la jeunesse de 15 à 20 ans. L’âge de maturité chez les filles par exemple en Irak est de 09 ans et chez les hommes, 13 ans ». Concernant le thème, le conférencier invite les jeunes à être cultivés et garnis d’intelligence afin de s’épanouir. Pour lui, l’on ne peut en aucun cas construire le développement avec les jeunes qui tout le temps passent leur temps dans l’ivrognerie et qu’il est temps pour que les osent.

Très intéressés par le thème quelques participants ont posé leurs inquiétudes aux panelistes montrant ainsi leur colère. Ils ont pointé du doigt ce qui suit : l’absence de niveau des jeunes tchadiens dû au recrutement anarchique et non par mérite à l’exemple de docteur Abdelkerim Marcelin qui selon eux est l’auteur de 34 ouvrages mais n’a même pas une seule matière à enseigner à l’université, manque des soutiens aux porteurs de projet, recrutement des jeunes dans des ONG et à la fonction publique par affinité. Ces jeunes ne perdent pas de vue la rivalité qui existent entre eux et les vieillards qui selon eux veulent toujours s’éterniser sur tout plan.

Après la contribution des uns et des autres, la maman des jeunes tchadiens Mariam Djamous s’exclame haut et fort qu’elle a peur de l’avenir de cette jeunesse tchadienne, car pour elle, la jeunesse tchadienne ne s’accepte pas, elle se réuni par ethnie, clan, région et bien d’autres, pour tant ils sont tous  des tchadiens et doivent s’aimer les uns les autres et se dire la vérité sur ce qui ne marche pas afin de contribuer à la stabilité et le développement de ce pays. Elle demande enfin aux jeunes d’être créatifs, curieux et ouverts pour l’épanouissement commun.  

Pour  le président d’ajassa, Mbaïramadji le résultat attendu de cette journée est qu’à la sortie de cette rencontre, chaque jeune doit avoir le patriotisme, la solidarité et la culture de la paix. Il invite enfin les jeunes à prendre leur destin en main pour affronter le chômage et l’injustice sociale dont – ils font preuve. La journée internationale des jeunes est instaurée par les nations unies. Il est à signaler que les personnalités invitées à cette journée ont brillé de leur absence. Il s’agit de membre du cabinet du Président de la République et de la première Dame, membre du ministère de la jeunesse et aux sports, membre du ministère de la jeunesse.

 

Aviation: Air Algérie va desservir l’Afrique centrale, avec Douala et Libreville en démarrage ‎

Pour sa première expérience en Afrique centrale, la compagnie nationale aérienne, Air Algérie a annoncé l’ouverte des deux nouvelles dessertes vers le Cameroun et le Gabon avant la fin de cette année, indique le site informations aéronautiques,NewsAero.
Selon cette source, Air Algérie proposera 3 vols par semaine, à partir du 2 décembre 2018, à savoir les mardi, jeudi et dimanche vers Libreville, la capitale gabonaise. Vers le Cameroun, la ligne Alger-Douala sera proposée à partir du 3 décembre à raison de trois vols par semaine. Il est indiqué par ailleurs, que ces deux lignes seront opérées en Boeing B737 et que la compagnie sera sans concurrence sur ces trajets.
L’on indique en outre, qu’en plus de ses lignes domestiques en Afrique, Air Algérie dessert déjà Abidjan, Bamako, Le Caire, Casablanca, Dakar, Niamey, Nouakchott, Ouagadougou et Tunis et qu’avec une flotte de 58 avions, la compagnie nationale algérienne envisage déjà Addis-Abéba, Banjul, Brazzaville, Conakry, Lomé, N’Djamena et Yaoundé.‎

LA PREMIÈRE FÊTE DE L’INDÉPENDANCE DU TCHAD DANS LA 4E RÉPUBLIQUE

Les tchadiens fêtent ce 11 Août, la date à laquelle ils ont acquis  leur indépendance. Cette grande  cérémonie commémorative a lieu à la place de la Nation de N’Djamena. Elle a vu la présence des plusieurs autorités. C’est sous des pluies gelâtes que la nature a participé à cette fête. La cérémonie a débutée à l’arrivée du Président de la République après l’arrêt des pluies à 11H.

Tchad berceau de l’humanité, a célébré son indépendance comme le fait tout autre pays autrefois colonisé. La date du 11 Août est la date où tous les tchadiens ont dit oui à l’indépendance et non à la colonisation.  11 Août  1960 à 11 Août 2018, cela fait exactement 58 ans d’indépendance sans colonisation « sur papier ».

Et pour célébrer ce temps fort qu’a laissé, le 1er  Président tchadien, François Ngarta Tombalbaye à ses pairs, tout le corps militaire a pris d’assaut la place de la Nation dès 7H du matin. De fur et à mesure, la population de 07 à plus de 50 ans qui a son tour, a envahi les lieux. C’est sous les pluies que les militaires, les journalistes et la population ont attendu impatiemment l’ouverture e

t la fin de cet anniversaire.

Dans ladite célébration, les bâches et les chaises louées pour  la circonstance ont servi des parapluies aux invités et de couvres matériels pour les techniciens. Malgré tout, les pluies ont beau mouiller l’armada du public.   A part le stand du Président de la République et ses invités, les autres endroits n’étaient rempli que de la boue poussant certaines personnes à ce tenir aux abords de la piste du défilé voire même être sur la piste n’y n’était pas la vigilance des agents de sécurité mis sur place. Il est à signaler que vu l’importance de cette commémoration, les représentants de certains pays sont arrivés sous le gel des pluies.

La célébration de l’indépendance du Tchad n’est pas non seulement le moment opportun pour les tchadiens de se donner les mains et d’avancer sur la même direction mais aussi d’avoir une parfaite collaboration avec d’autres pays.

Presque épuiser d’attendre sous les pluies et dans cet endroit frileux, les militaires faisaient assez de mouvement pour réchauffer le corps.  En Afrique et au Tchad, le respect du temps n’est pas de rigueur et les pluies sont parfois des obstacles pour les uns et une bénédiction pour les autres. Ainsi, l’arrivée du Président de la République à 11h00 a permis l’ouverture de la célébration qui a commencé par le dépôt des fleurs en mémoire des martyrs soldats décédés au champ de bataille. Après ce geste, les militaires ont défilé tour à tour. Il s’agit de l’armée de l’aire, l’armée de terre ainsi que la police nationale, chacune avec sa prestation et démonstration. La présentation des armes dans cette circonstance n’est pas du reste.  Pour l’animation de ce moment crucial et très important, le groupe musicien Djamba-Djoya était au rendez-vous. A la fin de cette cérémonie commémorative et après le départ des hautes autorités, la police a tiré de gaz lacrymogène pour disperser les enfants.

 

 

Tchad : Unités administratives et Collectivités autonomes: 23 provinces, 95 départements et 365 communes

Tchad : Unités administratives et Collectivités autonomes: 23 provinces, 95 départements et 365 communes

Le président de la République, chef de l’Etat Idriss Deby Itno a signé l’ordonnance portant création des Unités administratives et des Collectivités autonomes, les unités administratives et collectivités autonomes sont structurées en  23 provinces, 95 départements et 365 communes.

L’ordonnance détermine les Nombres, les dénominations et les délimitations des unités administratives et des Collectivités autonomes 23 provinces, 95 départements et 365 communes.

Les Provinces sont administrées par les Gouverneurs et les Département par les Préfet. Les Statuts et les attributions des Chefs des Unités Administratives sont fixés par Décret pris en Conseil des Ministre hormis celle la ville de N’Djamena qui est une province à statut particulier, régie par un texte spécifique.

La nouvelle organisation administrative est le fruit du Forum National Inclusif sur les réformes institutionnelles tenu à N’Djamena en Mars 2018 avec la participation de toutes les forces vives de la Nation.

Les statuts et les attributions des chefs des unités administratives sont fixés par décret pris en Conseil des ministres, l’ordonnance en son article 5 stupide que « les limites territoriales des provinces sont celles des anciennes régions et, celles des départements et communes sont fixées par décret pris en conseil des ministres.

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SANTE : Le Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO a présidé la réunion mensuelle sur la santé.

SANTE : Le Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO a présidé la réunion mensuelle sur la santé
Cela fait plusieurs mois qu’elle ne s’est pas tenue. Elle est enfin de retour. La réunion mensuelle sur la santé, ce cadre où se discutent les grandes questions liées à la santé de la population tchadienne, a regroupé les cadres des différents ministères concernés ainsi que les partenaires a permis de faire la situation épidémiologique du pays à l’entame de la saison de pluie. Le principal ordre du jour est la situation épidémiologique du moment. La rougeole, le plan de riposte contre le cholera, la morsure de scorpion dans le nord du pays sont au rang des préoccupations du moment derrière le paludisme pour lequel le Chef de l’Etat IDRISS DBY ITNO a voulu s’assurer que toutes les dispositions sont prises pour protéger la population. Pour ce qui est de la vaccination, thème central de la réunion, il ressort des échanges qu’en l’état, la couverture vaccinale n’est pas satisfaisante. Il y a donc lieu de d’intensifier les efforts, soutient Dr Kalilou Souley, Représentant intérimaire de l’OMS au Tchad.